Archive for the ‘la Droite républicaine’ Category

[archives du 22 aout 2019] Le « Bataillon Catalan » ou une histoire de la France Libre…. à Cabestany !

22 août 2024

75ème anniversaire de la Libération de la France

Insigne du 24ème R.I.C.

                                   Insigne du 24ème R.I.C.

A la demande de plusieurs de nos internautes, nous avons « ressorti » un article que nous avions déjà mis en ligne, il y a quelques années. Mais plus que jamais d’actualité.

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Richard, Historien avait écrit :

LE RECIT

« Aux lendemains de la libération de notre ville de Perpignan, les 19 et 20 août 1944, il y est formé un bataillon de volontaires, venant de couches sociales et d’horizons les plus divers, anciens militaires, résistants, militants de divers mouvements, mais la plupart viennent à peine d’atteindre l’âge de porter les armes. (et pour certains sans doute pas encore mais personne n’a envie de le vérifier et ils ont tellement d’ardeur)

Tous ces Catalans ne veulent qu’une chose : participer à la victoire finale.

Ils sont envoyés, car on leur dit que cela leur servira en même temps d’entraînement, surveiller la frontière espagnole au dessus de Montlouis. Mais on n’a pas d’armes à leur confier. Et ils courent après les chèvres pour faire de l’exercice. Ils ont l’impression qu’on a pas besoin d’eux ou qu’on ne sait quoi en faire. Certains songent même à rentrer à la maison. Quelques uns le feront.

Tout le monde prédisait la fin de la guerre pour la fin de l’année 1944, mais les nazis défendent leur sol avec acharnement. Début 1945, le bataillon rejoint le théâtre des opérations dans le nord-est de la France, et il y participe activement à la libération de notre territoire sans se retrouver toutefois en première ligne.

En avril 1945, tout change : le bataillon est intégré à une unité de Français Libres qui se bat depuis 1940 et dont la plupart, des soldats de métier, ont l’expérience de durs combats en Syrie, en Libye, en Norvège. Beaucoup ont affronté les troupes d’élite de Rommel dans les sables de Tobrouk.

Il est assigné à cette unité composite, constituée pour l’occasion, la mission de réduire une poche allemande, une des toutes dernières sur le sol français, dans les alpes du sud à la frontière italienne au dessus de Nice. Le terrain est escarpé, encore en partie enneigé, et à plus de 1500 mètres d’altitude d’où ce choix d’intégrer des pyrénéens, auxquels on prête des qualités de montagnards – même s’ils sont Salanquais – au milieu de ces vétérans du désert. Au dire des Catalans, dans ce terrain pentu, même un mulet n’y serait pas monté. Les allemands sont retranchés dans plusieurs fortins ou casemates, avec vivres et munitions, et protégés par leurs murs de béton. Ils ont décidés de ne pas se rendre et de faire payer cher quiconque voudrait les déloger. En face d’eux, pour les Français, il n’y a nul monticule, ou rocher pour se protéger. Ils faut donner l’assaut, à découvert. Il faudra s’y reprendre à plusieurs fois, et principalement de nuit, les affrontements durant presque une semaine.

Les combats seront d’une rare violence, les pertes extrêmement lourdes – plusieurs centaines – dans les deux camps, avant que les français ne finissent par venir à bout des allemands.  Ceux ci, des fanatiques qui quelques jours avant, défendaient une enclave en Italie du Nord et sont particulièrement aguerris, s’accrochent. Ils auront tenu leur dérisoire promesse. Les français auront payés un lourd tribut en attaquant – à découvert et sans armes lourdes – les bastions occupés par les nazis. Bien des Catalans ne reverront jamais Perpignan alors que dans moins d’un mois, les armes se seront tues définitivement, et qu’on dansera sur la place de Catalogne. Fallait il faire perdre à la vie à tant d’hommes pour écourter cette longue guerre de quelques jours ? Mais tout le monde était pressé d’en finir !

Il sera accordé au « Bataillon Catalan des Français Libres » une citation qui leur donnera le droit de porter le brassard à « croix de lorraine », en hommage à leur courage et à leur sacrifice.

Peu après la libération, le « Bataillon Catalan » sera dissous. Certains accepteront la proposition d’intégrer l’armée française, et s’y distingueront sous d’autres cieux. Mais la plupart de ces catalans préférera retourner s’occuper des vignes, et de retrouver une vie normale, en héros anonymes. De grands blessés, lourdement handicapés,  ne reverront leurs terres du Roussillon qu’à la Noël 1945. Une compagnie du « Bataillon Catalan », qui faisait partie  du « 24ème régiment d’Infanterie Coloniale »  sera sélectionnée pour faire partie d’une revue militaire, à Paris, le 18 juin 1945. Les catalans auront l’insigne honneur de défiler devant le Général de Gaulle avec d’autres troupes dont la particularité était de s’être vaillamment comportées

Rares, sont sans doute, ceux du « Bataillon Catalan » a être encore parmi nous, mais avons une pensée pour eux, et pour leurs camarades disparus en avril 45, ou depuis.

 

Blog-Cabestany : Richard, l’auteur de ce texte, nous avait précisé avoir fait un travail de recherche minutieux, en dehors des livres d’histoire classiques, en passant plusieurs semaines dans des Centres d’Archives un peu partout en France mais plus particulièrement auprès du CAPM (Centre des Archives du Personnel Militaire) à Pau. Lors de la première parution de cet article nous avions eu le témoignage d’enfants de ces héros pour nous remercier de les sortir de l’oubli. Si certains veulent nous envoyer d’autres témoignages, nous les en remercions par avance. HONNEUR A NOS AINES !

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[Archives 2015] Le Bataillon Catalan ………. par Blog-Cabestany !

5 Mai 2024

8 mai 45

Nous sommes à quelques jours du 70ème anniversaire de la victoire, le 8 mai 1945.

En 2011, sur notre ancien Blog, nous avions publié le texte de l’un d’entre vous, intitulé « Le Bataillon Catalan ». Un article qui nous avait valu environ un millier de connections en quelques heures, ce qui est rare pour notre modeste Blog !

Une fréquentation, certes,  sans commune mesure avec ce jour où nous avions publié, en avant première, l’affiche de campagne de notre candidat :  « LA FRANCE FORTE ». Un fichier envoyé par l’UMP à beaucoup d’autres que nous. Mais un fichier parvenu à 4 heures 30 du matin. Et l’un de nos rédacteurs, insomniaque, avait mis l’image en ligne dans les minutes qui suivaient et Google l’avait référencée dans la foulée. Le lendemain, c’est la planète entière, de Valparaiso à Tokyo, en entrant dans son navigateur ces simples mots,  « La France Forte » qui arrivait – sans doute aussi surprise que nous – sur notre site au point que nos hébergeurs de la silicon valley, qui pensaient à un piratage de masse, avaient failli fermer provisoirement notre site. Promis. Cela n’arrivera pas de nouveau, avant…… 2017 !

Mais du « Bataillon Catalan » nous sommes fiers. Et à l’ouverture de notre nouveau site, en 2014, vous avez été plusieurs – à Caen, à Pau, à Toul ou ailleurs – à nous demander de le remettre en ligne :

https://blogcabestany.com/2014/08/22/le-bataillon-catalan-ou-une-histoire-de-la-france-libre-a-cabestany/

Une internaute qui n’habite pas Cabestany, mais Perpignan, nous a fait le plaisir de nous communiquer des coupures de journaux qui parlent de ce bataillon.

Nous lui avons fait la promesse de lui transmettre vos mails si vous aviez envie de communiquer avec elle.

Elle y a joint la photo d’un membre de sa famille et serait heureuse de savoir si quelqu’un l’a connu.

Les photos – ci-dessous – sur lesquelles vous cliquerez pour les agrandir :

le 1er bataillon du 24ème R.C.I., le 15 février 1945

le 1er bataillon du 24ème R.C.I., le 15 février 1945

1er Bataillon du 24ème RCI 15février 1945 6

L'indép

L’indép

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et la photo que notre internaute nous a demandé de mettre en ligne :

Jacques Kleinmann, engagé volontaire à 19 ans, dans le Bataillon Catalan

Jacques Kleinmann, engagé volontaire à 19 ans, dans le Bataillon Catalan

Chers internautes, à vos plumes. Si vous aviez un problème pour  récupérer les photos ou autre souci vous savez oû nous écrire.

Et à bientôt devant le monument de Cabestany

DANS LA NUIT : un internaute qui a déjà lu avant d’aller se coucher notre article  a repéré la signature de Joël Mettay sur l’un des documents mis en ligne. Un journaliste de l’Indép qui se sera converti à l’édition. L’internaute nous envoie ce lien :  http://www.citizenjazz.com/Joel-Mettay.html

Merci

[archives 25 octobre 2016] L’un des nos plus proches amis, Robert Montoya, s’en est allé, ce matin, à Cabestany

25 octobre 2022

robert-montoya-cabestanyRobert Montoya – Cabestany

Lundi 25 octobre 2016

La Droite Républicaine à Cabestany communique :

Nos élus, Colette Appert, Patrick Sperring, Lydie Roger, Philippe Gleizes, nous annoncent la disparition de notre ami Robert Montoya, s’associent à notre peine à tous, et assurent son épouse et sa famille de toute leur affection.

S’y joignent leurs co-listiers, sympathisants, militants, et les amis de Robert.

A l’association Trait-d’union-Cabestany, tout comme chez Blog-Cabestany, c’est également la consternation et un grand choc.

Nous commençons à recevoir des messages à la rédaction de la part de quelques uns de ses amis qui sont déjà au courant, mais la nouvelle semble être pour le moment peu connue.

Nous n’avons pas d’autres informations pour le moment.

Nous ne connaissions pas grand chose de la vie de Robert, qui était notre ami et restera dans nos cœurs.

Si des internautes ont des messages de sympathie, des témoignages à faire passer dans ce Blog, ou à adresser à sa famille, ou à nos élus, nous nous en chargerons bien volontiers.

 

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Pour nous envoyer un message, cliquez sur le lien ci-dessous :

blog.cabestany@gmail.com

[Archives 2015] Au revoir, l’ami Jacques ! …… à Cabestany !

9 juillet 2022

Archives 2015 : la disparition de notre ami Jacques Ogier (Publié le 9 juillet 2015)

notre coeur est en berne, à Cabestany !

notre coeur est aussi en berne, à Cabestany !

On nous dit que l’ami Jacques Ogier, qui habite à quelques rues de nous, Président de la Fraternelle Militaire des P.O.,  aurait rejoint les « grandes plaines ».

Bien triste nouvelle si elle était confirmée. On pense à sa famille, à sa sympathique épouse. On partage notre peine avec eux.

L’ami Jacques, on discutait souvent avec lui. De tout et de rien. On riait ensemble car il avait l’humour facile, mais un humour fin et spirituel qui dénotait une intelligence vive qu’il se gardait toujours de mettre en avant.

 Sauf que l’on ne connaissait pas grand chose de sa vie. Mais là n’était nullement l’essentiel :  ni pour lui, ni pour nous. 

Jacques Ogier Cabestany

Jacques Ogier Cabestany

Les commentaires sur cet article sont ouverts. Si vous avez quelque chose à dire, ajouter, vous pouvez le faire en bas de cet article.

Si vous préférez le faire par mail, c’est simple. Vous cliquez sur l’adresse ci-dessous qui est celle de l’administrateur technique du Blog. Il saura traiter votre envoi comme il se doit et le répercuter à qui de droit  :

llorenc.maripos@orange.fr

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Vendredi matin : voilà qui répond à vos questions. C’est dans l’Indép’

indep

[archives du 18 juin 2018] Ce matin, une délégation de Cabestanyencs assistait à l’inauguration d’une stèle dédiée au Général de Gaulle, à Port Leucate. Une stèle dévoilée par le Président Nicolas Sarkozy.

18 juin 2022

Ce matin 18 juin, jour de commémoration, on inaugurait une stèle dédiée au Général de Gaulle, sur le front de mer, face au ponton en bois qui s’avance dans la mer, à Port Leucate.

On avait la bonne surprise d’y retrouver plusieurs de nos amis Cabestanyencs. Venus en force, en covoiturage à plusieurs véhicules, avec des amis de Perpignan, Canet, Saint Cyprien et sans doute d’ailleurs. A leur propre initiative, mais avec l’aide logistique des Républicains 66 qui leur avaient – semble t’il – fourni des badges pour être aux avant-postes. Ils avaient débarqués « à l’aube » et encore étaient ils passés en chemin par le Barcarès pour y prendre un solide casse croute. Une journée qui sentait le R.T.T. mais avec le plaisir de se retrouver ensemble pour la bonne cause.

La commémoration étant prévue à 10 heures du matin,  nos amis espéraient pouvoir ensuite assister à la dépose d’une gerbe à la Piscine Arlette Franco à Canet. Illusoire. La cérémonie à Port Leucate se terminait à plus de midi.

Il y avait foule pour venir à cette commémoration, sans doute un peu moins de 3 000 personnes, certains ayant même préféré dormir sur place de peur de ne pas être bien placés. Mais tout était bien organisé. Et il y avait de nombreuses chaises prévues pour les spectateurs. La tramontane était un peu forte mais elle se calmait en fin de matinée.

Le comité d’accueil pour recevoir le Président Sarkozy se composait de députés, sénateurs, conseillers régionaux, du Préfet de l’Aude, et de nombreux élus.

En arrivant, Nicolas Sarkozy, demandait qu’on lui accorde dix minutes pour serrer des mains. Il serrait la nôtre et discutait longuement avec une petite fille (pas à l’école?) qui était devant nous. Nos amis étaient ravis. Le Président se montrait chaleureux.

S’ensuivaient des discours, un peu longs. A son tour de prendre la parole, le Président Sarkozy, comme à son habitude savait de façon brève et concise, exprimer son plaisir d’être là. On sentait qu’il était sincère à sa mine enjouée. On n’oubliera pas que le Président Sarkozy fut le seul depuis la disparition du Général, à se rendre à Londres un 18 juin, durant son mandat, et il y prononcera un discours qui reste dans nos mémoires.

Un orchestre composé d’une douzaine de musiciens nous jouait une Marseillaise sur un ton symphonique. L’assistance reprenant en choeur. Le Président s’inclinait devant militaires et porte drapeaux. Le Président Sarkozy dévoilait la stèle installée dans la nuit. On laissait là nos amis Cabestanyencs, ravis et enjoués,  qui ne paraissaient pas pressés de rentrer au bercail et avaient prévu de déjeuner ensemble.

Personne ne peut anticiper sur l’avenir du parti des Républicains. La commémoration de Port Leucate démontre que ce parti a encore de nombreux sympathisants. Dans le département des Pyrénées Orientales, le parti est toujours bien structuré, et ses soutiens ont des convictions toujours bien ancrées. Cette commémoration le démontre, s’il en était besoin. Et cette référence à l’histoire nous satisfait.

Pour que la France reste aux Français ! entendait on dans les rangs derrière nous. Alors que l’assistance se dispersait. Un slogan crié très fort à l’improviste qui nous prenait par surprise à un moment où l’on s’y attendait le moins. Lancé par une spectatrice, et repris aussitôt et encore plus fort par des dizaines de bouches à l’unisson qui se l’appropriaient ! Comme un cri de ralliement ?

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le « miroir de l’eau » en front de mer à Port Leucate où est implantée la stèle

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Stéle non découverte

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la stèle découverte (en contre jour)

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les officiels arrivent

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le comité d’accueil en attente de l’arrivée du Président

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Militaires, porte drapeaux

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Le Président prend un bain de foule. Il est acclamé. Il nous serre la main. Plusieurs personnes lui crient « Nicolas revient » : il rit !

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Avec une fin de commémoration surprenante. Derrière nous une spectatrice crie : « Pour que la France reste aux Français ». Ce sont alors des dizaines de bouches qui reprennent en choeur ce slogan.

 

TAGS : Droite Républicaine, Républicains 66, Port Leucate, Colette Appert, Droite Municipale à Cabestany, Nicolas Sarkozy, 18 juin 1940, Cercle Gaulliste de Réflexion Politique et Sociale, Blog-Cabestany

 

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[archives 6 juin 2016) Tea-time à « Pegasus Bridge », le 6 juin 1944

6 juin 2022
Embleme de la 6th Airborne

Emblème de la 6th Airborne

« Pegasus Bridge » : le pont de Bénouville, entre Caen et les plages du débarquement. Un lieu hautement stratégique pour les alliés et la suite des événements à la seule condition qu’il demeure intact, ce qui est un pari fou et  insensé.  Il doit ce surnom à un commando de la 6th Airborne Division (6° division aéroportée britannique) qui portait le nom et l’emblème ailé (Pégase)  et qui était chargé de s’en emparer sous les ordres du major John Howard dans la nuit du 6 juin 1944. 

Arrivés de façon plutôt brutale,  en planeurs, les commandos anglais mettent le pied sur le sol français parmi les tout premiers combattants alliés,  en ce 6 juin 1944,  à 00 h 20. L’obscurité est totale. Dès l’aube, à peu près à l’heure où débarquent sur la côte, à seulement quelques kilomètres de là,  les 177 français du commando Kieffer (cf. un de nos  anciens articles), de part et d’autre du pont, se déroulent d’âpres combats entre soldats allemands et anglais. Ils dureront toute la matinée.  Les allemands, qui n’arrivent pas à faire exploser les nombreuses charges qu’ils ont installées sur le pont,  essayent de le détruire  en le faisant  bombarder par leur aviation. Une énorme bombe larguée par un Junker 88 touche le pont de plein fouet, …. ricoche sans exploser, rebondit et tombe dans la rivière.  Un signe ?  Le pont sera définitivement pris,  traversé et sécurisé peu avant midi, ce jour là.  Le message codé, inespéré,  envoyé pour confirmer que le pont est pris et surtout intact consiste en ces trois mots qui passeront à la postérité :  « Ham and Jam »  (du jambon à la confiture).

Les français du commando Kieffer, qui ont délivré dans la matinée la petite cité balnéaire normande de Riva Bella, et pris son Casino, siège du Quartier Général allemand,  au prix de très lourdes pertes, font leur jonction avec les anglais ce même 6 juin 1944 dans l’après midi, après avoir traversé – mais dans l’autre sens –  « Pegasus bridge ».

Il y a bien là un petit café, qui deviendra plus tard un lieu de pélerinage  touristiquement célèbre, vite transformé, ce 6 juin,  en infirmerie, et où plusieurs blessés français recevront d’aillleurs des soins prodigués par les britanniques. Les maigres réserves de Calvados ont déjà été utilisées en lieu et place d’alcool médical.

Les Français étaient attendus et ils  sont chaleureusement accueillis par les britanniques….  au son de la cornemuse et …… autour d’une tasse de thé (!).

Tout un symbole !