Archive for the ‘Anciens combattants’ Category

Du miracle à l’esprit de Dunkerque – il y a 80 ans – l’opération Dynamo

28 mai 2020

Spirit of Dunkirk

Du « miracle » à l’Esprit de Dunkerque

Mai-Juin 1940, Dunkerque fût le théâtre d’un tournant de l’Histoire. La Seconde Guerre mondiale a rendu célèbre l’Opération Dynamo qui permit en neuf jours seulement l’évacuation de plus de 338.000 soldats alliés vers l’Angleterre.

Après l’interminable « drôle de guerre » qui suit la déclaration de guerre faite par la Grande-Bretagne et l’Allemagne en septembre 1939, la situation évolue soudainement lorsque l’Allemagne déclenche une offensive sur la Hollande, la Belgique et le Luxembourg, le 10 mai 1940. En quelques jours l’armée allemande bouscule les alliés qui se replient dans le nord de la France. Craignant de voir ses troupes prises au piège et estimant la bataille perdue, l’Angleterre décide d’évacuer par la mer ses troupes qui se replient sur Dunkerque. Baptisée « Opération Dynamo » par les Britanniques, l’opération est dirigée par l’amiral Ramsay.

Tout ce qui peut flotter au sud de l’Angleterre est mobilisé : navires de guerre, de commerce, de pêche, de plaisance, canots et minuscules embarcations, les « little ships », qui ne s’étaient jamais aventurés à plus de quelques milles de la côte. Sous des attaques aériennes continuelles, près de 340 000 soldats alliés, dont 120 000 soldats français et quelques milliers de soldats belges, peuvent être évacués par Dunkerque, près d’un tiers des soldats partira depuis les plages. 40 000 soldats ne pourront embarquer et seront fait prisonniers. Il s’agit pour la plupart des divisions chargées de ralentir la progression allemande et qui contribueront à la réussite de l’opération.

Le Musée Dunkerque 1940 – opération Dynamo ainsi que le Fort des Dunes sont deux incontournables de l’histoire de la destination.

Une visite ludique et immersive avec l’application mobile Dynamo

Les scènes de vie se révèlent au long du parcours : reconstitutions augmentées, histoires interactives, réalité virtuelle commentée, vidéos et ressources d’archives. L’histoire vous révèle différents contextes et angles de vue. Une approche ludique et résolument immersive, qui favorise l’interprétation des différents épisodes de l’Opération Dynamo.

Télécharger sur Google Play

Télécharger sur l’App Store

Téléchargez l'appli Dynamo

Il y a 75 ans, on accordait aux Françaises le Droit de voter !

29 avril 2020

COURRIER DES LECTEURS

Image trouvée sur Internet

Nous sommes le 29 avril 1945. La seconde guerre mondiale est sur le point de se terminer mais on se bat encore à l’ouest, comme à l’est. Les Russes sont encore en Tchécoslovaquie. Les alliés pas encore à Berlin. Le « serment de Koufra » à savoir la promesse du Général Leclerc de délivrer Strasbourg ne s’est réalisé que fin novembre 44, même si Paris a été libéré en Aout.

Ce 29 avril 1945, Hitler épouse sa maitresse Eva Braun et fait son testament. Il se suicidera le lendemain. Ce même jour le Colonel américain Sparks arrive à Dachau où les prisonniers arrachent des touffes d’herbe pour essayer de se nourrir. Il y a plus de 3 000 français mélangés avec d’autres nationalités. Les américains leur disent qu’ils sont « libres » mais ils ne sortiront que 15 jours après et tous ne survivront pas aux privations, à la maladie, aux mauvais traitements. Et leur retour n’aura pas été anticipé, comme si on avait déjà acté qu’ils ne devaient jamais revenir !

Auschwitz plus à l’est a déjà été libéré par les Russes. Qui ont découvert les mêmes atrocités. Fallait il mieux avoir été libérés par les Américains ou par l’Armée Rouge. Des Français, qui se croyaient déjà libres en voyant l’uniforme russe ne rejoindront – inexplicablement – le sol de la Patrie qu’un an, voire deux ans après !

En 1940, 1 500 000 soldats français avaient été fait prisonniers durant la brève campagne militaire qui avait débouché sur l’Armistice et qui avait quand même couté 100 000 victimes. Entre 1940 et 1945, à un moment ou à un autre, il y aura eu plus de  2 000 000 de  français, militaires ou non, des hommes mais également des femmes ou des enfants,  retenus prisonniers contre leur gré par les Allemands. Soit dans des camps de concentration, des camps de  prisonniers, ou  dans des camps de travail. On peut y ajouter un demi million de français enrôlé de force pour aller travailler en Allemagne. Et on ne peut oublier les victimes françaises – ou non – des camps d’extermination qui elles, et il s’agit de plusieurs millions, ne reviendront jamais. On a une pensée pour celle qui était l’une de nos proches, un modèle, déportée elle même à Ravensbruck, et qui se sera battue jusqu’à son dernier souffle pour les déshérités au travers de l’Association ATD Quart Monde, notre amie Geneviève (de Gaulle).

C’est dimanche dernier, 26 avril, Journée Nationale de la Déportation, qu’on aurait du honorer ces victimes dans l’espace public. Certains l’auront sans doute fait. Nous étions confinés. Cela ne nous aura pas empêché d’avoir une pensée pour ces malheureux, vivants ou disparus, et leurs familles !

Donc, ce 29 avril 1945, on vote partout en France pour les municipales et c’est la première fois que les femmes vont pouvoir s’exprimer. Et se présenter comme candidates. Mais elles sont bien peu nombreuses à faire ce choix. Et on devra attendre 1999 pour que ce soit une loi qui réaffirme ce principe d’égalité. Et on attendra encore 2013, pour que sur une liste municipale on trouve la parité complète.

Dans les pays nordiques, le droit de vote a été accordé aux femmes dès le début du 20ème siècle. C’est le 21 avril 1944, à Alger, que sur préconisation du Conseil National de la Résistance, le Général de Gaulle, au nom du gouvernement provisoire, prend une ordonnance qui accorde ce droit mais il ne pourra être appliqué qu’avec les premières élections libres de 1945.

Le texte de cette ordonnance précise de façon laconique :  « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ». Sans plus amples détails.

En Angleterre, en Espagne, les femmes n’ont acquis le droit de voter que depuis les années 30. L’Italie le fera en 1945. Le Portugal en 1976.

En France, jusqu’alors, le droit de vote était – et cela semblait naturel à tous – exclusivement réservé aux hommes. Pire, on considérait que les femmes, les domestiques et les pauvres, du fait de leur dépendance économique, n’étaient pas en situation d’exercer leur libre choix. On considérait également que les femmes n’avaient pas un même niveau de connaissance de l’environnement politique ou social. Pour certains, pas un même niveau d’intelligence !

Mais, historiquement,  ce n’est pas principalement sur ces critères qu’on considérait qu’il y avait une différence de citoyenneté entre hommes et femmes. On se basait surtout sur le fait que c’était aux hommes de défendre la patrie, de porter les armes, de verser leur sang. Ce qu’on dénommait la « citoyenneté active ». Et les hommes ne pouvaient exercer cette citoyenneté que durant la période limitée de leur vie où ils pouvaient être enrôlés sous les drapeaux. Les femmes quant à elles, ne pouvant être impliquées dans des guerres et des combats, puisque ne portant pas les armes. Sauf à être « cantinières » ou « infirmières » !

Et déjà on avait du attendre la loi du 5 mars 1848 pour déclarer le « suffrage universel ». Pour les hommes. Quand Olympe de Gouges ou Georges Sand avaient des revendications féministes de toutes natures, dont celui de pouvoir s’exprimer en pouvant voter. Mais ce n’était pas leur principale revendication. C’est l’Égalité hommes – femmes qu’elles réclamaient bien plus que le droit de mettre un papier dans une urne.

C’est entre les deux guerres que le législateur sera concrètement confronté à ce problème du vote à accorder ou non aux femmes. Un mouvement de « suffragettes », organisé et puissant, s’était élevé un peu partout en France. Mais on considérait – à l’Assemblée comme au Sénat – que par définition, les femmes étaient davantage hostiles au progrès que les hommes, paradoxalement peu réformistes, réticentes aux idées socialistes, trop attachées à l’idéal famille-enfants qui pour certains commençait déjà à être suranné. Et elles pouvaient être influencées – en confession – par  leur curé !!!  Et ce sera davantage un refus basé sur des concepts politiciens plutôt que sur une réelle discrimination sociale. Car les femmes avaient montré durant la première guerre qu’on pouvait compter sur elles pour travailler dans les usines ou dans les champs. Et faire tourner la France quand les hommes se faisaient massacrer dans les tranchées.   Et dans le gouvernement de « Front Populaire » de Léon Blum, en 1936, trois femmes deviennent ministres. Enfin pas tout à fait, on redéfinira plus ou moins pour l’occasion le statut de Secrétaire d’État. Une première semble t’il. Mais on leur donnera quand même du « Madame le Ministre ».

Durant la deuxième guerre, bien des femmes auront porté les armes, ou se seront impliquées dans la Résistance. Et c’est cela qui aura emporté la décision, toujours au nom de cette « citoyenneté active » qui voulait qu’on ne soit un citoyen à part entière que si on pouvait porter les armes !

Paradoxalement, les militaires étaient toujours exclus du droit de vote car on ne souhaitait pas qu’ils s’impliquent dans les affaires politiques. On prétend que c’est de là que l’armée aurait gagné le surnom de  « Grande Muette ». C’est seulement en aout 45, donc après les femmes, que les militaires obtiendront le droit de voter.

Peut on dire, en 2020, que la représentation au plan politique est la même pour les hommes et les femmes. On vous laissera le soin y répondre. Car on aura eue jusqu’alors qu’une seule femme Premier Ministre, et jamais encore de Présidente de la République. Mais les observateurs politiques nous annoncent que dans les prochaines années, il faudra peut être prendre des dispositions inverses pour qu’au Parlement, il n’y ait pas une disproportion trop importante d’élues femmes par rapport aux hommes !?

Nicolas

Tags : Droit de vote en France – Journée Nationale de la Déportation – Liberté d’Expression – Blog-Cabestany -Alicia –

Jean Vila est il en train de transformer une simple échéance municipale en enjeu de politique politicienne de dimension nationale ?

7 mars 2020

COURRIER DES LECTEURS

xxx

LE TRACT DU PARTI COMMUNISTE. LE TRACT DE TROP ! LE TRACT QUI VOUS FOUT EN COLÈRE !

xxx

xxx

Est ce pour le Maire sortant, ou pour le Parti Communiste qu’on me propose de voter au 1er tour des Municipales à Cabestany, nous demandez vous ? Comme Janine, par exemple, qui s’adresse à Blog-Cabestany !

La « Belle endormie » qu’était Blog-Cabestany depuis plusieurs jours, semble se réveiller brutalement en ce samedi 7 mars 2020, à 8 jours du premier tour, sous un flot de mails qu’on ne s’attendait pas à avoir. Avec une sorte de colère sous jacente.

LA CAUSE ?

Un tract du Parti Communiste, et la venue de Pierre Laurent, Ancien Directeur de la Rédaction de L’Humanité, Secrétaire National du Parti communiste français de 2010 à 2018, Président du Parti de la Gauche Européenne de 2010 à 2016 et Sénateur PCF depuis 2012.

Est ce le fameux « grand coup » qu’on nous disait que Jean Vila préparait ? Ou plutôt la Gauche, une certaine Gauche, devrait t’on dire. Le « grand coup » que le soir des voeux du Maire à Cabestany, on évoquait dans les coulisses. Car ce soir là, au Centre Culturel Jean Ferrat, où l’affluence était plus conséquente qu’à l’habitude, et loin du podium où Monsieur le Maire récitait sa leçon, on y voyait – mais encore fallait t’il les connaître et les reconnaître – des gens qui gravitent plutôt à l’habitude autour du Conseil Régional de Carole Delga ou du Département d’Hermeline Malherbe. Des premiers et seconds couteaux qui sont des « politiques » à défaut – pour certains – d’être aussi des élus. Ces gens comme ceux qu’on trouve dans les coulisses de tous les appareils politiques nationaux, territoriaux, de gauche comme de droite et qui se creusent les méninges pour jouer à ce jeu détestable de préparer des stratégies hasardeuses à la « mormoil ». Des gens pour lesquels ce n’est pas la réélection du Maire sortant qui semblait leur importer (l’interessé appréciera) mais des gens pour lesquels Cabestany, ce bastion emblématique de la Gauche de la Gauche était comme un élément de la ligne Maginot. Et s’il devait tomber aux Municipales de 2020, devenir une brèche dans la ligne de retranchement d’une idéologie moribonde. Jean Vila paraissant devenir le jouet de forces qui le dépassent ! A l’insu de son plein gré ?

Si ce n’est pas faire de la « politique politicienne » que cela, mais qu’est que c’est ? Si ce n’est pas transformer un simple enjeu municipal en enjeu de politique politicienne de dimension nationale, mais qu’est que c’est ? Est ce le 49-3 qui fait irruption dans le débat local ? Ou la survie d’un parti en décomposition qui devrait être plus constructif, plus positif, pour conserver la réelle sympathie qu’il suscitait il y a encore quelques années ? Mais à qui la faute ?

Les Cabestanyencs sont t’ils pris en otage ? Vont t’il devoir se prononcer pour savoir si demain la voirie sera plus propre où pour savoir si le Parti Communiste peut encore se maintenir sur son iceberg qui fond un peu plus tous les jours ?

CAR C’EST CE QUE VOUS NOUS DITES !!!!!!!!!!!!!!!!

Pour Blog-Cabestany, l’affaiblissement d’un parti politique, LR, PS, PCF, ou quel qu’il soit, ne sert pas la Démocratie. Et augure des jours difficiles. Et nous ne nous en réjouirons jamais !

Mais revenons à ce simple mail de « Janine », un mail dont on s’attend – presque – à ce qu’on nous dise qu’on pourrait l’avoir écrit nous mêmes, mais pourquoi se donner cette peine !!!!

JANINE écrit :

« arrivée depuis peu à Cabestany et un peu perdue mes voisins me dise que le maire sortant est un homme synpathique. Mais que l’équipe qui est derrière et qui pourrez un jour arrivée au pouvoir est composé de personnes dogmatiques doctrinaires pour les quels l’idéologie communiste est bien plus importante que la vie municipale ».

Oui, Janine, on pourrait – presque – l’avoir écrit nous mêmes, tant vous nous écrivez ce qu’on pense aussi nous mêmes ! A savoir qu’on est en train de transformer une échéance locale qui concerne la vie de tous les jours de braves citoyens, en joute politique.

Ceci dit, il se trouve que nous connaissons Pierre Laurent (le fils de Paul Laurent ami de « jojo »), avec lequel on s’est « frités » parfois « virilement » (était ce en 1982 ?) et qui n’a rien d’une personne antipathique. On peut se respecter entre adversaires en s’échangeant des « gnons » sur la tronche ! On pourrait même dire qu’il peut être d’un commerce agréable si on perce la carapace d’un homme d’un abord qui semble froid. Mais nous n’avons certes pas les mêmes convictions, quoique…. par moments…. et sur certains points ! Le prétexte pour nous  parler uniquement d’une réforme des Retraites qu’on n’approuve pas non plus, est il sincère ??? Pierre va t’il nous parler du CCAS de Cabestany ? Mais comment y croire ? Nous on pense qu’il s’agit d’une fable pour nous parler de politique et rien d’autre ! Est ce vraiment le bon moment. Et ne cherche t’on pas à nous enfumer, la spécialité de l’équipe sortante ?

Colette Appert n’a pas fait de cette élection locale, municipale, un rendez vous politique. Colette Appert n’a pas fait une campagne de la Droite contre la Gauche. Pour opposer les citoyens les uns aux autres. Pour les diviser ! Pour exacerber les veilles rancunes, les vieilles oppositions. Car on n’en est plus là !!!! Sauf pour ceux qui n’ont pas su mettre leurs pendules à l’heure et appartiennent à un autre monde, usé, dépassé,  où un certain Mur à Berlin était un symbole que d’aucuns adoraient comme le Veau d’Or ! Et nous avons dans nos sympathisants des gens plus que respectables qui votent généralement à Gauche aux élections nationales. C’est Programme contre Programme que nous devrions pourvoir choisir notre avenir. Opter pour l’ALTERNANCE car, quel que soit la couleur politique du sortant, il est bon pour la Démocratie de changer de temps à autres !

CE QUI SE PASSE EN CE MOMENT A CABESTANY AVEC L’IRRUPTION DANS LA CAMPAGNE D’ENJEUX POLITICIENS QUI NOUS DÉPASSENT, NOUS EST INSUPPORTABLE ! !!

CELA NOUS PARAIT MÊME INTOLÉRABLE !

o-

DERNIERE MINUTE :

Beaucoup de nos ainés, population fragile par définition, à Cabestany ou ailleurs, nous écrivent qu’ils ne se déplaceront pas le 15 ou le 22 par peur d’un certain virus. Et que de ne pas reporter ces élections est une folie. Que leur répondre ?  Comment leur en vouloir ?  Nous on n’a pas la solution. On ne rentre pas dans cette polémique. Mais c’est votre Liberté d’Expression !!!  Et nous on pense que le résultat des élections pourrait ne pas être des plus sincères ! Mais cela nous dépasse ! Vous aurez toujours le droit de vous exprimer dans nos colonnes ! Et on pense qu’on a pas fini d’en parler. BON DIMANCHE A TOUS  !

« Pourquoi commémorer le 5 décembre ? », écrit Richard, le prof d’histoire !

7 décembre 2019

« Liberté d’Expression » – « C’est eux qui le disent »

« Appelés » en Algérie !

Richard est beaucoup publié, ici ou là, dans des magazines ou revues. Et il concocte pas mal d’émissions pour la télé. C’est un ancien professeur d’histoire à la Sorbonne.

Richard écrit :

Dès la fin de la Seconde Guerre Mondiale, ce que la France nommait « Son » Empire est secoué de violents soubresauts. De l’Indochine à Madagascar. Les pays d’Afrique Centrale dont les contours ont été dessinés de façon aléatoire et imbécile par la France vont se gérer eux mêmes. Le Maghreb n’est pas épargné. La Tunisie et le Maroc sous protectorat vont devenir libres. Mais pour l’Algérie il en ira autrement. En 1848, la Deuxième République, puis plus tard Napoléon III vont considérer que rattacher l’Algérie au territoire national est une nécessité pour asseoir le prestige d’une France qui entend rayonner sur le Monde. Même si l’Algérie est perçue depuis Paris par les rares  qui y ont mis un jour les pieds, comme une terre « avec beaucoup de cailloux, et seulement quelques chèvres ». Inutile d’évoquer les gens qui y habitent et qui ne semblent pas compter. On ne leur demandera d’ailleurs jamais leur avis.

Qu’on le croie ou non, les colonies n’auront jamais enrichi la France, mais seulement rendus immensément richissimes une poignée de Français.

On va engloutir d’énormes sommes d’argent en Algérie. Des montants ahurissants qui dépassent l’entendement. A fond perdu. Et mal. De l’argent qui réparti sur le sol français aurait peut être rendu notre état moins faiblard et n’en aurait sans doute pas fait cette proie facile, à trois reprises, pour l’envahisseur d’outre Rhin. Même si le raccourci n’est pas évident pour tous, s’obstiner à vouloir raccorder l’Algérie à la France, dilapider notre argent, entretenir une armée  au Maghreb, aboutira à ce qu’on perde l’Alsace et la Lorraine ? Quel gâchis ! Mais vous ne lirez jamais cela dans un manuel d’Histoire. Et personne n’en tirera les leçons. On a construit des ponts au Laos mais en 1914 on n’avait encore que les pétoires de 1870 pour se défendre. On a fait des routes qui menaient nulle part, partout dans la brousse, mais en 1939 on n’avait encore que les canons de 1914 !

Dans cet Empire, on aura tiré des fils électriques de quoi faire plusieurs fois le tour de la Terre. Mais pas construit trop d’écoles ! Un illustre de nos grands soldats, aujourd’hui disparu, raconte dans ses Mémoires : « Au fin fond de l’Algérie où j’ai servi longtemps on avait l’électricité. Dans ma ferme natale des Côtes d’Armor, en Bretagne, on aura du attendre 1953 pour être raccordé ». Et le téléphone fonctionnait mieux à Oran qu’à Lyon. Le Prestige imposait qu’on possédat un Empire quand les Français demandaient des salaires décents et des conditions de travail humaines. Ainsi, on aura eu le « Front Populaire », Munich, et la Guerre. Puis Dien Bien Phu. Et si on ne pouvait refaire le Phare d’Alexandrie, une des merveilles d’un monde ancien, on aura fait de la Poste d’Alger, le (presque) plus beau bâtiment du monde. Le sang des Français va couler devant cette Poste, rue d’Isly. A cause d’autres Français qui leur tiraient dessus !

Que les Algériens aient leur nation était sans doute légitime. Etait ce aussi légitime, que sitôt l’indépendance acquise, ils se précipitent vers la France plutot que de construire leur pays et en faire une démocratie. On voit le résultat aujourd’hui ! Quand les algériens parlent sur le sol français de leurs droits, ils semblent oublier que les pieds noirs aussi avaient des droits. Et on a accueilli ces Algériens qui nous ont foutu dehors comme des héros. On les aura naturalisés, pour qu’aujourd’hui ils se permettent de juger la France sans la moindre gratitude.

La France n’aura jamais voulu être comptable des milliers (ou dizaines de milliers) de supplétifs algériens massacrés par leur « frères » sur les quais en 1962 parce qu’on ne voulait pas d’eux en France. Pas plus que la France aura des remords pour tous ces pieds noirs massacrés après les accords d’Evian. Mais la France ne montre aucun remords  à avoir ouvert ses portes à des Algériens au nombre desquels il y avait – peut être – les égorgeurs de harkis ou pieds noirs. Alors qu’on n’avait pas vraiment accueilli comme on aurait du le faire,  les pieds noirs. Mais les pieds noirs on en parlera bientôt plus !

Trop de femmes et d’hommes, trop de civils ou militaires, quel que soit leur camp ont perdu la vie dans ce naufrage au Maghreb.

Une loi a décidé que le 5 décembre, officiellement et de façon légale, on rendrait hommage à toutes les victimes de ce qu’on mettra trop longtemps à appeler une guerre. Car il ne s’agit en rien de la commémoration d’une victoire mais de la reconnaissance par la France d’une tragédie autant pour les Français que pour les Maghrébins. Cette guerre, trop longtemps considérée comme une « opération de maintien de l’ordre ».

Laissons, ici ou là, des nostalgiques du bolchévisme, défendant une idéologie dépassée, continuer de partir en kermesse le 19 mars en tapant sur des tambours, en soufflant de façon pitoyable dans des zuzuzémas. Se réjouissent ils du malheur d’autres Français ? Car ces pieds noirs traités de colonialistes vivaient pour la plupart sous le seuil de pauvreté. Pour eux, c’était « la valise ou le cercueil ». Mais n’était ce pas ce que les dirigeants voulaient des deux côtés de la Méditerranée, en faisant abstraction de la souffrance des gens ?

En ce monde où nous vivons et où jamais les périls n’ont été aussi grands depuis des décennies, cela vaut la peine qu’on s’inquiète de l’avenir. Plutôt que de se focaliser sur des dates qu’on n’essaye même plus d’apprendre à nos élèves. L’Histoire ? Ils n’ont en plus rien à foutre ! Quand dans l’école primaire en face de chez moi, mixité oblige, un élève sur cinq ne croit même pas que le Terre soit ronde !!!!

Votre ami Richard

Blog-Cabestany : chacun a le droit d’exprimer sa pensée si l’on est toujours dans un pays de Liberté !

 

 

Ce matin 5 décembre, les Cabestanyencs de bonne volonté n’avaient pas oublié de venir commémorer les victimes des événements d’Afrique du Nord !

5 décembre 2019

« Honneur à nos Ainés »

Ce matin, nous étions le 5 décembre. Jour de grève générale. Les médias n’auront guère parlé de la Commémoration des Victimes d’Afrique du Nord, qu’une loi de la République a instituée pour que l’on se souvienne d’eux chaque 5 décembre.

Les Cabestanyencs n’oublient pas. Ils étaient presque une quarantaine, sous la pluie et dans le froid, devant le Monument aux Morts pour la France. Avant de partir, pour certains, manifester à Perpignan.

L’Association Trait-d’Union-Cabestany, association citoyenne s’il en est, avait battu le rappel mais seuls quelques étourdis avaient zappé la date.

On y voyait les représentants du Souvenir Français, des Anciens Combattants, Colette Appert et ses conseillers. D’autres brillaient par leur absence mais ils n’ont pas de quoi s’en vanter s’ils se considèrent vraiment comme des Français.

On aura chanté la Marseillaise et les Africains, un hymne qui résonne dans le cœur de tous ceux qui ont été touchés, d’une façon ou d’une autre, par ces événements tragiques.

Si Colette Appert est élue en Mars, le 5 octobre 2020, comme la loi le stipule, revêtira l’aspect d’une célébration officielle, avec drapeaux en haut des mats, et discours officiels.

Mais on n’empêchera pas ceux qui veulent célébrer le 19 mars de faire leur kermesse habituelle. Car nous ne sommes pas sectaires, contrairement à d’autres que nous ne nommerons pas. Mais qui n’ont plus que cela pour exister.

Et samedi, nous devrions mettre en ligne un document exceptionnel. L’article de l’un de nos amis, Richard, historien, qui nous donnera sa vision de ce qui s’est passé avec l’Algérie. Car nous sommes contre la pensée unique et le formatage des cerveaux, une spécialité de ceux qui sont encore à la Mairie pour quelques temps.

Et pour nos amis qui nous l’ont demandé :

« Hommage aux Fils de la France »

2 décembre 2019

« Courrier des lecteurs »

Nous sommes dans le temps de rendre l’hommage national à nos soldats Morts pour la France. Morts pour Nous !  Et pas dans le moment de polémiquer. Mais nous ne polémiquerons pas davantage demain.

Globalement, les lecteurs de Blog-Cabestany, comme nous mêmes, comprennent l’engagement de nos forces armées dans des Opérations Extérieures. Nos compatriotes risquent leur vie pour protéger la nôtre et ne pas le comprendre serait leur manquer de respect !

Bien sur quelques voix s’élèvent ici ou là, venant de personnes, dont on ne remet pas en cause le patriotisme, mais qui semblent avoir des positions obtuses et figées parce que correspondant à une idéologie gauchiste d’une autre époque. Qu’elles suivent par aveuglement et sans le moindre discernement. Mais c’est la ville de Cabestany qui appartient à une autre époque où depuis longtemps on a cessé de réfléchir, et où on laisse des petits maitres à penser nous dirent comment on devrait se comporter. « Il n’y a que l’esclave qui dise oui ! » écrivait Albert Camus. L’Historien ajoutera que ce sont les esclaves et eux seuls, qui se sont affranchis – par eux mêmes – de leur condition. Car il vaut mieux ne pas trop attendre des autres. Car il ne faut jamais donner la permission aux autres de guider son propre destin. 

Heureusement dans notre ville, il se trouve encore des forces qui ne demandent pas aux autres l’autorisation de penser ou de raisonner et le font selon leur libre arbitre. Et si vous êtes globalement d’accord avec l’engagement de nos militaires et comprenez le sens de leur sacrifice, vous y mettez parfois quelque bémol. Comme Elsa, l’une de nos fidèles lectrices d’une ville mitoyenne de la nôtre. Dont on ne remettra pas en cause les valeurs de patriotisme, de civisme et d’attachement à la Nation.

Elsa de Saint Nazaire écrit :

« petite fille de résistant fille d’un militaire de métier qui s’est battu partout pour notre pays et a été blessé mais va profitée de sa retraite bien méritée je n’ai aucun doute sur le fait qu’il faut continué de combattre le terorisme au sahel. J’ai de la tristese et des regrets de voir que les Fils de France vont mourir pour empechés les djiadistes du Mali de s’emparer de ce pays quant les Fils du Mali au lieu de se battre pour defendre leur pays se précipitent chez nous pour touchés les prestations sociales et nous gonfler en nous parlant de leurs droits. Quels droits ? Le droit des déserteurs qui vont envahir un autre pays que leur pays et crient qu’on leur envahient le leur en esperant qu’on va risquée notre peau pour eux. A chacun sa conception de l’honneur et du courage. Mais si nous en sommes la c’est que ceux qui nous dirigent depuis temps d’années ont perdus toute dignité et méprisent le sacrifice de nos ainés »

« C’est vous qui le dites »

Et quand bien même nous ne serions pas entièrement d’accord avec vous, nous défendrons votre Liberté d’Expression plus que tout.

Et puis pour répondre à un autre de nos lecteurs, nous partageons son dégout devant le dernier numéro de « Charlie-Hebdo ». Nous avons une pensée émue pour notre regretté ami « Oncle Bernard » ( Bernard Maris) assassiné lâchement avec ses amis en  janvier 2015. Comment dit on déjà ? « Ce sont les meilleurs qui partent en premier ! »

 

 

 

« A nos Morts pour la France ! »

26 novembre 2019

« Les lecteurs de Blog-Cabestany sont solidaires » – « Les Cabestanyencs témoignent de leur émotion »

Nombreux sont les messages de peine et de  soutien à nos militaires qui nous arrivent. Nous ne ferons pas de commentaires. Les mots ne peuvent pas toujours retransmettre les émotions profondes !

Tags : Nous, c’est Cabestany !

 

Cérémonie du 11 novembre 2019 devant le Monument aux Morts de Cabestany !

8 novembre 2019

Courrier des lecteurs – Honneur à nos Aînés

Honneur à nos Aînés !

Tous les Cabestanyencs, femmes ou hommes de bonne volonté, se retrouveront lundi 11 novembre 2019, à 11 h 00 du matin précises , devant le Monument aux Morts de Cabestany, à côté du Centre Culturel,  pour la commémoration de la fin de la Grande Guerre.

Les Associations d’Anciens Combattants seront présentes pour cette cérémonie officielle.

A ceux d’entre vous, peu nombreux, qui sans remettre en cause cette cérémonie, se demandent, nous demandent, si elle est encore utile, 101 ans après, nous répondrons que tant qu’il ne sera pas institutionnalisée une Journée unique pour honorer tous ceux qui sont tombés pour notre Liberté, nous ne voyons pas pourquoi on ignorerait cette journée. Et ce n’est pas trop que de se déplacer trois fois dans l’année : les 8 mai, 11 novembre et 5 décembre, pour honorer nos Aînés et notre Patrie.

Il s’agit là d’un Devoir de Mémoire ! Qui pour nous revêt une extrême importance.

Et pour cette Cabestanyenque, qu’on apprécie, et qui nous écrit : « lundi matin, je serai devant le monument, pour honorer tous ceux de ma famille qui sont tombés pour la France, dans plusieurs des différentes guerres menées depuis un siècle pour la France, pour notre Liberté. Je chanterai, sans réserves,  « La Marseillaise » qui est l’hymne de mon pays. Mais si à la fin de cette cérémonie on pouvait nous passer « Les Africains » ! Mais je rêve sans doute ?  »

Chère amie, fidèle lectrice, vous rêvez en effet,  si vous pensez que l’on vous jouera « Les Africains » à la fin d’une cérémonie d’Anciens Combattants à Cabestany. Mais chez Blog-Cabestany, on s’octroie toutes les Libertés. Et si nous soutenons Colette Appert c’est pour « plus de liberté ».

Alors s’il n’y a que cela pour vous faire plaisir, chère lectrice de notre Blog, nous mettons en ligne ce que vous nous demandez.

Mais qu’il soit clair qu’il ne s’agit pas là pour nous d’une facétie. D’une forme d’humour ou de malice qui serait en cette occasion plus que discutable.  Nous sommes on ne peut plus sérieux ! Nous respectons nos amis Pieds Noirs et sommes solidaires de leurs souffrances. Nous respectons – aussi – tous ceux qui se sont battus en Afrique du Nord, appelés ou engagés, parce qu’un gouvernement les avait envoyés là-bas sans leur demander leur avis. Et tous ne sont pas revenus. Tout comme nous respectons ceux qui originaires de Syrie, du Levant, du Maghreb, de l’Afrique sub-saharienne, des territoires d’outre-Mer, et bien d’autres contrées,  durant la première ou la deuxième guerre mondiale, sont venus défendre la France, et ont versé souvent leur sang pour notre Liberté.

Honneur à nos Aînés, Honneur à tous les Anciens Combattants ! Et VIVE LA FRANCE !

 

« Honneur à nos Ainés ! Respect à nos anciens ! » nous écrit cet ami de Blog-Cabestany.

25 août 2019

« Courrier des lecteurs »

Cet ami de Blog-Cabestany nous écrit :

« Chaque jour, on nous fait comprendre que NOUS les vieux ne servons plus à rien. Nos parents ont combattu pour la Libération de la France. De plusieurs manières : comme soldats, comme Résistants armés, ou comme simples sympathisants qui au sein de la population faisaient passer des messages, observaient. Chaque petite pierre d’un édifice a son utilité. Et beaucoup y ont sacrifié leur vie !

Ma génération, qui n’a pas connu de biberon à la naissance car il n’y avait pas de lait, n’a pas connu le Nutella, les Haribo, mais c’est peut être aussi pour cela qu’on est patraques mais encore là.

On a bossé 60 heures pas semaine et on a apprécié le jour où dans les années 60, on est passé de 1 jour de repos hebdomadaire à 1 jour et demi et pas forcement accolés. Si vous saviez comme vous nous gonflez avec vos 35 heures, vos RTT. Et vos congés payés que nous on prenait dans la Creuse mais pour vous c’est Bangkok  ou les Seychelles. On s’est privé pour nos enfants. Nos petits enfants.

Vous les jeunes d’aujourd’hui vous aimeriez qu’on dégage. Pour toucher les trois francs six sous de notre vieille maison dont le toit fuit à chaque averse. Mais il vous faut le nouveau smartphone. Vous avez fait des Études mais ne savez pas écrire une ligne sans faire 5 fautes d’orthographe.  Vous nous contestez le moindre écu de notre maigre retraite. Vous augmentez la CSG, les impôts locaux, les taxes. A quand une vignette sur les déambulateurs ? D’autres, encore plus ignobles ferment des lits d’hôpitaux et font des EHPAD des mouroirs. Et comme c’est bizarre, il n’y a plus nos médicaments à la pharmacie du coin. Vous nous empoisonnez  au glyphosate mais vos enfants paieront l’addition. Et bientôt plus de paysans, les fermes françaises devenues des musées, le pain aux OGM venant de Sibérie, et ce qui ressemble mais de loin à de la viande, venant d’Amazonie.  Et vous en êtes sans doute fiers ! Et débordant d’arrogance ! Au point de vouloir nous donner des leçons !

De la manière dont vous élevez vos enfants, on verra comment ils vous traiteront quand vous aurez notre âge. Et quand je parle de vos enfants, peut être seront ils fabriqués dans une éprouvette ou par une mère porteuse. C’est vous qui l’aurez voulu et vous pensez que nous sommes de vieux cons de ne pas vivre avec notre temps. Il est des pays, en 2019,  où les femmes sont élevées en batterie comme des animaux chez nous. Des pays qui viennent se pavaner au G7. Du moment qu’on puisse leur vendre quelque Rafale ou missile.

Rassurez vous ! On va bientôt dégager. En attendant, si on doit tenir notre canne d’une main, il nous  reste une autre main pour vous coller une baffe si vous nous cherchez des noises. Et malgré l’immense affection qu’on a pour vous. Car on a vécu uniquement pour que votre vie soit meilleure que la nôtre. Mais tachez de vous en sortir par votre seul mérite.  Et laissez nous honorer nos Anciens  qui font qu’aujourd’hui nous sommes – mais pour combien de temps encore – en Démocratie. Et que vous êtes Libres …. ! Et le serez demain mais seulement si vous êtes capables de préserver ce qu’on vous a légué. 

 

« Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré ! »

25 août 2019

« Courrier des lecteurs » « sans commentaires »

C’était il y a 75 ans, aujourd’hui ! Paris libéré !

 

Photo prise le 26 aout 1944, au lendemain de la Libération de Paris, devant la tombe du Soldat Inconnu à l’Arc de Triomphe avant la descente des Champs Élysées jusqu’à la Place de la Concorde. Puis les parisiens continueront la traversée de Paris en passant devant la Chambre des Députés, pour finir sur le parvis de Notre-Dame, symbole de la France Éternelle ! (Photo en provenance des Archives de l’Agence France Presse)

Le « Bataillon Catalan » ou une histoire de la France Libre…. à Cabestany !

22 août 2019

75ème anniversaire de la Libération de la France

Insigne du 24ème R.I.C.

                                   Insigne du 24ème R.I.C.

A la demande de plusieurs de nos internautes, nous avons « ressorti » un article que nous avions déjà mis en ligne, il y a quelques années. Mais plus que jamais d’actualité.

-o-

Richard, Historien avait écrit :

LE RECIT

« Aux lendemains de la libération de notre ville de Perpignan, les 19 et 20 août 1944, il y est formé un bataillon de volontaires, venant de couches sociales et d’horizons les plus divers, anciens militaires, résistants, militants de divers mouvements, mais la plupart viennent à peine d’atteindre l’âge de porter les armes. (et pour certains sans doute pas encore mais personne n’a envie de le vérifier et ils ont tellement d’ardeur)

Tous ces Catalans ne veulent qu’une chose : participer à la victoire finale.

Ils sont envoyés, car on leur dit que cela leur servira en même temps d’entraînement, surveiller la frontière espagnole au dessus de Montlouis. Mais on n’a pas d’armes à leur confier. Et ils courent après les chèvres pour faire de l’exercice. Ils ont l’impression qu’on a pas besoin d’eux ou qu’on ne sait quoi en faire. Certains songent même à rentrer à la maison. Quelques uns le feront.

Tout le monde prédisait la fin de la guerre pour la fin de l’année 1944, mais les nazis défendent leur sol avec acharnement. Début 1945, le bataillon rejoint le théâtre des opérations dans le nord-est de la France, et il y participe activement à la libération de notre territoire sans se retrouver toutefois en première ligne.

En avril 1945, tout change : le bataillon est intégré à une unité de Français Libres qui se bat depuis 1940 et dont la plupart, des soldats de métier, ont l’expérience de durs combats en Syrie, en Libye, en Norvège. Beaucoup ont affronté les troupes d’élite de Rommel dans les sables de Tobrouk.

Il est assigné à cette unité composite, constituée pour l’occasion, la mission de réduire une poche allemande, une des toutes dernières sur le sol français, dans les alpes du sud à la frontière italienne au dessus de Nice. Le terrain est escarpé, encore en partie enneigé, et à plus de 1500 mètres d’altitude d’où ce choix d’intégrer des pyrénéens, auxquels on prête des qualités de montagnards – même s’ils sont Salanquais – au milieu de ces vétérans du désert. Au dire des Catalans, dans ce terrain pentu, même un mulet n’y serait pas monté. Les allemands sont retranchés dans plusieurs fortins ou casemates, avec vivres et munitions, et protégés par leurs murs de béton. Ils ont décidés de ne pas se rendre et de faire payer cher quiconque voudrait les déloger. En face d’eux, pour les Français, il n’y a nul monticule, ou rocher pour se protéger. Ils faut donner l’assaut, à découvert. Il faudra s’y reprendre à plusieurs fois, et principalement de nuit, les affrontements durant presque une semaine.

Les combats seront d’une rare violence, les pertes extrêmement lourdes – plusieurs centaines – dans les deux camps, avant que les français ne finissent par venir à bout des allemands.  Ceux ci, des fanatiques qui quelques jours avant, défendaient une enclave en Italie du Nord et sont particulièrement aguerris, s’accrochent. Ils auront tenu leur dérisoire promesse. Les français auront payés un lourd tribut en attaquant – à découvert et sans armes lourdes – les bastions occupés par les nazis. Bien des Catalans ne reverront jamais Perpignan alors que dans moins d’un mois, les armes se seront tues définitivement, et qu’on dansera sur la place de Catalogne. Fallait il faire perdre à la vie à tant d’hommes pour écourter cette longue guerre de quelques jours ? Mais tout le monde était pressé d’en finir !

Il sera accordé au « Bataillon Catalan des Français Libres » une citation qui leur donnera le droit de porter le brassard à « croix de lorraine », en hommage à leur courage et à leur sacrifice.

Peu après la libération, le « Bataillon Catalan » sera dissous. Certains accepteront la proposition d’intégrer l’armée française, et s’y distingueront sous d’autres cieux. Mais la plupart de ces catalans préférera retourner s’occuper des vignes, et de retrouver une vie normale, en héros anonymes. De grands blessés, lourdement handicapés,  ne reverront leurs terres du Roussillon qu’à la Noël 1945. Une compagnie du « Bataillon Catalan », qui faisait partie  du « 24ème régiment d’Infanterie Coloniale »  sera sélectionnée pour faire partie d’une revue militaire, à Paris, le 18 juin 1945. Les catalans auront l’insigne honneur de défiler devant le Général de Gaulle avec d’autres troupes dont la particularité était de s’être vaillamment comportées

Rares, sont sans doute, ceux du « Bataillon Catalan » a être encore parmi nous, mais avons une pensée pour eux, et pour leurs camarades disparus en avril 45, ou depuis.

 

Blog-Cabestany : Richard, l’auteur de ce texte, nous avait précisé avoir fait un travail de recherche minutieux, en dehors des livres d’histoire classiques, en passant plusieurs semaines dans des Centres d’Archives un peu partout en France mais plus particulièrement auprès du CAPM (Centre des Archives du Personnel Militaire) à Pau. Lors de la première parution de cet article nous avions eu le témoignage d’enfants de ces héros pour nous remercier de les sortir de l’oubli. Si certains veulent nous envoyer d’autres témoignages, nous les en remercions par avance. HONNEUR A NOS AINES !

-o-

 

Il y a 75 ans, les « Pieds Noirs » débarquent en Provence pour libérer le sol national ! écrit Georges à Blog-Cabestany.

14 août 2019

Courrier des lecteurs

Georges, un « Pied-Noir » de nos amis se souvient du Débarquement de Provence », le 15 aout 1944. Et nous profitons de l’occasion pour dire que nous n’avons pas oublié notre tant regretté ami, Lucien Garcia, à Cabestany. Et qu’il nous manque beaucoup, pour son amitié, sa gentillesse, et il savait si bien raconter les histoires… l’Histoire. Et en bas de cet article, en un clic, vous retrouverez l’article écrit par l’un de nos rédacteur(trice)s en hommage à Lucien. C’était en 2016.

Georges nous écrit :

« Il était prévu que les débarquements en Normandie et en Provence soient simultanés. Mais on manquait de matériel et les bateaux ou péniches de débarquement utilisés le 6 juin en Normandie seront réacheminés en Afrique du Nord et en Italie pour préparer ce second débarquement qui ne sera prêt qu’à la mi-aout 1944.

Si en Normandie, début juin, les Français étaient très minoritaires, cette fois ci, ils composeront un peu plus de la moitié des effectifs. Métropolitains, Corses, Pieds-Noirs, Antillais, Réunionnais, Calédos, Maghrébins. Les « Pieds-Noirs » sont en très grand nombre, engagés souvent à moins de 18 ans, et certains ont déjà combattu en Libye, en Italie, avant de toucher le sol métropolitain, la plupart pour la toute première fois. Mais il y a également des Sénégalais, Ivoiriens, Malgaches, Vietnamiens et tous ceux qui viennent de ce que l’on appelle encore l’Empire Colonial de la France. Et beaucoup de Syriens qui, en 1944, considèrent la France comme leur seconde patrie et vont donner leur sang pour cette terre qu’ils n’ont jamais visitée. C’est ce rapport avec la Syrie qu’on semble avoir oublié aujourd’hui. Plus tard, dans les années 70, toutes les jeunes filles à Damas sont en mini-jupe et on y parle partout le français. Et ce coin de Syrie que je visite, planté d’arbres fruitiers et de fleurs est le Jardin d’Eden. Dès 1943, la Syrie aura été la plateforme de départ des Français Libres où les peuples Syriens, Libanais, Jordaniens, Égyptiens, quels que soient l’avis de leurs dirigeants,  étaient des amis indéfectibles du peuple de France.

Alors que plusieurs milliers de soldats ont été parachutés dans la nuit, dans l’arrière-pays, et cherchent leur chemin, en ce 15 septembre 1944, à l’aube, sur les côtes Varoises, ils sont près de 10 000 à se ruer sur les plages sous le feu Allemand. Les défenses ne sont pas partout de la même efficacité que ce qu’on a connu en Normandie. Certaines plages sont prises sans coup férir et sans tirer un coup de feu. Sur d’autres, on va se battre au corps à corps.  Les alliés seront 100 000 à débarquer le premier jour, une fois les plages prises, puis près d’un million en quelques semaines. Des Américains, des Canadiens, des Britanniques, des Australiens, mais on ne doit pas oublier la part prise par les Français et plus encore par les « Pieds-Noirs », en ce 15 aout 1944, débarqués avec la première vague ! Les premiers à fouler le sol national !

Ce sont plusieurs de mes propres copains, Oranais, qui se placent parmi les volontaires pour partir à l’escalade du Cap Nègre. Sans doute n’avais je pas leur courage si je suis encore là pour en parler !  Ils grimpent à mains nues, s’accrochent aux rochers, et ils vont escalader les 100 mètres de cette falaise abrupte avec comme objectif de  détruire une batterie allemande que l’on croit se trouver là. Les allemands leur tirent dessus, leur balancent des grenades, mais leur sacrifice n’aura pas été vain.  Cela crée une diversion qui permet à d’autres troupes amies arrivées par derrière de prendre l’ennemi en tenaille. J’irai fleurir la tombe, en Algérie,  de deux de ces copains qui n’auront foulé le sol de la métropole que quelques heures. Les dernières de leur vie. Je le ferai, chaque année, jusqu’en 1962 ….. Morts pour la France !

Ce débarquement permettra de libérer rapidement Marseille, Toulon, avant que les armées remontent vers Lyon. »

signé : Georges P.

Merci Georges !

-o-

Juste un clic :

https://blogcabestany.com/2016/07/19/au-revoir-lucien-garcia-notre-ami-a-cabestany/

« A tous les Français ! »

18 juin 2019

« Courrier des lecteurs »

Alicia écrit :

Rassurez vous, Paul, Valérie, Madeleine, Jonas, et les autres. Et à tous ceux qui sans doute vont encore nous envoyer un mail, comme ils le font chaque année à la même époque, rassurez vous disais je : on n’aurait pas oublié la date du 18 juin. Que vous soyez Cabestanyencs est sympa. Parisien, Havrais, tout autant. L’un d’entre vous qui nous écrit est Canadien. Et chez nous, au Québec, nous précise t’il, cette commémoration du 18 juin 40 a encore énormément d’importance. Peut être davantage qu’en France ! Je pourrais être tentée de reprendre ses paroles si j’avais mauvais esprit. Mais comme je n’ai pas de valeur de comparaison, je vais m’abstenir de parler de ce que je ne sais pas et  raconter peut être n’importe quoi. Ce que je peux affirmer, c’est qu’à New-York, il y a deux ans de cela, j’avais pu constater que pour les Français installés là bas, cette date du 18 juin avait également une très grande signification. Peut être parce qu’ils sont éloignés de leur pays ?   A Paris, aujourd’hui, notre dirigeant suprême qui est le successeur de celui qui avait lancé ce célèbre appel, prétend que « la culture Française n’existe pas ! ». Et à Cabestany, on a baptisé une place du nom du « 19 mars 62 », car comme on le sait cette date a – apparemment – plus d’importance aux yeux de certains que le sacrifice de tous ces Français qui ont combattu pour recouvrer notre Liberté ! Je n’ai aucune envie de polémiquer. Mais que personne ne m’empêche de regarder certains de mes compatriotes avec un certain dédain. Même s’ils n’ont, hélas,  pas vraiment conscience qu’ils ne méritent guère mieux !!! Et que je pressens déjà qu’ils vont m’écrire un tas d’idioties sans intérêt !

Alicia

Blog-Cabestany : Merci, Alicia ! Nous n’aimerions pas que tu soies mutée par ton administration, loin de nous, à la rentrée de septembre. Ta plume, parfois acide, mais jamais méchante, nous manquerait beaucoup.

Aujourd’hui encore, comme depuis 75 ans, on entendra la cornemuse sur le pont de Bénouville, en Normandie !

6 juin 2019

Richard écrit :

 » Depuis bien des siècles, sur les cinq continents, dans un empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais, dit on, les britanniques montent à l’assaut, précédés de joueurs de cornemuse écossais. Cela les rassure. Cela impressionne l’ennemi. A plusieurs reprises, bien qu’inférieurs en nombre, les anglais ont vu leurs opposants déguerpir rien qu’en entendant la musique.

En 1914, dans la Somme, Anglais et Canadiens font perdurer la coutume. Lors des assauts, les sonneurs de cornemuse sont en première ligne. Fauchés par les mitrailleuses allemandes. Au point qu’on décide d’arrêter la tradition, pour de bon.

Le 6 juin 1944, ce sont 177 bérets verts français du Commando Kieffer qui débarquent sur une plage normande au sein d’une unité britannique. (10 mois après, le 8 mai 45, ces Français seront moins de 100 survivants, et à part un seul d’entre eux, tous auront été blessés au moins une fois mais parfois davantage et plusieurs d’entre eux resteront lourdement handicapés à vie). En ce premier jour sur le sol de France, les Anglais et les Français ont des objectifs militaires différents. Mais ils doivent se rejoindre, le soir même, au pont de Bénouville, qu’on surnommera Pegasus Bridge, par des itinéraires séparés, chacun devant arriver par un côté différent du pont, et essayer s’ils le peuvent, de prendre ensemble le pont, et surtout intact. Chose quasiment impossible !

Préserver ce pont est vital pour la circulation des camions et blindés alliés. Les Allemands, confiants,  le considèrent imprenable. Les Français, bien qu’en retard sur l’horaire mais arrivés les premiers et ne sachant pas où sont les anglais, entreprennent et  réussissent seuls à s’emparer du pont, miné et bourré d’explosifs, par un effet de surprise. Mais hélas non sans pertes. Un bombardier allemand lâche alors une énorme bombe sur le pont. Miracle. Celle ci n’explose pas, rebondit sur le pont et finit dans l’eau. Mais où sont les Anglais ? Encore plus en retard que les Français car ayant du livrer plusieurs combats en cours de route.  Réussiront ils à se rejoindre. Et à quel moment ?

Et c’est à ce moment qu’on entend la cornemuse résonner au loin. Les Français ont quand même le temps de faire chauffer de l’eau pour les Anglais qui à peine arrivés vont commencer par faire du thé. Et découvrir très vite le Calvados apporté par les habitants du coin. Et on entendra le son de la cornemuse et des chants jusqu’à une partie avancée de la nuit au milieu des bruits d’explosions, du canon, des bombes, car sur la côte, à seulement quelques kilomètres,  les combats meurtriers se poursuivent. On y voit même comme en plein jour. Pour ces combattants modestes, l’exploit de la prise de ce pont, et la fraternité entre Anglais et Français réunis, fait entrevoir  l’espoir d’une issue favorable à cette terrible guerre contre les Nazis. L’événement les dépasse. Pour le reste du monde : il s’agit d’un symbole fort dont eux mêmes ne prendront conscience que bien plus tard !

Durant 55 ans, jusqu’à sa disparition, fortement diminué les dernières années,  le sonneur de cornemuse, Bill Millin, reviendra chaque année en France, le 6 juin, pour faire entendre son instrument en franchissant le pont de Bénouville, souvent accompagné par des amis musiciens. Il deviendra une légende, désigné sous le surnom de « Piper Bill » (Bill le sonneur). Un événement à la portée mondiale.

Et la tradition perdure. Cette année cela fera 75 années que des musiciens Anglais, Canadiens, Écossais, Irlandais, Australiens, Bretons ou autres, chaque 6 juin, rejoueront – sur un pont qui a été rénové depuis -, la jonction des forces britanniques avec les premiers  Français Libres. Au son de leurs instruments légendaires. Le symbole demeure. La fraternité avec les Anglais et tous les hommes de bonne volonté se perpétue. Loin du Brexit et de quelques abrutis de politicards qui font passer avant tout, sans honte et sans vergogne, et bien au dessus du bien de leurs peuples, leur  minable, médiocre et insignifiante petite carrière. Dont on ne parlera plus depuis longtemps, dans 75 ans ! »

Richard, Le Chesnay, le 2 juin 2019

« Le chant des partisans » depuis Portsmouth, le 5 juin 2019 !

5 juin 2019

« courrier des lecteurs » – « vos envois de photos, musiques, videos, documents que nous mettons en ligne » – « no comment »

Cortesy of Willard White

20 h 00 : sans doute une meilleure version (si ça marche) !

« We’ll meet again »

5 juin 2019

« le courrier des lecteurs »

Nous nous reverrons, un jour ou l’autre, je ne sais ni où, ni quand, mais je sais que ce jour là le ciel bleu sera sans aucun nuage, je suis certain que le soleil brillera !

20 h 00 : une meilleure version ci-dessous :

Cabestany, le 8 mai 2019 : Commémoration du 8 mai 1945

8 mai 2019

« sans commentaires »

 A Cabestany, Pyrénées Orientales, le mercredi 8 mai 2019 à 11 h 15, La Marseillaise est reprise en choeur par les citoyens de Cabestany, à l’occasion de la Commémoration du 8 mai 1945.

Honneur à nos Ainés !

Cabestany : Commémoration du 8 mai 45

5 mai 2019

Mercredi 8 mai 2019

Rassemblement à 10 h 45, Place du 8 mai 45, à coté de l’école Prévert

Défilé jusqu’au Monument au Morts pour la France à côté du Centre Culturel

Dépôt de gerbes, allocutions officielles

-:-

Journée Nationale du Souvenir de la Déportation (et Hommage aux Anciens Combattants)

28 avril 2019

« sans commentaires »

Dimanche 28 avril 2019 à Cabestany, le matin à 11 h 00

En présence des Cabestanyencs, au nombre desquels, Colette Appert entourée de nos Conseillers de la Droite Municipale sympathisants et amis, Monsieur le Maire de Cabestany a déposé une gerbe en présence des Anciens Combattants et de leurs porte-drapeaux. Il a ensuite prononcé une allocation officielle.

La cérémonie s’est terminée par le « Chant des Marais », suivi de « La Marseillaise » reprise en choeur par les personnes présentes. 

Bon dimanche à tous