Archive for the ‘Actualité Politique’ Category

« Il faut les empêcher de revenir ! » écrivent TOUS nos internautes à Blog-Cabestany !

9 février 2019

Il est des sujets qui divisent, d’autres qui suscitent le débat d’idées. Lorsque le « Benalla Team », à l’Élysée, à Matignon, à l’Assemblée Nationale, lorsque tous ces personnages qui se veulent « irréprochables » sont prêts à nous trahir, à faire entrer le Cheval de Troie dans nos murs, vous n’avez pas de mots assez durs pour les qualifier.

Des mots qu’on ne reprendra pas tellement ils sont le plus souvent violents, injurieux pour ceux qu’on a la malédiction d’avoir au pouvoir. Des mots qui n’ont pas droit de cité dans notre Blog car ils enfreindraient notre éthique. 

D’autres, parmi vous,  font référence à une époque – lointaine pour nous –  où l’on parlait de Collaboration, de Pétainisme, de Forfaiture. Notre amour et notre respect de l’Histoire nous éviteront de nous engouffrer dans des assimilations parfois douteuses. Mais que vous ne trouviez pas les « mots pour le dire » ne fait pas de vous des illettrés, des imbéciles ou des gaulois réfractaires.  Cela ne rend pas non plus votre colère injustifiée. Elle est même à nos yeux légitime !

La Syrie n’aura jamais porté chance à la France dit l’un de nos amis à Paris. En 1941, au Levant,  des Français pensant agir  dans l’honneur, et obéissant à Darlan ou Laval, à Dentz à Beyrouth,  à leurs séides à Alep, tiraient sur d’autres Français qui deviendront les Français Libres et seront des artisans de notre Liberté retrouvée. Quels étaient ceux à l’époque à être « indignes » ? Les braves citoyens qui portaient les armes, tiraient sur d’autres Français ? Ou leurs chefs, qui planqués à Vichy, trahissaient leur pays sans vergogne ? Y a t’il un Sigmaringen du côté de Damas ? s’interroge encore notre ami.

Car pour certains d’entre vous, on a les dirigeants que l’on mérite. On a été chercher les pires qu’on puisse trouver. A nous d’assumer maintenant nos erreurs.

Dans notre rédaction, si on est en accord avec vous, on n’a pas envie de nous étendre sur le sujet.  Vous résumez suffisamment bien la situation pour qu’on s’évite à nous mêmes d’en rajouter une couche.

Mais comme il faut conclure, on reprendra le mail de celui qui nous apparait comme le plus modéré d’entre vous, ce qui n’est pas peu dire :

« nous vivons dans un pays dont le président n’hésite pas à estropier les citoyens parce qu’ils commettent le crime impardonnable de porter un gilet jaune de revendiquer parce que leurs enfants ont faim. mais ce même président s’apprête à dérouler le tapis rouge à des gens qui ont brulé leur passeport tiré sur nos soldats et incité leurs frères restés chez nous à nous tuer dans des attentats sur notre sol. voilà le président que nous avons funestement choisi pour se ranger du côté de nos assassins et aggraver notre destin le destin de la france ! »

Que répondre à cela lorsque ce ne sont pas des gens comme nous qui tenons un discours politique, ce dont nous ne nous cachons pas,  mais de simples citoyens lambda qui éprouvent la nécessité de s’exprimer ainsi au nom de la sacro-sainte Liberté d’Expression ?

« c’est vous qui le dites » – « Sans commentaires »

Conseil Municipal à Cabestany, le jeudi 7 février 2019 à 18 h 00 à la Mairie

5 février 2019

Conseil Municipal à Cabestany, le jeudi 7 février 2019, à 18 h 00

ORDRE DU JOUR

Approbation du compte-rendu du Conseil Municipal du 13 décembre 2018

Affaire n°01

Approbation du rapport de la Commission Locale d’Évaluation des Charges Transférées en date du 10 décembre 2018

Affaire n°02

Commission locale chargée d’évaluer les transferts de charges (CLECT) : désignation des membres

Affaire n°03

Indemnités du Maire, des Adjoints et Conseillers Municipaux Délégués.

Affaire n°04

Modification du tableau des effectifs

Affaire n°05

Demande de subvention : Appel à projets CAF 2019 – Aides spécifiques à l’équipement informatique

Affaire n°06

Demande de subvention DETR 2019 (Dotation Équipements Territoires Ruraux)

Affaire n°07

Demande de subvention auprès de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles Languedoc-Roussillon)

Affaire n°08

Renouvellement Contrat Enfance Jeunesse

Affaire n°09

Adhésion à l’Agence d’Urbanisme Catalane

Affaire n°10

Convention de servitudes : RENOV BASSE TENSION SCI JLT 66 – Autorisation pour signature d’un acte authentique

Affaire n°11

Convention de servitudes : ALIM BASSE TENSION ÉCOLE BUFFON – Autorisation pour signature d’un acte authentique

Affaire n°12

Modification du nom du collège Pablo Casals

Affaire n°13

Dénomination d’un rond-point : Rond-point des Gilets Jaunes

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Information Communauté Urbaine

Décisions

Solidaires avec les retraités !

31 janvier 2019

Les retraités sont dans la rue, aujourd’hui jeudi 31 janvier 2019. Avec nos lecteurs, nous sommes solidaires des retraités, la variable d’ajustement de ce pouvoir qui préfère s’en prendre aux plus faibles et aux plus démunis !

c’est de l’humour, bien sur !

Nous avons lu dans un hebdomadaire cette semaine l’interview du Président des Républicains !

28 janvier 2019

Sécurité et défense

Publié le 24/01/2019

Terrorisme islamiste : refuser la soumission

Grande absente du débat national, la lutte contre le terrorisme islamiste ne doit pas se relâcher. Pour le combattre, il faut adapter notre arsenal juridique, estime le président des Républicains, Laurent Wauquiez dans une tribune à Valeurs actuelles.

Laurent Wauquiez dit :

«  » Parmi les sujets que le gouvernement refuse d’aborder dans son grand débat, il en est un qui nécessite plus que d’autres une vraie discussion : la lutte contre le terrorisme islamiste. Il est urgent d’avoir un débat enfin sérieux sur ce sujet, loin des émotions suscitées par chaque drame, qui finissent par paralyser l’esprit.

Prendre d’abord du recul pour voir la vérité. Plus de 250 morts assassinés par des djihadistes ; des Français tués parce qu’ils étaient juifs ; les symboles de la République pris pour cible ; des meurtres aussi bien dans les domiciles que dans les lieux publics. François Hollande a tergiversé sans oser nommer l’ennemi. Emmanuel Emmanuel Macron est dans dans l’inaction. Il est sorti de l’état d’urgence en annonçant que l’État islamique a été vaincu. Le très beau discours d’hommage au colonel Beltrame est tristement resté sans suite.

La réalité, c’est que le pouvoir s’habitue. Il s’habitue à voir des Français fauchés par la folie meurtrière d’un islamiste. Le dernier attentat de Strasbourg en a été une fois de plus le terrible révélateur. Une journée complète à se demander si quelqu’un qui tue en poussant le cri d’« Allahu akbar » est un terroriste islamiste. Et surtout, on assiste à chaque fois à la même mécanique qui interdit toute réflexion. Au moment de l’attentat, seules les déclarations de compassion sont autorisées ; après l’attentat, on s’empresse d’oublier en attendant le prochain. Et rien ne change. On s’est enfermé dans une routine fatale. On s’interdit de réfléchir aux mesures qui pourraient être prises. C’est pour cette raison qu’il est indispensable de revenir à froid sur ce débat.

La question n’est pas une question facile à poser et je n’en sous-estime nullement les implications. Comment la démocratie peut-elle se défendre contre les ennemis de la démocratie sans perdre son âme ?

La menace a en quelques années totalement changé de nature. Nous devions surveiller quelques personnalités ; ils sont aujourd’hui des milliers. Il s’agissait de réseaux organisés ; nous avons de plus en plus affaire à des individus qui se radicalisent en quelques mois et qui sont prêts à mourir pour tuer. Et nous pensons sérieusement que nous arriverons à les combattre sans adapter notre arsenal juridique ?

Parmi les fichés pour radicalisation terroriste, 4 000 sont considérés comme particulièrement dangereux et capables de passer à l’acte du jour au lendemain. Pourquoi refuser leur internement préventif ? Nous le faisons pour des malades atteints de troubles psychiatriques et on ne le ferait pas pour les terroristes ? Plus de 3 000 de ces individus fichés sont de nationalité étrangère. Pourquoi refuser de les expulser vers leur pays d’origine ? Quelque 200 djihadistes de nationalité française sont encore en Syrie et pourraient revenir semer la mort dans nos rues. Pourquoi refuser de leur interdire le retour en France ? Il y a une centaine de mosquées salafistes et le gouvernement n’en a fermé que cinq. Pourquoi refuser de les fermer ? Plus de 400 détenus radicalisés vont sortir de prison cette année. Pourquoi refuser de les placer en rétention de sûreté, comme cela existe depuis 2008 pour certains criminels présentant « une probabilité très élevée de récidive » ?

Ce qui l’empêche, nous dit-on, c’est que « notre droit l’interdit ». Mais le droit n’est pas immuable dans une démocratie. Il n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour permettre à la démocratie de se défendre. On peut, bien sûr, discuter de la mise en œuvre de telle ou telle mesure. Mais cessons de bannir a priori toute réflexion. C’est au droit de s’adapter à la lutte contre ce nouveau terrorisme.

Certains invoquent la sauvegarde des libertés individuelles, voire de la démocratie. Mais où est la dictature dans ces mesures ? Il va de soi que l’internement préventif ou la rétention de sûreté seraient décidés sous le contrôle du juge. L’Allemagne prévoit dans sa Constitution la lutte contre tous ceux qui veulent abattre la démocratie ; l’Italie expulse dix fois plus d’étrangers islamistes que la France ; Israël a recours depuis longtemps à la rétention administrative ; l’Espagne punit l’endoctrinement et prévoit dans sa Constitution une justice d’exception pour les terroristes. S’agit-il là de pays dictatoriaux ?

Rousseau nous rappelait avec lucidité que le premier devoir du politique, c’est de protéger. Le pire en démocratie, c’est de refuser le débat. Oui, il est possible de lutter contre le terrorisme islamiste. Oui, cela suppose de changer notre droit pour faire face à ces nouvelles menaces. Oui, c’est un choix politique. Nous ne pouvons plus rester dans cette « mortelle défaillance collective » décrite par Pierre Manent, « incapables de ne rien changer à la conduite de notre vie même pour la sauver ». Il est temps que nous en sortions. » »

Laurent Wauquiez

Tags : « c’est eux qui le disent » – « Les Républicains  » – « no comment « 

« Décryptage pour la plupart d’entre nous qui ne portons pas de Gilet Jaune… mais en faisons sans doute partie » par Jean-Louis, pour Blog-Cabestany !

25 janvier 2019

Texte envoyé par l’un de nos fidèles internautes

Titre : « Décryptage pour la plupart d’entre nous qui ne portons pas de Gilet Jaune… mais en faisons sans doute partie, sans le savoir, sans le vouloir ! »

« Le mouvement des Gilets jaunes, par une fulgurance dont seul notre pays semble détenir le secret, a brusquement mis en lumière le contraste criant entre l’univers froid et techno de la mondialisation financière, dominé par la fausseté et l’arrogance, et un élan retrouvé de fraternité, de solidarité et de dignité parmi les humiliés, les offensés et les exploités. Mais ne le sommes nous pas un peu tous ?

 Jamais le mépris de classe n’aura été aussi ouvertement exhibé, depuis « ceux qui ne sont rien » d’Emmanuel Macron, en passant par les « sans-dents » de François Hollande.

En seulement quelque années, en se livrant corps et âme à l’idéologie néolibérale, ces « élites » ont engendré un véritable monstre, celui d’une mondialisation fonctionnant à rebours du bon développement intégré et harmonieux de la société, et qui, tel une sangsue pompant le sang de son hôte, a progressivement détruit le socle des classes moyennes issues des Trente glorieuses.

Ainsi, après les ouvriers, les employés et les agriculteurs, ce sont désormais les retraités et les professions intermédiaires, artisans, indépendants, commerçants, les fonctionnaires, les enseignants, les infirmièr(e)s,  qui mordent la poussière. Quant au recul du chômage …..

Tandis qu’elles livraient l’économie à la loi des marchés financiers, les classes ultra-dominantes se sont appuyées sur un système de représentation statistique qui leur a permis de maintenir le mythe de l’ascenseur social et d’une classe moyenne intégrée : c’est ainsi que le modèle des Métropoles a été vendu comme le parangon de la « mondialisation heureuse ». Mis en place dans l’euphorie par ceux desquels on s’attendait à tout mais surement pas à cette ultime traitrise : les Politiques se réclamant de la Gauche !!!

En effet, si on s’en tient aux statistiques officielles de l’Insee – utilisées par l’ensemble de la classe politique – plus de 80 % des Français vivraient dans des « agglos », communautés urbaines ou Métropoles, ce qui validerait l’idée que la grande majorité de la population en France est « urbaine ». Le paysan ou le viticulteur d’une commune rattachée à une agglo devenant un « citadin » pour nos énarques. Quelle foutaise ! Les lieux d’exclusion se cantonnant ailleurs. Mais où est donc cet ailleurs ? Dans cette fameuse « périphérie » : un mot qui ne recouvre aucune réalité géographique sérieuse.

La réalité est autre. La vraie fracture n’oppose nullement le monde urbain au monde rural, ou les centres-villes aux banlieues. Le fossé existe entre quelques grosses et dynamiques Métropoles, où tout le monde est d’ailleurs loin, et même très loin d’être au même niveau social, et le reste du pays ; Lequel représente en réalité plus de 60% de la population française, vit sur un territoire immensément grand mais bien plus peuplé qu’on veut nous le faire croire. Dans ces 4/5ème ou plus de la surface de l’hexagone, y sévissent la fragilité sociale, le travail précaire, le chômage, les petites retraites, l’exclusion. Il faut bien se le mettre en tête !

Cette France dit faussement « périphérique », qui est pourtant plus importante en nombre d’habitants et en surface que ces métropoles, semble ne présenter aucun intérêt, pire ne pas exister. On n’a pour elle aucune considération, et on la rabaisse en importance pour des raisons obscures. Elle est totalement oubliée, niée, rejetée,  tandis que les métropoles attirent tout à elles, dans une logique de concentration sans précédent. Empilant des compétences qu’elles ne peuvent plus assumer, mais recevant le plus gros des subventions, des aides au développement, des attentions quant à leur équipement, d’où des créations d’emplois (restant toutefois relativement faibles), un commerce qui parfois ne fait que survivre, des services publics en nombre mais au service des seuls urbains. Ailleurs on ferme des gares, des bureaux de poste, des maternités, des hôpitaux, des tribunaux, des commissariats, des usines, des commerces. Et on s’entasse parfois dans ces villes dont l’urbanisme est tellement mal entretenu qu’il s’effondre sur la tête des gens.

Jusqu’en 1999, la croissance aura bénéficié, même si c’était de façon parfois très inégale, à l’ensemble de tous nos  territoires, urbains ou non. A partir du début de ce nouveau siècle, on sait ce qu’il en est advenu, et en 2018 ce sont 60 départements qui dévissent ! Le RSA qu’on ne peut plus payer. Des impôts locaux démentiels à l’instigation d’élus ayant perdu la raison et qui appauvrissent les classes moyennes.  Le processus de Métropolisation correspondant bien à une fracture des élites d’avec le peuple. Une hausse démesurée de l’immobilier faisant fuir des gens ayant pourtant du travail, mais les rejetant plus loin,  au profit des agences bancaires, commerces de luxes, bureaux, activités de service, médecins. Sauf qu’en même temps, pour ces populations qu’on éloigne des centre ville, on augmente les taxes, le carburant, et on supprime les transports et les services publics.

Métropolisation devenant synonyme de Mondialisation. La révolte de citoyens stigmatisés, que nos élites ne cherchent pas à comprendre, et même condamnent,  étant qualifiée de « populisme ».

On a substitué au triptyque : commune-département-nation, établi en France depuis la Révolution, de grandes intercommunalités rigides, de grandes régions souvent artificielles, sous la coupe d’une Europe bureaucratique dominée par les lobbies.

Pour compenser l’effondrement de l’économie réelle, la désindustrialisation, la délocalisation, le chômage et la précarité, et pour maintenir à flot la bulle financière, ce système se shoote à la dette et à la planche à billets, reportant de cette manière le poids sur les plus fragiles et les générations futures. C’est ainsi que s’est mise en place une redoutable machine de précarisation des classes moyennes, ou d’appauvrissement systématique de l’État, au travers d’un transfert du patrimoine public vers la sphère privée accaparée par un seul petit nombre. Le dogme de notre nouveau Président.

Une nouvelle classe populaire qui, de plus en plus consciente d’elle-même, du fait qu’elle a été sortie de l’histoire et que la démocratie s’exerce sans elle, ressent le besoin de monter de nouveau sur la scène, afin de regagner ses droits et sa dignité. D’où ces gilets jaunes, dont tous sont loin d’être exemplaires, et affaiblissent l’économie, quand il ne s’agit pas de casser pour rien, ce qui ne fait pas avancer quoi que ce soit et nous entraine vers le chaos. Mais ne devait t’on pas s’attendre à ce genre de réaction un jour ou l’autre ?

En 2019, le citoyen lambda n’a plus à se revendiquer d’une quelconque idéologie de Droite, de Gauche, des extrêmes, ou encore du Communiste et autre doctrine, pour dire qu’il en a marre de se faire exploiter par un nombre limité d’élites. Des individus qui servent des sociétés supranationales qui polluent notre cadre de vie en s’enrichissant sans mesure. Des gens se sentant supérieurs au reste du peuple et qui prônent la mondialisation seulement pour garder leurs avantages. Car cette caste de privilégiés n’oublie pas de servir au passage pour bien vivre. Allant jusqu’à tondre les plus faibles.

Jean-Louis, l’un des internautes qui interviennent de temps à autres sur ce Blog, et qui nous envoie ce texte, nous dit qu’il s’est largement mais librement inspiré des écrits d’un certain Christophe Guilluy, que nous on connait comme étant un géographe.  Dont acte. Et on préfère le savoir maintenant plutôt que de le découvrir un jour.

Jean-Louis conclut : « Si nous ne portons pas tous et parfois loin de là, un Gilet Jaune, nous ressentons, toutes et tous, que quelque chose ne tourne pas rond et qu’il conviendrait de redresser la barre alors que nos gouvernants nous envoient dans le mur »

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Postmaster : Merci, Jean Louis. Et si vous nous lisez,  envoyez nous, à votre tour, vos textes !

« Non, on ne va pas vendre l’Alsace à l’Allemagne aujourd’hui, mais….. » écrit Electron Libre

22 janvier 2019

 

Aujourd’hui, 22 janvier 2019, le Président français, Emmanuel Macron, se rend à Aix-La-Chapelle, en Allemagne, pour signer, avec la chancelière allemande, Angela Merkel, un traité qui doit relancer « l’intégration » entre la France et l’Allemagne !? En ce jour anniversaire d’un Traité de l’Élysée dont vous n’avez sans doute jamais entendu parler et qui date de 1963. Il s’agit pour nos deux dirigeants politiques de grimper une nouvelle marche dans un rapprochement irréversible entre Paris et Berlin.

Angela avait pris des mesures pour que le contenu de ce nouveau traité, prévu quand même de longue date,  ne soit pas connu à l’avance. Démocratie oblige !!! Du côté de la France, notre Président en avait décidé de même. Ça c’était avant les Gilets Jaunes, avant que les réseaux sociaux ne parlent d’une vente de l’Alsace à l’Allemagne. Farfelu : sans doute.

Si les choses s’étaient passées comme les deux leaders le souhaitaient, le texte du traité concerné n’aurait été connu que le jour de la signature. En fait, le texte a fuité à l’initiative de l’un des bons ou mauvais génies qui conseillent notre Président. Qui a aussitôt officialisé sa mise en ligne pour éviter bien des arrières-pensées et encore des tracas pour lui.

Un texte qui va dans le sens de la philosophie allemande qui voudrait voir l’avènement d’une « Europe des régions », faisant fi des nations. Une Europe dirigée par l’Allemagne. Ce qui fait dire à certains extrémistes que ce que les allemands n’ont pas réussi avec leurs panzers en 40, ils pourraient réussir à le faire en 2019 grâce à notre Président ! Incongru, certes !

On ose espérer que ce traité soit présenté pour être ratifié ensuite par le parlement. Voilà un sujet qui pourrait aussi être soumis à un referendum populaire, ce que le Président n’aura surement pas le courage de faire. Il est certain que les Français voteraient davantage le rejet du Président qu’un texte auquel ils ne comprennent rien.

Un traité qui touche à la souveraineté nationale. Mais on n’est pas à la veille de voir Berlin devenir notre capitale. On y parle :

  •  d’une politique de défense et d’une politique étrangère communes à nos deux pays. Incluant un engagement des deux pays à soutenir l’autre s’il était attaqué.
  • du soutien de la France pour que l’Allemagne dispose d’un siège permanent au conseil de sécurité de l’ONU. Et certains d’évoquer un siège partagé et tournant : six mois pour l’un, six mois pour l’autre.
  • de la possibilité de création de sortes de communautés urbaines, bien utopiques – à inventer – entre les deux pays (d’où cette rumeur de cession de l’Alsace). Car ce n’est pas demain que l’on verra un service de ramassage des ordures commun à Toulouse et Munich. Mais une gouvernance unique concernant l’économie d’une région allemande qui engloberait Strasbourg ? Des contrats de travail pour les Alsaciens, identiques au modèle allemand,  basés sur 40 heures hebdomadaires, des salaires renforcés pour les français, des acquis sociaux diminués ?  On aurait pas fini de voir du monde dans la rue !
  • du souhait de renforcer les liens économiques entre les deux pays mais dans le cadre d’une intégration renforcée dans l’Europe.

Plusieurs partis politiques, qui croient pourtant à l’Europe, sont quand même réservés sur la nécessité de signer un tel traité. Qui va davantage vers un renforcement de la monnaie Européenne plus ou moins dirigée par l’Allemagne. Et qui marginalise même les pays d’Europe qui ne sont pas passés à l’Euro. Le Brexit provoque tellement d’inquiétude. Mais plus pour la solidité de l’Euro que sur l’unité de l’Europe. Étrange !

Et à Londres, depuis plusieurs jours, car si les français veulent savoir ce qui se passe dans leur pays, mieux vaut pour eux de lire la presse britannique, on ne parle que de ce traité. Qui donne des arguments aux partisans du Brexit.

Quand en cas de conflit entre l’Allemagne et un autre pays, on devrait utiliser peut être  l’arme nucléaire pour défendre l’Allemagne. Mais on voit mal l’Allemagne être l’objet d’une guerre dans laquelle la France ne serait pas impliquée.

Et quel avantage pour la France si elle permet à l’Allemagne d’avoir un siège permanent au Conseil de sécurité,  de temps à autres, à notre place ?

Quant à la création de ces communautés urbaines entre nos deux pays, on n’en est pas encore là. Car cela voudrait dire qu’on abolit complétement les frontières entre nos deux pays, ce qui est déjà plus ou moins le cas. Alors concernant les migrants que l’Allemagne a fait entrer en masse ? Et des impôts locaux payés à une agglo allemande ?

Et surtout, va t’on vers une uniformisation de la fiscalité, de la transition énergétique, comme Madame Merkel demande aux Français de les faire, sans succès, depuis bientôt dix ans.

Il y a pour le moins un paradoxe à ce qu’un traité de cette ampleur soit signé par un président français entravé par les problèmes de confiance avec les citoyens de son pays et la chancelière allemande profondément affaiblie politiquement, dont les jours sont comptés.

Voilà qui nous donne des craintes. Pas de voir l’Alsace cédée aux Allemands, bien évidemment. Mais de voir une partie de notre souveraineté disparaître dans un traité qu’on s’apprêtait à cacher – à l’avance – aux citoyens de nos deux pays !? Le mettant devant le fait accompli. Mais n’est ce pas justifié ?

Et va t’on demander leur avis aux Français ? 

Vous reprendrez bien un « Cocktail Schengen» : un tiers de Beaujolais, un tiers de bière Belge, et le dernier tiers de Schnaps ! Pouah !

Electron Libre

La rédaction de Blog-Cabestany : Merci à vous, Électron Libre, journaliste d’opinion à Paris, indépendant, de nous honorer de votre confiance, en nous adressant des fiches de travail, gratuitement, que vous pensez pouvoir nous intéresser. C’est toujours le cas. Des documents préparés par vous qu’on retrouve sous forme d’articles dans divers médias, sous différentes signatures, et dont les tournures de phrase changent pour éviter toute ressemblance. NOUS, on vous publie sans changer une seule virgule ! Cela donne une certaine valeur à notre Blog que de pouvoir y insérer du contenu de gens de qualité. Mais une opinion reste une opinion, pas une conviction ! MERCI.

Et quand l’agence de presse allemande Reuters, l’équivalent de l’AFP, émet l’idée de l’étude d’une fusion éventuelle, et pour nous improbable, entre notre Assemblée Nationale et le Bundestag, faut il s’étonner que les réseaux s’enflamment ?

« Glyphosate, pesticides… et si on nous laissait choisir ce qu’on met dans nos assiettes », écrit Marie-Josée

18 janvier 2019

Le Pharaon Emmanuel GLYPHOSATON 1er

Plutôt que de réagir nous mêmes, on aura trouvé préférable d’attendre que vous réagissiez vous mêmes, et nous adressiez vos commentaires sur l’émission télévisée d’hier soir, jeudi 17 janvier 2019, à 21 h 00, sur la 2, concernant, entre autres, le glyphosate.

Où l’on aura quand même appris comment notre nouveau ministre de l’Écologie, anciennement Président de l’Assemblée Nationale, se débrouillait pour faire passer certains amendements à 5 h 00 du matin (ce qui est contraire au règlement de cette noble assemblée) et comment on magouillait  pour faire voter les quelques députés de la Majorité qui n’étaient pas partis se coucher,  contre leur gré, mais pour satisfaire un Président de la République qui nous « déçoit » chaque jour davantage. Et encore on n’utilise pas les mots qui nous viennent à la bouche ! Quant à ceux que certains d’entre vous utilisent !!!

Pour certains d’entre vous il faut légiférer, réglementer, encadrer, interdire.

Pour d’autres, il faut donner le choix au consommateur.

Pour nous, et pour l’Association Trait-d’Union-Cabestany, tout cela n’est en rien contradictoire et on peut faire les deux.

« Marie-Josée » qui nous écrit de temps à autres, et qui est institutrice de maternelle d’une petite école en zone rurale dans notre département, pas tellement loin de Perpignan, écrit :

« mon école borde les vignes. Lorsque le viticulteur répand son glyphosate, avec son masque sur le visage, ses gants, ses protections, il en absorbe sûrement moins que les petits et moi-même. Il explique que sans ce produit il ne pourrait plus faire pousser sa vigne. Va t’on apprendre que les Romains utilisaient déjà le glyphosate ? Il va jusqu’à dire que si le produit est interdit, il passera outre. Je ne lui souhaite pas de mal, mais lorsqu’un membre de sa famille ou lui même développera une grave maladie, il dira en bêlant : « je ne savais pas ». Et qu’on nous laisse choisir…………………  »

Vous êtes plusieurs à nous dire que si on nous informe mieux, et qu’on nous laisse le choix, en toute connaissance de cause, d’acheter des produits exempts ou non de pesticides, le marché se régulera pas lui même. Sans avoir à recourir à des lois.

On trouve de tout dans vos commentaires, comme celui de cet internaute qui trouve honteux qu’on puisse préférer le bio pour nos enfants dans les cantines. On lui fait une proposition : qu’il nous envoie une vidéo pour le dire et où l’on voit son visage. On lui promet la célébrité !!!!

Mais vous pouvez toujours intervenir auprès de notre Blog, quand vous le voulez !

« Participer au Grand Débat National »

17 janvier 2019

Le Grand Débat National

On s’abstiendra, du moins pour le moment, de faire de commentaires concernant un événement sur lequel on lit tout et son contraire.

Mais vous voulez, soit en savoir davantage, soit participer, et vous vous retrouvez sur de nombreux sites de Partis Politiques, Associations, Quotidiens, Hebdomadaires, Blogs, sites divers qui font que vous êtes perdus. Et vous nous demandez conseil. Pour que l’on vous donne cette information ou pour savoir où aller pêcher la vérité, hors des fake-news et interprétations fantaisistes voire complotistes qu’on a, tout comme vous, expérimentés. Jusqu’à la nausée !

Pour ce qui est de vous raconter les choses à notre sauce, on verra cela plus tard. Pour ce qui est de l’information officielle, sur laquelle vous êtes assez grands pour vous faire votre propre opinion, pourquoi ne pas aller sur le site officiel du gouvernement. Que Google semble – en effet – ne pas vouloir classer en tête de liste. Car on n’y vend ni soupe, ni lessive ! Mais vous pourrez, sous votre nom, ou sous un pseudo, en donnant une quelconque adresse email, être régulièrement informés.

Juste un clic :

https://granddebat.fr/

ou encore pour contacter des organisateurs d’événements   ( peut être dans les P.O. ?)   par email : reunionslocales@granddebat.fr

et vous nous raconterez !!!

Non, Messieurs les Communistes, ne faites pas l’amalgame entre la « Retirada » de 1939 et l’immigration sauvage qui s’abat sur notre pays de nos jours !

7 janvier 2019

Liberté d’expression !

Alicia de Blog-Cabestany écrit :

Lorsque je dis « messieurs les communistes », il s’agit d’une formule littéraire puisque je réponds à une Cabestanyenque, qui se veut être communiste, ce qui est son droit imprescriptible, mais qui voudrait nous donner des leçons et cela je ne peux pas l’accepter.

J’admets que ma culture franco-américaine ne me permet peut être pas de comprendre les spécificités de la culture Catalane. Que je respecte au plus haut point. Mais ma formation d’Historienne me donne le droit, quand il le faut, de remettre les pendules à l’heure !

Les Catalans espagnols, il y a 80 ans,  se sont battus avec courage pour leurs idées. Ils ont versé leur sang pour leurs convictions. Leur idéologie du moment était elle la bonne ? Face à la brutalité Franquiste, ils n’avaient sans doute pas d’autres choix que de défendre leurs familles, leurs logis, leurs biens. Et au delà de la doctrine, il y avait cette misère endémique et cette injustice sociale qui était le lot du peuple en Espagne. Mais lorsque des citoyens se révoltent, hier en Espagne, aujourd’hui en France, au nom de cette injustice, ne les méprisons sûrement pas ! J’aime à relire « l’Espoir » d’André Malraux.

La « Retirada » fait aussi, intrinsèquement, partie de l’Histoire de la France. Lorsqu’un demi million d’espagnols, majoritairement des Catalans, mais aussi des Madrilènes ou encore des Basques ont franchi les Pyrénées en ce début d’année 1939. Avec à leur égard, la sympathie des français frontaliers de l’Espagne, de Perpignan à Bayonne.  Surtout dans les Pyrénées Orientales puisqu’ils furent plus nombreux à franchir la limite de notre département que le nombre de ses habitants, à l’époque,  qui avoisinait seulement les 250 000.

L’Etat Français s’était engagé à en accueillir environ 120 000. Peut être pas de gaieté de coeur. Avait il anticipé, avait il préparé leur venue ? Préoccupé par la menace Nazie. Si l’Espagne Franquiste basculait du côté des Allemands peut être serait on heureux d’avoir des espagnols dans notre camp. La France fut rapidement débordée par le nombre de ces réfugiés. Auraient ils été moins nombreux qu’on les aurait mieux accueillis ? On accueille mille fois mieux aujourd’hui ceux dont on ne veut pas que ceux à l’époque qu’on avait décidé d’accepter.

Comment furent ils accueillis, se retrouvant parqués comme du bétail sur le sable glacé de nos plages, au début sans abris, dans le froid de l’hiver, entourés de barbelés, dénutris, malades, pour certains mourants, gardés par des spahis marocains de l’armée Française ? Je n’en ferai pas une thèse de Doctorat. L’ironie de l’Histoire qui – le plus souvent – peut ne pas être vraiment drôle, est que les troupes que Franco fit débarquer en Espagne, en arrivant des Canaries,  pour conquérir le pouvoir à Madrid et Barcelone et mener la guerre contre ces mêmes républicains espagnols, étaient composées également de Marocains. Évitez, si du moins vous en êtes capables, de voir en mes propos un quelconque racisme. Je ne suis absolument pas raciste !

Tous ces « refugiados » ne restèrent pas sur notre sol. Certains partirent pour la Russie, pour ce qu’ils pensaient être leur « terre promise » !?!? Des dizaines de milliers iront au Mexique, en Amérique du Sud et un peu partout dans le monde. D’autres, nombreux, iront s’installer en Afrique du Nord, principalement en Algérie. Et personne ne devrait oublier que la Résistance contre les nazis, du moins dans notre département, aura eu comme socle ces réfugiés catalans qui après avoir versé leur sang pour leur terre d’origine étaient prêts à le verser de nouveau pour leur nouvelle Patrie, la France !

Ces Catalans partis en Afrique du Nord firent partie des « Pieds Noirs » obligés de choisir entre « la valise et le cercueil » en 1962. Les rapatriés qui purent quitter le Maghreb n’avaient donc qu’une valise en arrivant par bateau à Marseille. Une valise que les sympathisants communistes, dockers de la C.G.T., s’empressèrent – pour certains – de jeter au fond de l’eau,  dans le port. Quel accueil charitable ! Pour des frères, des compatriotes Français qui parlaient notre langue et venaient pour s’intégrer en métropole. Mais lorsqu’on voit l’accueil réservé par la Mairie à ces mêmes « pieds noirs », chaque 5 décembre, à Cabestany, on s’aperçoit que rien n’a vraiment changé.

Les « refugiados » de 1939 ont apporté leur pierre à l’édifice de la Nation France. Ils méritent notre respect.

Lorsque Mélanie (sans doute un pseudo), Cabestanyenque et communiste, et de cela je n’ai guère de doute, se targue d’une philosophie qui voudrait qu’on doive accueillir tous les migrants du monde, je m’inquiète. Même si elle a un grand appartement dans lequel j’aimerai qu’elle me dise qu’elle est prête à en héberger plusieurs. Au nom du communisme, dit elle. Peut être s’avance t’elle un peu trop. Je ne m’estime pas compétente pour en juger. Mais lorsqu’elle cherche à nous convaincre que les migrants actuels, illégaux,  sont à comparer à ces femmes et ces hommes de la « Retirada », je lui dis : « STOP. J’aimerai déjà savoir si dans sa famille il y eut des réfugiés issus de Catalogne.  Peut être aussi des  Italiens, ou Polonais, ou Portugais…. ou Bretons.

Ces migrants qui viennent sur notre sol aujourd’hui sans y avoir été invités n’ont rien de comparable, de commun avec ces malheureux, femmes, hommes, enfants, vieillards, fuyant à pied, à cheval, mitraillés en piqué par les stukas des boches.  Ces nouveaux migrants viennent ils pour construire la France lorsque certains ne demandant rien à nos autorités, se précipitent à Calais, et ne veulent que passer en Angleterre. Ont ils porté les armes dans leur pays pour défendre leur famille si elle était opprimée. Ont ils Résisté, chez eux, au noble sens du mot au point de mettre leur vie en danger ? S’ils viennent de nos ex-colonies, peut être nous regrettent ils ? (c’est de l’humour) Viennent ils tous de pays en guerre comme cet ex-barman du Club Méditerranée au Sénégal qui arrivé en Italie, par avion, comme touriste, s’est dépêché de jeter ses papiers dans une poubelle à Rome, avant de passer en France sans que personne ne lui demande quoi que ce soit. Demandeur d’asile, et accepté comme tel, car il ne parlait alors plus du tout le Français, s’était rajeuni de 10 ans pour qu’on le prenne pour un mineur, prétendait venir d’un pays en guerre sauf qu’il ignorait jusqu’au nom de la capitale de ce pays qu’il était incapable de situer sur une carte. Mais il y a aussi des fonctionnaires en France, naïfs ou complices, ou mus par certaines idéologies. Ce faux réfugié mais vrai migrant, percé à jour, avouera sans s’en cacher que son but était de faire venir le plus possible de membres de sa famille. Car ça marche à presque tous les coups. Une immigration incontrôlable ? Plutôt incontrôlée par la volonté ou le laxisme de nos politiques à Paris ou à Bruxelles. Qui ont signé ce « Pacte de Marrakech » qui ne nous oblige en rien de façon légale, sauf sur le plan moral, à savoir d’accueillir comme des invités tous ceux qui entrent pas effraction en France. Et on ne devrait même pas leur demander leurs raisons, d’où ils viennent, qui ils sont ?  Si c’est cela le communisme…. Mais je ne tombe pas dans le panneau et je pense avoir un peu plus de discernement.

Mélanie, je n’ai pas de convictions politiques qui m’attirent vers les extrêmes. D’un bord comme de l’autre. Mais je ne supporte pas que des gens comme vous essayent de nous donner des leçons. « Mes amis communistes », et j’en ai quand même quelques uns  parce que je suis loin d’être parfaite,  réussiront ils un soir à m’expliquer leurs contradictions ? J’en doute fort. Et n’oubliez pas, chère concitoyenne,  demain soir, de vous rendre aux vœux de Monsieur le Maire !!!! Qui vous abreuvera comme chaque année de ses boniments. Allez écouter avec dévotion la parole bénie ! Croyez tous les bobards qu’on vous racontera si c’est ce que vous voulez et contre cela je ne peux pas grand’ chose. Moi je n’irai pas. Mais je doute fort aussi que quelqu’un m’y attende !

Alicia

« J’ai vu des hordes de gilets jaunes dans les rues de Perpignan, ce samedi » écrit Jean-Jacques sur un ton sarcastique !!!

5 janvier 2019

Image d’archives, non contractuelle

Jean-Jacques envoie ce mail à Blog-Cabestany cet après midi, samedi 5 janvier :

« J’ai mis trois heures aujourd’hui pour récupéré un vêtement dans un magasin du centre de Perpignan. Je pense que je n’avais pas encore vu autant de gilets jaunes dans les rues à Perpignan en decembre. Je suis le premier à esperé que le mouvement va s’arreter. Les baisses de taxes sur le carburant qui me permet d’aller travailler me satisfont. Je parle pour moi. Aujourd’hui j’ai vu des seditieux des anarchistes des sans-dents des sans-culotte des ultra de je ne sais quel bord qui menacent la république. C’est de l’humour bien sur. Je reprend les mots du gouvernement. Car en réalité j’ai vu des gens comme moi des gens qui me ressemblent et meme mon fils qui m’a présentée sa Julie que je ne connaissais pas. Le jaune lui va bien. J’aurais souhaité que le commerce reprenne que l’économie chancelante se stabilise car c’est nous qui allons payé les pots cassés. Mais quand j’entends ces représentants du gouvernement qui n’ont jamais entendu les balles sifflées à leurs oreilles. Qui partirez comme des lapins atteints de la tourista s’ils étaient face aux manifestants mais qui se permettes de les désigner de mots méprisants je comprends leur colere. Ce gouvernement provoque. Les ministres sont des tartarin de tarascon des matamore des épouventails à oiseau. Ils savent juste divisé. Qu’ils partent. Le président avec.

La rédaction : « C’est vous qui le dites ». Votre mail est quand même la synthèse de plusieurs commentaires reçus aujourd’hui. Même si on a de la sympathie pour les Gilets Jaunes on aurait en effet aimé que tout rentre dans l’ordre en attendant ce grand débat national dont tout le monde se méfie d’ailleurs. Car la confiance n’y est plus. Si jamais elle a existé entre les citoyens et ses gouvernants. Mais cette façon lamentable qu’à le gouvernement de parler avec mépris des citoyens et de les stigmatiser est une erreur. A moins que cela ne soit voulu . Pour nous faire nous opposer les uns les autres ?  Inquiétant ! Merci de votre témoignage.

19 heures : Jean-Jacques, rassurez vous, nous avons bien reçu les photos jointes à votre mail et que vous avez prises aujourd’hui devant la Préfecture. Mais on y voit des visages en gros plan. De personnes qui n’ont peut être pas envie d’être mises en ligne sans leur accord. Cela fait partie de notre éthique même si certains d’entre vous nous disent que nous avons des « pudeurs de gazelle ». On préfère cela plutôt que de chercher le buzz et de se la jouer en « gros lourdauds ». Amitiés.

« le Macron « nouveau » n’est pas arrivé » écrit Philippe Bilger !

3 janvier 2019

Philippe Bilger commente les voeux du Président sur son blog « Justice au singulier » :

« Debout pour montrer de l’allure. On ne reste pas assis devant le peuple.

Un discours trop long mêlant satisfecit, souhaits généreux et généraux, considérations sociologiques et analyse psychologique. Une volonté de donner ou de redonner confiance à la France.

Trois exigences selon lui : vérité, dignité et respect.

La manière dont il les a abordées est difficilement critiquable – sauf un passage superfétatoire sur les fausses nouvelles ! – de même d’ailleurs que le choix de ces vertus publiques et privées fondamentales. Il n’empêche qu’il s’est heurté implicitement, faute d’avoir eu l’audace de les affronter à coeur ouvert, au souvenir de certaines péripéties de 2018, qui ont démontré, et encore tout récemment, de la part du pouvoir, la violation des règles énoncées par le président.

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Vérité, dignité et respect, qui n’a pas immédiatement pensé que c’était d’abord à Emmanuel Macron, à ses collaborateurs et à son gouvernement de cultiver et de magnifier ces valeurs ?

On est resté sur notre faim tant l’exercice de contrition a été à peine allusif, voire inexistant. Il a dénoncé les violences et excès des Gilets jaunes sans les nommer. Il a rendu hommage aux militaires et aux forces de l’ordre, et c’était normal.

Je n’ai pas eu l’impression d’écouter un propos aussi dramatique et volontariste que l’année écoulée l’aurait mérité.

Rien n’était faux ni malséant. L’humanisme était au rendez-vous. L’avenir sera souriant si nous ne doutons pas de nous avec notre président qui croit en lui et en nous.

Il n’a pas seulement fustigé les odieux GJ. Pour tous les autres, ceux dont il a été obligé de reconnaître la légitimité, la justice sociale et la validité humaine du combat, il n’a pas été maladroit dans son expression. Il a usé du « nous » comme s’il n’avait pas été dépassé par les événements mais se les était appropriés. Un nous comme un hommage tardif. Presque une usurpation.

La tradition a été respectée. Exercice ni pire ni meilleur que beaucoup d’autres. Le président ne reprendra pas la main mais j’ose espérer qu’il arrêtera sa dégringolade.

Inquiétude ultime: il a exposé sa politique, celle qu’il a menée et qu’il s’engage à continuer mais a-t-il convaincu les Français de la nécessité de la mettre en oeuvre avec le président qu’il est ?

Je n’en suis pas sûr et pour 2019, sans tomber dans le défaitisme, j’ai peur pour la France et pour lui. »

Signé : Philippe Bilger, Magistrat honoraire

Source : https://www.philippebilger.com/blog/2018/12/le-macron-nouveau-nest-pas-arriv%C3%A9-.html

Tags : « nous relayons leurs articles avec leur autorisation » – Liberté – Liberté d’expression – Démocratie – Blog-Cabestany

« Postmaster », le collectif des rédacteurs anonymes de Blog-Cabestany vous souhaite une bonne et heureuse année 2019!

2 janvier 2019

L’Éditorial de « Postmaster »

Sous la plume d’Alicia, mais au nom de toute la rédaction

« Pour commencer je vais remercier tous ceux qui nous ont déjà envoyé leurs vœux. Ou qui le feront dans les jours qui viennent. Pour Colette Appert, ses conseillers, l’Association, notre Blog. Il y a comme toujours énormément d’encouragements dans vos voeux. Des vœux venant d’amis, de personnes que nous connaissons mais aussi de personnes inconnues, auxquelles nous assurons la confidentialité la plus absolue. Des internautes qui ne risquent pas de se faire contacter par La Redoute ou un autre marchand à cause de nous, car leurs adresses sont mises provisoirement sur un ordinateur qui n’est pas connecté à Internet avant d’être effacées. Ni Facebook, ni Microsoft, ni WordPress ne pourront nous faire le coup de la faille de sécurité. Qui les arrange bien ! Car tout cela est du pipeau orchestré à notre insu. Arrêtons d’être dupes.

C’est avec un immense plaisir que je présente mes vœux – au nom de tous – de bonne et heureuse année 2019 aux visiteurs tout comme aux habitués des pages internet de Blog-Cabestany. Que l’on soit lu par des Cabestanyencs, cela nous fait chaud au cœur. Qu’on soit lu par des Perpignanais, Canetois, Argelesiens ou même à Font-Romeu nous enchante. Mais lorsque l’on reçoit un message du Havre, de Lorient, ou de Belfort on ne s’en étonne plus. Toutefois, pour nous : « C’est Cabestany, d’abord ». Le lieu où presque tous les rédacteurs de ce Blog habitent et votent. Mais  travaillant hélas souvent  ailleurs. Ce département oublié par la nation n’offrant pas assez de boulot. Et beaucoup de nos amis faisant parfois des centaines de kilomètres pour rallier Toulouse, Narbonne, Montpellier, mais toujours contents de rentrer au bercail pour y passer leurs jours de repos au milieu des leurs. Après être passés par la pompe à essence !

Car il est certain que si nous étions tous au chômage, restant à la maison, on produirait moins de CO². La France représente largement moins de 1% de la pollution mondiale. 50 fois moins que les Etats-Unis. Mais nous sommes dans la repentance. Et en haut lieu on prend ce prétexte pour nous taxer et nous taxer encore, sachant que pas un sou ne va à la transition écologique. Mais les menteurs qui nous dirigent n’ont plus que ce moyen pour alimenter la boite de Pandore qui sert à nourrir les « copains et les coquins ». Et à côté de cela, on continuera à nous empoisonner avec toujours plus de glyphosate. Par des gouvernants que nous allons finir par mépriser autant que eux nous méprisent. Quelle imposture ! Parce qu’ils nous prennent vraiment dans ce pays pour des abrutis !

Car ce que je vous souhaite, que mes amis de ce Blog vous souhaitent, c’est un bonheur simple. De la santé bien évidemment, mais de profiter aussi des petits plaisirs de la vie, du bonheur d’être en famille, d’avoir des amis autour de soi sur lesquels on peut compter. Dans un monde qui nous paraît de plus en plus dangereux, avec une mondialisation qui laisse de moins en moins de place à l’humain, un capitalisme qui devient sauvage, un libéralisme qui n’a comme responsables que nos dirigeants politiques actuels de plus en plus hypocrites, ne laissons pas échapper ces petits bonheurs qui font notre quotidien. La joie de voir grandir nos enfants, de nous occuper de nos parents, de partager de bons moments avec nos amis. De lire un bon livre, écouter de la bonne musique, déguster un bon plat, se promener à la mer ou à la montagne. Et essayons de passer moins de temps sur ces réseaux sociaux qui nous abrutissent. Et dont l’on se sert pour nous formater la pensée et l’esprit. Jusqu’au sommet de l’Etat où comme aux Etats-Unis, on tweete !!! Plutôt que de nous parler « en direct », les « yeux dans les yeux », avec un minimum de courage. Et Mémé Lucienne n’a pas de portable ! Et Maurice dans son EHPAD pas d’ordinateur (et même pas d’infirmière).

Car sur le plan collectif, nous n’avons hélas sans doute pas de miracle à attendre de ceux qui nous gouvernent à Paris et nous montrent si peu d’empathie. Leur médiocrité nous apparaît un peu plus chaque jour n’avoir aucune limite. Aujourd’hui, les Benalla et consorts, ou ceux qui leur ressemblent sont au pouvoir. Mais parce que nous les y avons mis, aveuglés par leurs discours mensongers. Si cela pouvait seulement nous servir de leçon pour l’avenir !

Heureusement, nous avons la chance à Cabestany d’avoir une Droite Municipale qui mouille la chemise. Qui fait le boulot. Mais encore faut il aussi la soutenir !!!

Et notre objectif, concernant ce Blog, est qu’il soit de plus en plus celui que fabrique nos lecteurs. Nos internautes. On aimerait que plus une seule ligne, plus un seul mot ne soit écrit de notre main et que tout ce que vous lisez provienne de vos commentaires, de vos contributions. Nous n’avons pas à vous dire ce que vous devez penser. Ce serait prétentieux de notre part. Mal venu. Et incongru. Mais vous avez le droit de savoir ce que d’autre pensent autour de vous. Pour vous sentir en accord avec eux. Ou pour au contraire vous démarquer et assumer vos choix. Pour ne pas avoir l’impression que vous êtes seuls à avoir les convictions que vous avez. Vous n’êtes pas seuls. Vous n’êtes plus seuls. Et c’est à cela que nous servons, sinon à quoi servirions nous ?  « C’est vous qui le dites ».

Continuez à nous écrire en 2019, avec sincérité, sans vous retenir au niveau des idées, mais si vous le pouvez avec des mots courtois. Sans haine. Rien n’est pire pour nous que de devoir « modérer » vos propos. Continuez à nous envoyer des commentaires, des textes, des dessins, des vidéos, des idées d’articles. Que NOUS NON PLUS, ne nous sentions jamais seuls. Cela n’aura pas été le cas en 2018. Grace à vous !

Nous vous souhaitons tous et à tous, une excellente année 2019 !

Et parce que la Culture ne doit pas devenir le parent pauvre dans ce pays, ….. Musique !!! »

 

 

« Trop intelligents ? » et nous trop cons ? s’interroge Fabien, de Bompas

18 décembre 2018

La censure d’une photo sur FR3 où l’on a censuré le mot « dégage » sous le nom de Macron, et cette déclaration du responsable du Parti Macronien qui se dit « trop intelligent » vous ont passablement énervés. Quand ce n’est pas le Président qui prononce des phrases dont il ne mesure pas la portée, c’est son entourage dont on se demande si les personnes n’ont pas été choisies pour leur degré de courtisanerie, ou leur débilité.

Nous, on ne sait plus quoi dire devant le comportement de ce Président, de ces ministres, de ces députés qui viennent sortir des imbécillités devant les caméras des chaines d’info en continu. Qu’on est pas non plus obligés de regarder, pourriez vous nous dire. Interprété au deuxième degré, l’un de nos internautes prétend que ces « Mickeys » sont plus cocasses que ceux de Disney. 

Nous, on reste sur le premier degré, et un tel degré d’amateurisme, de médiocrité, une telle cacophonie de la part de ceux qui sont censés diriger la France nous atterre.

On n’avait aucune envie de commenter ces dérives, ces dérapages, mais vous insistez.

Alors on vous renvoie vers l’article de Maxime Tandonnet, car on ne va quand même pas copier-coller l’article de l’un de nos amis et faire croire que c’est nous qui l’aurions écrit.

https://maximetandonnet.wordpress.com/2018/12/18/trop-intelligent/

« Lettre ouverte au Président de la République »

3 décembre 2018

« c’est eux qui le disent »

Lundi soir. Nos amis, les « Gaullistes de Sceaux » viennent d’envoyer à nos autres amis du « Cercle Gaulliste de Réflexion Politique et Sociale », la « Lettre Ouverte » que Bruno Retailleau, du Parti « Les Républicains » devrait adresser d’ici quelques minutes, ce soir, au sortir de son entrevue avec le Premier Ministre, au Président de la République. Un scoop. Qui sera sans doute demain dans tous les médias. Mais en attendant, Blog-Cabestany vous en fait profiter. 

 

Monsieur le Président de la République,

Le soir de votre élection, vous avez marché dans la cour du Louvre et le tableau avait de l’allure. Beaucoup crûrent alors que vous alliez restaurer la fonction présidentielle dans le cœur des Français. Aujourd’hui, cet espoir est brisé.

Quelque chose, pourtant, aurait dû alerter ce soir-là. Vous marchiez avec solennité, certes ; mais vous marchiez seul. Loin devant et le peuple derrière. Il me semble que dans cette solitude originelle, il y avait déjà une mise à distance des Français.

Ces Français ont le sentiment que vous ne les comprenez pas. Pour eux, la vie est difficile. Pour eux qui ne savent pas comment payer leur loyer, les fins de mois seront toujours plus angoissantes qu’une fin du monde qu’ils ne verront pas.

Soyons juste : ce n’est pas seulement de votre faute, loin s’en faut. Nous touchons les limites d’un système : l’illusion de la fin du travail, avec la retraite à 60 ans et puis les 35 heures; le mythe de la mondialisation heureuse et son cortège d’usines fermées et d’identités méprisées; le mirage de l’individualisme avec l’explosion de nos solidarités humaines qui formaient autant de couches de protections intermédiaires.

Ce système s’écroule, miné par l’effondrement du dogme qui l’avait érigé : le salut par l’Etat dans le culte du progrès. Votre erreur -qui fait votre malheur- c’est de n’avoir pas compris que les Français n’y croyaient plus.

Car si tant de Français ont protesté par procuration avec les Gilets jaunes, c’est qu’ils sentent que, malgré leurs efforts, malgré les impôts qu’ils payent et les normes qu’ils subissent, votre politique ne produit pas de résultats. Pire, ils la ressentent comme profondément injuste, puisque 2% d’entre eux seulement profitent massivement de la baisse des taxes que vous avez octroyée. Ces Français, qui voient l’avenir de leurs enfants encore plus sombre que le leur, marchent désormais vers demain comme on marche vers l’abîme.

Monsieur le Président de la République, vous en êtes là parce que les Français en sont là.

Le peuple crie sa détresse et les casseurs ont envahi Paris. Ne mettez pas vos espoirs dans une trêve des confiseurs dans laquelle la rancœur ne ferait que macérer.

Vous n’avez au fond que deux solutions.

Soit vous continuez à tourner le dos au réel et vous serez bientôt le dos au mur.

Soit vous changez de direction, mais il vous faudra d’abord changer radicalement d’attitude.

Arrêtez de dire que vous allez faire plus de pédagogie ; les Français savent très bien ce qu’est une taxe et ils mesurent très bien l’urgence écologique.

Arrêtez de déguiser vos hausses d’impôts en bénéfices pour la planète ; les Français ne sont pas des benêts.

Arrêtez de mépriser les élus locaux et d’ignorer les corps intermédiaires ; les Français mettent aussi des gilets jaunes parce qu’ils ne voient plus d’écharpes tricolores.

Arrêter de désigner des bouc-émissaires, d’opposer les générations, de distinguer les catégories.

Arrêtez surtout de célébrer le progressisme comme pour mieux dénigrer le présent et tous ceux que le futur inquiète. Les Français ne sont pas passéistes. Ils ne sont réfractaires ni à la modernité, ni à la mobilité. Mais beaucoup veulent d’abord vivre chez eux, du fruit de leur travail et entourés de leurs proches. Garder son mode de vie et préserver son niveau de vie : voilà des aspirations que vous devriez prendre en compte car elles sont dignes de considération et majoritaires dans notre pays.

Changer de direction, c’est s’attaquer aux deux faces de cette crise qui est une crise sociale et une crise démocratique.

D’abord la crise sociale. Vous devez agir vite et fort. N’essayez pas de faire le malin, comme disait Péguy. Assez de grands discours et de petites mesures. Ne tournez pas autour du pot : annulez purement et simplement la hausse des taxes sur le carburant, comme le Sénat l’a déjà fait. Car vous n’éteindrez pas le brasier qui s’est enflammé sans écraser l’étincelle qui l’a allumé.

La reprise du dialogue est à ce prix et la démocratie, c’est le dialogue ; vous devriez désormais vous en persuader. Car en effaçant les clivages politiques, votre nouveau monde a ressuscité les oppositions d’un monde ancien et dangereux : la lutte des classes est de retour.

Mais cela ne suffira pas. Vous avez entrepris de réformer notre modèle social ; les retraites, l’assurance chômage, la santé. Vous avez raison, tant notre système est à bout de souffle.

Mais prenez garde à la dérive anglo-saxonne vers quoi vos projets nous entraînent.

En France, notre modèle social est d’abord un modèle national : il fabrique du commun car il fonde la justice sociale sur la solidarité nationale. Nous sommes un peuple ; nous avons partie liée les uns aux autres. Voilà pourquoi chacun contribue en fonction de ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins. Si vous cassez cette logique d’universalité en appauvrissant les retraités, les classes moyennes ou les familles à travers la poursuite de la déconstruction de notre politique familiale, vous fragiliserez durablement l’unité du corps social en installant deux sociétés, celle des contributeurs et celle des bénéficiaires. Réformez notre modèle social mais ne déformez pas la solidarité nationale. L’émancipation ne peut pas être notre seul horizon. Vous devez redonner du sens à la Nation.

Enfin, vous n’apaiserez pas la crise sociale sans vous pencher sur la crise démocratique qui lézarde nos sociétés.

En démocratie, le peuple a deux moyens de s’exprimer pacifiquement ; soit dans la rue, soit dans les urnes. Ces deux voies sont aujourd’hui bouchées.

Dans la rue, car des zadistes à Nantes aux Black Blocks à Paris, les manifestants sont désormais systématiquement pris en otages par des groupes ultra-violents. Cette situation est intolérable, au nom de l’ordre public qui ne peut pas être bafoué, mais aussi au nom de l’expression démocratique qui ne peut pas être empêchée.

Samedi, des milliers de gilets jaunes sont repartis frustrés de n’avoir pu manifester. Je crains que cette frustration ne fasse que redoubler leur colère. C’est pourquoi vous devez casser les casseurs ; ceux-là même à qui vous avez donné raison à Notre Dame des Landes. De même, je vous rappelle que le Sénat vient de voter une loi anti Black Blocks mais que votre Gouvernement l’a refusée. Votre Gouvernement doit revenir sur sa position et accepter la proposition du Sénat. C’est la seule manière de sécuriser à l’avenir nos manifestations.

Dans les urnes, car notre système démocratique est à bout de souffle.

Partout, dans le monde occidental, les insurrections électorales montrent que les citoyens ont le sentiment de n’être plus écoutés, que leurs souffrances ne sont plus entendues. La fracture est désormais béante entre les peuples et leurs élites.

En France, il y a aussi beau temps que nos compatriotes ne se sentent plus compris. D’une immigration qu’ils n’ont pas choisie au traité de Lisbonne qu’ils n’ont pas voulu, ils ont le sentiment que la politique se fait sans eux. Sinon contre eux.

Là aussi bien sûr, vous n’êtes pas seul responsable de cette fracture. Mais une campagne détournée et un débat tronqué donnent le sentiment qu’à la dernière présidentielle, les vrais enjeux non pas été abordés. Les non-dits débouchent toujours sur des malentendus ; vous devriez en tenir compte.

Vous ne parviendrez donc pas à ramener le calme sans ramener la confiance.

C’est pourquoi il est temps d’écrire une nouvelle page de notre pacte démocratique. Aujourd’hui tout va très vite, le monde s’agite : de plus en plus souvent, le contexte de la décision n’est plus le même que le contexte de l’élection. Je vous propose donc que le référendum redevienne un temps de respiration démocratique, comme un trait d’union entre la démocratie représentative et la démocratie directe. Ces référendums devraient porter, régulièrement, sereinement, collectivement, sur les choix majeurs pour l’avenir de notre nation.

Monsieur le Président de la République, jamais la France depuis 30 ans n’avait traversé une crise aussi grave. C’est à vous, et à vous seul qu’il appartient de la résoudre. Clé de voûte de la Constitution et « père de la nation », vous seul avez la légitimité pour renouer avec le peuple qui s’éloigne. Monsieur le Président de la République, soyez à la hauteur de vos promesses en renversant la table. Soyez à la hauteur de votre charge en renversant la donne.

Bruno RETAILLEAU

Source : mail reçu à la rédaction de Blog-Cabestany ce soir et dument authentifié.

Pourquoi Blog-Cabestany ne couvre t’il pas les manifs des Gilets Jaunes, pourquoi pas de photos, pourquoi……. demande l’un de nos fidèles internautes.

2 décembre 2018

« c’est politique » – « c’est vous qui le dites » – « gilets jaunes » – « une politique d’abrutis »- « nous, c’est Cabestany » – « Cabestany d’abord »

Un lecteur écrit : Pourquoi, Blog-Cabestany ne couvre t’il pas les manifs des Gilets Jaunes, pourquoi pas de photos, pourquoi…….

Le collectif de rédaction de Blog-Cabestany vous répond :

C’EST NOTRE CHOIX. Notre sympathie va vers les « Gilets Jaunes ». Sans équivoque ! Notre inquiétude est plus grande encore de voir le pays se diviser, les citoyens s’affronter. A cause de la « politique d’abrutis » de ceux qui sont au pouvoir, certes. Mais, nous gardons la tête froide. Nos amis travaillent, réfléchissent. Il faudra bien sortir de ce marigot dans lequel les alligators de la « République en Marche » se complaisent, méprisant les Français.

C’est sans ambiguïté que la rédaction de Blog-Cabestany, qui ne prétend aucunement parler au nom des élus qu’elle soutient, parle en son propre nom et surtout, et encore plus, au nom de ceux qui nous écrivent. Au nom de ceux qui donnent de la légitimité à ce Blog par leurs encouragements, leurs soutiens. Souvent aussi leurs critiques mais c’est cela la Démocratie. Et quasiment personne, dans nos lecteurs, quelque soit son opinion politique, ne condamne ce mouvement d’humeur, en jaune, de la France des territoires.

Si nous pensions qu’un référendum puisse apporter la solution nous le soutiendrions. Si une dissolution de l’assemblée nous paraissait nécessaire nous le dirions. Mais les gilets jaunes sont plutôt dans le camp des abstentionnistes. Honnêtement, nous sommes dans l’inquiétude mais aussi dans l’expectative. Que faut il faire ? Ayons l’humilité de dire que nous n’avons pas de solutions toute faites. Sinon de dire que le peuple doit être écouté et plus encore respecté.

Et les morts, les blessés, les violences, pour nous n’ont qu’un seul coupable : le Président Macron !

On n’en rajoutera pas, et si vous voulez des photos on vous indique un bon site :

et leur article :

https://madeinperpignan.com/perpignan-assiegee-par-la-mobilisation-des-gilets-jaunes-ce-17-novembre/