Archive for avril 2022

« Alicia, mais qu’est ce qu’on a fait au bon Dieu ? » demande Michèle !

24 avril 2022

COURRIER DES LECTEURS – LIBERTÉ D’EXPRESSION

Alicia, vous répond :

Chère fidèle lectrice, je n’aurai pas l’arrogance de vous répondre moi même mais souffrez que je fasse appel à Bossuet (1627-1704) cet écrivain que j’ai sur ma table de chevet. Un homme d’église, philosophe, moraliste, qui connaissait bien la nature humaine.

Bossuet écrivait :

« Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences de leurs propres actes, alors qu’ils en chérissaient les causes »

Les électeurs français, sont des foutraques qui vous expliquaient hier qu’ils avaient parfois voté contre leurs propres convictions, pour faire un vote utile, pour faire barrage parfois à celui qui défendait leurs idées, mais pour s’opposer par Panurgisme ou autre raison. Demain, ils vont pleurer qu’ils n’avaient pas voulu çà. Au contraire, je prétend qu’ils l’ont voulu par leur aveuglement, par leur lâcheté, leur incapacité à assumer leurs idées. Demain ils vont pleurer que l’hopital marche encore plus mal mais pourquoi çà irait mieux, que leur pouvoir d’achat diminue, que la retraite ne leur convient pas, alors qu’ils se sont précipités pour réélire celui qui est la cause de leurs malheurs. Ils en ont redemandé pour cinq ans ces demeurés. Qu’ils subissent en pleurant de douleur : « encore, encore, plus profond s’il vous plait ! »

Et merci pour ce lecteur qui nous a envoyé ce dessin-montage qu’il a trouvé je ne sais où. Ou qu’il a fait lui même mais il ne nous le dit pas.

Nos lecteurs écrivent : « Ne jetez pas vos bulletins Poutou, Arthaud, ou Lassalle du premier tour. Vous pourriez en avoir besoin pour le second tour ! »

22 avril 2022

courrier des lecteurs -liberté d’expression

L’Éditorial de Alicia de Blog-Cabestany avant le deuxième tour

C’est par dizaines, une petite ou une grosse centaine selon les jours, que nous recevons vos commentaires sur le premier tour des Présidentielles et vos réflexions sur le second. « Ni Macron ni Le Pen » est ce qui revient le plus souvent. Mais alors ? De nombreux lecteurs de Blog-Cabestany resteront à la maison, voteront blanc ou mettront un bulletin du premier tour dans l’urne (?!) Mais le mal semble profond à vous lire. Et on le comprend. Et la Démocratie semble prise en otage entre un clone (ou clown) de Bonaparte qui se rêve déjà empereur et une populiste. Au secours !

Paul nous écrit : « J’irai voter au second tour. Je mettrai dans l’urne un bulletin de Poutou ou Arthaud ou Lassalle, pour dire que j’ai voté. Mais entre la peste et le choléra je ne voterai pour aucun des deux candidats. Pas pour Macron qui a méprisé le citoyen enrichi les riches augmenté la misère sociale favorisé le communautarisme. Pas pour Marine car il y a là un fossé que je n’arriverai pas à franchir. »

Claude nous écrit : « J’ai voté Mélenchon qui a tapé sur le président durant cinq ans et nous dit maintenant de ne pas voter le pen. Je considere qu’il nous trahi mais faut il s’abstenire ? Le vote blanc ne sert helas a rien mais j’ai gardé un bulletin pecresse »

Suzanne semble avoir le dernier mot : « Qu’importe le résultat de dimanche. Je me réserve pour le troisième tour, quand il faudra élire les députés. Et j’ai toujours mon gilet jaune dans la voiture. J’ai comme dans l’idée qu’il pourrait me resservir tres vite»

Dimanche vous ferez bien comme voulez, et chez Blog-Cabestany chacun fera ce qu’il voudra. Même si le rejet des deux candidats est majoritaire. Bon dimanche quand même !

Alicia

L ‘article de Gersende pour le « Cercle Gaulliste de Réflexions Politiques et Sociales », à la veille du deuxième tour !

19 avril 2022

COURRIER DES LECTEURS – ILS N’ÉCRIVENT PAS QUE POUR NOUS MAIS NOUS AUTORISENT A LES REPRENDRE –

L ‘article de Gersende pour le « Cercle Gaulliste de Réflexions Politiques et Sociales », à la veille du deuxième tour !

Gersende, notre amie politologue à Paris, a rejoint les instances du « Cercle Gaulliste de Réflexions Politiques et Sociales » comme Administratrice-Déléguée. D’une famille de grands résistants et de gaullistes, Gersende est diplômée de Sciences-Po, stagiaire à l’Élysée (un hasard) du temps du Président Sarkozy, attachée à l’un des plus brillants conseillers du Président qui se trouvait être … de Gauche.

Thucydide l’Athénien, cinq siècles avant notre ère, disait : « Quand tout va de travers et plus les problèmes s’amoncellent sur la tête des citoyens, plus la Tyrannie trouve son terreau pour s’installer »

Gersende écrit :

Nous avons une vision faussée et étriquée de la politique en France imaginant qu’on ne peut sortir du clivage Gauche-Droite. Et notre approche citoyenne est davantage communale, voire régionale, plutôt qu’hexagonale quand « en même temps » à la tête de l’état on ne pense que fédéralisme européen. Qu’on défend le mondialisme, la Finance, les Riches et qu’on ne se soucie guère de la ruralité, des circuits courts, de nos problèmes de fin de mois. Certains de nos concitoyens se demandant si cela vaut encore la peine de se lever le matin pour aller travailler. Un comble !

Nos élus se considèrent plus intelligents que le peuple, prônent les délocalisations pour des raisons écologiques (absurde quand les français sont au chômage), défendent une immigration insensée, un communautarisme qui nous pourrit la vie. La Justice n’existe plus. La sécurité des personnes passe au dernier plan. Et la liste est longue. Cet état d’esprit nous détruit tous à petit feu. Et certains se mettent à rêver d’autoritarisme à la Poutine ?!

Nous serons dimanche devant un choix qui apparait impossible. D’un coté un apprenti dictateur, arrogant, orgueilleux et suffisant qui avance masqué, dissimule sa véritable pensée, change d’avis chaque minute et joue les démagogues. Car Macron n’est rien d’autre qu’un fédéraliste voulant détruire notre souveraineté et qui rêve d’une Europe ayant une gouvernance unique. Mais pourquoi pas la sienne ? Il est en effet tout sauf un Démocrate. De l’autre on a affaire à une Populiste qui ferait mieux d’ouvrir de temps à autres ses dossiers tellement elle paraît éloignée des réalités. Et on s’angoisse à l’idée qu’elle pourrait se retrouver à la tête de l’État. Y aurait il un pilote dans l’avion ?

Dimanche vous vous abstiendrez. Ou alors vous voterez nul ou blanc. Ou pour l’un ou l’autre des candidats. Un choix que personne n’aurait la légitimité de vous contester si vous ne vous dérobez pas derrière des faux-semblants et des excuses qui ne feraient que vous rabaisser. Sinon, arrivera le jour où vous finirez par vous mépriser.

De grâce, assumez votre décision. Et arrêtez d’utiliser cette expression imbécile de : « faire barrage ! ». Sauf si vous êtres vraiment dénués de la moindre parcelle d’intelligence  et n’avez pas le courage de vos actes que ce soit dans l’urne ou dans votre vie de tous les jours ! On n’est jamais lâche qu’à moitié. On l’est pleinement ou on ne l’est pas !

Personne n’a le droit de vous demander pour qui vous votez. Et vous n’avez pas a y répondre. Mais tous ces politiques nuisibles qui se croient utiles et vont vous faire de grands discours et se gargariser de « faire barrage » – à qui que ce fut d’ailleurs – vous font la démonstration de leur bassesse et de leur veulerie !

« Joyeuses Pâques à tous nos chers lecteurs »

16 avril 2022

courrier des lecteurs

« Depuis cinq années, la France est gérée de la même manière que l’hôpital », écrit Christophe Paoli, journaliste indépendant à Ajaccio

16 avril 2022

Courrier des lecteurs

« Depuis cinq années, la France est gérée de la même manière que l’hôpital », écrit Christophe Paoli, journaliste indépendant à Ajaccio

L’Hôpital tient encore tant bien que mal parce que ses personnels ne peuvent abandonner, en leur âme et conscience, des patients qui sans eux, n’auraient plus aucun espoir pour se raccrocher à la vie. Dire que l’hôpital tient est toutefois un mensonge. Pas de lits, avec de patients qui attendent trois jours sur un brancard. Pas de seringues, pas de perfusions, pas de médicaments. C’est le chef de service qui décide de qui doit – essayer – de vivre ou qui va mourir !

L’hôpital est essoré, ses soignants sont épuisés, les deux ans de crise sanitaire ont quasiment achevé un système qui n’en peut plus. Et pendant ce temps, un Président explique sans vergogne que tout va bien. De qui se moque t’il ? De nous les électeurs bien sur. Et surtout des ahuris, des ravis de la crèche qui s’apprêtent à remettre pour lui leur bulletin dans l’urne. Pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu’ils font . Heureux les imbéciles et les simples d’esprit ! Ou ceux qui par masochisme attendent qu’on leur remette un petit coup sur la tête . Les Français deviennent pitoyables.

Selon les statistiques officielles, excluant nos concitoyens morts du Covid, l’espérance de vie des français a commencé à diminuer depuis environ dix ans. C’est une moyenne bien sur. Car on vit plus longtemps à Paris, Lyon ou Marseille. Mais habiter à la campagne est catastrophique. Et plus grand est le désert médical qui vous entoure et plus votre vie est en danger. On a supprimé les urgences, les maternités. On a jamais tant accouché dans le camion des pompiers ou sur le bord de l’autoroute. Ce sont des statistiques officielles en provenance des Agences Régionales de Santé. Si eux mêmes le disent !

Inégalités, accès aux soins de plus en plus compliqués, médecins qui ne prennent plus de patients, ambulances qui tournent trois heures d’urgences en urgences, avant de déposer, excédés, leur patient dans un hôpital à 80 km de chez lui où il restera une dizaines d’heures sans qu’on s’occupe de lui. Sa famille ignorant où il est. La pandémie a mis en lumière les failles de notre système. La plupart des candidats s’accordent sur un point : au début des années 2000, notre système de santé caracolait en tête du classement de l’OMS. Mais ça c’était avant. L’hôpital et les déserts médicaux sont au cœur des préoccupations des aspirants à l’Élysée et des électeurs, et suscitent l’angoisse de nos concitoyens.

Que s’est il passé. On a élu des branquignols, Sarkozy, Hollande, Macron. Des comptables qui se soucient bien peu des malades et pourtant jamais on n’avait dépensé autant pour les migrants et leurs famille. Là on ne compte pas. On dépense. C’est « open bar ». Immonde !

En 2017, un rapport remis au Chef de l’état, Emmanuel Macron, disait  qu’en matière de financement, il ne fallait pas continuer cette politique suicidaire d’économie comptable que nous avons connue ces dernières décennies. Il fallait recruter a minima 25 000 infirmiers et aides-soignants, le strict nécessaire pour uniquement combler les seuls postes vacants. Tout comme les prisons qu’on devait construire. Et le reste. Ce Président n’a rien fait. RIEN. Pourquoi ? Il aura préféré dilapider de l’argent pour éviter que ne ferment les discothèques. Plus importantes à ses yeux que les hôpitaux. Si j’osais, je lui demanderai s’il vaut mieux sauver les Clubs Échangistes que les maternités.

Il faut revoir la tarification à l’hôpital. Introduite en 2004 pour remplacer la dotation globale de financement. Son principal défaut est d’entraîner une course à la rentabilité, au détriment de la qualité. Elle pousse à multiplier les examens constatait la Cour des comptes dans un rapport remis à Macron en 2017. Si on vous transfère d’un hôpital à un autre, on recommencera tous les examens. Faut bien que chacun amortisse son scanner ou sous IRM ! Mais c’est vous qui payez au final. Et pour remercier sa ministre pour sa gestion calamiteuse des masques il lui a décerné la Légion d’Honneur.

«En quatre ans, Macron a fermé 17 600 lits. Ce n’est rien de moins que les Agences de Santé qui le disent de façon la plus officielle. 4 300 lits d’hôpital fermés en 2017, 4 200 en 2018, 3 400 en 2019 et 5 700 en 2020, ce qui aboutit en effet à ce total de 17 600 sur ces quatre années.

Emmanuel Macron a assuré qu’il n’y aura pas d’économies sur l’hôpital durant le prochain quinquennat. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient !

« À titre personnel, au second tour, je ne voterai pas pour Emmanuel Macron qui a assez abîmé notre pays ces cinq dernières années », écrit Julien Aubert.

15 avril 2022

COURRIER DES LECTEURS

Julien Aubert écrit :

Chers amis, Chers compagnons,

Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle ont à l’évidence déçu les espoirs que nous portions sur ce scrutin important.

Je ne regrette pas d’avoir soutenu activement la candidature et la campagne de Valérie Pecresse. Comme vous le savez, lors du congrès LR, celle-ci n’était pas mon choix de coeur. Néanmoins, ayant souhaité présider notre mouvement en 2019, j’ai toujours été loyal à ma famille politique des Républicains et au choix des adhérents : ce n’est qu’à ce prix que votre parole peut avoir du sens. Le macronisme aime les Judas, j’avoue avoir une préférence pour la noblesse du combat où les étendards sont clairs.

Je suis donc allé au bout de la logique en soutenant la candidate soutenue par Les Républicains qui avait très largement repris les 15 propositions d’Oser la France pour 2022 (notre « 15 de France »). Par ailleurs, j’ai toujours été convaincu que les candidatures clivantes et anti-système, même lorsqu’elles peuvent parfois proposer des idées proches des nôtres, ne permettent pas d’emporter l’élection présidentielle.

Dans la perspective du second tour, nous nous trouvons dans la même situation qu’en 2017 et ma position reste inchangée sur ce sujet. Je ne donnerai aucune consigne de vote car j’estime que les électeurs n’appartiennent à personne. Quand on est éliminé en demi-finale, on n’arbitre pas la finale.

Que choisir entre la poursuite du « en même temps » libéral cacophonique que nous combattons depuis cinq ans, et la mise en oeuvre d’une politique inapplicable proposant le retour de la retraite à 60 ans ? Pour répondre à ce choix insoluble, j’invite chacun à voter le dimanche 24 avril en son âme et conscience.

À titre personnel, au second tour, je ne voterai pas pour Emmanuel Macron qui a assez abîmé notre pays ces cinq dernières années. Comme je l’avais hélas écrit en 2019, les alliances contractées localement risquaient de nous priver d’autonomie en 2022.

Nous y sommes : il nous faut résister.

Pour autant, la perspective funeste du second tour à venir ne doit pas nous faire oublier qu’il faut dès à présent préparer l’avenir. Si nous voulons continuons à peser dans le débat public, alors nous devons continuer à nous battre pour que nos idées triomphent.

Julien Aubert

https://oserlafrance.fr/

« Quelle joie, quel bonheur de retrouver la Sanch, de se retrouver entre amis », écrit Agnès, de Torreilles

14 avril 2022

COURRIER DES LECTEURS

« Le vote communautaire, arbitre du second tour » selon Yvan Rioufol

14 avril 2022

COURRIER DES LECTEURS – LIBERTE D’EXPRESSION –

Ivan Rioufol écrit :

Il s’en est fallu de peu que Jean-Luc Mélenchon, le candidat des banlieues séparatistes, n’accède au second tour face à Emmanuel Macron (27,6%). En effet, seules 500.000 voix séparent le leader de la France Insoumise (22%) de Marine Le Pen (23,4%).  Elle-même n’est éloignée du président sortant, qu’elle affrontera le 24 avril, que de 1,4 million de voix. En choisissant le vote utile dès le premier tour, au détriment d’Eric Zemmour (7,1%), cet électorat de droite a donc eu la sagesse d’éviter de propulser le communautarisme en première ligne. Mélenchon fait des scores spectaculaires dans de très nombreux « quartiers populaires », issus de l’immigration : plus de 60 % aux Mureaux (Yvelines), 60% à Bobigny (Seine-Saint-Denis), 52% à Roubaix (Nord), etc. Il est en tête à Marseille comme à Toulouse et majoritaire dans les quartiers Nord comme au Mirail. De nombreux représentants de l’islam ou des mosquées avaient appelé à voter pour celui qui, en novembre 2019, avait participé à Paris à une marche contre « l’islamophobie », organisée par des organisations islamistes dont le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France), dissous depuis par le gouvernement. Lors de cette manifestation, la foule avait été invitée à crier « Allah Akbar » non loin du Bataclan. Reste que ce vote communautaire s’annonce comme l’arbitre du second tour. Il rejoindra à nouveau Macron, comme il le fit en 2017. En 2012, le vote musulman s’était largement reporté sur François Hollande au second tour et avait été à la source de l’échec de Nicolas Sarkozy, battu sur le fil (48,4% contre 51,6%).

Dans le champ de ruines qu’est devenu le théâtre politique, avec les effondrements d’Anne Hidalgo pour le PS (1,7%) et de Valérie Pécresse pour LR (4,8%), tout est à reconstruire. Mais le RN aurait tort de se croire l’évident pôle d’attraction de la droite, dispersée aux quatre vents. Si Marine Le Pen, à l’issue d’une bonne campagne, améliore son score par rapport à 2017, elle reste distancée par Macron. Elle n’affiche pas une dynamique suffisamment entraînante. Sa victoire n’est envisageable dans quinze jours, bien que les sondages donnent vainqueur le président sortant, qu’au prix de compromis sur une plateforme de gouvernement élargie. Si Pécresse a appelé sans surprise à voter pour Macron, Eric Ciotti a refusé ce choix dès hier soir. On le devine, lui et d’autres LR, prêts à se rallier au RN sous certaines conditions. Plus clairement encore, Zemmour a appelé à voter pour Le Pen. Ce lundi sur Europe 1, Marion Maréchal, qui a rejoint dernièrement le leader de Reconquête, a invité sa tante à « tendre la main » à cette droite battue, afin de mettre en place une coalition de gouvernement ou une alliance en vu des législatives. Le pêché d’orgueil serait, pour Marine Le Pen, de s’en tenir à une rigidité dogmatique et à une volonté d’humilier ses opposants d’hier. Le 24 avril, le vote communautaire peut devenir le faiseur de roi. Il est encore temps d’éviter cette défaite française.

Retrouvez cet article sur le site de l’auteur :

« Chasser Macron. Quoi qu’il en coûte ! » écrit Régis de Castelnau

13 avril 2022

COURRIER DES LECTEURS – ILS N’ÉCRIVENT PAS QUE POUR NOUS – LIBERTÉ D’EXPRESSION –

Présidentielle : Chasser Macron. Quoi qu’il en coûte !

Régis de Castelnau 36 Comments

« L’effet drapeau » dissipé

Le déclenchement de la guerre en Ukraine fut pour Emmanuel Macron une divine surprise. Plongeant la presse système dans le ravissement, les sondages nous annoncèrent une réélection de celui-ci par tacite reconduction. Plus la peine de faire campagne, c’était dans la poche, et le président se préparait même à une nouvelle manipulation. À savoir, la dissolution de l’Assemblée nationale pour organiser immédiatement après le 24 avril le scrutin législatif. Pour obtenir une nouvelle majorité dans les trois semaines, au lieu d’attendre les deux mois prévus dans le calendrier fixé l’année dernière. Patatras, plusieurs occurrences ont grippé une mécanique que Macron et ses soutiens pensaient inarrêtable.

« L’effet drapeau » n’a fonctionné que quelques jours. Les délires russophobes occidentaux ont commencé à trouver leurs limites. Le coup d’État juridique d’Ursula von Der Leyen s’arrogeant des pouvoirs qui n’étaient pas les siens ont heurté une partie de l’opinion. Le caractère obsessionnel de la couverture médiatique du conflit a fini par lasser et l’inquiétude initiale a été remplacée par l’angoisse économique liée à l’augmentation du coût de la vie. L’examen des courbes publiées par les instituts de sondage est de ce point de vue très frappant. Et sur ce terrain, Emmanuel Macron avec ses annonces antisociales n’est vraiment pas le mieux placé pour attirer le chaland.

Arrogance et affaire McKinsey

Ses équipes et lui qui n’ont jamais été confrontés au véritable combat électoral, ont commis l’erreur calamiteuse de refuser de descendre dans l’arène. Affichant son arrogance habituelle, Macron a fait savoir que ses concurrents n’étaient « pas dignes de lui » et que sa réélection pouvait très bien se faire par tacite reconduction. L’organisation du seul meeting à l’Aréna de la Défense est le symptôme de cette déconnexion. Il ne fallait pas être grand clerc pour savoir que le choix de la plus grande enceinte d’Europe, si difficile à remplir, était particulièrement risqué. Le meeting s’est déroulé devant une salle à moitié vide, et que dire du spectacle de ces brochettes de soutiens assis au premier rang. Mélange de ministres ridicules, de ralliés venant à la soupe et de vieux chevaux de retour cacochymes comme Raffarin et Chevènement, l’ensemble était assez pitoyable. Pendant son discours, Emmanuel Macron manquait singulièrement de pugnacité et d’enthousiasme. Et puis il y a désormais le formidable scandale d’État des cabinets de conseil extérieur que le système Macron a couvert d’or pendant tout le mandat. Le PNF, l’institution chargée d’éviter au président de la République et à tous ses amis les conséquences judiciaires pénales de leurs agissements, après être resté arc-bouté sur le refus d’agir malgré l’évidence de la corruption, y a finalement été contraint. Il faut dire qu’on avait même vu la publication d’une tribune de magistrats protestant contre cette protection. Démarche démontrant enfin le recul de ce corporatisme qui protégeait jusqu’à présent les dérives politiques de la haute fonction publique judiciaire.

Et désormais, les vannes étant ouvertes, on apprend chaque jour l’existence d’un nouveau scandale. C’est la mission inutile confiée à la société Alpha dirigée par des amis proches du président, pour près de 300 000 €. C’est celle commandée au cabinet Roland Berger, pour près de 500 000 € alors même qu’elle faisait doublon avec le travail demandé à Boris Cyrulnik, bénévole celui-là.

Tout sauf Macron !

Les conséquences ne se sont pas fait attendre comme le montre la lecture des sondages. Poussés par leurs votes utiles respectifs et auteurs de bonnes campagnes, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon effectuent des percées et se rapprochent du sortant qui lui continue de baisser.

Et l’on se prend à rêver. Et s’il était possible dans l’intérêt de la France de chasser Emmanuel Macron et son système ?

Il est clair qu’un deuxième mandat serait une catastrophe pour notre pays. Souveraineté disparue, État-providence détruit, grands services publics anéantis, industrie vendue à l’encan, république bananière définitivement installée, la France serait méconnaissable dans cinq ans.

Il y a donc une urgence, on peut même dire un devoir, de débarrasser la France d’Emmanuel Macron et de sa clique, installés au pouvoir par l’alliance de la haute fonction publique d’État avec les grands intérêts oligarchiques, et grâce à un coup d’État judiciaire.

Finalement, le véritable mot d’ordre politique de l’élection présidentielle 2022 est simple : « Tout sauf Macron ! »

La campagne électorale a été, on l’a bien vu, une compétition pour savoir qui serait le challenger du président sortant. Celui-ci, comme en matière sportive a toujours été présenté comme le titulaire du titre de champion qu’il fallait venir défier. Ce tournoi politique là, va donc s’achever le 10 avril et nous saurons normalement à 20 heures qui pourrait être l’instrument de ce qu’il convient d’appeler une libération. Celle de l’emprise sur notre pays d’un bloc élitaire corrompu dont Emmanuel Macron est le représentant. Il ne faut d’ailleurs se faire aucune illusion à ce sujet. Le groupe des affidés et des profiteurs, qui n’ont aucune conviction autre que celle de leur portefeuille, ceux-là ne vont pas se laisser dépouiller facilement de leurs fromages indus.

Alors, il faut être réaliste ce sera Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, la première étant en avance dans les sondages de premier tour et bénéficiant de meilleures prévisions pour le deuxième.

Mais peu importe, l’un ou l’autre s’il l’emporte, ne pourra gouverner seul et devra nécessairement construire des alliances permettant enfin au bloc populaire de se structurer et surtout de peser à nouveau sur la marche du pays. Et prétendre qu’il y a un danger fasciste avec l’une, et un danger bolchevique avec l’autre est simplement grotesque. L’autoritarisme liberticide, il est actuellement au pouvoir avec « l’extrême centre » et son incarnation.                                                                                               

Qu’il est indispensable de chasser. Quoi qu’il en coûte…

Régis de Castelnau

l’article sur le Blog « Vu du Droit » de Régis de Castelnau, avocat

« Le vote de l’absurde » écrit notre ami Maxime Tandonnet

12 avril 2022

COURRIER DES LECTEURS – ILS N’ÉCRIVENT PAS QUE POUR NOUS MAIS NOUS AUTORISENT A LES REPRENDRE –

Le vote de l’absurde (pour Figaro Vox)

Publié le11 avril 2022parmaximetandonnet

« L’absurde est la notion essentielle et la première vérité » écrit Albert Camus dans le Mythe de Sisyphe. Le second tour de l’élection présidentielle de 2022 sera donc exactement le même que celui de 2017, opposant Marine le Pen à Emmanuel Macron. Dans plusieurs enquêtes d’opinion, notamment un sondage Marianne de février 2020, les Français avaient massivement exprimé, à 80%, leur refus de voir ce duel se reproduire. Par le plus étrange des paradoxes, ils viennent ainsi de bafouer leur propre volonté. Cette glaciation de la vie politique, les Français n’en voulaient en aucun cas mais ils l’ont pourtant décidée eux-mêmes, sans doute par résignation et par une montée de l’indifférence matinée d’écœurement dont témoigne un absentéisme élevé.

L’une des leçons emblématiques de ce scrutin est la qualification de Mme le Pen avec un score élevé. Certes, « l’effet Zemmour » a exercé un puissant recentrage en sa faveur. Mme le Pen avec ses chats a réussi à faire oublier le FN dont elle est issue. Son étiquette « d’élève médiocre » qui lui est accolée par les media a facilité un phénomène d’identification populaire, par réaction à l’image d’élitisme arrogant qui sied à son adversaire. Mais surtout, Mme le Pen a remporté haut la main la course au néant. La source de son triomphe est d’avoir rogné peu à peu sur tous les aspects saillants du discours lepéniste. Où sont passées les convictions d’hier, « l’immigration zéro », le référendum sur la sortie de l’Europe et sur l’euro, et jusqu’au retour à la retraite à 60 ans ? Cette neutralisation du discours traditionnel et sa réorientation sur le thème consensuel du « pouvoir d’achat » a exercé un effet rassurant sur l’opinion : au moins, elle qui ne propose rien ne nous fera pas de mal supplémentaire.

Mais le vide est face à son reflet, comme dans une mise en abyme. « Le présidentcandidat Emmanuel Macron bat tous les records de popularité » jubilait Paris-Match le 8 mars dernier à l’image d’une obséquiosité médiatique trop répandue. Son quinquennat se confond avec la sublimation d’une image personnelle : sauveur face aux Gilets Jaunes, chef de guerre devant l’épidémie de covid 19 puis l’invasion de l’Ukraine. En refusant les débats du premier tour, il s’est situé au-dessus de la mêlée. Cette posture jupitérienne lui a permis d’esquiver la polémique sur son bilan en matière de politique sociale, de libertés (emprisonnements à domicile, couvre-feu, stratégie du bouc émissaire – « emmerder les non vaccinés ») et sur les résultats obtenus dans la crise sanitaire notamment en comparaison avec l’Allemagne. La même posture a eu pour effet d’évacuer tout questionnement sur l’explosion des dépenses de l’Etat : 560 milliards d’euros en deux ans dont seulement 100 liés au « quoi qu’il en coûte » sanitaire (Cour des Comptes), d’où la vertigineuse augmentation de la dette publique. La non campagne du « président-Jupiter »se traduit par son relatif succès à peu près conforme aux sondages.

Mais ce néant des idées s’accompagne d’une radicalisation spectaculaire de la scène politique française. Les trois candidats derrière le candidat-président, Marine le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Eric Zemmour, présumés protestataires et antisystèmes, atteignent la majorité absolue à eux trois… Les partis classiques de la politique française poursuivent leur effondrement. Le naufrage de Valérie Pécresse est une autre leçon dramatique de cette élection. L’électorat LR s’est dispersé entre M. Macron, Mme le Pen et Eric Zemmour. Il n’a servi à rien de tenter bâtir un projet sérieux tourné vers le bien commun. Les idées et les projets se noient désormais dans le nihilisme narcissique et la surenchère démagogique. Au jeu de la bataille d’image, Mme Pécresse fut la grande perdante, victime du mépris, et des moqueries (le chien Douglas). Les partis traditionnels poursuivent leur agonie, entraînés dans l’abîme avec la mort du débat d’idées et de projets.

La question du sens de l’élection présidentielle est désormais posée. Celle-ci avait jusqu’à présent une signification, même vague, transcendant le choix d’un individu.  En 1974, Giscard d’Estaing annonçait une « société libérale avancée » ; 1981 Mitterrand voulait « changer la vie »; en 1995 Chirac s’en prenait à la « fracture sociale » ; Sarkozy en 2007 prônait l’identité nationale ; en 2012, Hollande prétendait « taxer les riches » ; le thème du « renouvellement » dominait la campagne de 2017. Ces slogans se sont souvent traduits par de lourdes déceptions mais ils donnaient un sens au scrutin présidentiel.

Or, ce premier tour des présidentielles de 2022 fut bien au contraire celui du néant. L’avenir de la France face aux grands enjeux de l’avenir a été totalement occulté. Le pays de Montaigne, de Pascal et de Descartes peut-il se contenter de se donner tous les cinq ans une sorte de gourou élyséen ? Une élection par défaut ou par l’absurde, jusqu’à la caricature : demain Mme le Pen sera élue par déchaînement d’anti-macronisme ou bien M. Macron le sera par anti-lepénisme et peur de « l’extrémisme ».

Quelle que soit son issue finale, la campagne électorale de 2022 a confirmé la déliquescence morale et intellectuelle de la politique française. En fait d’exemplarité, elle a fait naufrage dans le spectacle délétère dominé par le narcissisme, l’obséquiosité et les félonies. Inévitablement, la frustration démocratique des Français tournera demain à la violence et au chaos.

D’un mal peut-il enfin sortir un bien ? Il est possible que l’effondrement de l’élection présidentielle dans la gesticulation nihiliste se traduise, par effet de balancier, dans un renouveau de la démocratie parlementaire autour de l’élection législative suivante, alors vécue comme une session de rattrapage. Alors que l’explosion de la droite se profile à l’horizon (inévitable dans l’hypothèse de la réélection de M. Macron), la poignée de parlementaires de droite qui résisteront encore et toujours aux sirènes de l’opportunisme – au nom de l’honneur et d’une certaine vision de l’histoire – pourrait dès lors jouer un rôle clé, face à la tempête qui vient, dans la reconstruction à venir de la démocratie française.

MAXIME TANDONNET

Retrouvez l’article sur le site de l’auteur :

« Ecoeuré ! » écrit notre ami Philippe Bilger

11 avril 2022

– Courrier des lecteurs – Ils n’écrivent pas que pour nous mais nous autorisent à les reprendre – Nous ne ferions pas aussi bien si nous voulions vous expliquer la politique –

Ecoeuré !

Parce que déjà la dénonciation morale s’est substituée à l’analyse politique et qu’on serait bien en peine d’expliquer ce que recouvre le terme globalisant et paresseux d' »extrême droite » et ce qu’aurait de raciste le concept de préférence nationale.

Parce que le relatif effacement démocratique de la campagne, la posture tutélaire et la frilosité judiciaire ont apporté au candidat Macron des avantages indéniables.

Parce que l’extrême gauche violente a sévi à Rennes et à Lyon durant la nuit du 10 au 11 avril pour protester contre les résultats du premier tour et la « dynastie Le Pen » mais que c’est le RN qui est stigmatisé comme antirépublicain !

Parce qu’à la suite d’une campagne durablement médiocre – contrairement à celle de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen -, LR est menacé de dislocation et que des conséquences tragiques en résultent, notamment financières. L’alternative est simple. Ce parti meurt ou il s’efface pour laisser la place à des responsables nouveaux et à une vision intelligemment et authentiquement de droite, qui n’aurait rien à voir avec le macronisme, ce que malheureusement Valérie Pécresse n’est pas parvenue à démontrer.

Parce que la position personnelle de cette dernière est aberrante qui va la conduire à voter en faveur d’Emmanuel Macron alors qu’elle n’a pas cessé de critiquer le bilan de celui-ci en le jugeant néfaste pour la France. Cette attitude est contraire à toute morale politique alors qu’une solution de synthèse était possible, conciliant l’éthique publique et la lucidité civique : un « ni ni » récusant les deux candidats du second tour, au lieu de laisser croire qu’Emmanuel Macron serait un moindre mal. Que Rachida Dati et Xavier Bertrand, exemplaire par sa loyauté, soutiennent le choix de Valérie Pécresse est dramatique : au lieu de résister à la confusion, c’est l’encourager. Que la gauche et l’extrême gauche, qu’un gouffre sépare du RN, appellent à voter contre ce dernier, est logique mais que LR, même hostile à une possible union des droites, ne perçoive pas la familiarité intellectuelle et politique qui existe entre eux et le RN pour certaines problématiques, par exemple de sécurité, de justice et d’immigration, est invraisemblable.

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Parce qu’entendre le discours d’Emmanuel Macron, tout empli d’une démagogie bienveillante à l’égard de tous les candidats sauf une évidemment, ne me rassure pas pour la suite. Il a annoncé avec un ton tribunitien assez réussi un volontarisme et des mesures dont on a le droit de penser qu’ils seront aussi vains que les promesses non tenues des cinq années précédentes.

Parce qu’est invoqué, tel un mantra, le barrage contre Marine Le Pen et que pour ma part, par cohérence, j’aurais préféré que le RN soit interdit si on l’estimait contraire à la République au lieu de le voir traiter, dans le jeu démocratique, comme s’il l’était effectivement. On le combat politiquement ou non : c’est la question.

Parce qu’entre les deux tours, on va abreuver les citoyens d’injonctions à penser juste, à bien voter, à se garder du fascisme à nos portes et de l’apocalypse sur nos destins, avec ce paradoxe du journal Le Monde se satisfaisant de Philippe Poutou et Nathalie Arthaud mais mettant seulement en garde contre Marine Le Pen et Eric Zemmour.

Parce que notre démocratie est biaisée, immature, haineuse, violente et qu’elle fait craindre le pire pour demain.

Parce que les cadres et les retraités ont fait confiance à Emmanuel Macron, que les élites urbaines l’ont placé en tête mais que le peuple, lui, continuera à être abandonné, laissé dans son immense pré carré, sans la moindre espérance.

Parce que le 24 avril, si Emmanuel Macron est réélu, je suis lassé par avance d’entendre durant cinq ans une autoglorification vantant le monde de la raison, de la mesure, du consensus obligatoire, de la détestation des populismes (surtout quand les peuples les auront légitimés). Et de devoir ressasser que le régalien, l’autorité de l’État, le deux poids deux mesures, le snobisme sociétal, les contradictions successives et permanentes continueront à manquer ou à nous offenser.

Parce qu’il y a trop d’abstentionnistes, qu’il y a trop d’extrême gauche, trop d’envie de droite autoritaire et sans coeur, trop de citoyens explicitement ou implicitement en dissidence, en rupture.

Ecoeuré parce que la France est trop précieuse pour être ainsi reléguée à cause d’une République confisquée par les uns et déniée aux autres.

Philippe Bilger

Allez lire directement cet article sur le Blog de l’intéressé :

https://www.philippebilger.com/blog/2022/04/ecoeur%C3%A9-.html

« Alicia, pour qui doit on voter dimanche ? » demande Irène de Baixas

6 avril 2022

COURRIER DES LECTEURS

« Alicia, pour qui doit on voter dimanche ? » demande Irène de Baixas

Alicia vous répond, Irène et s’adresse à TOUS ses lecteurs :

Irène, quel plaisir de vous relire après semble t’il pas mal de temps.

Blog-Cabestany ne donnera aucune consigne de vote. Le choix appartient à chacun, et nul n’a le droit de vous donner des conseils à l’image de ces candidats minables, en 2022. Le candidat sortant étant sans doute pire que ses opposants avec un bilan guère flatteur.

Le COVID nous a volé les élections municipales ce qui n’est la faute de personne mais a donné des résultats catastrophiques avec des personnes illégitimes dans les fauteuils de maire. Un phénomène qui s’est renouvelé pour les Régionales.

Maintenant c’est la guerre en Ukraine qui brouille le jeu avec une absence de campagne. Une guerre qui aura quand même permis, même s’ils sont revenus ensuite sur leurs propos, de voir que certains à la Droite de la Droite ou à la Gauche de la Gauche avaient bien des sympathies pour le « boucher de Moscou ».

Le Communisme qui veut se donner un visage humain n’a pas changé depuis la chute du Mur de Berlin.

Quant aux partis traditionnels c’est la débandade. A Gauche la candidate va finir avec un score inférieur au « Livret A ». A Droite, un ancien Président, plutôt que de soutenir la candidate de son camp (de quel camp est il d’ailleurs?) préfère flatter l’actuel Président sans vergogne. Quelle honte ! Ses anciens collaborateurs rejoignant le bradeur d’Alstom et le champion des Cabinets Conseils. Pauvre France !

Et pendant ce temps là, des braves gens, des citoyens qui se lèvent tôt pour aller travailler, sont méprisés par le pouvoir, et se demandent si cela vaut encore la peine de trimer pour payer le gas oil de leur vieille voiture.

Irène, vous voterez pour qui vous voulez !!!

Mais si vous voulez un scoop, un sondage, la tendance majoritaire chez nos lecteurs, sachez que la plupart de ceux qui lisent Blog-Cabestany ont une position claire et sans bavure : « TOUT SAUF MACRON ! » ? Et que c’est une « tragédie » pour certains de le voir se représenter !

Cabestany : prochain Conseil Municipal le mardi 5 avril 2022 à 18 h 30 à la Mairie

3 avril 2022

COURRIER DES LECTEURS – INFO TRANSMISE PAR MADAME COLETTE APPERT –

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1er avril 2022 : les chars soviétiques « libèrent » Cabestany !

1 avril 2022

COURRIER DES LECTEURS – ARTICLE DU A VOS CONTRIBUTIONS : sujet, photomontage –

Merci à Larissa pour ce photomontage qu’on aurait eu du mal à réaliser nous mêmes !

1er avril 2022 : les chars soviétiques « libèrent » Cabestany !

Par Alicia la Chipikaya

« Nitchevo sébié », ce matin, à l’aube, les chars soviétiques sont entrés à Cabestany et se sont rangés devant la « Ratusha » (Mairie).

Toutes les « okna » (fenêtres en Russe) ou « Windowsky » (en Ukrainien) arboraient des drapeaux rouges. Des jeunes filles lançaient des rondelles de chorizo en chantant «Kalinka ». Les Cabestanyencs en liesse ont accueilli les frères communistes, leurs libérateurs avec des grands cris de joie. Criant « Yura » (hourra en russe) et « krouta » (idem). Les soldats soviétiques ont distribué gracieusement à la population des rutabagas, salsifis, et surtout des noix pour faire le fameux ragoût local : les « bolas de Nicolas » (du nom d’un tsar bien connu, même s’il n’en avait – parait-il – qu’une !?). « Seriozna ! ».

A ceux qui leur offraient de l’eau à défaut de Vodka (embargo oblige), les soviétiques assoiffés ont demandé qu’on leur donne plutôt de l’Ethanol 85 pour se désaltérer. Et comme à chaque élection démocratique à Cabestany, les citoyens ont chanté l’Internationale. « Ti souma sahiol ! »

Les membres du Conseil Municipal (Cabesta-Douma-Caguadasky) devraient bien sur être conservés à leur poste. A l’exception d’une certaine conseillère qui se reconnaîtra. Une déviationniste, refuznik, qui a été surprise à un contrôle avec le livre interdit l’Archipel du Goulag d’Alexandre Soljenitsyne, qu’elle avait caché dans sa chapka en simili-Astrakan (du faux, quoi!). Pour se rééduquer, cette babouchka qu’on apprécie devra apprendre par cœur le dernier Cabes’infos en langue russe et chanter à la nouvelle Maison des Jeunes, devant les « Jeunesses Progressistes », tout le répertoire de Jean Ferrat en s’accompagnant à la balalaïka. Et sans faire une seule fausse note ! « Eta oujasna ! »

La photo de Staline sera installée à la place de celle de notre actuel Président qui avait pourtant révélé récemment qu’au Bistro il ne prenait que du caviar au petit déjeuner et portait pour dormir un pyjama façon Gilet Jaune. Un Président qui sera démocratiquement réélu dans quelques jours à Parisky, les sondages le créditant de 102% des voix comme dans toutes les démocraties à l’Est.

La municipalité a déclaré qu’il n’y aurait plus aucun chômeur à Cabestany et qu’il serait distribué des balais pour nettoyer les rues et des pelles et pioches pour refaire les trottoirs. Les racines qui déforment les chaussées seront récupérées pour les cantines scolaires. Pour ce qui est des faucilles et des marteaux on attend un container en provenance de Chine, envoyé par un autre grand démocrate qui a la faveur de plusieurs de nos candidats à la Présidentielles, qu’ils soient aussi bien de Droite ou de Gauche. « Dourak ! »

C’était un reportage de Blog-Cabestany qui va devoir changer de nom si la commune s’appelle bientôt Cabestanygrad-Navalny. Et par Saint Vladimirovitch, je suis partie au meilleur moment lors de la distribution des harengs saurs comme chaque 1er avril. « Oudatchi »

signé : Alicia la Chipikaya, qui s’excuse d’avoir écrit en phonétique les quelques expressions russes dans son texte mais va falloir vous habituer à parler le Poutinien ! « BOT ! »

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