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« Cyprien » écrit à Blog-Cabestany sur les crèches de Noël !

2 décembre 2015

Un sujet qui est en marge de la campagne qu’on suspendra vendredi soir pour respecter la réglementation, et qui arrive un peu tôt dans la saison, mais qui est d’actualité, puisque l’internaute qui nous écrit et que nous connaissons bien, habite Saint Cyprien, et prend d’ailleurs comme pseudo « Cyprien ». Il tacle un peu au passage l’équipe municipale sur des sujets auxquels on ne comprend pas grand chose, qu’il nous en excuse. Des sujets de désaccords qui ne semblent pas bien graves, puisqu’il trouve que l’installation d’une crèche dans sa mairie, lorsqu’on tue et qu’on assassine dans nos rues est une initiative heureuse et un symbole de fraternité dans des moments douloureux. Quand des « cancrelats » (dit il) s’en prenne aux objets déposés place de la république, à Paris, pour lancer contre la police. Tout ce qu’ils méritent est qu’on les écrase du talon  : « CRAC  ! » (ses mots). On a un peu élagué son texte, et certaines autres formules, avec son accord, tout en essayant de ne pas le dénaturer.

creche de noel

CYPRIEN dit :  Quand arrivait l’époque de Noël, mon grand père Marcel, que je n’ai connu que jusqu’à l’âge de 12 ans racontait « comment c’était » dans les tranchées durant la Grande Guerre. Il était revenu avec un bras en moins et se disait un miraculé et remerciait le ciel de s’en être sorti quand la plupart de ses camarades avaient été portés disparus car on n’avait rien retrouvé d’eux. Il y avait (j’invente les prénoms) Pierre, Paul, Jacques, mais aussi Élie le tailleur du sentier, et Mamadou qui ne croyait qu’en son amulette. Et Hans dont le frère était en face chez les allemands. Que faisait il là ? Hans l’alsacien aurait du aussi être en face puisqu’on avait perdu l’Alsace en 1870 en se battant contre ces maudits prussiens. Pour le premier Noël passé dans les tranchées ils avaient confectionné, de bric et de broc, comme ils le pouvaient, une crèche de Noël allant jusqu’à modeler les personnages en malaxant la terre truffée d’éclats d’obus coupant comme du rasoir : il s’agissait là d’un moment de fraternité universelle. Marcel s’était laissé dire qu’ailleurs les allemands et les français avaient fraternisé le soir de Noël. Pas chez eux mais ils avaient cessé de tirer.
C’était l’occasion pour mon père, disparu depuis les années 70 d’en rajouter et  de raconter sa guerre, la sienne, la deuxième, et de dire comment ils s’étaient retrouvés, plus d’une fois, entre compagnons d’armes, autour d’une crèche de Noël, et surtout en cette fin 1944, quand tout le monde croyait que la guerre cesserait pour les fêtes de fin d’année, et où le pire les attendait dans les Ardennes. Avec des Sénégalais, des Maghrébins, cela avait été également un moment œcuménique et poignant de fraternité.
Moi même, je ne sais pas si je crois en un quelconque Dieu. Enfin ça dépend des moments. J’ai fait partie des rappelés en Algérie. Je suis allé à la guerre à contre cœur et en traînant les pieds. Dans un douar, un soir, on avait dormi par groupe de 5 ou 6 chez l’habitant. Par terre, à la dure évidemment. Les hommes semblaient s’être évaporés : il ne restait que des vieillards, des femmes et des enfants. Pendant qu’à l’extérieur nous aidions à bouger un bac en pierre très lourd, dans la maison on nous avait bricolé une crèche de Noël avec des petits jouets en bois. Avec mes compagnons d’infortune nous avions fraternisé avec ces algériens devant ce symbole éternel.
Que des français se posent rien que la question de savoir s’il est bien de faire une crèche de Noël dans une mairie est une insulte à la mémoire de leurs aînés, à leurs souffrances, à leur sacrifice, « au sang versé » pour que la France existe encore. C’est du mépris pour leurs concitoyens. De la lâcheté. La crèche fait partie de nos racines culturelles. Elle a soudé des gens qui étaient des croyants comme des incroyants dans des moments particulièrement difficiles.
Que des français le critiquent – mais pour moi il ne sont plus des français – est un crime contre l’humanité.
Demain, au nom de cette foutue laïcité, inventée par des tarés pétochards, on interdira le cassoulet et le Muscat de Rivesaltes. Et ensuite ….. on interdira la Marseillaise.

Cher internaute, merci pour votre contribution. Nous voulions traiter le sujet autrement et plus tardivement, mais vous nous donnez l’occasion de redire que  nous avons bien conscience que c’est  grâce à des gens comme vous que notre génération n’a pas eu à partir à la guerre. (enfin jusqu’à aujourd’hui) C’est parce que vous avez versé votre sang que nous sommes libres, et sûrement pas par la grâce des ceux qui nous abreuvent d’élucubrations écœurantes à vomir et qui ne méritent même pas que l’on fasse attention à eux. Ce serait leur accorder l’importance qu’ils n’ont pas. Les chiens aboient, la caravane passe. Nous sommes d’accord avec vous sur toute la ligne. Et puis, « c’est vous qui le dites » et c’est « la liberté d’expression ». Et Dimanche ne vous trompez pas de bulletin. Amitiés.

Hommage !

16 septembre 2015

Vous trouverez bien davantage de chansons sympas de Guy Béart sur Youtube. Ne vous en privez pas. C’était un chanteur, un poète, un rêveur qu’on aimait. On n’avait que l’embarras du choix pour choisir une chanson qui soit la preuve de son immense talent.

Dans l’intimité, on écoute ses anciens albums avec beaucoup de tendresse.

Mais c’était également un philosophe, témoin de son époque, la nôtre ! Spécialiste de la dérision, et plus encore de l’auto-dérision : ce qu’on aime plus que tout ! Alors si les esprits chagrins qui nous entourent et sont de plus en plus nombreux  n’apprécient pas notre choix, qu’ils se disent que c’est  justement en pensant à eux que l’on a pris notre décision.

Et tous ceux qui l’aimaient, penseront à lui, dans bien des circonstances qu’on nous fait subir. Une façon de montrer que nous ne sommes pas des moutons bêlants adeptes de la pensée unique. Nous admirions sa liberté de penser. Son indépendance d’esprit. Une façon comme une autre de ne pas l’oublier. 

 

Dans l’Indépendant Edition Catalane, aujourd’hui samedi

4 octobre 2014

article colette indép octobre 2014

vous pouvez cliquer sur l’article ci-dessus pour l’agrandir

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le même article au format PDF :

Indépendant Edition catalane samedi 4 octobre 2014

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Lu, aujourd’hui, à Cabestany sur le site « le-journal-catalan.com »

18 septembre 2014

En cliquant sur le lien ci-dessous vous arriverez sur la page du site « le-journal-catalan.com » qui traite du Mas Guerido et du combat de ses commerçants sous la houlette de Jacques Denninger :

http://www.le-journal-catalan.com/perpignan/2014-cabestany-jacques-denninger-poursuit-son-combat-pour-la-resurrection-du-mas-guerido/

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BLOG-CABESTANY traite l’info et vous invite à aller lire l’article référencé, directement sur le site en question.

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Si des commentaires devaient être faits sur cette info, ce serait à notre Conseiller Municipal, Philippe Gleizes de les faire, … ou pas. Ce dernier s’est déjà exprimé de façon, on ne peut plus claire, récemment dans nos colonnes. Vous retrouverez son interview récent en cliquant sur le lien ci-dessous :

notre interview de Philippe Gleizes, il y a seulement quelques semaines

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Saluons au passage nos confrères de ce site. Il n’y aura jamais trop d’information locale et de supports divers pour vous informer. C’est la liberté d’expression. Qui nous tient à coeur plus que tout.

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Serait ce déjà la rentrée, à Cabestany ?

29 août 2014

c'est la rentrée à Cabestany

Sachons le reconnaître, chez Blog-Cabestany, cet été, on aura juste assuré le « service minimum ». Et plusieurs des rédacteurs de notre collectif ne sont pas encore rentrés : de vacances, de formation, de voyages en famille, de voyages professionnels ou pour tout autre motif.

Mais il y aura toujours eu quelqu’un de permanence pour transmettre vos mails à nos élus de l’opposition municipale, et en particulier à Colette Appert, et on sait qu’elle et qu’ils, vous ont répondu. Des mails sans doute moins nombreux qu’en dehors de la période estivale. Mais certains étaient porteurs d’un véritable contenu, posaient de vrais problèmes, de vraies questions. En vacances vous avez sans doute plus de temps pour nous écrire, et la période n’empêche pas que vos préoccupations soient bien réelles et parfaitement justifiées.

Nos élus auront été beaucoup vus  sur le terrain tout l’été. Ils auront reçu ceux d’entre vous qui souhaitaient les rencontrer. Ils vous auront rendu visite sur votre lieu de travail, dans votre commerce ou chez vous. Et ils auront beaucoup travaillé sur un certain nombre de dossiers municipaux.

On  aura vu aussi nos élus, à ce rassemblement pacifique devant le « carré d’or », ce centre commercial prévu à Château Roussillon en face du magasin « Carrefour ». Avec les commerçants de Perpignan, de Cabestany, mais de bien d’autres villes avoisinantes qui s’inquiètent, à juste titre, de cette prolifération de surfaces commerciales qui ne rime à rien. Et à les entendre, on aura vite compris et on aura été convaincu, si on ne l’était pas déjà, qu’il ne s’agissait en rien d’une manifestation « corporatiste » mais bien « citoyenne ».
Que les « petits » commerçants s’inquiètent :  on le comprend aisément et on partage leur inquiétude. Nous nous  raisonnons en consommateurs et leur combat est le nôtre car nous ne voulons pas  perdre notre tissu de commerces de proximité qui souffre et qui est mal en point. Il est des équilibres qu’il faut préserver. On vous communiquera bientôt la position de « nos élus », qui vous représentent et défendent vos intérêts.

Mais n’est ce pas « aussi » au citoyen de s’inquiéter et de réagir ?

Car on a l’expérience de ce genre de centres commerciaux. On a connu cela par le passé à Rosny, Vélizy, Parly, ou Evry en région parisienne. Et dans d’autres villes de province. Ce sont les « petits commerces » des villes environnantes qui ont été laminés obligeant le citoyen à faire des kilomètres pour acheter son pain ou son journal. Et il est trop facile de dire que c’est parce que les commerçants manquent de dynamisme ou d’autres qualités, qu’ils souffrent. Ils se sont regroupés dans des associations, ils ont su se remettre en question par rapport à une époque où les choses étaient plus faciles et savent « balayer devant leur porte » quand c’est nécessaire.

Il est certain que dans ces « méga » centres commerciaux, il y a de l’animation, de la musique, des fleurs, du décor et on peut imaginer que certains y trouvent de l’intérêt à s’y promener,  ce qui induit le chaland à consommer. Tout est d’ailleurs fait pour cela. Ce qui nous fait dire en passant  : « Mais qui donc aurait envie de se balader au Mas Guerido ? »

Le citoyen qui va aujourd’hui chercher son pain, à pied, au centre de sa ville, a t’il envie de devoir sortir demain sa voiture et d’aller chercher sa baguette au Carré d’Or ? Et comment feront les gens âgés ? A moins que d’ici là, on puisse commander son pain chez « Amazon » qui vous le livrerait par drone ? Soyons sérieux. C’est le citoyen qui est concerné au premier chef et qu’il regarde cela de loin, en spectateur et non en acteur, est selon nous une grave erreur.
Mais il n’est pas trop tard pour qu’il réagisse et se fasse entendre. Nous, les politiques, sommes au cœur du combat, mais nous nous sentons un peu seuls. On attend vos réactions.

Et puis certains d’entre vous nous font part des dernières rumeurs qui courent à Cabestany.

« Les finances de notre ville seraient plutôt à plat ». Contrairement aux belles déclarations de notre maire qui se glorifiait il y a seulement quelques mois lors des municipales de finances abondantes au point de vouloir se lancer encore dans le bétonnage à côté du Centre Culturel. Les caisses seraient  donc vides ?  Info ou intox ! Ceux qui sont généralement bien informés le prétendent.  Mais ce qui nous perturbe beaucoup plus c’est que ce sont des personnes apparemment bien placées au cœur du système municipal et pas vraiment de notre bord, qui nous en font la confidence. En nous demandant de ne surtout pas en parler ! Quelle galéjade ! De toute évidence, c’est bien avec l’ espoir que justement on en parle !   Il est des moments où l’on ne comprend pas toujours tout.

Et cette autre rumeur qui voudrait que notre maire se retire très bientôt de la vie municipale. Ce n’est pas la première fois qu’on entend ce son de cloche. Nous, on se gardera bien de faire tout  pronostic. Mais que faut il en penser ?  Y aurait il une relation de cause à effet entre le fait que les caisses de Cabestany « seraient » vides et que l’on doive s’attendre à des augmentations d’impôts dont Monsieur le Maire ne voudrait pas être le grand ordonnateur. Quoi qu’il en soit, ses propres « amis », dans la rue de Cabestany, mais par derrière, ne se cachent même plus pour dire qu’il n’est plus dans le coup et qu’ils sont fatigués d’attendre son départ qui leur tarde !  Plus que ses opposants ! Par devant, ces ingrats, sortiront leur mouchoir. On n’est jamais aussi bien trahi que par ses amis. Pour Montebourg, cela s’appelle de la « sincérité ».

Car en 2014, ce sont 53% des français qui ne payent pas l’impôt (sans doute ont ils bien d’autres soucis). Ils étaient 48% au début du quinquennat, il y a à peine deux ans. Soit 10% d’écart  : si, si, le calcul est celui d’un prof de maths !

Il n’est pas dans nos propos de dresser une partie des français contre une autre. Mais quand le poids de la fiscalité augmente, et que le nombre de ceux qui doivent la supporter diminue, comment pourrait on s’étonner qu’ils soient en colère. Il y a bien des raisons à cette diminution des «nantis», comme on l’explique à la Mairie. Chômage, crise, mais n’y aurait il pas également des calculs démagogiques et électoralistes. Et ceux qui payent et qui sont de plus en plus ponctionnés sont au bord de l’écœurement. Surtout quand on leur fait, en plus,  des leçons de morale et qu’on leur demande d’avoir « l’esprit de solidarité ». Foutaises ! Le français paye ce qu’on lui demande mais il n’aime pas qu’on le prenne pour un imbécile.
On connait plusieurs de nos amis, salariés ou retraités, qui ne seront pas partis en vacances cette année. Pour la première fois. Qu’on arrête de nous bassiner avec l’agglo, l’état qui a diminué les transferts, et les autres impostures de nos dirigeants qui continuent à bétonner « à crédit », sur notre dos.

Marcelle nous écrit : « je me suis privée de faire édifier dans le jardin de ma modeste maison, un petit auvent dont j’aurais pu profiter tout l’été. Pour épargner de quoi essayer de payer mes impôts communaux. Pour que la Mairie les dilapide pour en faire encore un machin où je ne mettrai jamais les pieds……… »  : C’est vous qui le dites !

Le ras le bol augmente et quand le citoyen se mettra vraiment en colère !!!

Et puis vous nous reprochez, chez Blog-Cabestany, de ne pas nous intéresser à la politique au plan national. C’est faux car on s’y intéresse, comme vous, à titre privé. Mais pour nous c’est « Cabestany d’abord ».  A moins que l’un d’entre nous, à la rédaction, ne se sente la fibre pour cela ?????   Mais tout ce qui se passe dans le département, dans la région, à Paris, au gouvernement ou à l’assemblée, et même à l’UMP nous interpelle. Mais nous ne sommes pas déjà en campagne, comme de nombreux politiques, qui, à peine une élection vient elle de se terminer  ne songent déjà qu’à la prochaine. Pour quoi y faire ? Sans doute faudrait il commencer par élaborer un programme.

Laissez nous le temps de nous réinstaller. Mais on est là et bien là !

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Et n’oubliez pas VISA POUR L’IMAGE à Perpignan : Le 26e festival international de photojournalisme. Un événement qui chaque année nous tient à cœur.