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Il y a 60 ans, les chars communistes pénétraient en Hongrie, dit Lucien !

3 novembre 2016

budapestRegardez attentivement cette photo : macabre besogne !  L’ordre communiste règne.

 

« LUCIEN » écrit :

«  » C’était le 4 novembre 1956. Les citoyens Hongrois épris de liberté, défilaient dans les rues par milliers, sans pour autant s’en prendre à un Hôpital pour enfants, comme on l’aura vu récemment à Paris. Des citoyens asservis par une idéologie nauséabonde qui n’aspiraient qu’à juste un peu de liberté.

Les grands frères communistes, à Moscou, envoient environ un millier de chars pour écraser ce peuple sur lesquels ils tirent des obus. Certains, ici ou là,  parlent d’obus au phosphore.

Il y aura plusieurs milliers de morts dans les combats de rues, chars contre manifestants le plus souvent désarmés,  35 000 arrestations, et selon certaines sources il aurait pu y avoir  davantage d’exécutions dans la ville de Budapest en un mois que dans celle de Paris entre 1940 et 1944, de la main des nazis. 

Le 5 novembre 1956, le journal l’Humanité écrit :

« Hongrie, le pouvoir populaire est solidement rétabli »

Le Parti Communiste Français déclare :

« Après deux semaines de confusion politique, la cause du socialisme triomphe en Hongrie, contre l’offensive bestiale et acharnée des fascistes, des féodaux »

Et moi dans tout cela ? Je suis né en 1941 et j’avais donc 15 ans à l’époque. L’age où l’on commence à acquérir des convictions politiques. Ou à se laisser embrigader. A cette époque, des jeunes, comme moi, qui sont donc septuagénaires aujourd’hui, se convertissaient aux idées communistes. J’en ai fait partie. Aveugles devant cette tragédie  en se laissant abuser par des propos lus dans l’Humanité qui n’a guère changé de registre, ou des boniments servis par des camarades, spécialistes du lavage de cerveau. Sauf que moi,  j’ai changé. Très rapidement. Car si tout le monde peut commettre des erreurs de jeunesse, ne pas s’en rendre compte fait qu’à l’age adulte il s’agit de véritables fautes, et plus tard, bien pire encore ! Quant à ceux, toujours de mon âge, qui se se sont fait élire sur de telles idées, et qui siègent à l’assemblée nationale, dans des collectivités territoriales, ou dans une mairie que vous connaissez tous, comment, eux qui n’ont jamais changé peuvent ils se regarder dans une glace. Pire, comment osent ils vouloir nous donner des leçons ? «  »

POSTMASTER : Merci, Lucien.  Comment dit on déjà ?  « L’erreur est humaine. Mais s’entêter dans ses erreurs  relève du Diable ». Citation qu’on pourrait vous énoncer en  grec ancien mais le plus souvent dite en latin « errare humanum est, sed perseverare diabolicum ». Qu’on attribue sans certitude à Sénèque, le Cordouan, philosophe de l’époque romaine, contemporain du Christ,  mais c’est Saint Augustin qui l’aura mise en lumière dans ses Sermons, que nous ne lassons pas de lire ou relire.

Lucien, nous n’étions pas nés en 1941, ….. ni même en 1956. Alors nous sommes quand même allés vérifier les citations que vous attribuez à un journal et à un parti. Certes pas dans les manuels d’histoire qu’on fournit à nos enfants à l’école pour les abrutir. Mais dans les archives  officielles, ou dans des documents vidéos de l’époque conservés par l’I.N.A.  Ces déclarations sont parfaitement exactes et vérifiables. 

Pour ce qui est des chiffres concernant ce massacre du peuple Hongrois, les historiens sont divisés. Quant aux exécutions sommaires, elles ne le furent pas par les soviets mais plutôt par des Hongrois eux mêmes, militants du Parti Communiste Hongrois, qui massacraient leurs voisins, parfois leurs amis, parce qu’ils ne pensaient pas comme eux !? Des jeunes militaires russes, de l’âge des étudiants Hongrois,  qui refusaient de tirer sur des femmes et des enfants, une femme enceinte ici, une mère avec un landau là, furent également passés par les armes. Et si vous tenez à  parler des  victimes françaises du nazisme durant la guerre, il y avait parmi elles,  une proportion non négligeable …. de militants communistes.

 Jean Ferrat commencera justement sa carrière en 1956 en se présentant, du moins à ses débuts,  comme un chantre du communisme. Une date et une posture que personne ne pourra nous contester si l’on s’en tient à la seule chronologie historique. Pour le reste on ne fera nul commentaire, et on ne portera nul jugement. Là n’est pas le sujet que nous souhaitons traiter. Nous nous en tenons aux seuls faits qui concernent l’Histoire.  

Pour ce qui est de la Mairie dont vous parlez, on ne voit pas du tout où elle pourrait se trouver. 

Bertold Brecht qui mourra à Berlin Est en 1956, après la révolte des ouvriers allemands de RDA en 1953 eu ce mot célèbre et glaçant d’effroi :  » si le peuple ne leur plait pas, c’est le peuple qu’il leur faut changer. »

Et puis,   « C’EST VOUS QUI LE DITES » !