Archive for the ‘Groupe Gaulliste Sceaux’ Category

Pour Maxime Tandonnet : « nous payons chèrement la stupidité d’un régime fondé sur l’illusion et la manipulation, au détriment de la raison »

5 octobre 2018

« Une République à refonder » est le titre de l’article de Maxime Tandonnet après la démission digne d’un vaudeville du Ministre de l’Intérieur. Nous en pense plutôt à « Guignol » cette marionnette qui a bercé notre enfance et qui fut crée au début du 19ème siècle, justement par un ouvrier Lyonnais, un « soyeux » ou un « canut », au choix. Un Ministre de l’Intérieur qui – au demeurant – était un homme agréable à côtoyer, qui a transformé sa ville pour la rendre plus agréable, comme Alain Juppé en a fait de même à Bordeaux. Ce qui ne va pas de soi lorsqu’on voit le naufrage de Paris et l’endettement financier de notre capitale où l’on y pratique une fiscalité cauchemardesque, mais une politique de la ville aberrante. A Paris, où les potions en plus d’être indigestes,  vont finir par faire passer le malade de vie à trépas avec un endettement ahurissant et dont on conçoit mal qu’il puisse être toléré par l’État sans que la ville ne soit mise sous tutelle. Mais la France est elle en meilleure santé ? Pauvres Parisiens. Pauvre Paris où l’on n’y met plus les pieds qu’à contre coeur, à « reculons », tellement la ville a changé, en mal, depuis une bonne dizaine d’années. Après avoir fermé les berges, rétréci les voies, se trouver dans un véhicule du SAMU vous expose à un avenir bien sombre quand il faut trois heures pour rejoindre un hôpital proche !  Quant à la pollution elle aurait plutôt augmenté à cause des embouteillages. Mais quand l’idéologie passe avant le sens pratique. Madame la Maire de Paris n’aura t’elle pas envie d’aller se présenter comme Manuel Valls, quelque part en Espagne ?

Et puis, Collomb, sans lequel Macron n’aurait jamais été roi, se permettait paternellement de donner des conseils à celui qu’il considérait comme son fils. Mais il est, comme partout, des fils indignes, tellement imbus de leur personne, qu’ils foutraient bien leurs parents dans un EHPAD, juste pour s’en débarrasser. Alors Gérard Collomb, surnommé de façon ironiquement méprisante, « son Altesse Sénillisime », par les jeunes foutriquets de la République en Marche qui n’ont montré jusqu’alors que leur incompétence crasse, sera bien mieux au milieu des Lyonnais qu’on salue ! (ils se reconnaitront !)

Mais laissons parler « Maxime Tandonnet » :

La crise politique actuelle, après la démission de deux piliers du gouvernement, M. Hulot et M. Colomb, était largement prévisible. Un système politique entièrement fondé sur le culte de la personnalité et son pendant, la courtisanerie, conduit inévitablement à la débâcle. Il repose sur l’image d’un individu. Quand celle-ci est au pinacle, la cour politique, médiatique, se prosterne devant elle. Mais quand vient la chute, inévitable, l’idolâtrie se transforme en lynchage. Une logique imparable frappe la France politique: émerveillement de l’élection et sublimation lamentable d’un homme, chute progressive dans la déception, fuite dans la communication narcissique et désastreux effondrement de l’image sur laquelle repose tout le système, entraînant dans sa chute l’ensemble du régime. Et dès lors, Nous payons chèrement la stupidité d’un régime fondé sur l’illusion et la manipulation, au détriment de la raison. La question essentielle n’est pas celle de l’acteur principal, mais celle de l’esprit public: les idées et la conscience du bien commun doivent prévaloir sur l’émotion collective autour d’un personnage. La France a besoin de refonder sa république, sa démocratie. Il faut en finir avec le culte de la personnalité, qui est l’apothéose de la stupidité et de la naïveté. Le président de la République a pour mission essentielle de représenter la République française sur la scène internationale. Son rôle n’est pas de frimer, de provoquer, de gesticuler et de parler ou de paraître du matin au soir médiatiquement pour compenser l’impuissance générale et l’absence de politique. Le Gouvernement a vocation à gouverner le pays, prendre des décisions, effectuer des choix et les assumer sous l’impulsion d’une majorité. La Parlement incarne la souveraineté, son rôle est d’exprimer la voix de la Nation, et de contrôler et sanctionner le gouvernement. Le peuple, dans une démocratie, doit être respecté. La classe politique, de l’Élysée au palais Bourbon, n’est rien d’autre que son humble serviteur, dans l’intérêt général. Le principe d’un système fondé sur la vanité et la frime conduit inexorablement au grotesque et à la catastrophe. La République est à refonder.

Maxime TANDONNET

https://maximetandonnet.wordpress.com/2018/10/03/une-republique-a-refonder/

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Et on a honte pour lui lorsque le Président ose aller sur la tombe du Général, à Colombey. Mais le ridicule ne tue pas ! Heureusement pour lui. Et qu’il y prononce des phrases à double sens qu’on essaye de décrypter avec un esprit de modération car on espère qu’il s’agit d’une nouvelle maladresse et rien d’autre. Sinon, on aurait bien envie de lui rentrer dans le lard ! 

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L’affaire « Macron-Benalla » laissera « des traces profondes », estime Christian Jacob, selon l’article que nous reprenons d’après le site : « Groupe Gaulliste Sceaux »

31 juillet 2018

Rubrique : « ils relaient nos articles, nous relayons les leurs »

Un site – parmi d’autres – dont nous avons l’autorisation de reprendre un texte, à la condition de le publier sans modification, ni rajout. Et à la condition de publier notre source, ce qui nous parait être la moindre des choses.

Un site dont la devise est : « l’Opportunisme et le Lobbyisme sont incompatibles avec la philosophie Républicaine »

Le titre original : « L’affaire « Macron-Benalla » laissera « des traces profondes », estime Jacob »

Christian Jacob (Photo A.F.P.) le 31 juillet à l’Assemblée

Le texte : Le président du groupe LR, Christian Jacob, a jugé que l’affaire « Macron-Benalla », qui « touche l’État et son chef au cœur » et face à laquelle le gouvernement a « abdiqué », va laisser des « traces profondes », défendant les « contre-pouvoirs », Parlement en tête.

Cette affaire, « qui touche l’État et son chef au cœur », « alimentée par des zones d’ombre, des contradictions, des mensonges d’un grand nombre de protagonistes et de M. Macron lui-même, (…) ne fait que commencer et elle laissera des traces profondes. Des traces politiques et morales pour le chef de l’État et des traces institutionnelles dans l’organisation des pouvoirs publics », a-t-il clamé.

Pour le patron des députés LR, défenseur de la première motion de censure dans l’hémicycle, « les Français ont été et restent sidérés » et « constatent aujourd’hui – et c’est une trahison pour eux – que la République des copinages malsains, elle est de l’autre côté de la Seine, elle est à l’Élysée ».

« Des hauts fonctionnaires à la réputation jusqu’alors impeccable, un ministre de l’Intérieur, un président de la République ont préféré protéger un homme et ses dérives, plutôt que de faire honneur à leur rang », a déploré M. Jacob, pour lequel « l’éclosion d’une forme de police parallèle au service de l’Élysée n’a pu se produire sans le soutien du président de la République ».

Ce « scandale, c’est celui d’un chef de l’État – il l’a reconnu – qui a protégé, qui a privilégié un homme qui lui a rendu des services », « barbouze s’il en est », une formule à l’origine de protestations de la majorité.

« Votre gouvernement, tout particulièrement votre ministre de l’Intérieur, n’ont pas eu le cran de dire stop à une terrible dérive », a accusé cet élu de Seine-et-Marne. « Votre gouvernement (…) a failli par faiblesse, par lâcheté aussi » et « mérite, au-delà du désaveu et de la colère sourde des Français, la censure des députés », a-t-il ajouté, sous des claquements de pupitre de la majorité.

Considérant « urgent de résister à la tendance d’un pouvoir technocratique », M. Jacob a prévenu: « nous ne courberons pas l’échine face à ce projet de révision constitutionnelle qui a été ajourné et que vous seriez bien inspiré d’abandonner ».

« La France a besoin de contre-pouvoirs. L’Assemblée Nationale est le premier de ces contre-pouvoirs », et « l’histoire parlementaire de la Vème République retiendra que, durant 4 jours, au cœur du mois de juillet 2018, l’opposition, ici à l’Assemblée, a été à la hauteur de ses responsabilités », a-t-il vanté.

Et il a lancé à Édouard Philippe (ex-LR) qu’il espérait sa réponse « sans arrogance, sans mépris, en faisant abstraction de votre qualité de très haut fonctionnaire, de votre parcours personnel, d’une forme de sentiment de supériorité ».

Selon le texte du Groupe Gaulliste Sceaux

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Retrouvez l’article original directement sur leur site par un simple clic sur le lien ci-dessous :

https://groupegaullistesceaux.wordpress.com/2018/07/31/laffaire-macron-benalla-laissera-des-traces-profondes-estime-jacob/