Archive for the ‘« Gilets Jaunes »’ Category

« Il faut les empêcher de revenir ! » écrivent TOUS nos internautes à Blog-Cabestany !

9 février 2019

Il est des sujets qui divisent, d’autres qui suscitent le débat d’idées. Lorsque le « Benalla Team », à l’Élysée, à Matignon, à l’Assemblée Nationale, lorsque tous ces personnages qui se veulent « irréprochables » sont prêts à nous trahir, à faire entrer le Cheval de Troie dans nos murs, vous n’avez pas de mots assez durs pour les qualifier.

Des mots qu’on ne reprendra pas tellement ils sont le plus souvent violents, injurieux pour ceux qu’on a la malédiction d’avoir au pouvoir. Des mots qui n’ont pas droit de cité dans notre Blog car ils enfreindraient notre éthique. 

D’autres, parmi vous,  font référence à une époque – lointaine pour nous –  où l’on parlait de Collaboration, de Pétainisme, de Forfaiture. Notre amour et notre respect de l’Histoire nous éviteront de nous engouffrer dans des assimilations parfois douteuses. Mais que vous ne trouviez pas les « mots pour le dire » ne fait pas de vous des illettrés, des imbéciles ou des gaulois réfractaires.  Cela ne rend pas non plus votre colère injustifiée. Elle est même à nos yeux légitime !

La Syrie n’aura jamais porté chance à la France dit l’un de nos amis à Paris. En 1941, au Levant,  des Français pensant agir  dans l’honneur, et obéissant à Darlan ou Laval, à Dentz à Beyrouth,  à leurs séides à Alep, tiraient sur d’autres Français qui deviendront les Français Libres et seront des artisans de notre Liberté retrouvée. Quels étaient ceux à l’époque à être « indignes » ? Les braves citoyens qui portaient les armes, tiraient sur d’autres Français ? Ou leurs chefs, qui planqués à Vichy, trahissaient leur pays sans vergogne ? Y a t’il un Sigmaringen du côté de Damas ? s’interroge encore notre ami.

Car pour certains d’entre vous, on a les dirigeants que l’on mérite. On a été chercher les pires qu’on puisse trouver. A nous d’assumer maintenant nos erreurs.

Dans notre rédaction, si on est en accord avec vous, on n’a pas envie de nous étendre sur le sujet.  Vous résumez suffisamment bien la situation pour qu’on s’évite à nous mêmes d’en rajouter une couche.

Mais comme il faut conclure, on reprendra le mail de celui qui nous apparait comme le plus modéré d’entre vous, ce qui n’est pas peu dire :

« nous vivons dans un pays dont le président n’hésite pas à estropier les citoyens parce qu’ils commettent le crime impardonnable de porter un gilet jaune de revendiquer parce que leurs enfants ont faim. mais ce même président s’apprête à dérouler le tapis rouge à des gens qui ont brulé leur passeport tiré sur nos soldats et incité leurs frères restés chez nous à nous tuer dans des attentats sur notre sol. voilà le président que nous avons funestement choisi pour se ranger du côté de nos assassins et aggraver notre destin le destin de la france ! »

Que répondre à cela lorsque ce ne sont pas des gens comme nous qui tenons un discours politique, ce dont nous ne nous cachons pas,  mais de simples citoyens lambda qui éprouvent la nécessité de s’exprimer ainsi au nom de la sacro-sainte Liberté d’Expression ?

« c’est vous qui le dites » – « Sans commentaires »

« Décryptage pour la plupart d’entre nous qui ne portons pas de Gilet Jaune… mais en faisons sans doute partie » par Jean-Louis, pour Blog-Cabestany !

25 janvier 2019

Texte envoyé par l’un de nos fidèles internautes

Titre : « Décryptage pour la plupart d’entre nous qui ne portons pas de Gilet Jaune… mais en faisons sans doute partie, sans le savoir, sans le vouloir ! »

« Le mouvement des Gilets jaunes, par une fulgurance dont seul notre pays semble détenir le secret, a brusquement mis en lumière le contraste criant entre l’univers froid et techno de la mondialisation financière, dominé par la fausseté et l’arrogance, et un élan retrouvé de fraternité, de solidarité et de dignité parmi les humiliés, les offensés et les exploités. Mais ne le sommes nous pas un peu tous ?

 Jamais le mépris de classe n’aura été aussi ouvertement exhibé, depuis « ceux qui ne sont rien » d’Emmanuel Macron, en passant par les « sans-dents » de François Hollande.

En seulement quelque années, en se livrant corps et âme à l’idéologie néolibérale, ces « élites » ont engendré un véritable monstre, celui d’une mondialisation fonctionnant à rebours du bon développement intégré et harmonieux de la société, et qui, tel une sangsue pompant le sang de son hôte, a progressivement détruit le socle des classes moyennes issues des Trente glorieuses.

Ainsi, après les ouvriers, les employés et les agriculteurs, ce sont désormais les retraités et les professions intermédiaires, artisans, indépendants, commerçants, les fonctionnaires, les enseignants, les infirmièr(e)s,  qui mordent la poussière. Quant au recul du chômage …..

Tandis qu’elles livraient l’économie à la loi des marchés financiers, les classes ultra-dominantes se sont appuyées sur un système de représentation statistique qui leur a permis de maintenir le mythe de l’ascenseur social et d’une classe moyenne intégrée : c’est ainsi que le modèle des Métropoles a été vendu comme le parangon de la « mondialisation heureuse ». Mis en place dans l’euphorie par ceux desquels on s’attendait à tout mais surement pas à cette ultime traitrise : les Politiques se réclamant de la Gauche !!!

En effet, si on s’en tient aux statistiques officielles de l’Insee – utilisées par l’ensemble de la classe politique – plus de 80 % des Français vivraient dans des « agglos », communautés urbaines ou Métropoles, ce qui validerait l’idée que la grande majorité de la population en France est « urbaine ». Le paysan ou le viticulteur d’une commune rattachée à une agglo devenant un « citadin » pour nos énarques. Quelle foutaise ! Les lieux d’exclusion se cantonnant ailleurs. Mais où est donc cet ailleurs ? Dans cette fameuse « périphérie » : un mot qui ne recouvre aucune réalité géographique sérieuse.

La réalité est autre. La vraie fracture n’oppose nullement le monde urbain au monde rural, ou les centres-villes aux banlieues. Le fossé existe entre quelques grosses et dynamiques Métropoles, où tout le monde est d’ailleurs loin, et même très loin d’être au même niveau social, et le reste du pays ; Lequel représente en réalité plus de 60% de la population française, vit sur un territoire immensément grand mais bien plus peuplé qu’on veut nous le faire croire. Dans ces 4/5ème ou plus de la surface de l’hexagone, y sévissent la fragilité sociale, le travail précaire, le chômage, les petites retraites, l’exclusion. Il faut bien se le mettre en tête !

Cette France dit faussement « périphérique », qui est pourtant plus importante en nombre d’habitants et en surface que ces métropoles, semble ne présenter aucun intérêt, pire ne pas exister. On n’a pour elle aucune considération, et on la rabaisse en importance pour des raisons obscures. Elle est totalement oubliée, niée, rejetée,  tandis que les métropoles attirent tout à elles, dans une logique de concentration sans précédent. Empilant des compétences qu’elles ne peuvent plus assumer, mais recevant le plus gros des subventions, des aides au développement, des attentions quant à leur équipement, d’où des créations d’emplois (restant toutefois relativement faibles), un commerce qui parfois ne fait que survivre, des services publics en nombre mais au service des seuls urbains. Ailleurs on ferme des gares, des bureaux de poste, des maternités, des hôpitaux, des tribunaux, des commissariats, des usines, des commerces. Et on s’entasse parfois dans ces villes dont l’urbanisme est tellement mal entretenu qu’il s’effondre sur la tête des gens.

Jusqu’en 1999, la croissance aura bénéficié, même si c’était de façon parfois très inégale, à l’ensemble de tous nos  territoires, urbains ou non. A partir du début de ce nouveau siècle, on sait ce qu’il en est advenu, et en 2018 ce sont 60 départements qui dévissent ! Le RSA qu’on ne peut plus payer. Des impôts locaux démentiels à l’instigation d’élus ayant perdu la raison et qui appauvrissent les classes moyennes.  Le processus de Métropolisation correspondant bien à une fracture des élites d’avec le peuple. Une hausse démesurée de l’immobilier faisant fuir des gens ayant pourtant du travail, mais les rejetant plus loin,  au profit des agences bancaires, commerces de luxes, bureaux, activités de service, médecins. Sauf qu’en même temps, pour ces populations qu’on éloigne des centre ville, on augmente les taxes, le carburant, et on supprime les transports et les services publics.

Métropolisation devenant synonyme de Mondialisation. La révolte de citoyens stigmatisés, que nos élites ne cherchent pas à comprendre, et même condamnent,  étant qualifiée de « populisme ».

On a substitué au triptyque : commune-département-nation, établi en France depuis la Révolution, de grandes intercommunalités rigides, de grandes régions souvent artificielles, sous la coupe d’une Europe bureaucratique dominée par les lobbies.

Pour compenser l’effondrement de l’économie réelle, la désindustrialisation, la délocalisation, le chômage et la précarité, et pour maintenir à flot la bulle financière, ce système se shoote à la dette et à la planche à billets, reportant de cette manière le poids sur les plus fragiles et les générations futures. C’est ainsi que s’est mise en place une redoutable machine de précarisation des classes moyennes, ou d’appauvrissement systématique de l’État, au travers d’un transfert du patrimoine public vers la sphère privée accaparée par un seul petit nombre. Le dogme de notre nouveau Président.

Une nouvelle classe populaire qui, de plus en plus consciente d’elle-même, du fait qu’elle a été sortie de l’histoire et que la démocratie s’exerce sans elle, ressent le besoin de monter de nouveau sur la scène, afin de regagner ses droits et sa dignité. D’où ces gilets jaunes, dont tous sont loin d’être exemplaires, et affaiblissent l’économie, quand il ne s’agit pas de casser pour rien, ce qui ne fait pas avancer quoi que ce soit et nous entraine vers le chaos. Mais ne devait t’on pas s’attendre à ce genre de réaction un jour ou l’autre ?

En 2019, le citoyen lambda n’a plus à se revendiquer d’une quelconque idéologie de Droite, de Gauche, des extrêmes, ou encore du Communiste et autre doctrine, pour dire qu’il en a marre de se faire exploiter par un nombre limité d’élites. Des individus qui servent des sociétés supranationales qui polluent notre cadre de vie en s’enrichissant sans mesure. Des gens se sentant supérieurs au reste du peuple et qui prônent la mondialisation seulement pour garder leurs avantages. Car cette caste de privilégiés n’oublie pas de servir au passage pour bien vivre. Allant jusqu’à tondre les plus faibles.

Jean-Louis, l’un des internautes qui interviennent de temps à autres sur ce Blog, et qui nous envoie ce texte, nous dit qu’il s’est largement mais librement inspiré des écrits d’un certain Christophe Guilluy, que nous on connait comme étant un géographe.  Dont acte. Et on préfère le savoir maintenant plutôt que de le découvrir un jour.

Jean-Louis conclut : « Si nous ne portons pas tous et parfois loin de là, un Gilet Jaune, nous ressentons, toutes et tous, que quelque chose ne tourne pas rond et qu’il conviendrait de redresser la barre alors que nos gouvernants nous envoient dans le mur »

-o-

Postmaster : Merci, Jean Louis. Et si vous nous lisez,  envoyez nous, à votre tour, vos textes !

Il n’y a pas de « Femmes de Gilets Jaunes », mais plus simplement des « Gilets Jaunes Femmes », nous dit Fabienne au téléphone. Et qu’on arrête tout ce cinéma pour nous récupérer !

20 janvier 2019

Image d’archive tirée du Web

 

Fabienne, on l’a rencontrée dimanche dernier, 13 janvier, sur le parking du Centre Culturel à Cabestany. Elle a accepté de nous parler. Pas tout de suite. A la condition qu’on ne la prenne pas en photo et qu’on ne donne pas son identité. Elle a fini pourtant  par nous donner son « G.Mail ». Après avoir échangé plusieurs fois par mail avec elle durant la semaine on a pu la joindre sur son téléphone portable, ce matin dimanche. Elle était à son travail. Elle parcourt 50 kilomètres, aller et retour pour se rendre à son emploi. Avant, elle avait démissionné d’un travail agréable (mais pas davantage payé) dans l’Aude. Trop loin. La fatigue, la crainte d’arriver en retard. Je ne m’en sortais pas au niveau du carburant, des réparations, du péage, dit elle. Et je me suis retrouvée presque deux ans au chômage. J’ai heureusement pu récupérer une vieille bagnole que me prête ma voisine, une mamie qui ne conduit plus, pour retrouver du boulot. En attendant le métro ! (de l’humour ?).

Fabienne dit :

« Arrêtez de parler, s’il vous plait, vous les médias (on en fait partie ?), de Femmes de Gilets Jaunes ou même d’un mouvement de Femmes Gilets Jaunes. Nous sommes avant tout et tout simplement des Gilets Jaunes comme les autres, des « Gilets Jaunes Femmes » si ça vous fait plaisir. Dont acte.

Mais c’est vrai que nos maris, nos frères, nos cousins, et même nos fils sont plus à l’écoute des politiques que nous les femmes.

Notre mouvement est apolitique même si nous avons tous des convictions. Pour tout vous dire je n’ai jamais voté à Droite à l’époque où je me déplaçais encore aux urnes. Ce que je ne fais même plus depuis quelques années.

Il y a de la part de la Droite de la Droite une tentative de récupération politique qui n’est même pas dissimulée. C’est trop flagrant. Ils se foutent de nous.

Mais de la part de la Gauche de la Gauche c’est plus sournois. Il y a d’abord ces syndicalistes qui portent le gilet rouge dans la semaine mais qui le changent pour le gilet jaune le samedi et cela on n’en veut pas. Je suis moi même syndiquée et ne comprend pas que tous les syndicats ne soient pas capables de s’accorder le 1er mai. Que ce syndicat aille défiler, ailleurs qu’avec nous, avec ses gilets rouges, drapeaux et porte voix et ne se mélange pas avec nous. Mais pire, qu’ils ne se déguisent pas en jaune pour faire semblant de faire partie des nôtres ! On ne le supporte plus.

Et que dire de ces politiques, toujours à la Gauche de la Gauche, ou d’ailleurs, qui nous font des risettes. Qui nous prêtent des salles pour pouvoir nous réunir. Font semblants de nous soutenir avec des initiatives qu’on ne leur a pas demandées. Mais la seule chose qui les intéresse est de nous infiltrer et de récupérer des voix en prévision des municipales.

Il est quand même honteux, poursuit Fabienne, que ce soient des gens comme eux qui se précipitent pour répondre à un micro, en notre nom, lorsqu’on voit arriver les médias. Et qui vont jusqu’à raconter que nos réunions, comme celles de dimanche dernier à Cabestany, se terminent en fiasco. On a même entendu le mot : « chaos ». Alors que ce sont ces mêmes élus ou leurs hommes de paille qui ne cherchent qu’ à prendre le pouvoir sur nous. A nous infiltrer. Soi disant pour nous dire ce qu’on doit faire. C’est eux, et pas des gilets jaunes, qui ont saboté cette réunion pour pouvoir dire ensuite qu’on arrive pas à s’entendre. D’ailleurs, une fois ces perturbateurs sortis de la salle, la réunion s’est déroulée comme on l’avait programmée et pas du tout comme ils ont osé la raconter.

Et si j’ai un message à faire passer aux politiques, c’est qu’ils se méfient. Ce n’est pas parce qu’ils semblent nous soutenir, être gentils avec nous, qu’on est dupes. Pas plus à gauche qu’à Droite. Pour tout dire, qu’ils arrêtent de nous tourner autour avec leurs gros sabots. Ils nous indisposent. Et s’ils chargent trop la barque, on leur fera payer cher !

La rédaction : Merci « Fabienne ». Votre message est passé. Et si d’autres ont un message à faire passer qu’ils nous contactent. Sans que pour autant on donne l’impression d’être ou non d’accord avec eux.

Nota : le texte de Fabienne, pris au téléphone, a été réécrit pas nous. Ponctué. On a essayé de gommer certaines attaques trop frontales sans la trahir. La colère peut être mauvaise conseillère. Et on lui a donc suggéré plus que conseillé de ne pas s’en prendre frontalement à un certain syndicat et à un certain Maire que l’on connaît bien. Et de toutes façons, on a soumis à Fabienne, la mouture définitive de notre texte avant de le mettre en ligne. Qu’elle nous a dit respecter sa pensée !!!

La rédaction : Quant à ce futur rond-point des Gilets Jaunes, il ne nous empêche nullement de dormir, comme on voudrait nous le faire dire. Ou attraper des boutons. Après tout, ce mouvement fera un jour partie de l’Histoire. Et vaut mieux un rond point des Gilets jaunes qu’un rond point Joseph Djougachvili » (Staline), car à Cabestany personne n’est dupe de  cette « Hénaurme » récupération à un an des municipales. L’un d’entre vous allant jusqu’à écrire que pou un certain élu qui n’arrive pas à décrocher c’est une façon d’essayer de se remettre en selle lorsqu’on a du plomb dans l’aile !? « c’est lui qui le dit ». Nous on préfère dire que la ficelle est un peu trop grosse. Quant à cette ferronnerie d’art, destinée à ce rond-point, et Dieu sait qu’on aime tout ce qui touche à l’art, peinture, sculpture, musique, littérature,…  il vaudrait mieux que ce soit du solide, du blindé, du lourd,  lorsqu’on voit ce que trois pneus enflammés ont fait à ce sublissime cadran solaire de Rivesaltes. Ce qu’on désapprouve avec force. Qui nous a coûté  son poids en or massif. De quoi enfiler un gilet ! Qui devrait bien intéresser un récupérateur de métaux pour trois fois rien ! Mais cela en vaut il davantage ?

Bon dimanche à tous !