Archives d’un auteur

« Le ralentissement de la croissance se confirme, mais comme le réchauffement, personne ne veut le voir », écrit Gersende !

3 août 2018

Rubrique : « ils n’écrivent pas que pour nous, mais nous réservent la primeur de leurs articles »

Un article de « Gersende », politologue,  pour plusieurs Blogs ou sites dans l’hexagone, dont Blog-Cabestany

Grâce à un certain alignement des planètes, une légère diminution dans l’opinion de l’angoisse du terrorisme, des fêtes de fin d’année où l’on voulait se faire plaisir, cadeaux, spectacles, la croissance au dernier trimestre 2017 aura été en France de 0,7% du PIB.

Alors que nos gouvernants, depuis des années, avaient tendance à exagérer les prévisions de croissance, pour mieux faire passer les dépenses budgétaires de l’année à venir, les observateurs, les services de l’État, l’INSEE, tablaient sur ce qui leur semblait un taux raisonnable de croissance de 2% pour l’année 2018. D’autres criaient que c’était même pessimiste !

Patatras ! L’augmentation imbécile de la CSG faisait des ravages au premier trimestre. Les retraités, mais d’autres catégories de la population comprenaient vers quelles couches de la société allaient les faveurs du Président de la République. Et quels étaient ceux que ce même Président avait décidé de tondre. Les vieux, par exemple, qui ne servent plus à rien. Alors, plutôt que de consommer, le citoyen se serrait la ceinture et devenait méfiant. Le premier trimestre 2018 finissant avec une croissance de 0,2 points. Même pas la moitié de ce qui était prévu. La catastrophe !

Pour le pouvoir, c’était un simple accident de parcours, et sûrement pas un retournement de conjoncture. Les vieux, surtout ceux qui font Alzheimer, allaient vite oublier !? Les cheminots allaient se coucher au bout de deux jours de grève ! Ceux qui travaillent et qui devaient se lever de bonne heure le matin et ramer pour arriver à leur boulot ne seraient pas affectés. Pour le peu qu’on aille en ¼ de finale au foot et tout allait redécoller. Las !

En juillet, l’INSEE annonçait que la croissance du deuxième trimestre serait la même qu’au premier. Soit 0,2% du PIB, et encore en arrondissant au chiffre supérieur.

En France, le chômage ne régresse pas, la confiance dans le pouvoir s’érode, les taxes s’accumulent, les prix augmentent de tous les côtés. On pioche même dans ses économies pour boucler le mois, payer les impôts, l’essence, l’électricité. L’argent dépensé en Russie par les supporters des Bleus n’aura rien rapporté à la France. Et ce ne sont pas quelques maillots de foot, valant 5. euros à fabriquer en Chine et revendus 140. euros pour le profit de marques étrangères qui vont changer la donne.

Avec l’affaire du barbouze, ce Benallagate, dans laquelle se débat l’Élysée en ce mois de juillet, la confiance n’y est pas. Mais elle n’y est plus depuis un moment.  Une commission d’enquête bâclée à l’Assemblée, et c’est la grogne chez de nombreux députés qui demandent la censure. Tout se fissure.

Bien des français sont restés à la maison à cause des grèves de la SNCF, ou ont retrouvé le chemin des destinations de vacances à prix cassés, comme la Tunisie, plutôt que les campings français. A Djerba, on vend des séjours – sans doute à perte – pour sauver le parc hôtelier, même si cela ne devrait pas durer.  Il est plus agréable de passer des vacances à l’hôtel, en pension complète que de vivre en mobil home et de se faire la bouffe. Et en plus de se faire dévorer par les moustiques car tout le monde se renvoie la balle pour traiter le problème. Mais qui se préoccupe encore des vacanciers ! Qu’il amènent leur pognon et qu’ils la ferment.

Les français qui payent la taxe d’habitation et auxquels on avait dit qu’elle disparaîtrait en 2018, continuent d’être prélevés chaque mois. Qui peut croire qu’on va leur rembourser de l’argent à la rentrée ? Ils se sentent roulés. Ils ont raison.

Et les mauvaises nouvelles s’ajoutant aux mauvaises, il n’y a plus de réduction d’impôt si on fait des travaux chez soi ou si on change ses fenêtres. Pire, la TVA à taux réduit sur les travaux pourrait remonter au taux normal. Alors avec cette canicule les français songent plutôt à acheter un climatiseur coréen qu’à faire des investissements pour économiser l’énergie. Cela ne contribuera pas à faire régresser le réchauffement climatique. Un changement climatique qu’on ne veut pas voir, qui s’aggrave d’année en année, et que l’on continue de considérer comme une anomalie qui ne se renouvellera pas ! Et on rachètera encore d’autres climatiseurs venant du bout du monde.

Tour comme on ne veut pas voir que ce gouvernement navigue à vue, sans cap, sans boussole, nous laisse partir en vacances en nous disant que tout va s’améliorer comme par enchantement à la rentrée. A les entendre, la croissance pourrait reprendre, juste en faisant quelques prières, au dernier trimestre. Le ministre, optimiste, ne croit certes plus aux 2%, mais il revoit sa prévision à 1,7% et même peut être 1,8% de croissance pour l’année. Alors qu’on en est seulement entre 0,3 et 0,4% à la fin du premier semestre ! Mais on peut toujours rêver.

A Bruxelles, la France n’ose pas tenir le même discours. Et l’Europe qui voit qu’on va droit dans le mur conseille à notre Président de raboter les retraites, réduire les allocations chômage, et augmenter les impôts. Tout en même temps. Mais qu’on se rassure  leur répond Macron, si la croissance n’y était pas, on peut encore réduire le déficit pour respecter les engagements. A défaut de recettes, on peut encore faire d’ici la fin de l’année des économies dans le fonctionnement de l’état. Mais lesquelles ? On va virer des policiers, des juges, des infirmières, dès la fin du mois de septembre ?

Le gouvernement l’a dit : « nous sommes dans la bonne direction, il suffit d’être patients ». Raymond Barre, en Août 76, disait : « nous sommes sur la bonne voie, et on verra bientôt le bout du tunnel ».

Bonnes gens partez en vacances, mais achetez dès maintenant votre billet de retour. Quand vous le pouvez encore ! Et moi j’ai déjà bouclé mes valises, mais je ne suis pas invitée à Brégançon.

Signé : Gersende

Tags : « ils écrivent pour d’autres mais pour nous aussi ».

Le casse tête de la suppression de la taxe d’habitation et de son remplacement pour le budget des communes.

18 mai 2018

L’Édito de notre politologue « Gersende »

Le casse tête de la suppression de la taxe d’habitation et de son remplacement pour le budget des communes.

Après un an de gouvernance, le nouveau Président Macron n’aura pas été capable de déterminer comment il va remplacer la taxe d’habitation sauf à créer un nouvel impôt ou en augmenter un autre, ce qu’il prétend se refuser à faire – qui pourrait le croire – et nous enfume sans savoir vraiment où il va. Mais s’imaginer que les communes pourraient vivre sans cette rentrée fiscale est une utopie. Elle peuvent certes faire des économies en supprimant ce qui relève du clientélisme, du superflu, des frais de bouche,  voitures de fonction et autres privilèges d’un autre âge. Mais au delà !

Pour augmenter la CSG pour les petits retraités le Président Macron n’aura pas tergiversé. Quel courage que le sien pour piquer la retraite des vieux. Notre Lucky Luke de la Banque Rothschild tire plus vite que son ombre. Il fallait avoir fait l’ENA pour avoir une telle idée. Une augmentation de cette CSG devant être compensée, expliquait il comme Pinocchio. Un bobard auquel certains ont cru avec une grande naïveté. Pourquoi remplacer une chose par une autre. Pourquoi modifier l’existant ? Une augmentation de la CSG compensée – nous raconte t’on – par la disparition de la taxe d’habitation qui devait être initialement supprimée au dernier trimestre 2018. Puis… en 2019, ou bien en 2020. Avant les Municipales ! La ficelle étant un peu grosse. On parle maintenant de 2021. Et on pourrait très bien en faire un objectif pour le second quinquennat de Macron !

Pour le moment on parle, sans date, de ne la supprimer qu’à 80%, les 20% des contribuables qui continueront à la payer pourraient la voir doublée, peut être triplée. Personne n’en sait rien. Du grand n’importe quoi. On a rarement vu une telle politique de gribouille. De l’improvisation. Mais on n’est pas au théâtre lorsqu’il déclamait sous les yeux de sa Chimène.

Pour revenir à la genèse de cette affaire, il y a le constat – et c’est la bien triste vérité – que de nombreux maires, de droite comme de gauche, sont des mauvais gestionnaires, ou des paresseux qui n’ont pas envie de chercher comment faire des économies. On fait le budget communal et ensuite on ponctionne le citoyen. C’est tellement simple. Alors on voit des augmentations de 3%, 5% plusieurs années de suite. Ici ou là 7% et pourquoi pas 15%. Le fait que certains maires soient âgés et fassent n’importe quoi, aient un niveau d’éducation minimum, une intelligence toute relative, et qu’ils aient pris des mauvaises habitudes ne peut pas être un prétexte pour excuser leurs insuffisances.

On ne pouvait plus tolérer qu’année après année on augmente la fiscalité communale dans des proportions n’ayant plus rien à voir avec l’inflation. Mais c’est aussi la faute du citoyen électeur qui tolère que ses élus se comportent parfois d’une façon que d’autres pays qualifient plus ou moins de dérive mafieuse. A TORT. Car il n’y pas d’enrichissement personnel à la clef. On a simplement donné le pouvoir à des incapables qu’il aurait fallu dégager avant de nous parler de cette idiotie de suppression du nombre de députés ou sénateurs.

Et il fallait davantage faire fusionner des communes plutôt que faire des agglos sans supprimer les départements. Il fallait indexer la fiscalité locale sur l’augmentation du coût de la vie comme on le fait le plus souvent ailleurs en Europe du Nord.  La superposition des couches d’un millefeuille devenu ingérable est perçu comme l’héritage que nous laisse la Gauche et c’est l’une raisons majeures de sa disparition du paysage politique. Lors de son début de campagne, le Président Macron parlait de geler le taux de prélèvement de cette taxe d’habitation pour obliger les maires à faire leur boulot. Pour une fois une excellente idée recevant l’adhésion de nombreux électeurs, aujourd’hui dépités.

Sauf que l’état n’a pas le pouvoir de le faire, la gauche ayant fait en sorte que le bloc communal reste maître de ses finances. Avec même l’arrière pensée pour cette Gauche plutôt fourbe de refiler aux collectivités territoriales le maximum de responsabilités pour ne pas augmenter l’impôt sur le revenu au niveau national. Ensuite, que les communes, les agglos se débrouillent. Quelle imbécillité. Quelle duplicité !

Alors le Président Macron a demandé à son premier ministre un rapport qui vient de sortir. Un devoir de 153 pages réalisé par un ancien préfet et un sénateur. Dans lequel on s’imaginait sans doute trouver des solutions toutes faites. Mais ce n’est évidemment pas le cas. On cherche plusieurs dizaines de milliards d’euros. Après il faudra s’occuper du déficit de la SNCF. Trouver de l’argent pour les EHPAD. Tout va très bien Madame la Marquise ! Alors on lit dans ce rapport des idées les plus lumineuses les unes que les autres. Pour ce qui est de taxer lourdement les résidences secondaires c’est quasiment acquis. Pour taxer les logements vacants c’est comme si c’était fait. Mais l’une des propositions de ce rapport est de faire compenser la suppression de la taxe d’habitation qui permet aux communes de vivre, par un reversement en leur faveur d’une partie non négligeable des impôts départementaux et régionaux. Et même des impôts perçus par les agglos. On marche sur la tête.

Car comment va t’on compenser ce trou dans les finances du département ou de la région, on n’en sait foutre rien. Va t’on nous resservir l’histoire du mec qui creusait un trou pour boucher celui d’à côté ?  Non, le rapport dit qu’il faudrait commencer par faire des économies. 153 pages pour en arriver là.  Faut il pleurer ou en rire ? Et serait t’on à la veille de faire marche arrière et de redonner des compétences aux communes. Celles là même qu’on leur a prises pour les donner aux agglos. De quoi devenir fou.

Et puis on en revient à l’idée d’augmenter la taxe foncière. On ne crée pas un nouvel impôt. On modifie un impôt existant, comme on l’a fait pour la CSG ! On ne modifiera pas le taux d’imposition mais la base. Quelle différence ? On prend vraiment les gens pour des abrutis.

Tremblez petits retraités. Vous êtes des nantis, des parasites pour notre société. Vous coutez trop chers pour nos EPHAD. Et si on reparlait d’euthanasie ? Si jamais vous avez passé 40 ans à vous priver, à vous serrer la ceinture pour acheter votre petite bicoque pour vos vieux jours, vous allez morfler ! Vous n’échapperez pas à la Taxe Foncière même si vous ne touchez que le minimum vieillesse. Quelle mauvaise idée d’avoir voulu devenir propriétaire !  

Brigitte, au secours ! Emmanuel, le président des riches, ne serait il pas – ET EN MÊME TEMPS – un peu…. communiste ?

Gersende

POSTMASTER : Merci Gersende pour cet éclairage. On peut trouver le rapport à cette adresse sur internet :

https://www.gouvernement.fr/partage/10180-rapport-de-dominique-bur-et-alain-richard-sur-la-refonte-de-la-fiscalite-locale

 

 

 

Gersende, pour sa rentrée 100% politique, nous parle du Logement. « Le Logement dans notre pays c’est n’importe quoi et on va dans le mur ! », dit elle.

22 septembre 2017

« Gersende »

La tribune de rentrée de Gersende

Savez vous qu’il y a aujourd’hui, 2,5 millions de logements vides en France. D’aucuns annoncent un chiffre encore plus important. Un chiffre impensable auquel vous ne croyez peut être pas. Et on devrait atteindre la barre des 3 millions ou pire à la fin de ce quinquennat en 2022 ! Car on va reprendre la construction à un rythme intensif. De façon raisonnée ? Bien au contraire lorsqu’on constate les tâtonnements du gouvernement qui n’a pas vraiment de projet sinon se donner quelques années pour découvrir ce que tout le monde sait déjà, sauf lui !  En Marche, mais en marche arrière !

Une petite moitié de ces 3 millions de logements vides auront été bâtis dans les 25 dernières années. On ne peut quand même pas parler de logements « hors d’age » dans un domaine où la notion de  » neuf  » et d’ « ancien » est controversée. Au bout de cinq années après sa construction, pour des raisons fiscales et plus particulièrement de TVA, un logement est considéré comme appartenant à l’ancien. Amalgamé avec celui qui a 100 ans d’âge. Mais 90% de tous ces logements ont le confort minimum qu’on est en droit d’exiger de nos jours  pour se loger décemment.  Ce qui n’empêche pas qu’on continue de voir aujourd’hui des gens vivre dans des taudis insalubre où sont pratiqués des loyers exagérés. Cherchez l’erreur.

Un million : le nombre de biens vides à louer ou à vendre dans les annonces entre particuliers ou dans la vitrine des agences immobilières.  Fluctuant selon les saisons mais relativement stable sur une période moyenne. Rien d’anormal donc. Mais les agences ou mandataires ont vu leur nombre augmenter inconsidérément. Et les faillites avec. On pourrait croire que la concurrence fait baisser le coût des commissions d’agences, le plus élevé en Europe ou presque. C’est tout le contraire car chacun a désormais du mal à vivre de ce métier qui était autrefois rémunérateur avant que tout le monde ne se décrète marchand de biens ou intermédiaire. Formation, qualification ou pas. C’est l’anarchie. Le client en fait les frais malgré lui. Un client qui a tout intérêt à choisir avec beaucoup de soin son agence, à confier son bien en exclusivité à cette agence et négocier les frais. Mais trop de clients vendeurs s’imaginent – car il sont complètement perdus – qu’il vaut mieux  confier son bien à au maximum d’agences de son secteur. Qui chercheront à vendre en premier les biens qu’elles détiennent « en exclusivité », avant de s’occuper des autres.

Chaque jour, ce sont des milliers de biens qui arrivent sur le marché. Des milliers qui trouvent preneurs en location, vente, ou location-vente au bout d’un jour, une semaine, un mois, une année…. ou plus. Car, comme pour chaque produit de consommation, l’offre peut ne pas correspondre à la demande. Dans ce quartier, on trouve des studios alors qu’on cherche un grand appartement pour une famille. Ailleurs, on ne vous propose que des 5 pièces alors que vous êtes célibataire. Et vous constatez dans le quartier où vous trouvez le bien de vos rêves qu’il y a un manque de transports, ou d’écoles à proximité. Un loyer trop cher. Des travaux. A tout cela les français seront ou ont été confrontés un jour. Mais notez que ces problèmes d’offre inadéquate ne concernent qu’un tiers des logements vides ou juste un peu plus. Mais alors les deux autres tiers de ces logements éternellement vides ?

Il y a ces logements vides que les propriétaires ne veulent pas louer pour des raisons diverses et ne veulent pas vendre pour éviter – disent ils –  de faire baisser les prix. Un très mauvais calcul. Le prix des logements depuis 50 ans a toujours été inversement proportionnel au niveau des taux d’emprunts. Plus les taux d’intérêt grimpaient et plus les prix des logements baissaient. Au point de voir dans les années 70 des logements neufs se revendre 5 ans après leur construction avec une moins value de 30% à cause de l’envolée du coût du crédit. On a connu par le passé des taux d’intérêt jusqu’à 14%. Les intérêts se révélant supérieurs au capital à rembourser. Mais ceux qui ont acheté à l’époque ont parfois revendus avec une forte plus value 20 ans après. Si demain les taux d’intérêt remontent, les propriétaires qui ont un logement vide vont pleurer.

Mais on ne peut faire l’impasse sur tous ces logements vides qui sont le fait de maires clientélistes et de promoteurs affairistes. Adeptes de la défiscalisation. Savez vous qu’il y a une quinzaine d’années, à Perpignan, un promoteur disparu corps et biens depuis, avait envisagé une tour de 42 étages. Pour commencer. Bien des élus à l’époque voyaient le projet d’un œil favorable. Et ne parlons pas du Centre del Mon. Cela reflète bien le phénomène actuel qui veut qu’on privilégie les grandes villes, les « métropoles » au détriment des campagnes. Des mégalopoles où l’on va bientôt tous s’entasser les uns sur les autres. Parce qu’on y trouve encore un hôpital, des médecins, quelques services publics, et que le train s’y arrête encore lorsque nos campagnes sont désertées. Une aberration. Des villes de 50 000 habitants en zone rurale sont considérées aujourd’hui quasiment comme des villages.

Il était un temps, jusqu’aux années 2000 où les bailleurs étaient des compagnies d’assurance, des banques, qui investissaient pour se constituer un patrimoine de sécurité. Mais il leur fallait récupérer les loyers, entretenir les immeubles, rénover. Par facilité, elles préfèrent aujourd’hui spéculer sur le marché des actions, et prêter à la Grèce. Cela rapporte plus à court terme. Et après tout, si elles ont un problème, si elles ne sont jamais remboursées, ce n’est pas leur argent dont il s’agit mais du nôtre. C’est nous qui seront ruinés. L’État s’en contrefout et donne  même le droit aux banques de piquer dans nos comptes si elles ont de gros problèmes. Hier, ces bailleurs dit « institutionnels » n’investissaient qu’avec discernement. Aujourd’hui, on prête à des promoteurs qui n’ont pas le même objectif sinon faire de l’argent facilement et rapidement.

Alors on a construit, avec la complicité de ces ministres (Pinel, Duflot et autres), pas toujours de mauvaise foi mais incompétents et dogmatiques, des logements défiscalisés là ou l’on en avait pas besoin : Béziers, Blois, Le Havre, et liste est longue. Au Havre, la ville de notre premier ministre, 10% des logements sont vides, comme à Vichy. Pas toujours la faute du maire actuel mais souvent aussi de ses prédécesseurs. Et on a ruiné plein de petits épargnants aveuglés par la recherche d’une plus value ou d’un appoint pour leur retraite. Des petits épargnants qui continuent à rembourser, s’ils le peuvent, des logements où personne n’a jamais habité et qui se dégradent au point qu’ils ne valent parfois plus rien. Mais Macron, pas convaincu, a prorogé le système pour quatre ans…. !   Pour se faire une idée. Pour voir. Voilà comment est gérée la France.

Hollande disait que son ennemi était la finance. On a inventé, sorti de nulle part et sans réflexion, un système inapplicable de logement social avec des quotas mais où l’État ne s’implique pas lui-même. Une imbécillité que cette loi ALUR de 2014, le devoir d’un cancre qui ne connaissait pas son sujet. Une idiotie Hollande-Duflot, complètement pervertie au niveau des décrets d’application au point que Manuel Valls en arrivant à Matignon voulait la laisser dans les tiroirs. Et qui demandant à Hollande un arbitrage, s’était vu répondre par ce dernier qu’il avait laissé les mains libres à sa ministre sans lui même rien y comprendre ! Pas non plus donc le problème du gouvernement Macron semble t’il. Qui va préférer s’en prendre au régime des APL. Qui a le mérite d’exister. Qui partait d’un bon sentiment. Mais aujourd’hui complètement, injuste, inégalitaire. Car des petits malins ont compris comment en tirer le meilleur profit. On va prendre le problème à bras le corps, mais à l’envers.

Et dans la périphérie de ces métropoles on continue de construire. Comme à Cabestany. Pour qui ? Pour quoi ? Pour que votre ville de Cabestany soit toujours communiste en 2050. Sans doute. Au moins les choses sont claires. En sélectionnant comme il faut les futurs habitants ?  Clientélisme ou discrimination dites vous ? Telle est la question que le citoyen se pose. Souvent les réponses sont contenues dans vos questions.

Savez vous que 70% des nouveaux habitants dans le département des PO viennent d’un autre département. Il y a des statistiques accessibles à tous. Il y a d’abord les retraités. Car le foncier est moins cher qu’à Nice. Ce n’est qu’un fois installés  que ces retraités découvrent que les services publics dans les PO sont gérés n’importe comment par un Conseil Départemental déplorable. Mais la plupart des plus jeunes qu’on qualifie d’actifs et qui viennent dans les PO où il n’y a pas de travail, connaissent la situation et savent qu’ils n’ont aucun espoir d’y trouver une activité. Bizarre. N’ayant comme espoir ou comme ambition que le RSA, ils préfèrent venir vivre de l’assistanat dans les PO plutôt qu’à Calais ou Dunkerque. Et c’est le département qui finance ce RSA, ne sait pas comment s’en sortir mais ne veut pas que l’état s’en même. Qui paye d’ailleurs au final :   nous !

Et on bétonne. Et on B-Tonne. Et on détruit les terres cultivables où indispensables à la préservation de notre environnement. Et en plus on s’en gargarise lorsqu’on est un élu. LAMENTABLE !

Va t’on continuer à faire sortir de terre des quartiers comme les Portes de la Mer où certains nous écrivent pour dire s’y sentir mal. « c’est vous qui le dites ». Nous…. on ne dit rien. Alors inutile de chercher à polémiquer avec nous.  Un ch’ti écrit qu’on aurait choisi le nom de « Portes de la Mer » parce que justement on n’y voit pas la mer. Occasionnellement on y verrait la déchetterie, dit il. Sur un terrain où un éminent spécialiste de l’environnement estime que personne ne sait vraiment ce qu’il pourrait s’y passer en cas de très fortes précipitations. Supposition gratuite : puisque le réchauffement climatique ça n’existe pas ! Va t’on bétonner maintenant du côté de la Germanor, ce qui serait d’une incohérence coupable ?

Jusqu’où cette politique du logement, en France, ira t’elle  – quitte à me répéter – entre certains maires clientélistes et certains promoteurs affairistes ? Sans vouloir tout généraliser. Mais la réalité est proche de la caricature.

On va dans le mur, mes amis !

Gersende

.

« La grande sottise d’une idéologie est le meilleur des garants pour avoir de nombreux adeptes. Quand la sottise fait place à l’aveuglement, on n’est plus guère éloigné de voir cette idéologie accoucher d’un mouvement politique »

(extrait de « Penseurs et Philosophes de notre temps » 1934)

Gersende nous parle de la dernière manipulation de Macron !

11 août 2017

Gersende qui partait hier soir en vacances pour seulement quelques jours puisqu’elle aura assisté, en spectatrice à l’assemblée, au vote de la loi sur la Moralisation mercredi , nous envoie ce billet :

«  » Encore une Macronnerie (on retient le mot), que cette polémique sur l’utilité des militaires pour nous protéger.

Certes, leur rôle n’est peut être pas de se trouver dans les rues de nos villes mais on n’a toujours pas supprimé l’obligation faite aux policiers de faire trois sommations avant de tirer sur un terroriste qui les mettrait en joue. Le policier visé sera mort avant d’avoir seulement fait la deuxième sommation !

Les gendarmes ont déjà plus de droits mais seuls les militaires peuvent agir sans avoir à en référer à une hiérarchie.

Alors quand le Président Macron « échange » avec le nouveau Général en chef  la promesse de retirer les militaires de l’opération sentinelle en échange des réductions de budget, il faut bien trouver une façon de s’en sortir sans que l’opinion publique ne s’en émeuve.

D’où les consignes données aux réseaux de la République en Marche par l’entourage du Président. La dernière consigne qu’on leur aura donné avant de partir en vacances. Faire naître, en sourdine, auprès des médias, et avec doigté, l’idée que les militaires ne servent pas à grand chose. Pour permettre au Président, s’il prend une décision, de ne pas se déjuger aux yeux des citoyens. Une nouvelle façon de noyauter les médias et les consciences.

Car il y aura toujours des imbéciles pour faire rebondir une rumeur pour ensuite l’exploiter.

Quant à la fin de l’État d’Urgence, prévu avant la fin de l’année, personne ne dit au citoyen que cette situation particulière qui permet aujourd’hui aux forces de police d’avoir certains droits qui contredisent les règles européennes, aura un impact certain.

Ainsi la police n’aura plus le droit de refouler aux frontières des migrants. Qui pourront errer dans les rues de nos villes sans qu’on puisse leur demander leurs papiers.

L’auriez vous vu comme cela ?

La République en Marche a plus d’un tour dans son sac. On ne demande pas aux élus de ce parti du Président de réfléchir mais d’obéir. Et colporter auprès des médias les éléments de langage qui sont fabriqués à l’Élysée. Et ce n’est qu’un début. Mais bonnes vacances à tous !

Gersende

Merci Gersende, et pour ce qui est des vacances, chez Blog-Cabestany, c’est le grand désert et on écrit nos articles sur le sable à Canet. La voix aigüe de « la chipie » nous manque. Pas à ses élèves, parait il. C’est de l’humour !

Quel avenir voulons nous pour nous ou nos enfants ? se demande Gersende

22 janvier 2017

Pour la huitième fois consécutive, le CEVIPOF, l’institut de sondage lié à Sciences-Po, une école à laquelle je dois tout,  interroge un panel représentatif de citoyens en décembre de l’année en cours, et en publie les résultats en janvier de l’année suivante.

Les résultats du dernier sondage de Décembre 2016 viennent de sortir il y a seulement trois jours en ce début d’année 2017.

Les questions du sondage sont plus nombreuses et les explications plus fournies que les quelques extraits que j’ai repris ci-dessous. Certains d’entre vous diront peut être que je les ai sélectionnés de façon partiale. Il s’agit en effet de morceaux choisis, prélevés ici ou là dans un rapport de 95 pages qui, selon mon avis, ne nécessitent pas de se lancer dans des commentaires qui me paraissent superflus, tant ces graphiques sont parlants.

MES EXTRAITS

Lorsqu’on demande aux sondés ci ceux ci estiment que les politiques se préoccupent, peu, beaucoup, ou pas du tout de leur avis :

les-politiques-se-preoccupent

Lorsqu’on leur demande s’ils estiment que la Démocratie fonctionne bien, pas bien, ou pas du tout en France :

democratie

Lorsque vous pensez à la politique, quel sentiment éprouvez vous ?

sentiment

Avez vous confiance dans les partis politiques pour diriger le pays, dans l’avenir ?

partis

Comment, par rapport à vous, pensez vous que vos enfants vivront demain ?

avenir

Et lorsqu’on leur demande leur appréciation générale sur le « personnel » politique

corruption

En cherchant un peu sur Internet vous retrouverez sans trop de peine l’intégralité de ce sondage. Les questions et les réponses que j’ai isolées reflètent t’elles ce que pensent les français de façon plus globale ?  Doit on considérer que la procédure employée pour faire ce sondage était la meilleure ?  Que les citoyens se sont exprimés avec sincérité ?  Chacun se fera son opinion, ou pas. 

Et si vous souhaitez y passer un peu plus temps qu’à lire cet article, il vous sera même possible de voir l’évolution  des réponses sur plusieurs années. De comparer. De voir sur quoi les citoyens ont eu des avis qui se modifiaient au cours du temps. Et vous en tirerez  vos propres conclusions.

Ce que je pense, moi-même ? J’ai dit plus haut que je ferai pas de commentaires ! Sauf que je pense que le travail du CEVIPOF est honnête, sincère, courageux. Que ce sondage a le mérite d’exister. Que je rends hommage à ceux qui l’ont réalisé. Qu’ils doivent en être remerciés. Que leur travail mérite une grande diffusion. Et je ne brave aucun interdit en usant de ma liberté d’expression pour signaler un rapport qui est accessible à tous et vous encourager à en prendre connaissance dans son intégralité.

  Je fais juste une simple constatation. Ce sondage donne – peu ou prou – les mêmes résultats qu’un sondage effectué durant l’été 2016, auprès d’un panel de citoyens des Etats-Unis. Un sondage auquel personne ne croyait vraiment mais qui s’est révélé redoutablement exact. Réalisé à seulement quelques semaines d’une élection qui a vu la victoire d’un certain Président qui vient de se voir investi à la Maison Blanche. Mais les français fonctionnent ils comme les américains ?

 

donald-white-house-2017« Donald enters the White House  » (Burlington Weekly Tribune)

Bon dimanche

« Continuez à vous battre pour NOS idées », nous écrit Gersende !

15 janvier 2017

Gersende dit :  je vous envoie ma prose, comme promis mais avec quelques jours de retard. J’avais  …… la grippe !

Postmaster répond : la grippe ! Au 21ème siècle, on peut encore avoir la grippe ? 

-o-

marie-olympe-de-gougesOlympe de Gouges

Gersende écrit :

«  » Chers amis, bonne année à vous tous de la rédaction de Blog-Cabestany, bonne année à nos élus de la Droite Républicaine et leurs amis,  bonne année à tous vos lecteurs et à tous mes concitoyens de Cabestany où je regrette de ne pouvoir venir plus souvent, l’actualité politique étant intense en ce début d’année 2017 avec une Primaire et des élections diverses. Une Primaire que je m’étonne un peu que vous passiez sous silence ! Mais vous avez sans doute vos raisons.

L’année 2016 restera pour moi une année « horrible », l’année des attentats qui ont endeuillé Nice, qui ont vu ce prêtre assassiné de façon odieuse par des individus qui ne peuvent pas prétendre appartenir à l’espèce humaine, ni même se réclamer d’une quelconque religion dont ils ne font que la faire haïr de tous et stigmatiser ceux de la même origine qu’eux.

J’ai suivi avec intérêt, amusement, interrogation, réflexion votre opération « Crèches de Noël » dont vous ne m’aviez pas parlé, et qui en effet ne semblait pas préméditée. Et qui a été suivie aux quatre coins de l’hexagone par des gens qui ont découvert en même temps que vous existiez. Que Cabestany existait. Et qu’il y avait des gens qui pensaient comme eux ! J’ai parcouru les mails que vous avez bien voulu me faire parvenir. Des mails qui commentaient votre mise en ligne d’image de crèches et « bondieuseries » parfois malicieuses et j’ai été parcourue de frissons à la lecture de certains commentaires de la part de personnes prétendant être des Cabestanyencs défenseurs de la démocratie. Des mails qui frisaient parfois l’hystérie.

Alors comment passer sous silence cette affaire de crèche installée par un Maire dans un petit village de notre France rurale. Une crèche fabriquée avec des petits bouts de tissus, de bois, de papier et carton de récupération, par des handicapés. Une crèche installée pour que le citoyen donne quelque obole à ceux qui avaient fabriqué cette crèche. Et il aura fallu que des imbéciles appartenant à une association de défense de « je ne sais quoi », fassent condamner le maire à une amende. Ce même Maire aura demandé à l’association qui l’a fait condamner si le montant de l’amende qu’il a tenu à payer de ses propres deniers serait reversé aux handicapés. Il attend encore. Pendant que l’association doit surement sabler le champagne pour fêter cette bien lamentable victoire. Voilà où le dogmatisme de certains peut conduire dans notre belle France si on n’y prend garde et si on laisse des coupeurs de tête faire la loi au nom de la République.

N’oublions pas que nous sommes à Cabestany où depuis 40 ans se sont agglutinés tous les bolcheviques des P.O. qui y vivent de façon communautariste comme en cercle fermé. Les urnes en témoignent. Alors qu’à Canet ou Saint Cyprien vous n’auriez pas eu les mêmes réactions épidermiques comme celle de gens à Cabestany dont l’espèce est en voie de disparition. Et d’ailleurs j’ai lu ce commentaire d’un citoyen de Saleilles qui vous dit que vous avez beaucoup de courage, que vos élus sont des gens qui se bougent et font le job. Vous m’avez transmise aussi des mails d’encouragement. Cela devrait vous inciter à continuer votre combat pour nos idées.

Et puis à Cabestany, il n’y a pas que des bouffeurs de curé, des obsédés d’un concept de laïcité qui prouvent qu’ils n’ont jamais lu la loi de 1905 ou qu’ils n’ont rien compris. Dites vous que dans certaines villes du 9.3 on aurait déjà mis le feu à ce qui vous sert de local car il est des zones de non-droit où la république a baissé les bras et laissé faire. Il ne faut pas que cela arrive un jour dans notre ville. Je crois savoir que Monsieur le Maire de Cabestany, et ce serait plutôt à vous de m’en dire davantage, lorsqu’il est besoin de restaurer notre église, y contribue avec les deniers publics sans trop rechigner.

Et dites vous que ce monde n’est pas parfait. Rien que cette pseudo « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen » de 1789 qui est une imposture lorsqu’on découvre que ceux qui l’ont rédigé n’ont jamais considéré que le mot Homme recouvrait l’espèce humaine et donc des hommes aussi bien que des femmes. Ceux qui ont écrit cette déclaration des Droits de l’Homme l’ont écrite pour les hommes seuls, les mâles. Les femmes, des femelles pour les révolutionnaires, étant juste bonne à procréer, et faire la cuisine, et ne pas se mêler de politique. Et il aura fallu attendre le Général de Gaulle en 1944 pour donner le droit de vote aux femmes.

La Droite Républicaine, emmenée par Colette Appert, aurait bien voulu que l’on donne le nom d’ « Olympe de Gouges » à l’une de nos rues. Cette Olympe était une femme révolutionnaire, féministe, qui se battait pour les libertés, pour l’égalité entre les hommes et les femmes. A l’époque, à l’Assemblée, les femmes n’étaient admises qu’en spectatrices. On les appelait de façon péjorative, les « tricoteuses » qui n’avaient pas le droit de manifester, même pour éventuellement applaudir, de tousser, d’éternuer, et de faire du bruit à part celui de leurs aiguilles à tricoter. Et jamais on n’admettra à l’époque qu’une femme monte à la tribune pour défendre ses idées, même pour dire qu’elle était d’accord.  Marie Gouze, femme du peuple, dont le nom « Olympe de Gouges » était le nom d’actrice, n’avait aucune lignée aristocratique. Elle combattit entre autres et peut être plus que tout, l’esclavage. A la tête d’une petit troupe de théâtre elle montait des saynètes jouées de façon improvisées dans les rues, sur des places, dans des jardins et autres lieux publics pour faire avancer les libertés individuelles. Elle dénonça l’autoritarisme dictatorial de Robespierre, psychopathe syphilitique, atteint de troubles de démence liés à sa maladie, ce qui lui aura valu – à lui – le droit d’avoir sa rue. Robespierre qui enverra des milliers de citoyens innocents, jusqu’à des religieuses à la guillotine, et réservera le même sort à Olympe qui finira aussi sur l’échafaud. La dernière parole de cette Olympe aura été pour dire : « Les femmes sont les égales des hommes pour se faire couper la tête. Pas pour s’exprimer en montant à la Tribune ».

Et c’est sur cette pseudo Déclaration des droits de l’Homme,  datant de la période Révolutionnaire, machiste, injuste, inégalitaire, discriminatoire,  que certains s’appuient pour se glorifier d’appartenir à des associations anti racistes, anti tout et anti n’importe quoi, qui ne sont le plus souvent que des paravents pour endormir le bon peuple et lui faire rentrer dans le crane des idées gauchisantes. A Cabestany on dirait : « Progressistes ».

Mais dans ce pays, tous ces bien-pensants sont davantage préoccupés par cet « immense » problème des crèches plutôt que – par exemple –  la lutte contre la pauvreté. Que des SDF meurent tous les jours dans la rue n’est pas un problème suffisamment valorisant au regard de la supposée grandeur de leur idées philosophiques. «  »

Bon dimanche

ANTICOR : suite et fin. Selon Gersende pour Blog-Cabestany !

17 septembre 2016

zorro-panoplieANTICOR est tout sauf le « Zorro » de la politique

L’Indep a consacré vendredi une page entière à ANTICOR et aux livres de Philippe Pascot, qu’on lit sans déplaisir, mais qu’on aurait tort de reposer en disant « tous pourris ». Trop facile. Inexact. Mais cela fait le buzz. Philippe Pascot n’aura jamais été poursuivi par une des personnes mises en cause dans ses livres. Car plus qu’un enquêteur c’est un documentaliste qui aura recueilli, compilé, tout ce qu’il aura trouvé dans les journaux, à la télé, dans les prétoires. Ce qui ne lui retire rien car ce qu’il a fait, personne avant lui ne l’avait fait. Et il fallait sans doute que quelqu’un le fasse.

ANTICOR ce n’est pas que cela. ANTICOR n’est pas le GIGN des collectivités. Les « boeufs-carottes » de notre démocratie. Le « Zorro » de la politique comme je l’ai lu dans un quotidien qui ne sait plus quoi inventer pour ne pas perdre ses lecteurs. Ce n’est pas le gendarme dont on dit qu’il se cacherait pour mieux vous attraper si vous conduisez imprudemment et dont on ferait vite un bouc-émissaire ou un empêcheur de tourner en rond.

Comme les policiers qui assuraient hier la sécurité dans une manif, et qui ont été brulés par des cocktails Molotov. Ils sont à l’hôpital. De cela personne ne s’émeut. Et on aura même entendu, comble de l’ignominie, un responsable « anti-capitaliste », mais cette gauche de la gauche est à vomir,  dire que ce qui était arrivé aux policiers était de leur faute. Dira t’on bientôt qu’ils se sont immolés par le feu volontairement pour passer au journal de 20 h ? Quelle connerie !

Il ne faut pas être cléments avec les élus qui mettent la « main dans le pot de confiture » pour s’enrichir personnellement et qui sont des voyous qui relèvent de la justice et qu’il faut traiter comme des délinquants. Sont ils tous décelés, condamnés ? Comment savoir. Mais c’est un autre problème. Et quand la justice passe, elle ne leur fait généralement pas de cadeau. Mais c’est la partie visible de l’iceberg.

Si vous approfondissez le problème, vous comprendrez qu’il y a tous ces élus, en nombre considérable, qui ne sont pas des délinquants ou des voyous, et qui ne font « que » s’affranchir des règles ou procédures  sans pour autant « violer la loi »……  du moins au regard d’une justice débordée, épuisée, qui n’en peut plus. Ces élus ont des petits arrangements avec les uns ou les autres, font du clientélisme, du favoritisme. Il y a des « passe-droits ». Des appels d’offre apparemment bâclés. Mais dont les bénéficiaires sont connus à l’avance puisque des amis ou membres de leur famille.   « Depuis 20 ans on fait comme cela ». Un permis de construire accordé sans le regarder quand un autre est épluché plus que de raison. Rien qui ne relève vraiment de la justice ? Du moins rien qui ne la fasse bouger en considérant que c’est devenu quasiment partout la norme. L’habitude ayant force de loi. Et il y le summum. J’aurais ainsi appris à l’école, qu’en France, lorsqu’on vous vous êtes affranchis de la loi durant des années et des années sans qu’on vous le reproche, vous finissez par tomber sous le régime des « droits acquis »…. ou de la prescription. Plus cela fait longtemps que vous êtes dans l’illégalité et que vous récidivez, plus la loi vous protège. Une conception franco-française qui fait classer la France en queue des pays suspectés d’être le plus corrompus. Cocorico !

Rien qui ne soit considéré comme autre chose qu’une manière de faire de la politique, de fidéliser des électeurs, de s’assurer que les citoyens qui vous sont favorables seront sensibles aux égards dont ils font l’objet par rapport à ceux qui oseraient s’opposer à vous  politiquement. On voit cela – presque – partout. Mais je me garderais bien de tomber dans la généralisation systématique.

Mais où se situe la « ligne jaune ? C’est cette manière « exotique » de faire de la politique qu’il faut condamner moralement. Qui s’aggrave avec le nombre de mandats cumulés, accumulés,  durant des décennies. Presque à vie !  Au café du commerce, on entend Machin dire : « je vais demander un appart au Maire, j’ai pris ma carte de (ou du) …….  Il me favorisera en mettant mon dossier au dessus de la pile. »  Je ne vais pas vous dire tout ce qu’on entend et que vous entendez vous mêmes. Mais n’est ce pas – un peu – la vérité ?

Et n’est ce pas cela aussi et plus encore qui détourne le citoyen de la politique, quand des élus finissent par considérer que leur territoire leur appartient, qu’ils sont en terrain conquis. Une partie des électeurs a vite compris qu’il y a deux poids, deux mesures. Et que l’on est revenu au temps, pourtant décrié, d’avant la Révolution ou le seigneur  du coin avait un pouvoir absolu. Mais fini le droit de cuissage…. sauf dans certains partis politiques. (et pas les autres ?)

Quant le citoyen constate des petits ou gros dérapages, il n’ira pas à la gendarmerie, car il n’y a généralement pas de délit constaté, pas de preuves, et une partie de la population, qui ne cherche pas à comprendre,  est prête à défendre ses élus sous le seul prétexte qu’ils sont du même camp. Et par conséquent innocents et l’objet d’une manipulation politique. Ce qui peut d’ailleurs arriver !

 

Mais le citoyen peut toujours demander un conseil, un avis à ANTICOR.

Une conférence de l’Association Anticor près de chez vous, samedi !

15 septembre 2016

logo-anticor

leur site :

http://www.anticor.org/

Gersende nous dit : Des amis ? Anticor. Bien des choses nous séparent ! Un ami, Philippe Pascot, « l’homme au chapeau » ?  (ne cherchez pas une quelconque allusion, il porte toujours un drôle de chapeau). On a eu bien des divergences politiques ou autres mais peut être est ce ainsi qu’on finit par apprécier les gens. Sans pour autant se ranger toujours à leur point de vue.

Mais ANTICOR est une association utile. Qui fait un travail formidable. Qui a besoin de moyens pour exister. Qui peut être de très bons conseils !

Il seront samedi 17 septembre dans les P.O., à Elne,  à deux pas de Cabestany. Moi, je n’y serai pas car trop loin. Mais vous, vous y serez peut être ?

Leur conférence  dure environ 3 heures oo, s’il n’y a pas trop de questions, mais c’est souvent le moment le plus passionnant.

Réunion publique d’Anticor.

a 14 heures précises à Elne.

Invité pour l’événement, Monsieur PASCOT Philippe,
auteurs des ouvrages :

– Délits d’élus
– Pilleur d’état
– Du goudron et des plumes

Débat sur la corruption dans le monde politique.

150 places disponibles

Cinéma, 13 boulevard Voltaire, 66200 ELNE

Comment gérent ils les places, faut il réserver, ? A chaque conférence, il y a des gens debout quand cela est autorisé, et bien du monde qui ne peut pas entrer ! Peut être pouvez vous vous renseigner.

https://www.facebook.com/events/222351151494801/

Et il  parait que l’Indép devrait en parler jeudi ou vendredi.


POSTMASTER : rajout à l’article de Gersende, à 20 heures, ce soir jeudi. En effet l’Indep en a parlé dans son édition Catalane de ce matin :

anticor—-

Ce soir, vendredi 9 septembre 2016, clôture du dépôt des candidatures pour la Primaire de la Droite et du Centre !

9 septembre 2016

marianneMarianne

«  » Couvrez ce sein que je ne saurais voir. Par de pareils objets, les âmes sont blessées, et cela fait venir de coupables pensées. »   Tartuffe (Molière)


l’Édito politique de Gersende

Certains médias s’avancent peut être beaucoup en prétendant pouvoir nous donner la liste officielle des candidats retenus pour cette Primaire de la Droite et du Centre et ce durant le week end. Le temps de vérifier les parrainages me fait penser que mes amis les rédacteurs de ce blog (dont je ne fais pas partie)  vous donneront les résultats plutôt la semaine prochaine. On verra bien.

Car il fallait aux candidats trois sortes de parrainages : ceux de parlementaires, ceux de certaines catégories d’élus, et ceux des militants, le tout réparti géographiquement (le plus compliqué), et selon mes sources, ce ne sont pas les parrainages des militants qui auront été le plus difficile à avoir !?

Avec la liste officielle des candidats, la campagne officielle pourra – enfin – démarrer. Parce qu’elle n’avait pas encore démarré ? Ne faisons pas de mauvais esprit !!!!

Nous ne savons pas si nos élus à Cabestany prendront publiquement fait et cause pour un candidat. A priori, non.

Chez Blog-Cabestany, il y a peu d’encartés, mais en ce qui concerne la poignée de ceux qui à jour de leur cotisation pouvaient parrainer des candidats, ces rédacteurs nous ont avoué n’avoir voté que pour des « petits » candidats (ce qui n’est en rien péjoratif). Pour une femme, d’abord, car il ne s’agit pas de féminisme si on pense qu’il devrait quand même y avoir une femme dans cette primaire. Mais aussi pour d’autres candidats, qui ont su s’affranchir de la doctrine ambiante, certains n’hésitant pas à avoir des idées à contre courant, réalistes … ou non. On espère voir ces « petits » candidats participer à cette primaire. Pour lui apporter un peu de fraicheur et d’idées pour enrichir le débat. On pense à celui qu’on ne nommera pas mais qu’on a rencontré à Saleilles avant les vacances et qui a déjà le mérite d’être sympathique et très abordable. Nos amis Daniel Mach, François Lietta, et plus encore,  l’avaient accueilli chaleureusement.

Il y a moins d’une semaine, certains candidats nous disaient avoir ramé plus qu’ils n’auraient jamais pu l’ imaginer dans le pire des scénarios envisagés pour décrocher – ou pas – leurs parrainages. Car tous ne passeront peut être pas la barre. Certains étaient plutôt amers et déclaraient que les conditions pour accéder à cette primaire ne favorisaient que des candidats déjà connus et influents. Chacun jugera.

Et l’UDI dans tout cela ? Il n’y aura pas de candidat UDI dans cette primaire. Non pas que le torchon brule entre les L.R.et l’UDI. Tous va bien même. Mais les sondages prédisaient il y a six mois qu’un candidat UDI n’aurait pas figuré au deuxième tour, et ce parti, qui a démocratiquement interrogé ses militants,  en a déduit qu’une « non-victoire » pouvait nuire à son image. Un choix. Mais les électeurs UDI se déplaceront à cette primaire sans problèmes.

La prochaine étape sera pour vous donner le nombre, la liste des bureaux de vote, les horaires, et autres détails. Tout est bouclé à 98%. Mais tout cela ne sera officialisé qu’à fin octobre. Ne comptez pas sur moi pour en dire plus. Vour réussirez bien à survivre quelques semaines de plus avant de savoir où vous irez voter pour votre candidat.

Mais les L.R. et l’UDI, dans la grande majorité des circonscriptions, ne s’affronteront pas pour les législatives et les accords sont déjà quasiment finalisés.

Car pour les partis politiques, aussi étonnant que cela puisse paraître, on est déjà au delà des Présidentielles, et à fond dans les législatives.

Pour revenir à ces présidentielles, si on regarde les derniers sondages, Marine LE PEN serait au deuxième tour. Mais elle est loin d’avoir gagné. Sauf si une terrible actualité, comme celle des attentats de Madrid en 2004, ne venait rebattre les cartes. Les sondages n’ont jamais été autant fiables mais les électeurs n’ont jamais autant changeants, et ce qui est valable aujourd’hui ne le sera pas la semaine prochaine. Par contre, quel ou quelle que soit le Président, et plus encore si Madame LE PEN ne décrochait pas la timbale, les candidats du Front National pourraient bien faire un raz de marée aux législatives. Une assemblée nationale, sans majorité absolue et ingouvernable ? Des alliances comme en Allemagne ? Un Président de Droite choisissant un premier ministre de centre gauche ? le calcul que fait Macron.  Un sondeur envisage même une possibilité de cohabitation entre un Président de Droite et un premier ministre « bleu-marine ». Pour moi le cauchemar absolu. Mais il est rare que les choses se passent comme prévu !

Ma culture politique me fait dire que les législatives dans un pays sont le seul vrai baromètre de l’opinion du citoyen. Et que faire les législatives après les présidentielles dénature la volonté populaire. Chacun son avis. C’est le mien. Pourquoi ne pas faire des législatives tous les quatre ans pour être en phase avec les français. Surtout que l’on constate avec amertume qu’un  gouvernement n’est efficace que les 6 premiers mois. Mais de là à aller voter tous les 6 mois ! Quant au cumul des mandats, je ne suis pas contre, puisqu’un ancrage local pour un député ne me parait pas être une mauvaise chose. Ce qui pollue la politique est cette accumulation de mandats successifs, pour certains à vie. Et plus quand cela s’étale sur plusieurs générations !

Et puis il y a cette référence perpétuelle au Gaullisme. Dans lequel j’ai vécu toute mon enfance. Et j’y suis attachée plus que tout. Mais n’est il pas venu le moment de remettre les pendules à l’heure. Tout le monde sait ce que la France doit au « Général ». Mais l’homme providentiel qu’il fut durant la seconde guerre mondiale n’a jamais imposé « sa » politique et « ses » idées dans les années 60, à tout un peuple, et contre son gré, comme voudraient nous le faire croire les imbéciles. De Gaulle  a d’ailleurs choisi de volontairement quitter le pouvoir après un référendum perdu alors qu’il n’y était pas obligé. Mais quel Président ose encore organiser un référendum de nos jours ?  De Gaulle avait simplement compris les aspirations du citoyen et avait concrétisé la volonté du peuple. Rien d’autre qui ne fasse appel à un quelconque imaginaire et ce n’est pas l’homme mais la méthode qu’il faut mettre en avant. Sa force aura été sa détermination à s’affranchir des pesanteurs, des blocages, des empêcheurs de tourner en rond qui nous pourrissent la vie aujourd’hui, et devant lesquels nos hommes politiques reculent comme un cheval qui refuse l’obstacle. Appliquer ce que souhaiterait la majorité des français : cela s’appelle tout simplement la démocratie.

En 2017, nous ne souhaitons pas un président qui nous fasse du Gaullisme, du Mitterandisme, du Hollandisme. Ou à Cabestany, qui permette d’installer l’Étoile Rouge sur la maison des Jeunes !  Nous souhaitons un président qui sache mettre en musique, sans faiblesse, sans atermoiements, sans se laisser dominer par certains élus locaux ou parlementaires qui se prennent pour des roitelets, ce que la plus grande partie du peuple de France souhaite. Quand bien même il y aurait – dans le programme – quelques idées de gauche, de droite, ou d’ailleurs qui peuvent très bien coexister en dehors des clivages qu’on nous impose. Car il existe une majorité de français qui croient aux même valeurs même s’ils se dispersent entre plusieurs partis politiques.  Ce n’est pas un homme providentiel que nous devons attendre  comme le messie, mais celui qui représentera la majorité d’entre nous et fera ce que nous souhaitons qu’il fasse, sans faiblir, ….. comme l’avait fait si bien, en son temps, le « Général »

Mais quelle dérision que cette course effrénée vers le pouvoir pour changer les choses. Puis, une fois l’avoir atteint, ne pas exercer ce pouvoir. Se complaire dans l’immobilisme, ne plus rien faire, et attendre, attendre, attendre …… « d’avoir du bol » ! 

BON WEEK END  A TOUS !

GERSENDE

-o-

« C’est la rentrée, le chômage, et si on en parlait  » écrit Gersende !

1 septembre 2016

rentrée-o-

On va parler du chômage. Mais pas avec les chiffres qu’on trouve ça et là, interprétés par ceux qui veulent leur faire dire ce qu’ils essayent de nous faire croire  !

Et si on prenait simplement les statistiques officielles et tout à fait crédibles d’un organisme qui se nomme DARES (Etudes et Statistiques) qui dépend du Ministère du Travail, de L’Emploi et de la Formation. C’est assez difficile de s’y retrouver mais tout y est. Et si on s’y perd c’est que l’on ne nous cache rien : mais trop d’informations tuent parfois l’info.

Le site est :

http://dares.travail-emploi.gouv.fr/dares-etudes-et-statistiques/

et on peut même s’inscrire avec son adresse email à une newsletter, mais on y trouve aussi des rapports, études et statistiques gratuitement à la condition de chercher un peu ou plutôt beaucoup sur leur site.

La dernière étude : « DARES INDICATEURS » du mois d’Aout. Un rapport de 13 pages qui vous donne un certain nombre de statistiques dont certaines datent de fin juillet 2016. Avec des tableaux écrits en tout petit, et des diagrammes et courbes peu explicites, sauf pour celui qui en a l’habitude. Le PDF à télécharger :

DARES – AOUT 2016

Mais  TOUT VA BIEN comme dirait le Chef de l’Etat avec à fin juillet,  3 506 600 demandeurs d’emploi de la catégorie A : ceux qui n’ont aucun emploi (ou moins de 3 heures dans le mois pour lesquels il leur faut remplir des papiers durant plus de trois heures). Un chiffre qui a reculé – statistiquement – de 1,2% en an. C’est vrai. Mais la vérité pourrait bien être ailleurs.

On y rajoutera 1,9 million de précaires, intermittents, intérimaires et autres qui travaillent moins de 20 heures par semaine et ce n’est pas souvent leur choix. Et là le chiffre ne baisse pas ! Des personnes que certains considèrent comme des gens usurpant le titre de chômeur puisque travaillant plus de trois heures dans le mois !!!  Si vous avez la chance d’avoir un boulot, 6 h 10 par jour et 4  jours par semaine (+ de 24 h hebdomadaire), vous n’êtes plus tout à fait à temps partiel sans être exactement à temps plein !?   A 35 heures par semaine, alors là, on vous traitera bientôt de « profiteur ». Le fisc ne vous ratera pas.

En France le chômage est endémique depuis plusieurs décennies et pas imputable au seul Président de la République en exercice….  qui n’aura rien fait pour que cela s’arrange, sinon inventer des dispositifs d’une complexité incroyable qui sont de véritables usines à gaz où personne ne s’y retrouve, et créer de faux emplois, précaires de surcroit, et inutiles pour la plupart. Mais qu’ils soient inutiles est sans doute une bonne chose car s’ils étaient utiles, pourquoi est ce qu’un employeur embaucherait des salariés s’il pouvait les remplacer par des gens qui ne lui coutent rien ou pas grand chose. Cela plombe par contre nos impôts.

Dans les collectivités territoriales, par endroits, ces pseudo emplois, on les fait venir un jour sur deux, ou sur trois, car on manque de bureaux, de chaises. Et rien à leur donner à faire quand certains titulaires ont déjà du mal à s’occuper. Il y a pourtant des piles de dossiers en instance (peut être le vôtre) depuis des mois mais il faudrait embaucher des gens qualifiés pour les traiter et ne plus recruter sur les bases du clientélisme. Remplacer des agents compétents qui partent en retraite par des jeunes qui savent à peine lire ou écrire ne va rien arranger, mais les syndicats leur diront pour qui voter.

Et il y a toutes ces personnes, par dizaine de milliers et plus encore, en formation. Il y a ce chef de cuisine réputé, parisien, quinquagénaire, qui se retrouve en chômage parce que le palace ou il travaillait ferme pour de longs mois de travaux. On lui a dit qu’il ne serait pas repris à la réouverture pour pouvoir rajeunir l’équipe. On lui propose une formation de coiffeur. Pendant six mois il va continuer à toucher son salaire de 4 800. euros nets (tant mieux pour lui) pour apprendre le maniement de la tondeuse qui lui servira à couper les cheveux de ses enfants. Mais il n’est pas dans les statistiques des demandeurs d’emploi de la catégorie A. Il pense ensuite investir dans un camion à pizza. Pourquoi pas ? Pour trouver un emplacement sur les Champs Élysées, c’est pas gagné. On lui suggère d’appeler la mairie à Cabestany.

Un français sur deux inscrit à Pole Emploi ne touche aucune indemnité. La plupart, dégoutés, ne font plus l’effort de remplir des papiers. Ils sont radiés. Mais ceux qui remplissent les formulaires le sont aussi ! Pour eux, quelle différence ? Pour les statistiques c’est du pain béni. Les radiations ? + 39% depuis un an. C’est dur de le comprendre dans les statistiques. Mais cela y figure si on veut bien se donner la peine, beaucoup de peine, de chercher.

Il y a 5 catégories de chômeurs : A B C D E. Celui qui passe d’un temps partiel, non souhaité, de 19 heures par semaine à 20 h change de catégorie. Il passe une heure à remplir des formulaires. Et il faut sans doute deux heures à un agent de Pôle Emploi, pour exploiter son formulaire, s’y retrouver dans le monstrueux logiciel de statistiques, et rentrer les données dans son ordinateur, à la condition que ses collègues n’aient pas la même idée en même temps, sinon ça rame ou c’est le bug pour 48 heures oo. Pendant ce temps là, il y a des gens qui attendent dans le hall qu’on daigne les appeler au micro.

Si on additionne les catégories A B C D E (E : les emplois aidés) on arrive à 6 513 900 chômeurs. Précision : DOM TOM inclus.

En sachant qu’une veuve de plus de + de 55 ans qui touche « déjà » une petite pension de réversion de 500. euros par mois n’est pas considérée comme une personne qui est légitimement prioritaire pour accèder à un emploi quand tant de jeunes qui n’ont rien sont en recherche. Mais on ne peut pas la radier. Ni le lui dire en face. Ni la mettre à la retraite. Comme elle n’a rien à faire, elle peut bien attendre 5 heures dans la salle d’attente. Pour lui faire comprendre que c’est une profiteuse. On la reçoit enfin pour lui dire qu’à 65 ans, c’est à dire dans 10 ans, elle touchera un complément pour arriver au minimum vieillesse. Complément qu’on récupérera sur son fauteuil ou son canapé qu’on vendra aux enchères à sa disparition. Il n’y a pas de petites économies.

Près de la moitié (croit on) de ceux qui pourraient prétendre au R.S.A. ne le touchent pas, mais pour la plupart c’est de leur faute. Et s’ils s’y inscrivaient, un département comme les P.O. n’aurait plus qu’à mettre une pancarte « liquidation judiciaire ». A moins de nous mettre une taxe sur les machines à laver, les aspirateurs, le chien et le piano. Et si je parle du chien et du piano, ce n’est pas un hasard. Cela a existé en France. Une idée lumineuse de ceux qui faisaient nos lois il y a un demi siècle. Une taxe perçue plus souvent à la suite d’une dénonciation anonyme que par la déclaration spontanée du propriétaire. Le piano on pouvait se dispenser d’en jouer, et le cacher sous une couverture,  mais empêcher le chien d’aboyer. Et ces messieurs les gendarmes passaient des heures à vérifier. Si en plus de tout ce qu’ils ont a faire, il fallait qu’ils le fassent à notre époque. Une taxe sur laquelle on a passé deux heures de cours à Sciences-Po. Pour nous faire comprendre que les milliers de taxes perçues aujourd’hui sur les sodas et tant d’autres choses, sont du même acabit. Alors lorsqu’on parle de réforme fiscale, c’est le poil à gratter.

Si je prends ma calculette, mais vous pouvez le faire vous mêmes, et que j’additionne tous les chiffres, j’arrive à ONZE millions entre les chômeurs indemnisés ou pas, emplois aidés, les travailleurs précaires, les sans droit (et je prends une fourchette très basse) et les autres. C’est qui les autres ? Il y a les femmes qui touchent une pension alimentaire, l’étudiant qui a déjà une bourse mais « ose » chercher un complément, l’auto entrepreneur qui n’a pas de clients, et même le petit retraité (un nanti) qui voudrait venir faire le jardin chez vous et qui ne voudrait pas enfreindre la loi en se faisant payer « au black ». Même le super calculateur de la NASA ne s’y retrouverait pas.

Combien dans ces onze millions de personnes font des petits boulots « non déclarés » ? Combien sont en dessous du seuil de pauvreté ? Beaucoup mais cela veut dire quoi au juste ?  Certains mangent les croquettes du chien mais se cachent par dignité, d’autres roulent en 4×4 mais savent pleurer pour vous émouvoir. Comment s’y retrouver ?  Il est temps de faire une prière à Saint Macron qui va nous sauver en nous « ubérisant ». Ou aller faire un tour sur ce site qui a trouvé un filon avec ses petites annonces qui vous permettaient autrefois de trouver un billard auquel il manquait un pied. Maintenant on est passé aux annonces pour trouver un  job. Souvent un petit boulot. Mais il paraît que ça marche !

Et le bâtiment, la construction navale, – pour faire court – repartiraient grâce à ces 1,3 millions (chiffre contesté d’ailleurs de toutes parts et que je ne prétends pas officiel mais…) de travailleurs étrangers qui sont sous le régime des charges sociales de leur pays d’origine. Mais à la fac on vous apprend la psychologie quand on devrait plutôt vous apprendre à souder deux plaques de métal. Et je ne m’avancerai pas à citer des chiffres concernant le travail accompli par les sans-papiers. Qu’on ne connait pas. Ils ravalent votre immeuble et vont se cacher lorsqu’un controleur passe et trouve un chef d’équipe….  sans équipe. Ils ont leurs enfants à l’école. Ont une quittance de gaz. Et certains paient même des impôts sur le revenu !?  Les sociétés qui les emploient remportent les appels d’offre des marchés publics ! Pour les malfaçons vous iraient vous adresser au P.D.G., un prête nom, qui est en réalité concierge d’un immeuble en Lettonie. Vos impôts serviront à réparer le bâtiment public qui aura couté quatre fois plus cher que s’il avait été réalisé par un entrepreneur local. Cela ne vous dit rien dans les P.O. ? « C’est la loi » vous diront les élus de gauche. Ils se sont bien gardés de la changer.

Ceux qui sont sans doute le mieux informés de tout cela se trouvent dans les milieux officiels. Je les fréquente tous les jours. Mais ont ils intérêt à raconter ce qu’ils savent ? Et puis, « ça c’est à cause de l’Europe » vous expliquera t’on !

Quand on nous dit que tout va bien, je pense qu’on nous prend vraiment pour des imbéciles !

Mais quand je lis le programme ou écoute les idées de tous ceux qui de la gauche de la gauche à la droite de la droite ont la solution « miracle » j’ai envie de sauter par la fenêtre !

Gersende

-o-

 

Lundi : l’hommage de la nation, la bronca du peuple !

18 juillet 2016

hommage de la nationvalls

Le billet de Gersende

Ce midi, je me trouvais au pied de l’immeuble où se trouve nos bureaux, et où l’on a oublié, semble t’il, d’installer la clim’.  Sauf à l’étage de la Direction.

Avec mes collègues, nous buvions un rafraichissement, dans le café où nous avons nos habitudes de déjeuner – vite fait – d’un sandwich, et regardions l’écran de télévision récemment installé pour l’Euro.

A midi pile, dans cet établissement, nous avons tous observé une minute de silence tout comme cette immense foule massée sur la Promenade des Anglais à Nice. Certains passants déambulant sur le trottoir devant notre bistro se sont même arrêtés pour se recueillir avec nous.

Aujourd’hui, est le jour de l’hommage de la nation aux victimes, et nous nous y associons.

L’arrivée d’une partie du gouvernement, et du premier ministre, à Nice, déclenchèrent dans la foule des huées, des cris de démission ; des insultes telles qu’ « assassins ». Mais sur les pancartes c’était bien le Président de la République qui était visé. Il s’était empressé d’envoyer son Premier Ministre affronter la colère de la foule tandis que lui se recueillait Place Beauvau à Paris, protégé par un quintuple cordon de barrières qui aurait davantage eu son efficacité à Nice, jeudi dernier. Courage, fuyons !

Puis la foule applaudissait les policiers, les pompiers, les secouristes, alors que nos ministres n’avaient guère l’air triomphant.

La Droite Républicaine ne s’associe pas à ces huées, et ces cris, car aujourd’hui est un jour d’hommage aux victimes et ces manifestations d’une colère du peuple, tout à fait légitime, ne peuvent pas être une fin en soi.

Mais demain sera un autre jour. Et il faudra bien ouvrir le débat. Et peut être faudra t’il que la Droite et la Gauche travaillent ensemble sur ce sujet du terrorisme car il ne s’agit en aucun cas d’un combat droite-gauche ou d’un affrontement politicien. Et nullement d’une opposition qui ne chercherait à s’opposer que pour le plaisir de contester ceux qui gouvernent car demain la situation pourrait être inverse, la droite aux commandes, et le problème nullement réglé.

Mais reconnaissons l’immobilisme de ce gouvernement. Il faut déplorer les dérives coupables d’une Garde des Sceaux qui aura sévi durant 4 années avant qu’on ne lui demande de partir et de s’arrêter de nuire. Peut être que Manuel Valls aurait été plus efficace s’il n’avait été empêché par ces frondeurs socialistes, ces communistes, ces front de gauche, ces verts, qui se montrent incapables de faire leur examen de conscience et de reconnaître leur responsabilité due à leur laxisme coupable. Mais le dogmatisme rend aveugle.

C’est dans le contexte d’un gouvernement incapable, incompétent, d’une mollesse extravagante, que les citoyens ont élus un jour – démocratiquement – et acclamé des hommes supposés providentiels qui s’appelaient Hitler, ou Mussolini, Franco, Pinochet. On connait la suite. Lorsque les clefs sont sur le tableau de bord, le chauffeur dormant sur le siège arrière, n’importe qui peut s’emparer de la voiture. Et si des gens autoritaires prennent un jour le pouvoir en France, ce sont ceux par la faute desquels cela sera arrivé qui seront les premiers à se lamenter et prendre les autres à témoin. Quand 15% des français, plus que ceux qui défendent encore ce gouvernement, disent qu’ils souhaiteraient en France…. un coup d’état !

Si notre Président s’avère incapable de diriger la France et s’il n’y a plus de pilote dans l’avion, se retirer prouverait qu’au moins il aime son pays et ne lui veut que du bien.

La Droite Républicaine et la gauche peuvent sans doute travailler ensemble, mais à une seule condition : que les socialistes de bonne volonté coupent leurs liens définitivement avec tous ces nuisibles qui sont sur leur aile gauche.

L’histoire se répète. Nous sommes au bord du précipice. Allez plus qu’un pas en avant !

Gersende. Ecrit le 18 juillet 2016 sur mon Samsung Galaxy Tab.

-o-

Gersende nous dit : « signez la pétition de Dominique Reynié » à Cabestany !

6 mars 2016

chomage

Il y a trop longtemps que le chômage s’est installé durablement dans notre pays et qu’il augmente sans discontinuer.

Lorsqu’un gouvernement  – qui porte les couleurs de ceux qui ont été les plus grands pourvoyeurs de ce chômage – décide de réformer, les empêcheurs de tourner en rond, les bloqueurs, les traine-galoches, les syndicats rétrogrades, les politiques d’un autre âge ou nostalgiques du goulag, s’opposent à toute réforme. Comme à l’habitude.  

Cette loi est sans doute imparfaite ! et plus encore. Mais elle a le mérite d’exister. Et de pointer les contradictions de ceux qui hurlent sans arrêt mais sont sans doute les responsables de cette situation. Et qui en refusant cette réforme assument leur gigantesque responsabilité dans ce désastre national.

L’emploi repart partout en Europe, sauf en France.

Dominique Reynié, mon ancien prof,  qui est tout sauf un libéral – je l’affirme –  et dont nous avons apprécié le programme pour les dernières régionales aurait traité le problème de manière bien différente, mais il s’insurge contre cette entreprise de démolition orchestrée par la gauche de la gauche, les écolos, certains socialos qui ne veulent qu’envoyer la France dans le mur, et sont incapables de faire des propositions constructives. Sauf en s’imaginant qu’on résoudra tous les problèmes en augmentant toujours plus les impôts.

LA PÉTITION

https://www.change.org/p/oui-%C3%A0-la-loi-travail-non-au-ch%C3%B4mage

Et expliquons à nos enfants, aux jeunes générations, que tous ceux qui défileront bientôt dans la rue, plus pour garantir leurs propres privilèges, que pour défendre les chômeurs que nous sommes tous en puissance, les condamnent pour l’avenir. Honte  à ces irréductibles, mal intentionnés, qui mènent le pays à son déclin en empêchant toute possibilité de faire des réformes nécessaires. Honte à eux !

Mais de là à ce que la Droite Républicaine s’enthousiasme pour cette gauche qui nous prépare peut être une reculade encore plus honteuse, il y a un fossé que nous attendrons pour franchir car il n’est prévu rien moins que  QUATRE journées de chienlit dans nos rues rien que pour ce mois de mars. Certains étudiants, par exemple,  étant davantage préoccupés par les indemnités de chômage et l’âge de la retraite avant de penser à chercher leur premier travail. Ça promet. Mais c’est leur propre avenir qui est entre leurs mains et s’ils veulent le foutre en l’air !

Et toute mon amitié aux Cabestanyencs qui appartiennent au cercle de mes amis, et aux autres. 

Écrit sur ma tablette à la terrasse de la brasserie Le Bourbon, Paris 7ème,  le 4 mars 2016

Gersende

MERCI QUI ?

MERCI QUI ?

RSA : le billet d’humeur politique de Gersende à Cabestany !

22 janvier 2016

La France est elle réformable ?

Ne stressez pas, Le capitaine est à la barre !

Ne stressez plus, le capitaine est à la barre !

« La France est elle réformable ? » n’est pas le titre de mon article, un billet d’humeur autant politique qu’économique, car j’annonce la couleur. Mais un constat généralement fait par les politiques ou les médias sur cette soi-disante impossibilité de faire bouger les lignes. Sauf qu’on ne sait pas vraiment ce que nous les citoyens en pensons. Et il est tellement facile à nos politiques de parler en notre nom et à notre place. Certains affirment que nous – les français – sommes « indécrottables »  et qu’il n’est pas possible, à cause de nous, de vouloir essayer de réformer notre pays : ce qui est un prétexte pour ne rien faire. Et que dire de certains syndicats rétrogrades qui n’ont plus la confiance des salariés comme on nous l’explique au JT. On devra bientôt les contourner et discuter directement avec ces mêmes salariés, ce qui ne sera guère facile. Mais comment avoir encore de la considération pour des syndicats qui ne font plus leur boulot et sont devenus des partis politiques qui ne songent qu’à saper la démocratie plutôt que de nous défendre. Ceux qui empêchent la FNAC d’ouvrir le dimanche ne sont ils pas, eux,  indécrottables ?

Blog-Cabestany m’a demandé de rebondir sur cet article de l’Indép concernant le RSA, un sujet sur lequel j’avais déjà écrit en 2015 sur ce même blog.

Car le système actuel de financement n’est plus tenable pour les départements. En tout cas s’agissant du RSA, qui continue de progresser, tandis que la part prise en charge par l’État continue de diminuer. « Nous sommes extrêmement inquiets pour les dépenses départementales d’action sociale », pouvait on lire dans un récent rapport annuel de l’Observatoire National de l’Action Sociale (Odas).

Et si l’on prend comme référence l’année 2001 dans tous les graphiques ou tableaux que l’on nous soumet c’est que cette année 2001 aura en effet marqué une rupture dans le rythme de croissance de cette dépense transformant, entre autres, les départements en ce qui ressemble à des pseudos caisses de sécurité sociale, ou organismes d’assistanat gérées par des élus qui n’en ont pas l’expertise, mais s’arc-boutent pour en garder la compétence. Électoralisme oblige. Mais je ne suis pas non plus en train de dire qu’il faut abandonner nos concitoyens qui sont dans la galère.

Et pourquoi 2001 ? Car c’est le début d’un empilement : 2001 est l’année de la création de l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie). Suivie en 2004 par le transfert du RMI. Puis en 2005 c’est la création de la PCH (prestation de compensation du handicap). En 2009, le remplacement du RMI par le RSA. Ces couches successives, chargeant toujours un peu plus la barque,  ont modifié en profondeur la structure même de la dépense des départements.

On comprend que l’inquiétude augmente année après année. En 2014, l’état a du mettre la main à la poche pour envoyer une bouée de sauvetage aux départements. Juste – excusez du peu – un petit « en-cas » de 1,5 milliard d’euros. Et le gouvernement  a autorisé ces mêmes départements à augmenter le taux des droits de mutation ? Pauvre de nous. Sans évolution du mode de financement de leurs compétences obligatoires, les départements ne pourront plus, dans leur grande majorité, équilibrer leur budget dans un proche avenir.

Bien sur, certains départements auront fait des économies de bouts de chandelle, un pansement sur une jambe de bois, en réduisant par exemple le nombre d’heures d’aide à domicile au bénéfice des GIR 4 (les personnes âgées les plus faiblement dépendantes). Une mamie de 90 ans, ça devrait plutôt aller à l’hospice et laisser son appart’ …. à des sans papiers.  C’est ce qu’on entend dire dans certaines commissions !   Pauvres mamies !

Mais le principal problème est bien celui du RSA, dans des départements déjà pauvres et où le nombre de bénéficiaires grimpe en flèche. Le RSA paralyse les départements. Les chiffres sont là. Si l’aide sociale à l’enfance (ASE) a augmenté de 1,4% entre 2013 et 2014. Celle liée aux personnes âgées de 1,8%. Et celle consacrée aux personnes handicapées de 4,1%. La hausse du RSA (allocation et actions d’insertion) est de 7,6% ! Et on s’abstiendra de parler des frais de gestion qui augmentent encore plus vite sans qu’on comprenne pourquoi.

Mais vouloir vous faire croire, pour des motifs politiciens, que la charge en incomberait à 100% à votre département est une véritable mascarade. Car certains de vos élus siégeant au Conseil Départemental, par des explications tronquées, des déclarations à côté de la plaque, des discours politiciens orientés, laissent planer le doute et vous induisent en erreur !

C’est vrai que le « partenaire état » réduit chaque année sa contribution. Une contribution à hauteur de 90% en 2009. De 79% en 2012. De 71% en 2013. Et seulement de 66% en 2014 où l’état aura du remettre de l’argent dans le système en fin d’année.

Voilà ce qui fait dire à des experts, qu’il faudrait que l’état reprenne le financement du RSA. Mais bien des élus estiment qu’on rognerait sur leurs prérogatives (!?) qu’il s’agirait d’un retour en arrière de la décentralisation et qu’on peut bien encore faire payer les moins pauvres d’entre nous pendant quelques temps. Jusqu’en 2017 ?

Quand à l’état, face à ce jeu qui consiste pour les collectivités territoriales à faire un pas en avant et deux en arrière, est il encore d’accord pour cette renationalisation et quelle compensation serait il capable de demander en échange ?

L’état, lui, de droite comme de gauche, a essayé de faire des économies. Plutôt minces. Mais en commençant à restructurer la fonction publique d’Etat, de façon subtile pour certains, et sournoise pour les autres, l’état a en effet sensiblement réduit le nombre de ses fonctionnaires entre 2012 et 2015. Que vous le croyez ou pas. Car on parle bien de la seule fonction publique d’État : Instits, policiers, militaires, gendarmes, juges…. comme si c’est là qu’il fallait chercher !!! Contrairement aux fonctionnaires des collectivités territoriales dont le nombre explose.   L’état est maintenant obligé de temps à autres, sous la pression des événements, de dire qu’il fait machine arrière. Ce qui pour le moment n’est qu’un effet d’annonce. Mais qui va se concrétiser – lentement – par une reprise des recrutements, pour être réel et effectif, comme par hasard,  à la veille de la prochaine élection présidentielle !?

Pourquoi l’état s’est il désengagé de sa contribution au RSA. Passer sous silence que l’état est en déconfiture serait mensonger. Mais l’état avait une autre idée en tête : il voulait inciter les départements à suivre son exemple et  à eux aussi engager des économies. Comme si, sans  contraintes, c’était possible. Quelle utopie ! Mais quel dirigeant national a les castagnettes pour contenir les responsables de collectivités territoriales qui ne songent qu’à devenir des roitelets dans leur fief. Comme si le département des PO, par exemple, était capable de s’auto limiter à créer des emplois inutiles. D’arrêter d’édifier des constructions parfois aussi vaines que somptuaires, de faire des investissements  sélectifs basés trop souvent sur l’étiquette politique et privilégiant un territoire plutôt qu’un autre,  toujours hors de prix à cause de dossiers – volontairement ou non – mal maitrisés. De ne plus distribuer des aides de façon partiale, injuste, de façon provocatrice.  LE TOUT PAR CLIENTÉLISME . Mais l’Aude ou l’Hérault ne sont pas en reste, comme  le département du « sieur » Bartolone, et on pourrait encore citer une liste très très très longue.

En est il d’ailleurs autrement dans votre commune, à Cabestany ?

Je vous parlerai une autre fois de ces autres aides gérées par les départements et dont certaines devraient logiquement être davantage à la charge de la sécurité sociale. Le citoyen est il vraiment informé de tous ces problèmes. Probablement pas car il n’aurait pas réélu les mêmes dans notre commune, au département ou à la région. A moins qu’il aime quand ça lui fait mal et on va finir par le croire. Mais la gauche est plus experte en matière de communication et de de propagande, pour nous faire croire n’importe quoi, et pour nous enfumer, plutôt que d’être compétente pour gérer nos finances.

Et il reste la solution des « incompétents » : en prendre toujours un peu plus dans notre poche.

Allez, positivons !

Et bon week end

Texte écrit pour Blog-Cabestany, le 20 janvier à 20 h 00, pour être mis en ligne le 22, mais ne soyez pas surpris si vous le retrouviez plus tard, ailleurs, sur le Net.

Mardi dernier, Gersende a assisté aux voeux de la mairie, à Cabestany !

8 janvier 2016

Un article de Gersende, sans titre, mais plutôt morose qu’elle aurait pu intituler « Maux roses et meilleurs vieux »

Ambiance de Sibérie à Cabestany

Ambiance de Sibérie à Cabestany

Gersende écrit : « Mais où étaient ils passés, et qu’avaient ils de plus urgent (ou agréable) à faire, mes amis les rédacteurs de ce Blog, pour m’envoyer, mardi soir, à leur place, écouter les vœux 2016 de la municipalité, au Centre Culturel de Cabestany. De cela, je me souviendrai longtemps ! »

Une sorte de fête de patronage, style années 50 à Malakoff ou à Arcueil, avec des projos mal réglés, une sono crachotante qui vous assourdit et vous donne la migraine, et sur le podium, le politburo impassible qui débite des slogans surannés sur fond d’images de propagande. Mais des propos aimables à l’encontre de l’agglo ?! Il ne manquait plus que des jeunes filles habillées en paysannes russes, dansant avec des cerceaux de fleurs, et chantant « Kalinka ». On nous jouait « Retour vers le passé ».

il ne manquait que Nadège pour nous chanter Kalinka

il ne manquait que Nadège pour nous chanter Kalinka

Tout ce barnum ne servait pas à grand chose pour dérider le bon peuple. Il y avait dans la salle une ambiance glaciale, à couper au couteau, en ce mardi soir. Aucun notable. Des visages moroses de citoyens qui semblaient être venus à contre cœur ou sur commande pour frapper bien modestement et bien calmement dans leurs mains. Si, à Cabestany, cela s’appelle des applaudissements, ouvrir la bouche comme un poisson rouge et sans rien dire s’appelle sans doute une manifestation de joie. On doit s’amuser davantage en Corée du Nord.

Et ces mots qui sonnaient creux et résonnaient dans le vide. Comme à l’habitude ? Oui, mais juste en pire. Comme si plus personne n’y croyait. Ceux qui parlaient comme ceux qui écoutaient et étaient censés adhérer au discours. Mais apparemment, mardi soir, le citoyen n’avait même plus envie de faire semblant.

Il faut écouter les Cabestanyencs vous dire que ce qui a changé au fil des ans à Cabestany, c’est qu’il était une époque où  les citoyens venaient aux voeux,  de bonne humeur écouter de bonnes nouvelles, et qu’aujourd’hui les mêmes viennent, inquiets des dérives de cette municipalité, pour apprendre à quelle sauce on va les manger. 

Une morosité de veille d’apocalypse ou de fin du monde, vous dis je ! Non, ne vous méprenez pas, « tout » n’était quand même pas de la faute de Monsieur le Maire. Enfin pas tout !!!

Mes voisins qui se faisaient une joie d’aller passer les fêtes chez leurs amis parisiens seront restés à Cabestany et auront réveillonné devant un plat surgelé mais signé par un « grand chef ». Car la sécurité n’est plus assurée dans notre pays, et en plein état d’urgence, les 800 et quelques voitures brûlées le soir du 31 sont le signe de l’impuissance de ceux qui nous gouvernent, du laxisme de nos institutions, et de cette certitude d’impunité de certains jeunes que les principes d’éducation de notre ministre « Belkassine » ne sont pas à la veille de remettre dans le droit chemin.

Et on dirait bien qu’on vend toujours autant de « romarin », tard le soir, sous mes fenêtres, comme avant l’état d’urgence.

Dans une France tiraillée par un débat bien stérile sur la déchéance de la nationalité. Quand ce sont souvent les mêmes qui sont « contre » cette déchéance, mais aussi « contre » la bi-nationalité car, disent ils, si on aime la France et qu’on revendique le droit du sol, on choisit de n’être que français et pas en même temps « papou ». Un débat improbable, initié par un « Moi Président » politicien et calculateur qui ne recherche qu’une majorité de bric et de broc pour son prochain congrès à Versailles. Mais un symbole. Alors ? Quand à cette déchéance, elle a déjà été appliquée, un 17 février 1940, à un certain secrétaire du Parti Communiste Français pour son « courage fuyons » devant l’ennemi. Mais tout cela a été expurgé dans nos manuels. (non je ne parle pas de Valls)

Et à Cabestany ? J’ai toujours du mal à me recentrer sur Cabestany avec ma lorgnette qui analyse la politique de façon plus régionale ou nationale et j’avoue que lorsque Monsieur le Maire parle de Coubertin et de ses autres projets Cabestanyencs, je suis un peu paumée.

Mais j’ai constaté, qu’à Cabestany,  le capitaine du « Potemkine » se cramponne toujours à la barre. Depuis des décennies. Et navigue dans la mauvaise direction croyant à chaque instant voir la terre promise à l’horizon, mais ce n’est qu’un mirage entretenu pour que la poignée des nostalgiques qui croient encore à l’utopie communiste ne se jettent pas à la mer.

On aura entendu, qu’après 30 années où même les conseillers municipaux de la majorité communo-socialiste ne sont plus jamais consultés ou associés aux décisions, on va bientôt envoyer un questionnaire aux Cabestanyencs et les faire participer à la vie de leur commune. Comment croire à ce genre de foutaises ?  Soljenitsyne revient ! On a préparé à tout hasard nos crayons pour remplir les coloriages.

Car nulle part ailleurs qu’à Cabestany, on ne vous parle plus de « dictature du prolétariat », de la Bettencourt, du Baron Seillères et du CAC 40 : des mots prononcés par des gens qui d’ailleurs ne semblent pourtant pas vivre comme dans les « Misérables ». Comme si nous on vous parlait de Gomulka à tous bouts de champs. Alors qu’à Sciences Po, mes anciens profs, du moins ceux qui sont toujours en activité, ont abandonné l’enseignement de la lutte des classes pour vanter la nouvelle religion dédiée au dieu « Macron ». Mais est ce vraiment mieux ? On trouvera toujours en ce bas monde des adorateurs du « veau d’or ». La « Macronisation » étant la nouvelle religion qui est l’Uberisation de notre économie. Des notaires en passant par les pharmaciens. La ministre de la Santé y pense peut être aussi pour désengorger les urgences à l’hôpital de Perpignan. Faites le 15 et vous verrez peut être arriver un « Uber-guérisseur » avec sa poudre de perlimpinpin, ses gri-gri et ses amulettes. Mais comme il n’y aura plus que lui à être remboursé. Et ensuite pour vous administrer l’extrême onction, il vous restera à dénicher un Uber-prélat qui achète ses hosties chez Lidl. Tout fout le camp, vous dis je.

Le sommet aura été atteint lorsqu’on nous aura parlé de cette nouvelle « Pharaonade » sans doute inutile et coûteuse que cette Maison des Jeunes dont le montant final dépassera sans doute tous les devis imaginables. Et que faut il penser du fait que Monsieur le Maire aura dit dans la même phrase que cette construction coûterait exactement le montant des recettes qui manqueront dans son budget !?  On ne croit pas au lapsus ! Et l’insistance avec laquelle il nous aura expliqué que les impôts sont moins lourds dans notre commune qu’ailleurs – ce qui reste déjà à démontrer – est elle une façon de nous préparer à une nouvelle augmentation de notre fiscalité communale ? Lorsqu’on examine le cout de nos impôts communaux et les services que nous avons en échange, je pense que s’il s’agit là du plus mauvais rapport « qualité/prix » du département.

Cette Maison des Jeunes, construite dans un bassin de rétention d’eau de ruissellement, savamment calculé pour vous sauver d’une éventuelle inondation mais à moitié bouché par cette monstruosité qu’on nous concocte et que nous allons payer bien trop cher. Si jamais un irresponsable s’avisait d’agrandir le Moulinas, la situation pourrait s’avérer périlleuse. Mais si vous croyez encore que l’on se préoccupe d’écologie à Cabestany, vous avez la démonstration qu’on se moque de vous. L’agenda 21 vu de Cabestany : quelle foutaise ! Quelle tromperie, quelle mystification, ….. quelle imposture.

Car cette construction est le signe de l’esprit « communiste » dogmatique de cette municipalité qui vous explique qu’il faut bien prendre dans la poche du citoyen pour investir dans des équipements – même inutiles –  pour soutenir l’emploi et l’économie. Vous avez « tout faux » Monsieur le Maire. Il s’agit plutôt de « collectivisme ». Et de dérive marxiste. Prendre moins d’argent dans la poche du contribuable et l’inciter à investir pour améliorer le confort de sa maison, la rénover, économiser l’énergie, est le seul chemin possible pour se sortir de l’impasse où vous nous envoyez. Laissons le citoyen consommer plutôt que lui édifier des palais à la Ceausescu. Une liberté confisquée par des élus qui se trompent de siècle, de lieu, d’environnement. Une spoliation.

Sur le parvis, des Cabestanyencs passablement remontés parlaient de monter une association écologiste contre cette construction qui défie tout bon sens. Ce n’est pas la première fois que j’entends ce genre de propos et que rien ne suit. Paroles ! Comme si subir à Cabestany était une fatalité.

Alors je me suis barrée avant la fin des palabres. Je n’ai pas attendu le bouquet final des trois pétards qui doivent nous couter les yeux de la tête. Je suis partie avec le flot de ceux qui regrettaient d’être venus. Tant pis pour le soda pour lequel semblait être uniquement là René qui prenait des notes. Mais peut être qu’à un certain moment de la soirée ce soda prend une couleur jaune et qu’il faut y rajouter cinq volumes d’eau. Je n’en saurai jamais rien.

Nos élus de l’opposition étaient là, stoïques. Mais je n’ai pas vu beaucoup de nos amis de la Droite Républicaine, et je commence à comprendre pourquoi on m’avait envoyé là.

En ce début d’année 2016, j’en ai marre des Taubirades, de la Valssitude, des Cazeneuvaines. Et de ce Président qui s’illusionne s’il croit nous attirer, nous les gens de Droite, dans ses filets par ces changements continuels de cap comme un barreur débutant dans la tempête. Marre de cette « gauche de la gauche » qui a fait main basse, tel l’histoire du  « cheval de Troie », sur notre nouvelle région et qui nous promet encore et toujours, comme à Cabestany, des lendemains qui chantent : «passes moi ta montre, je te donnerai l’heure ». Et qui ne songe qu’à siphonner notre dernier euro. Marre de ces belles phrases, de ces belles paroles qui finissent pas se télescoper aux réalités. Marre de ces grand’ messes comme mardi soir à Cabestany où l’on n’entend que bobards et boniments et où l’on s’aperçoit combien le citoyen est un mouton crédule, qui a perdu tout libre arbitre, et qui n’est prêt qu’à se faire tondre .

Mais bonne année quand même à tous !!!!!!!  Tant qu’on a des proches qui vous aiment, des amis, et la santé !

Il faut renationaliser le financement du RSA, dit la Droite Républicaine !

18 octobre 2015

elections regionales

Nombreux sont les départements à être asphyxiés par des allocations versées telles que le RSA. Le département en finance la plus grosse partie. Au problème du chômage endémique dans notre département et du manque de recettes fiscales, s’ajoute l’afflux d’une population qui n’ayant plus beaucoup d’espoir de trouver du travail là où elle habite, choisit de venir s’installer chez nous, sachant qu’elle y trouvera encore moins de boulot, mais qu’elle aura au moins le soleil, et bien sûr l’assurance de toucher ses allocations. Pour des départements comme le nôtre, c’est la double peine, la perspective d’impôts supplémentaires, pour ceux qui – de moins en moins nombreux – sont imposables, mais toujours davantage matraqués.

Le financement des allocations individuelles de solidarité (AIS) servies à 3 millions de bénéficiaires était au cœur des préoccupations des présidents des conseils départementaux réunis, cette semaine, à l’occasion du 85e Congrès de l’Assemblée des départements de France (ADF). Dominique Bussereau, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, Président du Conseil Départemental de Charentes-Maritimes, et Président de l’ADF explique « Les départements sont asphyxiés et l’État ne peut plus annoncer des demi-mesures conjoncturelles sur le financement des AIS. Il est urgent d’apporter une réponse pérenne et structurelle sinon c’est l’investissement local qui deviendra la variable d’ajustement des budgets des conseils départementaux ».

En 2015, une dizaine de départements seront dans l’incapacité de verser ces allocations (RSA, APA et PCH) jusqu’à fin décembre, tandis qu’une quarantaine d’entre eux pourraient être dans la même situation en 2016. Le gouvernement « étudie » une aide d’urgence pour assurer, d’ici la fin de l’année, le versement du RSA dans les départements en difficulté. Mais ensuite ?

Dans les PO, on dément faire partie des départements incapables de régler la note d’ici à fin décembre. Et pour 2016 ?

La solution – structurelle – proposée par l’ADF lors d’une réunion à Matignon, au début du mois, consistait à renationaliser, à 100%, au nom d’une réelle justice sociale,  le financement du revenu de solidarité active (RSA) qui représente 58% des dépenses d’AIS, avec un reste à charge pour les départements de 3,3 milliards d’euros en 2014 et près de 4 milliards d’euros cette année. Car au nom de quoi, doit on continuer à pénaliser les départements les plus pauvres ? Mais c’est cela, la décentralisation, selon la vision qu’en a la gauche, qu’il s’agisse des départements ou des régions. Et surtout de continuer à préserver les fauteuils des élus de gauche. Alors que dans les couloirs du pouvoir, il se dit depuis la rentrée,  que  » si  » la Droite faisait un trop bon score aux Régionales, on a déjà prévu de revoir sérieusement la doctrine.

La ministre de la Décentralisation, plus que réticente à s’emparer du problème,  a annoncé – à la demande répétée du Premier Ministre, la création d’un groupe de travail !!! On est pleinement rassurés.

D’autres suggèrent, mais on va essayer de ne pas vous embrouiller entre les différentes caisses et organismes divers, que pour sauver le RSA, il faudrait compenser par une baisse de l’allocation « dépendance » versée aux personnes qui sont en maison de retraite ! Et pourquoi ne pas remettre les octogénaires au boulot, les faire rentrer dans la police à moto, ou mieux : les envoyer combattre en Syrie ? 

7ème compagnie

La plupart des départements gouvernés par la gauche, s’arc-boutent pour ne pas être dessaisis de cette responsabilité, et si on essaye de comprendre pourquoi, on aboutit très vite au constat qu’il pourrait s’agir là d’un alibi pour justifier des effectifs pléthoriques, en augmentation chaque année du fait de l’accroissement des bénéficiaires de ces allocations.

Et selon l’avis de ces départements, quelle serait la solution pour sortir de l’impasse ? C’est simple : Une  » augmentation de la fiscalité du département ».  Et ça veut dire quoi ? Est ce que cela ne voudrait pas dire « augmenter nos impôts » ?

Le 6 et le 13 décembre, déplacez vous, et  ne vous trompez pas de bulletin : votez pour la Droite Républicaine.