« Depuis cinq années, la France est gérée de la même manière que l’hôpital », écrit Christophe Paoli, journaliste indépendant à Ajaccio

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Courrier des lecteurs

« Depuis cinq années, la France est gérée de la même manière que l’hôpital », écrit Christophe Paoli, journaliste indépendant à Ajaccio

L’Hôpital tient encore tant bien que mal parce que ses personnels ne peuvent abandonner, en leur âme et conscience, des patients qui sans eux, n’auraient plus aucun espoir pour se raccrocher à la vie. Dire que l’hôpital tient est toutefois un mensonge. Pas de lits, avec de patients qui attendent trois jours sur un brancard. Pas de seringues, pas de perfusions, pas de médicaments. C’est le chef de service qui décide de qui doit – essayer – de vivre ou qui va mourir !

L’hôpital est essoré, ses soignants sont épuisés, les deux ans de crise sanitaire ont quasiment achevé un système qui n’en peut plus. Et pendant ce temps, un Président explique sans vergogne que tout va bien. De qui se moque t’il ? De nous les électeurs bien sur. Et surtout des ahuris, des ravis de la crèche qui s’apprêtent à remettre pour lui leur bulletin dans l’urne. Pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu’ils font . Heureux les imbéciles et les simples d’esprit ! Ou ceux qui par masochisme attendent qu’on leur remette un petit coup sur la tête . Les Français deviennent pitoyables.

Selon les statistiques officielles, excluant nos concitoyens morts du Covid, l’espérance de vie des français a commencé à diminuer depuis environ dix ans. C’est une moyenne bien sur. Car on vit plus longtemps à Paris, Lyon ou Marseille. Mais habiter à la campagne est catastrophique. Et plus grand est le désert médical qui vous entoure et plus votre vie est en danger. On a supprimé les urgences, les maternités. On a jamais tant accouché dans le camion des pompiers ou sur le bord de l’autoroute. Ce sont des statistiques officielles en provenance des Agences Régionales de Santé. Si eux mêmes le disent !

Inégalités, accès aux soins de plus en plus compliqués, médecins qui ne prennent plus de patients, ambulances qui tournent trois heures d’urgences en urgences, avant de déposer, excédés, leur patient dans un hôpital à 80 km de chez lui où il restera une dizaines d’heures sans qu’on s’occupe de lui. Sa famille ignorant où il est. La pandémie a mis en lumière les failles de notre système. La plupart des candidats s’accordent sur un point : au début des années 2000, notre système de santé caracolait en tête du classement de l’OMS. Mais ça c’était avant. L’hôpital et les déserts médicaux sont au cœur des préoccupations des aspirants à l’Élysée et des électeurs, et suscitent l’angoisse de nos concitoyens.

Que s’est il passé. On a élu des branquignols, Sarkozy, Hollande, Macron. Des comptables qui se soucient bien peu des malades et pourtant jamais on n’avait dépensé autant pour les migrants et leurs famille. Là on ne compte pas. On dépense. C’est « open bar ». Immonde !

En 2017, un rapport remis au Chef de l’état, Emmanuel Macron, disait  qu’en matière de financement, il ne fallait pas continuer cette politique suicidaire d’économie comptable que nous avons connue ces dernières décennies. Il fallait recruter a minima 25 000 infirmiers et aides-soignants, le strict nécessaire pour uniquement combler les seuls postes vacants. Tout comme les prisons qu’on devait construire. Et le reste. Ce Président n’a rien fait. RIEN. Pourquoi ? Il aura préféré dilapider de l’argent pour éviter que ne ferment les discothèques. Plus importantes à ses yeux que les hôpitaux. Si j’osais, je lui demanderai s’il vaut mieux sauver les Clubs Échangistes que les maternités.

Il faut revoir la tarification à l’hôpital. Introduite en 2004 pour remplacer la dotation globale de financement. Son principal défaut est d’entraîner une course à la rentabilité, au détriment de la qualité. Elle pousse à multiplier les examens constatait la Cour des comptes dans un rapport remis à Macron en 2017. Si on vous transfère d’un hôpital à un autre, on recommencera tous les examens. Faut bien que chacun amortisse son scanner ou sous IRM ! Mais c’est vous qui payez au final. Et pour remercier sa ministre pour sa gestion calamiteuse des masques il lui a décerné la Légion d’Honneur.

«En quatre ans, Macron a fermé 17 600 lits. Ce n’est rien de moins que les Agences de Santé qui le disent de façon la plus officielle. 4 300 lits d’hôpital fermés en 2017, 4 200 en 2018, 3 400 en 2019 et 5 700 en 2020, ce qui aboutit en effet à ce total de 17 600 sur ces quatre années.

Emmanuel Macron a assuré qu’il n’y aura pas d’économies sur l’hôpital durant le prochain quinquennat. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient !

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