« À titre personnel, au second tour, je ne voterai pas pour Emmanuel Macron qui a assez abîmé notre pays ces cinq dernières années », écrit Julien Aubert.

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COURRIER DES LECTEURS

Julien Aubert écrit :

Chers amis, Chers compagnons,

Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle ont à l’évidence déçu les espoirs que nous portions sur ce scrutin important.

Je ne regrette pas d’avoir soutenu activement la candidature et la campagne de Valérie Pecresse. Comme vous le savez, lors du congrès LR, celle-ci n’était pas mon choix de coeur. Néanmoins, ayant souhaité présider notre mouvement en 2019, j’ai toujours été loyal à ma famille politique des Républicains et au choix des adhérents : ce n’est qu’à ce prix que votre parole peut avoir du sens. Le macronisme aime les Judas, j’avoue avoir une préférence pour la noblesse du combat où les étendards sont clairs.

Je suis donc allé au bout de la logique en soutenant la candidate soutenue par Les Républicains qui avait très largement repris les 15 propositions d’Oser la France pour 2022 (notre « 15 de France »). Par ailleurs, j’ai toujours été convaincu que les candidatures clivantes et anti-système, même lorsqu’elles peuvent parfois proposer des idées proches des nôtres, ne permettent pas d’emporter l’élection présidentielle.

Dans la perspective du second tour, nous nous trouvons dans la même situation qu’en 2017 et ma position reste inchangée sur ce sujet. Je ne donnerai aucune consigne de vote car j’estime que les électeurs n’appartiennent à personne. Quand on est éliminé en demi-finale, on n’arbitre pas la finale.

Que choisir entre la poursuite du « en même temps » libéral cacophonique que nous combattons depuis cinq ans, et la mise en oeuvre d’une politique inapplicable proposant le retour de la retraite à 60 ans ? Pour répondre à ce choix insoluble, j’invite chacun à voter le dimanche 24 avril en son âme et conscience.

À titre personnel, au second tour, je ne voterai pas pour Emmanuel Macron qui a assez abîmé notre pays ces cinq dernières années. Comme je l’avais hélas écrit en 2019, les alliances contractées localement risquaient de nous priver d’autonomie en 2022.

Nous y sommes : il nous faut résister.

Pour autant, la perspective funeste du second tour à venir ne doit pas nous faire oublier qu’il faut dès à présent préparer l’avenir. Si nous voulons continuons à peser dans le débat public, alors nous devons continuer à nous battre pour que nos idées triomphent.

Julien Aubert

https://oserlafrance.fr/

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