« Conseil Constitutionnel : des nominations bananières ! », écrit Régis de Castelnau dans son Blog : Vu du Droit

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COURRIER DES LECTEURS

Régis de Castelnau écrit sur son Blog un article dont nous reproduisons, à votre demande, la première partie sans en changer une virgule et sans le commenter, selon notre éthique. Pour lire la seconde partie de cet article vous devrez aller sur le blog de l’auteur dont nous vous donnons le lien. Bonne lecture !

Régis de Castelnau écrit :

– Le Conseil constitutionnel est une des quatre cours suprêmes existant dans notre pays. Nous avons explicité dans ces colonnes ses dérives par rapport au rôle initial que prévoyait la constitution du 4 octobre 1958 et qui en ont fait le garde-chiourme du pouvoir législatif au service, à la fois de l’exécutif, et de l’idéologie du gauchisme culturel. Le moins que l’on puisse dire c’est que le système Macron et ses pulsions liberticides, n’ont pas eu à se plaindre du comportement de l’instance présidée par Laurent Fabius, flanqué d’Alain Juppé, qui a à peu près tout avalisé.

Un fonctionnement de république bananière

Le Conseil est constitué de neuf membres nommés pour un mandat de neuf ans. Il est renouvelé par tiers tous les trois ans, les nominations relevant du Président de la République, du Président de l’Assemblée nationale, et du président du Sénat. On vient d’apprendre le nom des personnalités choisies pour cette échéance, et le moins que l’on puisse dire est que la farce continue. S’il n’y a pas grand-chose à dire sur la nomination par Gérard Larcher du conseiller d’État François Seners, celle de Jacqueline Gourault ministricule du gouvernement Castex, et de Véronique Malbec actuelle directrice de cabinet du Garde des Sceaux, renvoient au fonctionnement en forme de république bananière du système Macron. On ne s’étendra pas sur Madame Gourault, ancienne professeur d’histoire-géographie, choisie par Emmanuel Macron en récompense de sa proximité avec François Bayrou, de sa transparente carrière sénatoriale, et de son inconsistance ministérielle. On sait la désinvolture avec laquelle le président de la République traite les institutions.

Celle de la magistrate Véronique Malbec est plus intéressante en ce qu’elle révèle l’absence totale de vergogne des membres essentiels de la Macronie, surtout s’ils sont d’origine socialiste. Richard Ferrand a eu des soucis judiciaires qui lui ont barré la route du premier gouvernement Philippe. La justice a cependant été aux petits soins pour lui, et il va ainsi tranquillement terminer son mandat de quatrième personnage de l’État à la présidence de l’Assemblée. Madame Malbec, même si elle n’est pas la seule, a fort probablement joué un rôle important dans la mise à l’abri de Richard Ferrand.

Qu’est-ce que « l’affaire Ferrand »

Quelques jours après l’élection d’Emmanuel Macron, les ennuis commencèrent pour l’entourage du nouveau Président. Après avoir été l’instrument du déclenchement de l’opération organisée contre François Fillon, le Canard enchaîné voulut rapidement restaurer une impartialité mise à mal par l’accusation d’avoir été l’un des auteurs de l’assassinat médiatico-judiciaire de François Fillon. Il le fit en mettant en cause un député socialiste apostat, soutien de première ligne d’Emmanuel Macron, en la personne de Ferrand. Et en fournissant quelques informations désagréables, concernant de petites opérations immobilières très fructueuses à base de mélange des casquettes et de népotisme. Il faut dire que le député breton constituait également une cible intéressante, dans la mesure où, comme beaucoup d’autres, il s’était imprudemment lancé dans les cours de morale en promettant qu’avec LREM, en matière de probité, on allait voir ce qu’on allait voir. Dans un tweet martial à la saveur rétrospective le 23 février 2017, Ferrand qui avait embauché son fils comme attaché parlementaire avait lancé : « Nous veillerons à ce que nos candidats aux législatives n’aient pas de conflits d’intérêts, et n’embauchent pas de membres de leur famille ». Les révélations des médias firent apparaître un personnage assez caractéristique de ceux pour qui la politique est un métier comme un autre, mais qui a le mérite de générer plein de petits à-côtés qui améliorent très nettement l’ordinaire si l’on sait s’y prendre et si l’on compte sur l’impunité.

Pour lire la suite de cet article édifiant nous vous en donnons le lien : https://www.vududroit.com/2022/02/conseil-constitutionnel-des-nominations-bananieres/

Une Réponse to “« Conseil Constitutionnel : des nominations bananières ! », écrit Régis de Castelnau dans son Blog : Vu du Droit”

  1. Paul Says:

    Est on revenu au régime de Vichy et à l’époque de la collaboration lorsqu’on entend un pseudo gauliste à savoir Fillon défendre Poutine ,

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