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« Devrais je souhaiter qu’il leur arrive ce que j’ai subi dans les camps » écrit Elie à Perpignan !

18 juillet 2021

COURRIER DES LECTEURS

Durant le week end nous avons reçu trois photos prises par des lectrices ou lecteurs de Blog-Cabestany concernant un rassemblement de personnes opposées à la vaccination, samedi à Perpignan. Ils se font appeler eux-mêmes les « antivax ».

Sur l’une des photos on reconnait un individu qui porte fièrement une étoile jaune. Et aucun doute, c’est bien à Perpignan et pas ailleurs. Même si cela a pu exister – aussi – ailleurs ! Une photo qu’on a passé immédiatement à la moulinette car celui qui ose arborer ce genre de symbole ne doit pas compter sur nous pour se voir reconnu sur Internet. René, notre ami, lui l’aurait reconnu. Mais on ne reproduira pas le commentaire qu’il a fait en voyant cette photo !!!

Elie, de Perpignan nous écrit : « A Paris, un ancien déporté comme moi et rare survivant du Vel d’Hiv s’est exprimé à la télé pour dire toute son indignation contre l’instrumentalisation de l’étoile jaune par des anti-vaccins. Comment peut on oser dresser un parallèle entre ce signe distinctif, imposé aux Juifs durant l’Occupation par l’Allemagne nazie, et le passe sanitaire qui sera débattu au Parlement ? Ce déporté Joseph Szwarc s’exprimant en préambule d’un discours prononcé à l’occasion de la Journée nationale en mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français. »

Comme la totalité des lecteurs qui nous adressé un mail à ce sujet, nous sommes écoeurés de ces comportements d’individus qui ont certes le droit d’exprimer un avis, mais de là à tomber dans l’ignoble !

En 1995, c’est le Président Jacques Chirac, contrairement à son prédécesseur, qui reconnaissait officiellement la responsabilité de la France dans la déportation et dans l’événement du Vel d’Hiv, dirigé par les autorités de la France, et avec le concours de la police française. . Il disait : « La France, patrie des lumières et des droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, avait accompli, ce jour-là, l’irréparable »