« JE N’AI RIEN DIT ……. ET MAINTENANT J’AI HONTE », nous écrit cette amie de Cabestany !

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Courrier des Lecteurs

 

SON TEXTE :  « à la façon de ….. »

Quand, dans les années 80, la Gauche nous a expliqué que la Santé était un bien de consommation comme les autres,
Je n’ai rien dit, car la Gauche, parce que c’était la Gauche, ne pouvait pas se tromper !

Quand ils ont commencé à remplacer à la tête des hôpitaux, les médecins par des Licenciés en Géographie, les infirmières par des bureaucrates, les soignants par des comptables,
Je n’ai rien dit, car j’ai toujours été fâchée avec les chiffres.

Quand la Droite a commencé à parler de Productivité, de Rentabilité, pour la Santé. Quand la Droite a donné le pouvoir à des fonctionnaires incapables mais tout puissants qui dictaient leurs ordres aux médecins,
Je n’ai rien dit, car je n’étais pas assez intelligente.

Quand ce dernier Président soi disant de Gauche, qui n’aura pas eu le courage de se représenter, a supprimé plus de 10 000  lits en 5 ans ; Quand ils ont fermé les maternités, et réduit les EHPAD à peau de chagrin ; Quand l’un de ses Ministres que je préfère ne pas qualifier tellement j’ai la haine contre lui,  a estimé que d’avoir des masques en stock ne servait à rien, sauf si on voulait que les infirmières se déguisent pour Mardi Gras,
Je n’ai rien dit, car je n’avais plus l’âge de faire des enfants, que j’étais trop jeune pour aller en maison de retraite, et que je ne me voyais pas porter un masque sur mon maquillage.

Quand ce même Ministre, devenu hélas Président pour notre plus grand malheur, a faire pire et davantage détruit notre système de santé, en moins de deux ans, que tous ces prédécesseurs durant toutes ces années ; Quand  je n’ai même plus oser mettre un gilet jaune pour faire du vélo de peur de me faire tabasser ou devenir borgne, quand j’ai du aller travailler à pied pour gagner de quoi à peine survivre quand la porte parole du Président se déplaçait avec arrogance en voiture de fonction,
Je n’ai rien dit, car autour de moi tous mes compatriotes s’extasiaient, se prosternaient, et disaient qu’on avait un Président providentiel !

Et quand je me suis retrouvée moi même aux urgences, quand j’ai été soignée par des personnels débordés, épuisés, qui portaient un brassard « en grève » mais qui étaient attentionnés et prévenants avec moi,

Je n’ai rien dit, car je n’étais guère en état de comprendre ou de réfléchir.

Puis quand la Peste chinoise s’est abattue sur nous alors qu’elle ne devait pas avoir le droit de franchir la frontière,

Là, j’ai été prise de panique :

  • Il n’y avait plus assez de lits pour les hospitalisations, plus assez de places en réanimation, pas assez de matériel, une situation mal gérée par des gens méprisants à la tête de l’état
  • Il n’y avait plus assez de soignants pour nous soigner,
  • Il n’y avait pas assez de masques pour protéger les soignants
  • l’hôpital devenait une sorte d’abattoir aux portes de l’Enfer,
  • et il aurait bientôt plein de places disponibles dans les EPHAD.

MOI, j’ai fais mon temps, mais quel est ce monde que je vais laisser à mes enfants et mes petits enfants ?

JE N’AI JAMAIS RIEN DIT, JE N’AI JAMAIS RIEN FAIT. ET MAINTENANT J’AI HONTE !!!!

-o-

BLOG-CABESTANY : Merci pour ce texte, reçu par mail (ils se font bien rares en ce moment), d’une bien sympathique internaute que nous apprécions. Qu’elle se rassure, nous ne doutons pas une seule seconde que ce texte ne soit pas de sa main experte. Ce n’est pas le premier qu’elle nous envoie. Pas le dernier espérons nous. Et si cela donne des idées à d’autres !

Un texte qui n’est pas sans nous rappeler, quant au style, mais c’est évidemment voulu, celui de ce pasteur allemand, Martin Niemöller,  qui avait oser écrire dans les années 30, un poème sur la lâcheté des intellectuels allemands au moment de l’accession des nazis au pouvoir et face à leurs exactions. Quand Tous en Allemagne admiraient le Diable qui les plongera un jour au plus profond des abimes. Le style ! Car là s’arrête pour nous la comparaison entre le texte de notre lectrice et le poème de cet allemand bien connu des étudiants !

Ce pasteur clairvoyant, prédisant l’avenir,  qui sera enfermé plus tard dans un camp de concentration, avait – dans la langue de Goethe – donné comme titre à son poème : « JE N’AI RIEN DIT ».

Alicia, qui ne manie pas vraiment cette langue, alors qu’elle n’a aucune difficulté avec le Français ou l’Américain, et autant qu’elle s’en souvienne pour avoir étudié il y a bien longtemps ce long poème allemand d’avant guerre, se rappelle qu’on y  trouvait des vers qui ressemblaient plus ou moins à çà :

« Lorsqu’ils sont venus arrêter mes voisins parce qu’ils étaient Juifs, JE N’AI RIEN DIT, car moi même je n’étais pas Juif !

Lorsqu’ils sont venus arrêter ………….. JE N’AI TOUJOURS RIEN DIT « 

et la suite….. quand ils sont venus m’arrêter, moi, j’étais seul car il ne restait plus personne autour de moi. Et donc  personne qui puisse encore dire quoi que ce soit !

 

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