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Blog-Cabestany, les co-listiers de Colette Appert, les citoyens de bonne volonté de Cabestany rassemblés pour l’Alternance, n’ont pas oublié ce qui s’est passé en janvier 2015 à Charlie Hebdo !

13 janvier 2020

LIBERTE D’EXPRESSION

Peu nombreux semblent être les Français qui n’ont pas totalement oublié ou ne veulent plus penser à ce qui s’est passé à Charlie Hebdo en janvier 2015. Des médias ont rappelé sans trop s’appesantir dessus, cet événement tragique. Il en est de même de certains politiques qui prétendent que cela aurait changé leur vision du monde qui nous entoure. Non, nous n’avons rien oublié, disent ils !? Mais ajoutent  que c’était l’acte de déséquilibrés, ou une action isolée, ou un mauvais concours de circonstances,  qui ne seraient aucunement le reflet d’une transformation de notre pays. Et NOUS, nous nous demandons si leurs propos ne sont pas prononcés dans la perspective des prochaines élections locales.

Dans un pays où au sommet de l’État, on vous explique qu’il n’y a pas de « Culture Française » et où on vous incite, même si on est nés bien après 1968, à battre sa coulpe tous les matins et se repentir sur ce que dans les livres scolaires on n’enseigne même plus : la «  colonisation ».

Ce sont des hommes et des femmes de bonne volonté, comme nous, qui ont été lâchement assassinés en 2015 à Charlie Hebdo. Dont le copain de l’un des rédacteurs de notre Blog, à savoir « Oncle Bernard » ou Bernard Maris, un économiste dont on se demandait ce qu’il faisait dans l’équipe de Charlie-Hebdo, mais il était de ceux qui dénonçaient une mondialisation qui nous fait acheter, à l’insu de notre plein gré, des objets fabriqués par des enfants exploités, dans des usines qui s’effondrent un jour sur leur tête. Pour jeter encore plus vite ces produits de mauvaise qualité qui finiront par polluer nos océans. Et mettent tant de nos concitoyens au chômage !

Charlie-Hebdo ne faisait pas partie des revues, journaux, magazines auxquels Blog-Cabestany est abonné. Parce qu’on peut revendiquer avoir de l’humour sans pour autant se pâmer devant tout ce qu’on trouvait dans Charlie. Mais Charlie c’était la Liberté d’Expression, et elle en a pris un sérieux coup dans les gencives.

Dans l’équipe de Charlie, et au nombre de ceux qui furent massacrés sans raison, il y avait – entre autres – Cabu, Honoré, Tignous et Wolinsky, des dessinateurs de talent. Mais quand bien même on ne leur reconnaitrait aucun talent, cela changerait t’il quelque chose ? Il y avait la psy Elsa, Mustapha le correcteur qui maniait mieux la langue française que nous on ne le fera jamais. Un policier en charge de la protection du journal, celui qui préparait les casse-croutes et le café, un gardien de la paix musulman qui passait par là. Méritaient t’ils qu’on les abattent comme des chiens ? Pour certains, OUI !

Il y avait Charb, le leader affiché d’un collectif comme celui de notre Blog qui fonctionnait comme un groupe d’amis et n’avait pas réellement besoin de patron. Charb se disait lui même être un communiste pur et dur. Comment savoir ? Il avait des positions selon nous excessives. En quoi cela ferait t’il qu’il n’aurait pas eu le droit d’exprimer ses idées. Et on ne citera pas tous les noms des victimes comme on énoncerait une liste à la Prévert.

Et puis il y a ceux qui sont passés au travers des balles. Et on pense à Zineb El Rhazoui, la courageuse, dont je serais fière si j’étais un jour son amie. Mais il faudrait déjà que je la rencontre. Car ils se sera trouvé, en janvier 2015 et depuis lors, de sinistres individus, français ou non, musulmans ou non, pour justifier cette tuerie au nom d’idéologies douteuses. Et si je vous citais la liste de ces salopards qui me donnent envie de vomir et que vous voyez ou écoutez, pour certains, chaque jour ou presque sur BFM, le service public à la télé ou la radio, et ailleurs, vous en tomberiez de l’armoire.

Car peut on dire aujourd’hui que ces défenseurs de la Liberté d’Expression sont morts pour quelque chose ? Que leur sacrifice n’a pas été inutile. Quand des élus de Gauche, ou de la Gauche de la Gauche, en mal de se faire réélire, dans des banlieues abandonnées par la République, estiment que les journalistes de Charlie n’auraient peut être pas du franchir la ligne jaune. Quelle belle façon d’exprimer leur égoisme ! La peur au ventre de ne pas être réélus quitte à dire n’importe quoi. Des élus mus par leur seul clientèlisme. Quand ces élus nous font croire qu’ils auraient une certaine morale. Pour moi il s’agit plutôt d’une morale à la con !!!

Je crois qu’il y a quelque chose de pourri non pas au « Royaume de Danemark » si on reprend la phrase de Shakespeare, écrite il y a 400 ans, dans « Hamlet », mais plutôt au Royaume de France en 2020. Et je songe à Voltaire qui, s’il vivait de nos jours, serait trainé dans la boue. Ou pire, risquerait pour sa vie  !

Car au pays des Droits de l’Homme, le nôtre, il souffle un mauvais vent qui anesthésie les esprits et atrophie notre liberté de penser. Dans un pays où tout attentat est désormais l’oeuvre d’un détraqué et non plus d’un djihadiste ! Même s’il est désormais prouvé que fumer du cannabis à 18 ans risque fort de vous rendre complétement zinzin à 40 ans.

Car pour nos élites, nos moralisateurs, nos censeurs, critiquer l’islamisme équivaut à passer pour un raciste. Vouloir renvoyer chez eux, certains de ces migrants illégaux venant de pays en paix et vous passez pour un facho. Et on laisse crever de faim et de froid nos SDF dans nos rues, alors qu’on s’apitoie sur ceux qui sont venus chez nous toucher les allocs, quand ils auraient mieux fait de prendre les armes pour défendre leur pays. Et ce sont les fils de France qui vont se faire tuer dans leur pays. A leur place !

Et bien NOUS à Cabestany, nous prétendons que cette emprise sur nos esprits ressemble aux méthodes qui avaient cours en URSS, il n’y a pas si longtemps. Et bien NOUS à Cabestany nous prétendons que ceux qui cherchent à nous faire la morale sont les mêmes qui se targuent d’appartenir à la Gauche de la Gauche, de détenir le monopole de la solidarité, d’être les seuls capables de défendre nos acquis sociaux. Quand nous nous serions les défenseurs, à les écouter, de cette mondialisation de merde ! Ils cherchent à nous abuser par des discours enjôleurs dont il y a tout lieu de se méfier.

Alors que moi je prétends que quel que soit le parti politique auquel on appartient, et même si on ne se revendique d’aucun camp, il est temps d’envoyer par nos votes, Colette Appert s’occuper de nos affaires municipales.

Alicia