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A Cabestany, ce soir mardi, la cérémonie des vœux de Monsieur le Maire était encore plus déprimante qu’à l’accoutumée !

7 janvier 2020

Liberté d’expression – Courrier des lecteurs

L’EDITO D’ALICIA POUR BLOG-CABESTANY

Après une journée de boulot harassante, moi, pauvre Alicia, je ne songeais qu’à chausser mes vigatanes, me caler au fond de mon vieux fauteuil avec une couverture sur les genoux. Et déguster une tasse de Earl Gray en écoutant un CD de Paolo Fresu. Mais voilà, Blog-Cabestany comptait sur moi, comme chaque année, pour aller m’exposer aux courants d’air et aller écouter Monsieur le Maire.

Au centre culturel, où j’étais arrivée inutilement avec 30 minutes d’avance, j’y ai entendu les mêmes mots que l’année dernière et les années précédentes. Creux et vide de sens. Ânonnés sur un ton monocorde. Par des gens ne semblant pas y croire eux mêmes. Les mêmes phrases alambiquées, surannées, passéistes, d’une autre époque, qui ne veulent rien dire mais qui ne reflètent surement pas un avenir radieux et l’espérance de vivre mieux demain à Cabestany.

En ce début d’année 2020, Cabestany s’annonce être comme hier, comme avant hier, et comme demain si on garde les mêmes à la Mairie  : une ville « triste et poussive ».

Je rêve d’une ville agréable, avec un centre animé, des petits commerces de proximités ne vous obligeant pas à reprendre la bagnole pour faire ses courses. Une ville avec une âme et un désir d’avenir. Et quand je pense qu’à l’époque l’Agence immobilière m’avait vendu Cabestany comme étant une « ville fleurie » !? Mais avec l’équipe en place tout cela risque d’être encore pour longtemps un simple rêve.

Je rêve de rouler dans des rues qui ne soient pas défoncées par les racines des arbres sous la chaussée. Une ville avec des trottoirs où nos ainés ne se tordent pas les chevilles, et surtout… propres.

Je rêve d’un programme culturel différent de celui – du « réchauffé dont on est saturés » – concocté Place du Colonel Fabien, par les nostalgiques de Jacques Duclos et Maurice Thorez.

Je rêve de pouvoir laisser ma voiture devant chez moi sans qu’elle soit vandalisée, de ne pas songer à mettre des grilles à mes fenêtres pour ne pas être cambriolée comme presque tous mes voisins, de ne pas voir devant ma porte qu’on pourrait y vendre des sachets de « farine » en toute impunité. « Tonton pourquoi tu tousses ? ».

Je rêve que ma petit voisine, une mamie bientôt octogénaire, ne serait plus obligée de faire venir un taxi depuis de la gare de Perpignan pour l’emmener à Medipole.

Et la liste de mes rêves est longue, longue, longue ! mais pas idéaliste si je considère que d’autres communes peuvent le faire. Mais à Cabestany, on ne fait RIEN, et si ça va mal c’est la faute des autres !

On comprend que dans notre pays, mais aussi dans notre ville, l’électeur ne croie plus au politique. Que seulement la moitié des gens se déplace aux urnes. Que le candidat qui est élu – souvent par défaut – ne représente pas grand chose, sinon une idéologie politique odieuse. Et qu’il ne se sente pas lui même investi de la responsabilité d’être à l’écoute de tous les citoyens, mais plutôt de servir son clan.

Il m’arrive de demander à mes collègues de travail qui habitent comme moi Cabestany pourquoi ils sont venus un jour s’installer dans notre ville. C’est comme si je les agressais ! Immanquablement ils commencent par chercher à se justifier de leur choix comme si on allait leur en faire le reproche !? Étrange ! Oui, ils savaient à l’avance que Cabestany était une ville en mort cérébrale. Confinée dans la naphtaline. Dirigée par une équipe de dogmatiques d’une autre époque. Des gens agglutinés sur leur morceau de banquise à la dérive, en mal d’idées novatrices et ne pensant qu’à leur survie politique. Oui, mes collègues le savaient mais vous expliquent  qu’ils ont choisi Cabestany parce « qu’on leur aurait » dit que la fiscalité locale y était moins pesante qu’ailleurs. Sauf qu’au rythme des augmentations qu’on subit chaque année on sera bientôt au même niveau ou pire que les autres. Avec un rapport qualité/prix affligeant. Et que la menace qui consiste à dire que si d’autres prenaient la mairie ils augmenteraient encore davantage les impôts, est une imposture qui ne convainc heureusement plus personne. Du n’importe quoi !

Car il n’y a pas de plage, de bord de mer, de plantations à entretenir à Cabestany. Pas de plan d’eau (sinon Sainte Camille). Pas de camping (sauf encore Sainte Camille). Pas de piscine. Pas de touristes à accueillir, à héberger, à divertir. Pas de Syndicat d’initiative. Dans cette ville qu’on dirait à l’abandon, à part organiser de médiocres festivités, faire perdurer un marché avec au maximum trois commerçants, où passe l’argent ?

Lorsqu’on voit l’état du Mas Guerido abandonné par ses commerces, on se demande pourquoi avoir fait une nouvelle zone commerciale. Mais patientez un peu, avec l’équipe en place, celle ci ressemblera bientôt à l’ancienne.

Alors, ce mardi soir, j’écoutais ce qui ressemblait à une mauvaise pièce de théâtre, mal jouée par des acteurs qui ne croient plus à leur texte. Avec des spectateurs qui n’y croyaient pas davantage et ne s’étaient déplacés que pour boire un coup de « Banga ». Et moi je rêvais d’ALTERNANCE pour notre ville. Mais cette alternance, choisie, mesurée, intelligente ne pourra passer que par l’équipe de Colette Appert.

Et puis je suis partie avant la fin de la cérémonie, comme beaucoup d’autres, et bien plus qu’à l’habitude, quand j’en ai eu marre d’entendre réciter sur un ton de fin du monde, comme une litanie, la liste des subventions que Cabestany n’aura pas et qui font que le Maire serait en droit de se victimiser. Alors que je croyais dans ma candeur qu’un Maire se faisait élire pour gérer au mieux la commune avec les ressources dont il dispose. Mais moi aussi j’ai du mal à finir le mois. Et je ne lance pas un feu d’artifice sur mon balcon ! Et si je pleure qui va m’écouter ? Et il n’est pas obligé de se représenter ! Et puis ce qui m’aura été insupportable plus que tout est cette façon de vouloir nous faire croire qu’à part son parti politique (le Parti Communiste), tous les « autres » (donc nous ?) serions pour que la France ait moins de services publics, moins de fonctionnaires, moins d’infirmières, moins de TOUT. Ce qui est faux s’il y a un seul point commun entre nous c’est bien notre défense du service public, des enseignants, des pompiers ou policiers, de notre système de retraite et des acquis du Comité National de la Résistance dont m’a tant parlé mon père. Pourquoi nous abreuver de cette politique politicienne usée jusqu’à la corde ? Un mépris pour les citoyens qui ne votent pas pour lui. La démonstration qu’il se considère peut être comme  le Maire d’une partie de ses administrés et pas de tous : INTOLERABLE !!!!!

Enfin en sortant sur le parvis, écoutant l’un ou l’autre de mes concitoyens, je me laissais dire qu’il y aurait peut être plusieurs listes aux prochaines municipales de Mars. Parce que Cabestany ne manque pas de « Tartarins aux petits pieds » qui s’imaginent sans doute que le « Lion » qui est à la mairie n’a plus le punch d’antan et qu’il pourrait défaillir à la seule vue de quelque tromblon à tirer dans les coins, quelque hallebarde ou escopette. Parce que certains croient encore que gouverner une ville n’est pas une chose sérieuse. Et qu’on pourrait monter des listes électorales juste en agglutinant autour de soi quelques citoyens animés par une quelconque rancoeur ou d’autres motivations absolument indéchiffrables. Pour se voir déjà dans le fauteuil du Maire sans livrer bataille. Ce n’est pas notre avis. Et à nos yeux une erreur qui risque au contraire de faciliter la réélection du candidat sortant. Mais dans une démocratie chacun est libre de ses actes et peut s’imaginer un avenir comme candidat « Canada Dry »,  même si la stratégie me paraît plutôt calamiteuse.

Oui, je rêve d’un renouveau pour Cabestany, mais n’est ce pas l’objectif d’une élection municipale de faire en sorte que des citoyens qui aspirent à une vie meilleure dans leur ville, aient quelques espérances dans un suffrage municipal ?

Colette Appert c’est la Droite rassemblée mais aussi l’Avenir pour les Cabestanyencs. C’est l’ALTERNANCE. Ne l’oubliez pas le 15 mars. Et bonne année à vous tous qui me lisez. Et j’espère qu’il me reste un tube de Valium pour me remettre de cette soirée.

Alicia

Tags : ALTERNANCE pour Cabestany, Droite Républicaine, Droite rassemblée, Droite sans complexes, Colette Appert, Elections municipales du 15 mars, CabestanyAuCoeur, Démocratie, Liberté d’Expression.