La grosse colère d’Alicia, rédactrice de Blog-Cabestany, adhérente et « militante écolo » de l’association Trait-d’Union-Cabestany !

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Quelle tristesse, quel effroi me saisit lorsque je lis dans la presse les trop nombreux cas de bébés qui naissent sans bras, sans main.

Il se trouve que j’ai une amie – sans doute ma meilleure amie – qui vit maintenant dans le Var et qui est la maman d’une petite fille née en 2014 sans la main droite. Je repense à ces médecins qui ne répondaient pas aux questions de mon amie. Qui ne prononçaient qu’un mot inconnu et incompréhensible : « agénésie ». Qui n’expliquaient rien.  Qui lui disaient : «  soyez patiente, on en reparlera dans 3 ou 4 ans. » Qu’est ce que cela voulait dire ? A quoi cela rimait t’il ?  Car aucun médecin ne pouvait croire au fond de lui même que les choses pourraient s’arranger d’elles mêmes avec le temps. Mais cette façon d’éluder les questions, de ne pas dire les choses avait fait espérer à mon amie que peut être la nature réduirait cette invalidité lorsque son enfant grandirait. Autant croire aux miracles !

Et on lui aura juste donné l’adresse d’une association qui lui a dit la vérité dès la première rencontre. Un choc. Un coup de massue. Mais était ce à cette association de l’informer et pas plutôt au corps médical ? Qui n’avait aucune explication à donner sur les causes de cette malformation. Mon amie aura seulement découvert que de nombreuses mamans étaient dans son cas. Mais il y a encore quelques années, on n’en parlait pas ! Les mamans se sentant coupables. Mais de quoi ? Les pouvoirs publics n’ayant aucune envie qu’il soit fait de la publicité autour de ces anomalies. Pourquoi ?

Car d’où vient cette malformation terriblement handicapante qui ne serait pas génétique selon la médecine ?

De rayons X, de radiations nucléaires, d’une maladie contractée pendant la grossesse, d’un mode de vie ….? Alors que mon amie, végétarienne, ne mange que des produits bio, ne fume pas, n’a jamais bu une goutte d’alcool, et a toujours eu une hygiène de vie de sportive.

On accuse aussi l’air que nous respirons, la pollution, les additifs alimentaires, les produits chimiques qu’on nous colle dans nos aliments, les pesticides, désherbants ou autres. Mon amie, dont les parents étaient agriculteurs en Bretagne, aura été élevée dans une ferme isolée, au milieu d’une immense étendue de champs de blé, colza, maïs, tournesols. Loin apparemment de la pollution. Sauf qu’on n’y consommait que de l’eau minérale, l’eau du robinet étant contaminée à cause de l’élevage des porcs. Mais nous vivons dans un pays où il y a d’une part ceux qui polluent et d’autre part ceux qui subissent la pollution et qui en plus payent l’addition ! La double peine.

Lors de ma récente grossesse, difficile, à Perpignan, j’ai fréquenté les salles d’attentes des cliniques, des médecins, des spécialistes, de l’hôpital. J’ai passé sans les comptabiliser de longues heures à attendre de passer un examen, de voir le médecin, étant reçue vers 19 h 30 alors que j’avais rendez vous à 15 h 00 précises. J’ai eu ainsi l’occasion de discuter longuement avec de nombreuses futures mamans. Des femmes de notre département des Pyrénées Orientales. Vivant à Perpignan ou plus loin dans des zones rurales. Dont le compagnon ou le mari était agriculteur, vigneron, ouvrier agricole, œnologue… Des beaux messieurs prêts à jurer devant un micro que les produits qu’ils répandent sont inoffensifs pour l’homme. Ne paraissant pas se soucier de la mise en danger de leurs concitoyens à cause de leurs pratiques douteuses. Mais ces mêmes futurs pères, étaient le plus souvent inquiets, parfois terrorisés, que leur enfant puisse avoir été impacté par les saloperies qu’ils répandaient. Au point de chercher à ce que leur épouse reste à Perpignan pendant la grossesse. Chez des parents, des amis. Au point de chercher à se loger par la suite à distance de leur exploitation. Telle est la triste vérité  d’une hypocrisie qui ne dit pas son nom !

Et avez vous entendu parler des « pisseurs de glyphosate » ? Le nom qu’ils se sont donnés eux-mêmes ! Il se trouve qu’il y a des laboratoires privés en France ou en Belgique auxquels vous pouvez envoyer un échantillon d’urine, d’eau minérale, de vin, en leur demandant de faire une recherche sur un produit spécifique. Cela vous coûtera quelques centaines d’euros. Mais n’imaginez pas de leur demander d’analyser l’échantillon envoyé et de vous donner la liste de tous les produits qu’il y a dedans. Le laboratoire ne recherchera que le ou les produits que vous lui demandez de chercher. Si vous commandez une recherche sur 10 produits cela pourrait vous coûter plusieurs milliers d’euros. Cette municipalité qui a construit son golf en partie sur une ancienne décharge et qui avait des problèmes sanitaires les jardiniers étant pris de nausées, ayant demandé une analyse exhaustive s’est vu recevoir un devis de plus de un million d’euros !

Donc, des citoyens, comme vous ou moi, ont envoyé un échantillon de leur urine à l’un de ces labos. En leur demandant de dépister si il y avait éventuellement du glyphosate. Pour le moment une cinquantaine de personnes auraient commandé ce test. Toutes sauf une ont été déclarées positives au glyphosate dans des proportions diverses. Certaines avec un dosage des milliers de fois supérieur à ce qu’on aurait pensé. Et encore n’a t’on cherché QUE le glyphosate !!!!  Nous sommes sans doute TOUS contaminés par ce glyphosate mais par bien d’autres choses encore. Nous sommes TOUS des « pisseurs de glyphosate » !

Sauf qu’en France, contrairement à d’autres pays, on ne peut se regrouper à plusieurs pour demander réparation d’un préjudice et il faut aller en justice chacun de son côté. Prendre chacun un avocat et assumer soi même les frais d’une procédure ! Et d’ailleurs pour demander réparation de quel préjudice ? Puisqu’on vous dit qu’il n’y a pas de danger ! Même si ceux qui en répandent sur leurs cultures sont les premiers à avoir conscience de leur coupable action. Et de s’inquiéter pour eux et leur famille. Mais pas pour nous ! Et sont ils prêts à changer et se remettre en question ?

Et ce ne sont pas les atermoiements, les reculades, les « baissages de froc » de nos dirigeants qui vont changer la donne. Les experts nous disant que rien n’aura sans doute changé d’ici 2030 si on laisse nos gouvernants, à la solde des lobbies, s’occuper du problème. Comment avoir confiance dans le genre de Président que nous avons ou de son gouvernement. Lorsqu’on découvre dans certaines statistiques que la quantité de glyphosate officiellement utilisée par nos agriculteurs représente moins du tiers du tonnage qui est importé sur notre territoire. Un tour de magie ? Ou un enfumage organisé peut être jusqu’au plus haut niveau de l’État ?  Il faudrait que le citoyen prenne son destin en mains.

Il faut exiger qu’on nous dise si les aliments que nous consommons sont exempts ou non de pesticides, désherbants et produits chimiques divers. Et les boycotter s’il le faut. Sinon la méfiance est telle que les agriculteurs qui ne décideront pas de changer leurs pratiques et nous garantir que leurs produits sont sains, se préparent à des lendemains difficiles. Leur fuite en avant finira dans le mur ! Pour nous ! Pour eux aussi !

Quant à accuser tel ou tel produit, tel événement, telle pollution, d’être la cause des malformations de nos bébés, il y a un pas qu’on ne peut pas franchir. Parce qu’on ne sait pas. Mais à quoi servent nos politiques, nos organismes de santé, nos chercheurs s’ils ne sont pas capables de trouver une vérité qu’ils connaissent peut être pas déjà. Et de nous la dire !  A la condition qu’ils n’aient pas décidé de nous la cacher !

Alicia

Tags : Blog-Cabestany – Trait-d’Union-Cabestany – glyphosate – 

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