En parlant de Macron, Joseph dit : « Ce n’est pas tant que nous le haïssions, mais c’est qu’il nous fait honte ! »

by

« Courrier des lecteurs »

Article rédigé par Frégate767, un de nos rédacteurs occasionnels :

Titre : Centenaire du 11 novembre 1918

« Ce n’est pas tant que nous le haïssions, mais c’est qu’il nous fait honte ». Une phrase qui n’est certes pas de ce lecteur de Blog-Cabestany mais qui me ramène à mes chères études,  puisqu’elle me fait penser à une citation qu’on attribue, même si ma mémoire me joue des tours, à Victor Hugo lorsqu’il parlait de Napoléon III. Des mots qui traduisaient la colère de l’écrivain contre ce souverain, auteur d’un coup d’état, qui piétinait – estimait il – les valeurs du peuple.

Joseph est en colère. Il est un ancien combattant de la dernière guerre, celle de 40. Engagé en août 1944, car avant il était trop jeune (trichant quand même sur son âge). Il fera partie de l’escouade qui délivrera Strasbourg et ira jusqu’à Berlin en mai 45. Puis, il fera l’Indochine, l’Algérie. Son père avait fait la précédente, celle de 14/18. Et il en était revenu invalide. Et Joseph qui se fait vieux demeure dans l’angoisse de ne pas vivre assez pour voir cette commémoration du centenaire de la Grande Guerre. Mon dernier souhait, dit il !

Joseph s’indigne, s’il est bien informé par son Association d’Anciens Combattants, de la décision du Président de la République de ne pas faire de défilé militaire pour commémorer le centenaire de l’armistice de 1918. Il y aurait bien une cérémonie mais d’ampleur minimale selon ses informations.

Joseph rappelle que son engagement de servir dans la Résistance ou dans l’armée date du 11 novembre 1940 alors qu’il n’avait pas encore quatorze ans. Dans Paris occupée par les nazis, quelques milliers d’étudiants étaient partis du quartier latin pour défiler devant l’Arc de Triomphe en clamant des slogans anti-allemand. Il s’en était suivi une répression très dure. Mais cette révolte étudiante sera le prélude d’un mouvement qui deviendra la Résistance.

Pour Joseph, ce service minimal consiste à passer sous silence l’héroïsme de nos aïeux et vide de son contenu l’hommage national. On prête au Président que le sens de cette commémoration n’est pas de célébrer une victoire sur nos alliés d’aujourd’hui qui consisterait à ressasser de « vieilles histoires ».  Encore faut il ne pas donner l’impression de mépriser les anciens combattants. Mais Joseph en déduit que la France ne cherche pas à rendre un hommage à son armée et à ses soldats. Le mauvais coup d’un Président qui n’a jamais porté les armes, qui se méfie des militaires, et ne paraît pas le moins du monde ému par le sacrifice de nos anciens dans ce qu’on a appelé la «grande boucherie». Nos aïeux ne méritent ils pas qu’on les honore ? Le devenir de la France doit il se confondre avec celui de l’Allemagne comme si nous étions vassal de Merkel ?

On n’oubliera pas que c’est le Général de Gaulle, le plus engagé dans la lutte contre le nazisme qui tendit la main le premier aux Allemands. Pas dans une posture de soumission !

Comme beaucoup de nos lecteurs, on peut ne pas être des grands fans des grandes parades où les bidasses défilent en martelant le sol. Et les paroles de la Marseillaise ne sont pas ce qu’on aime le plus.  Mais on s’est indigné quand une certaine Eva Joly, candidate à la Présidence de la République, voulait bannir le défilé du 14 juillet ! Qu’est ce qui relève de la diplomatie ? Qu’est ce qui relève de la doctrine ? Le Président Macron, totalement immature, serait donc resté l’étudiant gauchiste attardé qu’il fut jadis ? se demande Joseph.

Avec mes copains de la rédaction, nous ne pouvions en rester là sans demander ce qu’ils en pensent à certains anciens combattants de nos amis.

Celui ci dit : « c’est l’Héritage du passé qui relie les hommes . Et minimiser cette commémoration ce serait passer à côté d’une occasion historique de rassembler les citoyens derrière ce qui fut un événement qui changea le cours de l’histoire de nos grands parents, parents et même de nous mêmes. Ce serait renoncer à mettre en avant nos valeurs patriotiques ».

Cet autre dit : « je me félicite  que L’Europe ait su nous préserver de la guerre. C’est moins une victoire qu’on devrait célébrer que de reconnaitre le sacrifices de ceux qui ont montré un courage qu’on aurait du mal à trouver aujourd’hui tellement l’idée de patrie est absente de l’éducation qu’on donne à nos jeunes ».

Rémi s’étonne : «que tant d’hommes furent prêts à donner leur vie pour leur pays ? Quand le communautarisme est désormais le lot de la France. Et que tellement de ceux issus de l’immigration qui sont nés sur le sol Français ou en dehors, n’ont aucun amour, aucun respect pour le pays qui les a accueilli. Ne sachant que revendiquer avec véhémence leurs droits sans jamais parler de leurs devoirs»

Un grand résistant écrivait dans ses mémoires : «si un jour, on se met à ne plus comprendre comment un homme est capable de sacrifier sa propre vie pour quelque chose qui le dépasse, il en sera fini de notre monde, de notre civilisation. De l’occident sûrement !»

Et pour Maurice « Laissons Macron à ses divagations. Laissons le croire qu’en Algérie l’attitude de la France était un « crime contre l’humanité » et que la colonisation de l’Algérie par la France, à laquelle s’est ensuivi une colonisation de la France par les Algériens, est plus importante à ses yeux que le centenaire d’une guerre qui a fait tant de millions de victimes. Laissons le se repentir sur le sort qui fut réservé – sans que je l’approuve pour autant – à un présumé poseur de bombes qui n’avait comme but que de tuer ses compatriotes pieds noirs pour une idéologie communiste qui certes, en a tué tellement davantage et dont on ne parle pas autant. Méprisons ce Président simplement en l’ignorant »

J’ajouterai que 10 millions de Français passèrent par les tranchées entre 1914 et 1918. Qu’il y eut 1,5 million de tués, et 3,8 millions de blessés dont la moitié furent défigurés, mutilés. 500 000 ne survécurent pas au delà des dix années qui suivirent la fin de la guerre. Mais en 2018, de tout cela peut être ne faut il pas parler : « pas de vague ».

Positivons ! Pour les citoyens que nous sommes cette commémoration sera, même s’il n’y a pas de défilé, un moment pour nous sortir de notre insouciance et nous dire que nous sommes entourés de graves périls. Retenons les leçons du passé. N’oublions pas toutes les abominations qu’apportent les guerres. Et des guerres en 2018, il y en a encore trop et partout si près de chez nous. Pourtant, nous aurions tort de nous imaginer que de ne pas commémorer le passé équivaut à nous préserver de l’avenir.

Le principal ne sera t’il pas d’honorer nos aînés et nous le ferons le 11 novembre, dans nos hameaux, dans nos villages, dans nos villes, sans nous soucier des polémiques ici ou là. Sans vouloir réécrire l’Histoire comme ce Président qui nous déçoit chaque jour un peu plus.

Gloire à nos aînés !

Postmaster : merci à Frégate767,  rédacteur occasionnel qui nous a épaulé dans une polémique qu’on ne maitrisait pas vraiment. Bien sur que nous nous déplacerons pour honorer nos anciens. Et espérons que cet événement sera quand même commémoré à la hauteur qu’il mérite ! Mais quelle tristesse nous avons pour les anciens combattants pour lesquels il semblerait que nos gouvernants n’aient pas beaucoup de respect !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.


%d blogueurs aiment cette page :