Un simple mais très actif adhérent de « Trait-d’Union-Cabestany », notre association citoyenne, est très en colère et nous parle de la souffrance animale.

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Rubrique «  « C’est vous qui le dites »

Macron-Pinocchio

Gérard écrit :

« Macron-Pinocchio, qui n’est plus à un mensonge près, ni à une infamie de plus ou de moins,  se renie – question d’habitude – sur ses promesses de campagne. Un candidat qui avait promis de s’en prendre aux pesticides, herbicides, et autres produits qui tuent nos enfants. Un candidat qui avait promis de soulager la souffrance animale et s’était engagé sur l’honneur – mais encore aurait il fallu qu’il en aie – de mettre des caméras dans les abattoirs.

Moi-même militant depuis peu de « Trait-d’Union-Cabestany », mais depuis des décennies d’une association dénommée l’O.A.B.A (Oeuvre d’assistance pour les bêtes d’abattoirs) et dont la devise est « nourrir sans faire souffrir », n’est en rien un militant du végétarisme. Il n’est pas question de culpabiliser qui que ce soit. Il est question de dénoncer une situation qu’il a fallu des années et des années pour améliorer, et beaucoup restait encore à faire, et qui dérape depuis le début de ce 21ème siècle et recule gravement et dans des proportions alarmantes.

Un dérapage que l’on doit :

  • à « certains » industriels de l’agro-alimentaire, plus soucieux de leurs profits que d’une bonne gouvernance,
  • à une diminution de nos fonctionnaires de l’État, dont ceux en charge de surveiller notre alimentation, que ce soit dans les restaurants, les commerces, les unités de transformation. Pour faire des économies on met le citoyen en danger.
  • à une pression syndicale d’un certain syndicat du « toujours non » qui ne veut pas que l’on surveille les salariés
  • à une pression insupportable et inadmissible pour faire entrer les pratiques religieuses d’une culture qui n’est pas la nôtre dans nos abattoirs.
  • à une lâcheté de plus en plus flagrante de nos politiques qui ne sont plus à un reniement près, une lâcheté de plus.

Une loi sera présentée demain au parlement dans laquelle le Président et son Ministre Nicolas Hulot – lequel semble ne plus servir à rien – avaient promis de mettre des caméras dans les abattoirs.

Sous la pression d’un ministre de l’Agriculture qui semble obéir aux lobbies, aux industriels de l’agroalimentaire, aux fabricants de pesticides, le projet de loi a été modifié et l’obligation d’installer ces caméras a disparu. Quand plus de la moitié des pays européens l’ont déjà adopté et que d’autres se préparent à le faire, la France, une nouvelle fois montre qu’elle se soumet davantage aux pressions des puissants qu’à la demande de ses citoyens. Et pourtant cette surveillance pourrait améliorer la confiance des consommateurs que nous sommes.

Lorsque pense à tout ce cinéma déployé par un Président et un gouvernement malhonnêtes à l’issue des récents États Généraux de l’Alimentation, on se prend l’envie de vomir .

Lorsqu’on voit que ces députés-godillots de la République en Marche (en marche, mais dans quoi ?) qui s’apprêtent à entériner le nouveau texte sans états d’âme, on a de quoi être très en colère contre un simulacre de démocratie.

Et pourtant début 2017 une proposition de loi avait été adoptée en première lecture à l’assemblée et à l’unanimité sur des mesures « relatives au respect de l’animal en abattoir » . Une loi jamais adoptée, mais que notre nouveau Président avait promis de reprendre au mot le mot dans un nouveau projet.

Le nouveau ministre de l’Agriculture, qui ne fait que décevoir à chacune de ses décisions et dont le citoyen se demande ce qu’il fait encore au gouvernement mais qui est adulé et choyé par les lobbies aura osé parlé d’un « oubli ». Une imposture !  Il sait qu’il a déjà trouvé du boulot pour plus tard chez Monsanto ou Bayer. Le projet de loi prévoit simplement cependant une nouveauté  déjà présente dans la loi initiale : la création d’un  délit de maltraitance des animaux dans les abattoirs.  Avec quelles preuves s’il n’y a pas d’images ?

Ces dérives, ces dérapages mettent une suspicion légitime sur la filière agricole. Ce n’est pas ainsi qu’on va aider nos paysans qui sont déjà dans les difficultés si le consommateur n’a plus confiance et se détourne des produits de nos paysans.

Mais la France est un pays arriéré où l’animal a moins de valeur qu’un objet. Vous serez davantage répréhensible si vous rayez involontairement la carrosserie de la voiture de votre voisin que si vous lui tuez son chien.

Ce Président est un parjure, son ministre de l’Environnement une baudruche, son ministre de l’Agriculture un traître, et les députés de la majorité des bons à rien sauf à cirer les godasses de ceux qui leur ont donné à bouffer à la gamelle. Les citoyens se sentent trahis, humiliés, trompés. Il est un jour où il faudra que nos élites nous rendent des comptes.

Et ne regardez pas cette vidéo ci-dessous si vous êtres sensibles. Mais quand vous l’aurez vue, vous aurez le droit de dire « Merci Macron »

Gérard

AVERTISSEMENT : ATTENTION AUX IMAGES AVANT DE VOUS DÉCIDER A CLIQUER OU NON SUR CETTE VIDÉO

-o-

Postmaster : Gérard, « c’est vous qui le dites ». Mais merci à vous et à votre association. Et il est bien évident que la survie de nos filières alimentaires dépend de la confiance du consommateur. Macron et ses godillots font un très mauvais calcul en refusant la transparence. Ils seront comptables de leurs erreurs en cas de problèmes dans nos campagnes.

 

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