Les chaussées de Cabestany appelées par les Cabestanyencs : les « Rues Stines ». Comme chacun peut le constater elles ressemblent à la chambre à air d’un vélo à force de la réparer avec des rustines !

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« C’est politique ». Autant annoncer la couleur avant que vous ne nous le fassiez remarquer.

A Cabestany, des photos de trottoirs défoncés, de rues non entretenues, de racines qui passent sous la chaussée, d’endroits dangereux pour les personnes âgées, ou des lieux inaccessibles en fauteuil roulant, on en a surement reçues de quoi remplir un disque dur. Que vous nous envoyez régulièrement depuis dix ans mais qu’on ne conserve pas. Car encore faudrait il nous donner l’emplacement, le nom de la rue, le numéro.  Pas plus que vous nous dites qui vous êtes. On dirait que le problème est tabou.

Quand vous apportez des précisions, ce sont nos conseillers municipaux ou leurs amis qui vont voir. Nous mêmes, il nous est arrivé de nous déplacer pour constater qu’on avait juste réparé une minuscule surface de chaussée ou de trottoir. Du goudron sur l’endroit à réparer. Qui va tenir six mois. Entre temps c’est un morceau de chaussée juste à côté qui aura cédé. Une entreprise de fabrication de rustines. Des trottoirs ou rues façon puzzle. Un sparadrap sur une jambe de bois. Et le surnom donné par les Cabestanyencs à leurs rues : les « Rues Stines ».

Non, nous ne sommes pas en campagne municipale. Et on ne va pas tomber pour autant dans l’hystérie. Il est des problèmes bien plus graves. Surtout qu’on aurait bien tort de s’inquiéter lorsqu’on constate que la plupart des citoyens lambda n’en ont rien à cirer OU  qu’énoncer cet état de fait est un crime de « lèse-majesté ». En 2014, alors que nous interpellions, sans agressivité, un « responsable », celui nous répondait sèchement : « on ne peut pas refaire toutes les rues en une année. Et si vous saviez combien les ronds points nous ont couté cher !« . Et il avait raison quand depuis 20 ans, rien n’est fait…. ou presque ! Sauf ces rond-points fait par des gens qui n’ont surement pas de voitures, car pour ce qui est de la visibilité. Peut être quelqu’un vous avouera t’il – du bout des lèvres – qu’une Mamie se « serait » parait il démise la hanche un jour dans un trou sur le trottoir, en face de chez elle, on ne sait où. Après tout elle n’avait qu’à regarder où elle marchait. Les vieux ça devrait rester à la maison. Car tout va bien !

Comme dans cette rue des orchidées ou des chrysanthèmes, peut être des géraniums ou l’un des nos concitoyens aurait vu la voiture de son voisin s’enfoncer dans le sol et nous a envoyé des photos. Mais c’est son problème à lui et pas le mien, dit il !?   Évidemment, c’est pas le problème de celui à qui ça n’arrive pas ! On ira sûrement y faire un tour ce week end. Mais puisqu’on vous dit que tout va bien. La preuve en images :

Blog-Cabestany a connu deux, ou plutôt non… trois campagnes municipales et a constaté que le citoyen ne s’émeut pas de cette situation qui s’apparente à de l’entretien « progressiste » de la voirie. Alors pourquoi cela changerait il et faudrait il qu’on s’en émeuve ?

Surtout quand certains pensent qu’entretenir nos rues ne relèverait pas de la mairie. Où passent donc nos impôts locaux ? On espère que l’électeur se réveillera un jour. S’il réussit à se sortir de son aveuglement doctrinaire !

Car il est vrai qu’à Droite, on a une « odieuse » version des choses. Une vision que la Mairie appelle de l’incompétence !!!

 Lorsqu’on dénonce, sans pour autant généraliser,  tous ces Maires qui veulent avoir leur équipement sportif même s’il est démesuré et coûte pour finir quatre fois le prix du budget initial. Ou leur bibliothèque où l’on ne trouve pas grand’ chose. Leur maison des jeunes où l’on en est encore à se demander comment l’organiser. Et pourquoi pas une piscine ! Et même, accrochez vous, mais vous allez encore dire qu’on exagère….. une patinoire. Mais qui vous parle de Cabestany ? 

Et bien sur dans une architecture coûteuse comme cela était à la mode en Roumanie du temps du bloc soviétique. D’ailleurs plus c’est moche et plus c’est cher. Et plus ça coute cher aux rares citoyens qui payent encore des impôts, c’est parfait : ces riches, souvent des petits retraités, il faut les faire casquer. Et on tombe en pâmoison devant la laideur, l’inutilité, et cet argent jeté par les fenêtres. Car on décide le plus souvent de bâtir avant de savoir ce qu’on va en faire. Cela s’appelle le « paraitre ». Les pharaons au moins savaient ce qu’ils faisaient et pourquoi.

Lorsque la Droite dit qu’il vaudrait mieux commencer par rénover, entretenir les bâtiments existants, les chaussées, les trottoirs, puis construire des équipements en ayant recours le moins possible à l’emprunt et privilégiant les économies et la fonctionnalité, on lui fait remarquer que ce n’est pas cela le « progressisme ». Car on croit avoir compris que le progressisme, c’est bétonner, supprimer des surfaces cultivables, détruire des zones nécessaires à l’environnement, construire des « clapiers » pour attirer de futurs électeurs.

Oui, chers concitoyens, cela fait 40 ans que vous subissez cette gestion d’amateurs pour votre ville. Alors vous en reprendrez bien encore un doigt. Chaussez vos godillots de montagne pour aller faire vos courses au centre du village et si vous voulez une voiture qui ne tombe pas dans les trous, peut être pourriez vous dénicher un vieux char avez des chenillettes pour aller au Mas Guerido. Mais regardez où vous mettez les pieds.

Et le principal n’est il pas qu’à Cabestany : « tout aille bien » !

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