ANTICOR : suite et fin. Selon Gersende pour Blog-Cabestany !

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zorro-panoplieANTICOR est tout sauf le « Zorro » de la politique

L’Indep a consacré vendredi une page entière à ANTICOR et aux livres de Philippe Pascot, qu’on lit sans déplaisir, mais qu’on aurait tort de reposer en disant « tous pourris ». Trop facile. Inexact. Mais cela fait le buzz. Philippe Pascot n’aura jamais été poursuivi par une des personnes mises en cause dans ses livres. Car plus qu’un enquêteur c’est un documentaliste qui aura recueilli, compilé, tout ce qu’il aura trouvé dans les journaux, à la télé, dans les prétoires. Ce qui ne lui retire rien car ce qu’il a fait, personne avant lui ne l’avait fait. Et il fallait sans doute que quelqu’un le fasse.

ANTICOR ce n’est pas que cela. ANTICOR n’est pas le GIGN des collectivités. Les « boeufs-carottes » de notre démocratie. Le « Zorro » de la politique comme je l’ai lu dans un quotidien qui ne sait plus quoi inventer pour ne pas perdre ses lecteurs. Ce n’est pas le gendarme dont on dit qu’il se cacherait pour mieux vous attraper si vous conduisez imprudemment et dont on ferait vite un bouc-émissaire ou un empêcheur de tourner en rond.

Comme les policiers qui assuraient hier la sécurité dans une manif, et qui ont été brulés par des cocktails Molotov. Ils sont à l’hôpital. De cela personne ne s’émeut. Et on aura même entendu, comble de l’ignominie, un responsable « anti-capitaliste », mais cette gauche de la gauche est à vomir,  dire que ce qui était arrivé aux policiers était de leur faute. Dira t’on bientôt qu’ils se sont immolés par le feu volontairement pour passer au journal de 20 h ? Quelle connerie !

Il ne faut pas être cléments avec les élus qui mettent la « main dans le pot de confiture » pour s’enrichir personnellement et qui sont des voyous qui relèvent de la justice et qu’il faut traiter comme des délinquants. Sont ils tous décelés, condamnés ? Comment savoir. Mais c’est un autre problème. Et quand la justice passe, elle ne leur fait généralement pas de cadeau. Mais c’est la partie visible de l’iceberg.

Si vous approfondissez le problème, vous comprendrez qu’il y a tous ces élus, en nombre considérable, qui ne sont pas des délinquants ou des voyous, et qui ne font « que » s’affranchir des règles ou procédures  sans pour autant « violer la loi »……  du moins au regard d’une justice débordée, épuisée, qui n’en peut plus. Ces élus ont des petits arrangements avec les uns ou les autres, font du clientélisme, du favoritisme. Il y a des « passe-droits ». Des appels d’offre apparemment bâclés. Mais dont les bénéficiaires sont connus à l’avance puisque des amis ou membres de leur famille.   « Depuis 20 ans on fait comme cela ». Un permis de construire accordé sans le regarder quand un autre est épluché plus que de raison. Rien qui ne relève vraiment de la justice ? Du moins rien qui ne la fasse bouger en considérant que c’est devenu quasiment partout la norme. L’habitude ayant force de loi. Et il y le summum. J’aurais ainsi appris à l’école, qu’en France, lorsqu’on vous vous êtes affranchis de la loi durant des années et des années sans qu’on vous le reproche, vous finissez par tomber sous le régime des « droits acquis »…. ou de la prescription. Plus cela fait longtemps que vous êtes dans l’illégalité et que vous récidivez, plus la loi vous protège. Une conception franco-française qui fait classer la France en queue des pays suspectés d’être le plus corrompus. Cocorico !

Rien qui ne soit considéré comme autre chose qu’une manière de faire de la politique, de fidéliser des électeurs, de s’assurer que les citoyens qui vous sont favorables seront sensibles aux égards dont ils font l’objet par rapport à ceux qui oseraient s’opposer à vous  politiquement. On voit cela – presque – partout. Mais je me garderais bien de tomber dans la généralisation systématique.

Mais où se situe la « ligne jaune ? C’est cette manière « exotique » de faire de la politique qu’il faut condamner moralement. Qui s’aggrave avec le nombre de mandats cumulés, accumulés,  durant des décennies. Presque à vie !  Au café du commerce, on entend Machin dire : « je vais demander un appart au Maire, j’ai pris ma carte de (ou du) …….  Il me favorisera en mettant mon dossier au dessus de la pile. »  Je ne vais pas vous dire tout ce qu’on entend et que vous entendez vous mêmes. Mais n’est ce pas – un peu – la vérité ?

Et n’est ce pas cela aussi et plus encore qui détourne le citoyen de la politique, quand des élus finissent par considérer que leur territoire leur appartient, qu’ils sont en terrain conquis. Une partie des électeurs a vite compris qu’il y a deux poids, deux mesures. Et que l’on est revenu au temps, pourtant décrié, d’avant la Révolution ou le seigneur  du coin avait un pouvoir absolu. Mais fini le droit de cuissage…. sauf dans certains partis politiques. (et pas les autres ?)

Quant le citoyen constate des petits ou gros dérapages, il n’ira pas à la gendarmerie, car il n’y a généralement pas de délit constaté, pas de preuves, et une partie de la population, qui ne cherche pas à comprendre,  est prête à défendre ses élus sous le seul prétexte qu’ils sont du même camp. Et par conséquent innocents et l’objet d’une manipulation politique. Ce qui peut d’ailleurs arriver !

 

Mais le citoyen peut toujours demander un conseil, un avis à ANTICOR.

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