« C’est la rentrée, le chômage, et si on en parlait  » écrit Gersende !

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rentrée-o-

On va parler du chômage. Mais pas avec les chiffres qu’on trouve ça et là, interprétés par ceux qui veulent leur faire dire ce qu’ils essayent de nous faire croire  !

Et si on prenait simplement les statistiques officielles et tout à fait crédibles d’un organisme qui se nomme DARES (Etudes et Statistiques) qui dépend du Ministère du Travail, de L’Emploi et de la Formation. C’est assez difficile de s’y retrouver mais tout y est. Et si on s’y perd c’est que l’on ne nous cache rien : mais trop d’informations tuent parfois l’info.

Le site est :

http://dares.travail-emploi.gouv.fr/dares-etudes-et-statistiques/

et on peut même s’inscrire avec son adresse email à une newsletter, mais on y trouve aussi des rapports, études et statistiques gratuitement à la condition de chercher un peu ou plutôt beaucoup sur leur site.

La dernière étude : « DARES INDICATEURS » du mois d’Aout. Un rapport de 13 pages qui vous donne un certain nombre de statistiques dont certaines datent de fin juillet 2016. Avec des tableaux écrits en tout petit, et des diagrammes et courbes peu explicites, sauf pour celui qui en a l’habitude. Le PDF à télécharger :

DARES – AOUT 2016

Mais  TOUT VA BIEN comme dirait le Chef de l’Etat avec à fin juillet,  3 506 600 demandeurs d’emploi de la catégorie A : ceux qui n’ont aucun emploi (ou moins de 3 heures dans le mois pour lesquels il leur faut remplir des papiers durant plus de trois heures). Un chiffre qui a reculé – statistiquement – de 1,2% en an. C’est vrai. Mais la vérité pourrait bien être ailleurs.

On y rajoutera 1,9 million de précaires, intermittents, intérimaires et autres qui travaillent moins de 20 heures par semaine et ce n’est pas souvent leur choix. Et là le chiffre ne baisse pas ! Des personnes que certains considèrent comme des gens usurpant le titre de chômeur puisque travaillant plus de trois heures dans le mois !!!  Si vous avez la chance d’avoir un boulot, 6 h 10 par jour et 4  jours par semaine (+ de 24 h hebdomadaire), vous n’êtes plus tout à fait à temps partiel sans être exactement à temps plein !?   A 35 heures par semaine, alors là, on vous traitera bientôt de « profiteur ». Le fisc ne vous ratera pas.

En France le chômage est endémique depuis plusieurs décennies et pas imputable au seul Président de la République en exercice….  qui n’aura rien fait pour que cela s’arrange, sinon inventer des dispositifs d’une complexité incroyable qui sont de véritables usines à gaz où personne ne s’y retrouve, et créer de faux emplois, précaires de surcroit, et inutiles pour la plupart. Mais qu’ils soient inutiles est sans doute une bonne chose car s’ils étaient utiles, pourquoi est ce qu’un employeur embaucherait des salariés s’il pouvait les remplacer par des gens qui ne lui coutent rien ou pas grand chose. Cela plombe par contre nos impôts.

Dans les collectivités territoriales, par endroits, ces pseudo emplois, on les fait venir un jour sur deux, ou sur trois, car on manque de bureaux, de chaises. Et rien à leur donner à faire quand certains titulaires ont déjà du mal à s’occuper. Il y a pourtant des piles de dossiers en instance (peut être le vôtre) depuis des mois mais il faudrait embaucher des gens qualifiés pour les traiter et ne plus recruter sur les bases du clientélisme. Remplacer des agents compétents qui partent en retraite par des jeunes qui savent à peine lire ou écrire ne va rien arranger, mais les syndicats leur diront pour qui voter.

Et il y a toutes ces personnes, par dizaine de milliers et plus encore, en formation. Il y a ce chef de cuisine réputé, parisien, quinquagénaire, qui se retrouve en chômage parce que le palace ou il travaillait ferme pour de longs mois de travaux. On lui a dit qu’il ne serait pas repris à la réouverture pour pouvoir rajeunir l’équipe. On lui propose une formation de coiffeur. Pendant six mois il va continuer à toucher son salaire de 4 800. euros nets (tant mieux pour lui) pour apprendre le maniement de la tondeuse qui lui servira à couper les cheveux de ses enfants. Mais il n’est pas dans les statistiques des demandeurs d’emploi de la catégorie A. Il pense ensuite investir dans un camion à pizza. Pourquoi pas ? Pour trouver un emplacement sur les Champs Élysées, c’est pas gagné. On lui suggère d’appeler la mairie à Cabestany.

Un français sur deux inscrit à Pole Emploi ne touche aucune indemnité. La plupart, dégoutés, ne font plus l’effort de remplir des papiers. Ils sont radiés. Mais ceux qui remplissent les formulaires le sont aussi ! Pour eux, quelle différence ? Pour les statistiques c’est du pain béni. Les radiations ? + 39% depuis un an. C’est dur de le comprendre dans les statistiques. Mais cela y figure si on veut bien se donner la peine, beaucoup de peine, de chercher.

Il y a 5 catégories de chômeurs : A B C D E. Celui qui passe d’un temps partiel, non souhaité, de 19 heures par semaine à 20 h change de catégorie. Il passe une heure à remplir des formulaires. Et il faut sans doute deux heures à un agent de Pôle Emploi, pour exploiter son formulaire, s’y retrouver dans le monstrueux logiciel de statistiques, et rentrer les données dans son ordinateur, à la condition que ses collègues n’aient pas la même idée en même temps, sinon ça rame ou c’est le bug pour 48 heures oo. Pendant ce temps là, il y a des gens qui attendent dans le hall qu’on daigne les appeler au micro.

Si on additionne les catégories A B C D E (E : les emplois aidés) on arrive à 6 513 900 chômeurs. Précision : DOM TOM inclus.

En sachant qu’une veuve de plus de + de 55 ans qui touche « déjà » une petite pension de réversion de 500. euros par mois n’est pas considérée comme une personne qui est légitimement prioritaire pour accèder à un emploi quand tant de jeunes qui n’ont rien sont en recherche. Mais on ne peut pas la radier. Ni le lui dire en face. Ni la mettre à la retraite. Comme elle n’a rien à faire, elle peut bien attendre 5 heures dans la salle d’attente. Pour lui faire comprendre que c’est une profiteuse. On la reçoit enfin pour lui dire qu’à 65 ans, c’est à dire dans 10 ans, elle touchera un complément pour arriver au minimum vieillesse. Complément qu’on récupérera sur son fauteuil ou son canapé qu’on vendra aux enchères à sa disparition. Il n’y a pas de petites économies.

Près de la moitié (croit on) de ceux qui pourraient prétendre au R.S.A. ne le touchent pas, mais pour la plupart c’est de leur faute. Et s’ils s’y inscrivaient, un département comme les P.O. n’aurait plus qu’à mettre une pancarte « liquidation judiciaire ». A moins de nous mettre une taxe sur les machines à laver, les aspirateurs, le chien et le piano. Et si je parle du chien et du piano, ce n’est pas un hasard. Cela a existé en France. Une idée lumineuse de ceux qui faisaient nos lois il y a un demi siècle. Une taxe perçue plus souvent à la suite d’une dénonciation anonyme que par la déclaration spontanée du propriétaire. Le piano on pouvait se dispenser d’en jouer, et le cacher sous une couverture,  mais empêcher le chien d’aboyer. Et ces messieurs les gendarmes passaient des heures à vérifier. Si en plus de tout ce qu’ils ont a faire, il fallait qu’ils le fassent à notre époque. Une taxe sur laquelle on a passé deux heures de cours à Sciences-Po. Pour nous faire comprendre que les milliers de taxes perçues aujourd’hui sur les sodas et tant d’autres choses, sont du même acabit. Alors lorsqu’on parle de réforme fiscale, c’est le poil à gratter.

Si je prends ma calculette, mais vous pouvez le faire vous mêmes, et que j’additionne tous les chiffres, j’arrive à ONZE millions entre les chômeurs indemnisés ou pas, emplois aidés, les travailleurs précaires, les sans droit (et je prends une fourchette très basse) et les autres. C’est qui les autres ? Il y a les femmes qui touchent une pension alimentaire, l’étudiant qui a déjà une bourse mais « ose » chercher un complément, l’auto entrepreneur qui n’a pas de clients, et même le petit retraité (un nanti) qui voudrait venir faire le jardin chez vous et qui ne voudrait pas enfreindre la loi en se faisant payer « au black ». Même le super calculateur de la NASA ne s’y retrouverait pas.

Combien dans ces onze millions de personnes font des petits boulots « non déclarés » ? Combien sont en dessous du seuil de pauvreté ? Beaucoup mais cela veut dire quoi au juste ?  Certains mangent les croquettes du chien mais se cachent par dignité, d’autres roulent en 4×4 mais savent pleurer pour vous émouvoir. Comment s’y retrouver ?  Il est temps de faire une prière à Saint Macron qui va nous sauver en nous « ubérisant ». Ou aller faire un tour sur ce site qui a trouvé un filon avec ses petites annonces qui vous permettaient autrefois de trouver un billard auquel il manquait un pied. Maintenant on est passé aux annonces pour trouver un  job. Souvent un petit boulot. Mais il paraît que ça marche !

Et le bâtiment, la construction navale, – pour faire court – repartiraient grâce à ces 1,3 millions (chiffre contesté d’ailleurs de toutes parts et que je ne prétends pas officiel mais…) de travailleurs étrangers qui sont sous le régime des charges sociales de leur pays d’origine. Mais à la fac on vous apprend la psychologie quand on devrait plutôt vous apprendre à souder deux plaques de métal. Et je ne m’avancerai pas à citer des chiffres concernant le travail accompli par les sans-papiers. Qu’on ne connait pas. Ils ravalent votre immeuble et vont se cacher lorsqu’un controleur passe et trouve un chef d’équipe….  sans équipe. Ils ont leurs enfants à l’école. Ont une quittance de gaz. Et certains paient même des impôts sur le revenu !?  Les sociétés qui les emploient remportent les appels d’offre des marchés publics ! Pour les malfaçons vous iraient vous adresser au P.D.G., un prête nom, qui est en réalité concierge d’un immeuble en Lettonie. Vos impôts serviront à réparer le bâtiment public qui aura couté quatre fois plus cher que s’il avait été réalisé par un entrepreneur local. Cela ne vous dit rien dans les P.O. ? « C’est la loi » vous diront les élus de gauche. Ils se sont bien gardés de la changer.

Ceux qui sont sans doute le mieux informés de tout cela se trouvent dans les milieux officiels. Je les fréquente tous les jours. Mais ont ils intérêt à raconter ce qu’ils savent ? Et puis, « ça c’est à cause de l’Europe » vous expliquera t’on !

Quand on nous dit que tout va bien, je pense qu’on nous prend vraiment pour des imbéciles !

Mais quand je lis le programme ou écoute les idées de tous ceux qui de la gauche de la gauche à la droite de la droite ont la solution « miracle » j’ai envie de sauter par la fenêtre !

Gersende

-o-

 

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