« le burkini, parlons en » écrit ce lecteur de Blog-Cabestany !

by

liberte expression-o-

« c’est vous qui le dites »

le texte : 

«  » Septembre 2013. Premier jour de la rentrée des classes dans une école de notre beau département. A midi, avec une toute jeune collègue dont c’est la première rentrée nous surveillons un réfectoire de plus de 120 élèves. Nous déjeunons sur une petite table dans un petit coin. Mauvais plan. Le lendemain ma collègue (qui changera vite de métier) et moi même surveillerons en nous promenant au milieu des tables et déjeunerons d’un sandwich. Quand au directeur il nous dira qu’être deux pour surveiller 120 élèves est une norme confortable…..

Les femmes de services servent le plat principal : des nuggets de poulet avec de la ratatouille. Un garçonnet de 6 ans dont c’est la rentrée en CP se lève, monte sur sa chaise et jette son assiette rageusement sur le sol en hurlant « c’est pas hallal ». 50, 80 gamins se mettent à taper du pied et frappent les tables avec leurs couverts en hurlant « chéba-alale». Je hurle aussi. Peut être pas la meilleure méthode.

Qu’en sait il ce gamin qui a jeté sa nourriture au sol qu’elle n’est pas conforme à une religion qu’il ne connait surement qu’à peine . Et tous les autres gamins dont j’en ai vu plusieurs sortir du catéchisme le matin même que comprennent ils à tout cela en reprenant en choeur des mots qu’ils prononcent de travers ? Moi je comprends que ce gamin qui a jeté les seules protéines qu’il lui était peut être donné de consommer dans la journée a été instrumentalisé par peut être son père, son frère, au une autre personne qui distillent une sorte de haine par personne interposée en prenant leur gamin en otage.

Que ma voisine sur la plage se baigne toute habillée comme le faisait Sidonie mon arrière grand mère à Port Vendres il y a un siècle ne me gêne pas. Sauf qu’il pourrait bien s’agir de la sœur de ce gamin qui jetait son assiette par terre et que sa famille instrumentalise de la même manière. Elle est sans doute de bonne foi. Mais comprend elle la noirceur de ceux qui l’utilisent comme une marionnette pour des raisons dissimulées ?

Il y a les crèches qu’on veut interdire, les marchés de Noël qu’on veut débaptiser, les cloches qu’on voudrait empêcher de sonner, ces problèmes de plat de remplacement que le Maire de Perpignan a su traiter comme il se doit mais ce n’est pas le cas partout ailleurs. Quelle est la prochaine étape dans ce qui est à mes yeux une provocation pour nous empêcher de bien vivre ensemble lorsque de ma part  je n’avais pas du moins jusqu’à aujourd’hui des préjugés contre qui que ce soit.

Mais qui sont ceux qui font tout ce qu’ils peuvent pour nous exaspérer nous pousser à bout et pouvoir ainsi un jour mieux nous traiter de racistes ?

Albert Camus disait : « ne pas nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde ».  A un journaliste méprisant qui faisait semblant de ne pas en comprendre le sens, il répondit avec calme que c’était parce que sa phrase était incomplète et qu’il aurait du ajouter  « et les nier [les choses], c’est nier pour l’homme la part d’humain qui pourrait encore subsister en lui »

Frank Prévotat

-o-

POSTMASTER : Merci Frank. Un sujet traité de manière concise et en respectant notre éthique mais en disant les choses sans se voiler la face. Amis lecteurs, si vous voulez nous proposer un texte qui trouve l’approbation de la rédaction, à vos plumes. « C’est vous qui le dites »

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