Tea-time à « Pegasus Bridge », le 6 juin 1944

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Embleme de la 6th Airborne

Emblème de la 6th Airborne

« Pegasus Bridge » : le pont de Bénouville, entre Caen et les plages du débarquement. Un lieu hautement stratégique pour les alliés et la suite des événements à la seule condition qu’il demeure intact, ce qui est un pari fou et  insensé.  Il doit ce surnom à un commando de la 6th Airborne Division (6° division aéroportée britannique) qui portait le nom et l’emblème ailé (Pégase)  et qui était chargé de s’en emparer sous les ordres du major John Howard dans la nuit du 6 juin 1944. 

Arrivés de façon plutôt brutale,  en planeurs, les commandos anglais mettent le pied sur le sol français parmi les tout premiers combattants alliés,  en ce 6 juin 1944,  à 00 h 20. L’obscurité est totale. Dès l’aube, à peu près à l’heure où débarquent sur la côte, à seulement quelques kilomètres de là,  les 177 français du commando Kieffer (cf. un de nos  anciens articles), de part et d’autre du pont, se déroulent d’âpres combats entre soldats allemands et anglais. Ils dureront toute la matinée.  Les allemands, qui n’arrivent pas à faire exploser les nombreuses charges qu’ils ont installées sur le pont,  essayent de le détruire  en le faisant  bombarder par leur aviation. Une énorme bombe larguée par un Junker 88 touche le pont de plein fouet, …. ricoche sans exploser, rebondit et tombe dans la rivière.  Un signe ?  Le pont sera définitivement pris,  traversé et sécurisé peu avant midi, ce jour là.  Le message codé, inespéré,  envoyé pour confirmer que le pont est pris et surtout intact consiste en ces trois mots qui passeront à la postérité :  « Ham and Jam »  (du jambon à la confiture).

Les français du commando Kieffer, qui ont délivré dans la matinée la petite cité balnéaire normande de Riva Bella, et pris son Casino, siège du Quartier Général allemand,  au prix de très lourdes pertes, font leur jonction avec les anglais ce même 6 juin 1944 dans l’après midi, après avoir traversé – mais dans l’autre sens –  « Pegasus bridge ».

Il y a bien là un petit café, qui deviendra plus tard un lieu de pélerinage  touristiquement célèbre, vite transformé, ce 6 juin,  en infirmerie, et où plusieurs blessés français recevront d’aillleurs des soins prodigués par les britanniques. Les maigres réserves de Calvados ont déjà été utilisées en lieu et place d’alcool médical.

Les Français étaient attendus et ils  sont chaleureusement accueillis par les britanniques….  au son de la cornemuse et …… autour d’une tasse de thé (!).

Tout un symbole !

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