Aujourd’hui samedi, avait lieu le traditionnel repas de Trait-d’Union-Cabestany. Convivial et animé. Très animé même…. et par les adhérents eux-mêmes. Un réquisitoire contre le bilan de la municipalité selon la formule consacrée de l’un d’entre eux : « putain, deux ans !»

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Tout à l’heure, ce samedi 4 juin 2016, à midi, à la Germanor, j’étais conviée au traditionnel repas de Printemps de l’Association citoyenne de notre ville : Trait-d’Union-Cabestany

Tous les adhérents ou presque étaient présents et certains avaient amené avec eux amis et connaissances pour partager un bien sympathique buffet froid, accompagné des excellents vins de notre cave coopérative de Cabestany : « Terroirs romans ».

Après une courte allocution de bienvenue prononcée par la Présidente Colette Appert, on passait aux choses sérieuses et chacun prenait son assiette et se dirigeait vers l’un des buffets de son choix, des buffets à thème. Tapas, hors d’oeuvre, viandes froides, crudités, fromages et desserts alléchants.

Une formule qui semblait plaire à tous car en plus d’une excellente nourriture, chacun prenait sa chaise et pouvait aller bavarder et trinquer avec ou l’autre de ses amis dans la salle. Colette Appert, Patrick Sperring et Phil Gleizes n’auront pas beaucoup fait honneur au buffet, tant ils étaient accaparés par les uns ou les autres qui leur posaient beaucoup de questions, et ils répondaient à chacun avec pédagogie et on aura ainsi appris beaucoup de choses.

Puis, était ce initialement prévu ou était ce improvisé, et quelle étincelle aura mis le feu aux poudres,  mais on décidait d’échanger, de débattre à haute voix et de donner la parole à chacun. Et l’un des convives disait tout haut : « et si on parlait du bilan de la municipalité de 2014 à 2016, deux années noires qui resteront dans nos mémoires !».

Une initiative saluée par tous et que Colette aura bien eu du mal à tempérer, mais qu’elle aura su animer comme la meneuse de jeu d’une émission de télé, aidée par les autres conseillers municipaux, afin que chacun puisse s’exprimer mais surtout se faire entendre sans trop de brouhaha. Ce n’était plus « Nuit debout » place de la république à Paris, mais « Samedi debout » à Cabestany.

Intelligemment,  Colette Appert aura fait en sorte qu’on ne s’enlise pas dans le débat politique national actuel. Si on avait laissé la parole à certains, on n’aurait parlé que de la CGT, du PCF, et de l’obédience de la municipalité à ces acteurs ringards et dépassés qui prennent les français en otages. On aura même entendu des propos véhéments, au bord de la colère. Comme quoi le citoyen est exaspéré par ces syndicats qui ne représentent plus rien, mais qui s’arrogent le droit de nous « emmerder », de confisquer la démocratie, qui font de la politique tandis que les partis politiques font du syndicalisme. Tout cela est bien lamentable. On y aurait passé l’après midi, la soirée et …. sans doute la nuit sans l’intervention de Colette.

Colette Appert qui aura demandé à ce que l’on se recentre sur Cabestany : « Cabestany d’abord », et les participants à ce déjeuner avaient aussi beaucoup à dire sur le sujet, et bien plus encore …..

Lorsqu’on lit le Cabes’Infos qui dégouline d’auto-satisfaction on pourrait croire que tous les citoyens sont derrière Monsieur le Maire. En entendant des Cabestanyencs expliquer avec sincérité leur déception, leur désenchantement, sur ces deux années d’un mandat municipal raté et gâché qui ressemble à s’y méprendre à la déroute du Président, on se dit dans un même temps que ces électeurs n’ont pas du voter pour nous en 2014, mais que si c’était à refaire….. Bien maigre consolation quand même !

Tous se seront mis d’accord pour trouver scandaleuse cette augmentation pour la deuxième année consécutive de nos impôts locaux à Cabestany, de la part d’un maire qui voudrait nous faire croire qu’il sait gérer la commune. Mais l’un d’entre vous nous explique que le Maire attendrait que les comptes réels du premier trimestre soient plus ou moins enregistrés pour sortir le budget de l’année en cours. « S’il pouvait le sortir au mois d’aout, il le ferait et dès le mois de septembre on commence à rentrer dans les budgets rectificatifs : de la grande improvisation ». « Du grand n’importe quoi ». On appelle cela gérer au doigt mouillé. Mais c’est le contribuable qui casque !

L’un fait l’analogie avec la « Météo africaine ». Quoi, vous ne connaissez pas. Je connais un certain pays, que j’aime, mais où en guise de météo, on vous donne le temps qu’il faisait….. la veille.

On aura parlé de l’augmentation des impôts du département et quelqu’un aura demandé : « mais jusqu’où cela ira t’il ? » Depuis des années les impôts des collectivités territoriales s’envolent au point que le citoyen est tenté de rogner sur ses vacances, sur ses dépenses, sur le travaux qu’il aurait pu confier à un artisan local mais qu’il préfère payer … « au noir » (tout le monde fait Ouh ! Ouh !), ou encore faire lui même …. ou ne pas faire du tout. Il arrivera un moment où l’on ne pourra plus payer mais nos élus semblent n’en avoir rien à foutre !

Ce à quoi l’un des convives explique que c’est bien pour « punir » le citoyen d’avoir « des oursins dans sa poche » et de ne pas alimenter la consommation que des collectivités territoriales expliquent qu’il est légitime de construire des bâtiments – qu’ils soient utiles ou non et là n’est pas la question – pour soutenir l’emploi… et le PIB.  Ce qui ne convainc évidemment personne et nous ramène au temps des soviets.

On aura donc parlé de ce bâtiment « immonde » (« c’est vous qui le dites » ) de ce « furoncle » dans le paysage urbain qu’est cette monstruosité que l’on construit en face de la gendarmerie car il n’y avait sans doute aucun autre terrain de disponible et qu’il aura fallu combler un bassin réceptacle des eaux de pluie pour édifier ce « machin ». Tout le monde est contre. Non contre la jeunesse, ni même contre la nécessité ou non d’édifier ce type d’équipement public, mais contre cette trop chère et affreuse chose, choisie par concours par nos élus (quel goût de ch….. !) dit l’un d’entre vous. Et qui va nous couter la peau des f….   Et bien….. on dirait qu’on ne fait pas dans la dentelle aujourd’hui !

On aura parlé de l’éditorial du maire dans le dernier Cabes’Infos qui tendrait à faire croire qu’il n’y a plus de majorité à Cabestany pour la liste communisto-frondeuro-liberalo de la gauche. La quadrature du cercle. Mais les avis divergent. On en reparlera. En tous cas, personne ne croit que cette phrase a pu échapper à notre Maire : « à l’insu de son plein gré ».

On aura parlé de la nouvelle zone commerciale de Mas Guérido V. Pendant que le Mas Guerido traditionnel devient un désert et que les friches commerciales se multiplient. « Quelle idée saugrenue de faire de nouveaux centres commerciaux pour vider les autres » demande l’un des convives.

On aura parlé de beaucoup de choses pour arriver à la conclusion que le bilan de la municipalité de Cabestany entre  2014 et 2016 n’est guère reluisant. Mais un débat sur lequel, nous, chez Blog-Cabestany, on préfère laisser s’exprimer les conseillers de notre camp, et on n’aura fait que reproduire des propos qu’on aura entendu aujourd’hui prononcés de façon spontanée par des électeurs et citoyens. Ce qui aura fait dire à l’un des participants à ce déjeuner « Putain, deux ans !» …. fortement applaudi.

putain-2-ans

Colette Appert aura éludé les questions afférentes aux primaires de la Droite. Elle aura simplement dit : « pour ces primaires, nous avons la situation en mains ». Et ce sans plus de détails mais on nous aura fait comprendre que nos conseillers ne sont pas à la veille de rentrer dans des discussions stériles pour défendre l’un ou l’autre candidat, et que c’est la victoire de la Droite en 2017 qui est le seul sujet qui vaille et qui le sera jusqu’à ce que ces primaires désignent un candidat – quel qu’il soit – derrière lequel nous nous rangerons sans états d’âme.

Nos conseillers municipaux nous auront convaincus qu’ils sont attentifs à la vie municipale et « qu’après deux ans », ils ne baissent pas les bras et restent motivés plus que jamais. Mais que cette Association Trait-d’Union-Cabestany est aussi indispensable à la vie de notre commune car elle permet à des citoyens de s’exprimer, de dire ce qu’ils pensent, de se retrouver, d’échanger, ce qu’ils ne pourraient faire en dehors de ce genre de repas extrêmement convivial,  comme celui d’aujourd’hui.

L’assistance les aura tous encouragés – conseillers comme association – et leur aura demandé de continuer le boulot. DU BON BOULOT !

Quand à notre photographe, il serait resté coincé du côté de Canet !!!

Bon week end à tous

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