Quelle Europe voulons nous…. à Cabestany ? « Maxime » nous parle du « visionnaire méprisé »!

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Chez Blog-Cabestany, il y a – a minima –  deux rédactrices « L.R. ». Mais pas que ! L’un de nos rédacteurs se revendique de l’U.D.I., et un autre ex-C.N.I. de Philippe de Villiers, deux mondes éloignés mais peut être pas autant que cela ! Il y a également le gaulliste de service (ce n’est en rien péjoratif) qui se trouve être l’intermédiaire entre nous et « Gersende » ou « Électron Libre » et d’autres….. qui écrivent pour nous sur commande selon leurs disponibilités (Merci à eux).  Ce rédacteur qui se réclame des « gaullistes historiques » et appartient aux instances d’un très modeste mouvement politique, indépendant de tous les grands partis,  écrit moins souvent dans nos colonnes, mais beaucoup plus sur  d’autres sites, d’autres Blogs, et divers forums et il détient l’autorisation de reproduction d’articles comme – par exemple – ceux de « Maxime ».

Maxime Tandonnet dont on suit le blog : https://maximetandonnet.wordpress.com/

mais dont on retrouve également les tribunes comme dans « Le Figaro » :

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/02/15/31001-20160215ARTFIG00088-primaire-de-la-droite-et-du-centre-o-est-passee-la-ligne-seguin.php

et qui nous parle d’une certaine vision de l’Europe, une Europe sociale mais aux antipodes du socialisme,  qui est propre à certains gaullistes et était incarnée par Philippe Seguin. Selon une doctrine qui voulait qu’il fallait commencer par produire des richesses avant de penser à les redistribuer et pas l’inverse. Mais qu’il fallait tout mettre en oeuvre pour y réussir. Et surement pas, comme la gauche y excelle, pratiquer des politiques confiscatoires et de l’assistanat. Car même celui qui reçoit, et tant mieux pour lui,  devient un aigri et a l’impression qu’on attente à sa dignité d’homme. Il finira par mordre la main de son donateur qui ne comprendra pas. Car « l’homme n’est pas un chien » (proverbe chinois). Et « seul l’esclave dit toujours oui ! » (André Malraux).

Philippe Seguin

Philippe Seguin

La Tribune de « Maxime » dans le Figaro

La vie des Républicains, au vu du conseil national des 12 et 13 février est en apparence marquée par un clivage idéologique. La tendance dominante serait à la «droitisation» incarnée par le discours du Président Sarkozy ou de ses proches qui la revendiquent. Ainsi, Laurent Wauquiez a proclamé, «nous sommes de droite». Jean-François Copé, ayant annoncé sa candidature à la primaire, se rattache à ce courant. En face, l’autre camp, minoritaire dans le parti, qui s’est exprimé par la voix de Jean-Pierre Raffarin, dénonce une dérive exagérément «clivante» et préconise une ligne plus consensuelle. Cette sensibilité, incarnée par Alain Juppé, a en revanche pris l’ascendant dans l’opinion publique. Le paradoxe est évident. Les sondages montrent une France en quête d’autorité, de valeurs traditionnelles et de conservatisme. Mais en même temps, ils sont en faveur de l’apaisement et de l’unité. L’opinion publique est un phénomène complexe et contradictoire…

Mais le fond du problème, c’est qu’au-delà des nuances affichées ces derniers temps, les candidats déclarés ou probables aux primaires de novembre sont tous sur une sensibilité voisine. Ils ont participé ou ont été étroitement associés au gouvernement de François Fillon. Ce dernier a été Premier ministre de Nicolas Sarkozy pendant cinq ans. Aujourd’hui, chacun avance son petit projet concocté dans un coin. Mais fondamentalement, tous adhèrent à la même philosophie politique. Leurs propositions touchent à la surface des choses: niveaux des impôts, nombre de fonctionnaires. Ils ne développent aucune réflexion de fond sur l’Etat, l’Europe, la société française. Ils se reconnaissent dans le système politique et social qui prévaut aujourd’hui. Leur logique est identique: elle est celle de la réforme en surface, et non de la transformation profonde.

  Aucun d’eux ne pose la question fondamentale de l’Europe. Philippe Séguin, lors du débat de Maastricht, en visionnaire, avait dénoncé l’engrenage bureaucratique qui s’est mis en place contre les peuples et les Nations.

Le continent européen, déchiré, a certes besoin d’une unité, d’une volonté commune, d’une synergie politique entre ses gouvernements et ses peuples pour faire face aux périls de la guerre, du terrorisme, du chaos migratoire. L’Europe des Etats, telle que la voulaient de Gaulle et Séguin, s’impose aujourd’hui comme une nécessité vitale pour le continent. Or, bien au contraire, ce dernier s’enfonce dans la désintégration tout en s’abandonnant à la bureaucratie bruxelloise, la prolifération des règlements et des jurisprudences. Qui en parle? Personne parmi les candidats aux primaires.

Sur les institutions de la République, la France politique est prise dans une fuite en avant hystérique autour de la conquête de l’Elysée au point d’en perdre tout sens du bien commun. L’exercice du pouvoir, le service de l’intérêt général, le sens du gouvernement, sont à réinventer en profondeur, de manière radicale. La fracture entre la majorité silencieuse et les élites politiques qui donnent le sentiment de vivre en circuit fermé et de se replier sur leurs avantages, ambitions et intérêts personnels, atteint un niveau vertigineux. Sur cette question, celle du renouvellement de la classe dirigeante et de la démocratie réelle, l’aveuglement est à peu près total.

Enfin, le sujet fondamental est celui de l’échec de tous les gouvernements, de toutes les majorités, depuis quarante ans dans la lutte contre le chômage, l’insécurité, la désintégration sociale, quelles que soient les recettes utilisées. L’impuissance publique: qui ose l’invoquer? La souveraineté nationale est plus que jamais un mot tabou. Comment gouverner, comment décider, reconquérir des marges de manœuvre pour les parlements et gouvernements nationaux dans le contexte de la mondialisation? Que reste-t-il de la démocratie, le pouvoir du peuple? Ces sujets passionnaient Philippe Séguin. Ils ne concernent plus les Républicains, qui sont tous sur la même ligne de déni face à ces grandes questions fondamentales. Les candidats aux primaires sont dans une logique d’incantation.

Il ne suffit pas de proclamer que la France est «d’origine chrétienne» ou que «nous sommes de droite!» pour manifester une volonté de gouverner.

La pratique des coups de menton et petites phrases polémiques, comme masques de l’impuissance, présente ou à venir, est exactement la même que celle du pouvoir socialiste actuel.
Abandonner ces différentes questions autour de la Nation, de la souveraineté nationale, de la démocratie, de l’efficacité de la politique, de la transformation profonde de l’Europe, aux partis extrémistes de droite comme de gauche, est une manière d’en faire des tabous. La grande comédie des primaires, pour occulter le vide sidéral de la pensée politique, n’y changera rien. Gagner le pouvoir dans ces conditions est la certitude d’un échec et d’une déception en 2017-2022, une fois de plus, qui ouvrirait cette fois-ci, peut-être, la porte vers l’aventure extrémiste et l’abîme.

Signé : Maxime Tandonnet

et pour en savoir plus sur Philippe Séguin

https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_S%C3%A9guin

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