Mardi dernier, Gersende a assisté aux voeux de la mairie, à Cabestany !

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Un article de Gersende, sans titre, mais plutôt morose qu’elle aurait pu intituler « Maux roses et meilleurs vieux »

Ambiance de Sibérie à Cabestany

Ambiance de Sibérie à Cabestany

Gersende écrit : « Mais où étaient ils passés, et qu’avaient ils de plus urgent (ou agréable) à faire, mes amis les rédacteurs de ce Blog, pour m’envoyer, mardi soir, à leur place, écouter les vœux 2016 de la municipalité, au Centre Culturel de Cabestany. De cela, je me souviendrai longtemps ! »

Une sorte de fête de patronage, style années 50 à Malakoff ou à Arcueil, avec des projos mal réglés, une sono crachotante qui vous assourdit et vous donne la migraine, et sur le podium, le politburo impassible qui débite des slogans surannés sur fond d’images de propagande. Mais des propos aimables à l’encontre de l’agglo ?! Il ne manquait plus que des jeunes filles habillées en paysannes russes, dansant avec des cerceaux de fleurs, et chantant « Kalinka ». On nous jouait « Retour vers le passé ».

il ne manquait que Nadège pour nous chanter Kalinka

il ne manquait que Nadège pour nous chanter Kalinka

Tout ce barnum ne servait pas à grand chose pour dérider le bon peuple. Il y avait dans la salle une ambiance glaciale, à couper au couteau, en ce mardi soir. Aucun notable. Des visages moroses de citoyens qui semblaient être venus à contre cœur ou sur commande pour frapper bien modestement et bien calmement dans leurs mains. Si, à Cabestany, cela s’appelle des applaudissements, ouvrir la bouche comme un poisson rouge et sans rien dire s’appelle sans doute une manifestation de joie. On doit s’amuser davantage en Corée du Nord.

Et ces mots qui sonnaient creux et résonnaient dans le vide. Comme à l’habitude ? Oui, mais juste en pire. Comme si plus personne n’y croyait. Ceux qui parlaient comme ceux qui écoutaient et étaient censés adhérer au discours. Mais apparemment, mardi soir, le citoyen n’avait même plus envie de faire semblant.

Il faut écouter les Cabestanyencs vous dire que ce qui a changé au fil des ans à Cabestany, c’est qu’il était une époque où  les citoyens venaient aux voeux,  de bonne humeur écouter de bonnes nouvelles, et qu’aujourd’hui les mêmes viennent, inquiets des dérives de cette municipalité, pour apprendre à quelle sauce on va les manger. 

Une morosité de veille d’apocalypse ou de fin du monde, vous dis je ! Non, ne vous méprenez pas, « tout » n’était quand même pas de la faute de Monsieur le Maire. Enfin pas tout !!!

Mes voisins qui se faisaient une joie d’aller passer les fêtes chez leurs amis parisiens seront restés à Cabestany et auront réveillonné devant un plat surgelé mais signé par un « grand chef ». Car la sécurité n’est plus assurée dans notre pays, et en plein état d’urgence, les 800 et quelques voitures brûlées le soir du 31 sont le signe de l’impuissance de ceux qui nous gouvernent, du laxisme de nos institutions, et de cette certitude d’impunité de certains jeunes que les principes d’éducation de notre ministre « Belkassine » ne sont pas à la veille de remettre dans le droit chemin.

Et on dirait bien qu’on vend toujours autant de « romarin », tard le soir, sous mes fenêtres, comme avant l’état d’urgence.

Dans une France tiraillée par un débat bien stérile sur la déchéance de la nationalité. Quand ce sont souvent les mêmes qui sont « contre » cette déchéance, mais aussi « contre » la bi-nationalité car, disent ils, si on aime la France et qu’on revendique le droit du sol, on choisit de n’être que français et pas en même temps « papou ». Un débat improbable, initié par un « Moi Président » politicien et calculateur qui ne recherche qu’une majorité de bric et de broc pour son prochain congrès à Versailles. Mais un symbole. Alors ? Quand à cette déchéance, elle a déjà été appliquée, un 17 février 1940, à un certain secrétaire du Parti Communiste Français pour son « courage fuyons » devant l’ennemi. Mais tout cela a été expurgé dans nos manuels. (non je ne parle pas de Valls)

Et à Cabestany ? J’ai toujours du mal à me recentrer sur Cabestany avec ma lorgnette qui analyse la politique de façon plus régionale ou nationale et j’avoue que lorsque Monsieur le Maire parle de Coubertin et de ses autres projets Cabestanyencs, je suis un peu paumée.

Mais j’ai constaté, qu’à Cabestany,  le capitaine du « Potemkine » se cramponne toujours à la barre. Depuis des décennies. Et navigue dans la mauvaise direction croyant à chaque instant voir la terre promise à l’horizon, mais ce n’est qu’un mirage entretenu pour que la poignée des nostalgiques qui croient encore à l’utopie communiste ne se jettent pas à la mer.

On aura entendu, qu’après 30 années où même les conseillers municipaux de la majorité communo-socialiste ne sont plus jamais consultés ou associés aux décisions, on va bientôt envoyer un questionnaire aux Cabestanyencs et les faire participer à la vie de leur commune. Comment croire à ce genre de foutaises ?  Soljenitsyne revient ! On a préparé à tout hasard nos crayons pour remplir les coloriages.

Car nulle part ailleurs qu’à Cabestany, on ne vous parle plus de « dictature du prolétariat », de la Bettencourt, du Baron Seillères et du CAC 40 : des mots prononcés par des gens qui d’ailleurs ne semblent pourtant pas vivre comme dans les « Misérables ». Comme si nous on vous parlait de Gomulka à tous bouts de champs. Alors qu’à Sciences Po, mes anciens profs, du moins ceux qui sont toujours en activité, ont abandonné l’enseignement de la lutte des classes pour vanter la nouvelle religion dédiée au dieu « Macron ». Mais est ce vraiment mieux ? On trouvera toujours en ce bas monde des adorateurs du « veau d’or ». La « Macronisation » étant la nouvelle religion qui est l’Uberisation de notre économie. Des notaires en passant par les pharmaciens. La ministre de la Santé y pense peut être aussi pour désengorger les urgences à l’hôpital de Perpignan. Faites le 15 et vous verrez peut être arriver un « Uber-guérisseur » avec sa poudre de perlimpinpin, ses gri-gri et ses amulettes. Mais comme il n’y aura plus que lui à être remboursé. Et ensuite pour vous administrer l’extrême onction, il vous restera à dénicher un Uber-prélat qui achète ses hosties chez Lidl. Tout fout le camp, vous dis je.

Le sommet aura été atteint lorsqu’on nous aura parlé de cette nouvelle « Pharaonade » sans doute inutile et coûteuse que cette Maison des Jeunes dont le montant final dépassera sans doute tous les devis imaginables. Et que faut il penser du fait que Monsieur le Maire aura dit dans la même phrase que cette construction coûterait exactement le montant des recettes qui manqueront dans son budget !?  On ne croit pas au lapsus ! Et l’insistance avec laquelle il nous aura expliqué que les impôts sont moins lourds dans notre commune qu’ailleurs – ce qui reste déjà à démontrer – est elle une façon de nous préparer à une nouvelle augmentation de notre fiscalité communale ? Lorsqu’on examine le cout de nos impôts communaux et les services que nous avons en échange, je pense que s’il s’agit là du plus mauvais rapport « qualité/prix » du département.

Cette Maison des Jeunes, construite dans un bassin de rétention d’eau de ruissellement, savamment calculé pour vous sauver d’une éventuelle inondation mais à moitié bouché par cette monstruosité qu’on nous concocte et que nous allons payer bien trop cher. Si jamais un irresponsable s’avisait d’agrandir le Moulinas, la situation pourrait s’avérer périlleuse. Mais si vous croyez encore que l’on se préoccupe d’écologie à Cabestany, vous avez la démonstration qu’on se moque de vous. L’agenda 21 vu de Cabestany : quelle foutaise ! Quelle tromperie, quelle mystification, ….. quelle imposture.

Car cette construction est le signe de l’esprit « communiste » dogmatique de cette municipalité qui vous explique qu’il faut bien prendre dans la poche du citoyen pour investir dans des équipements – même inutiles –  pour soutenir l’emploi et l’économie. Vous avez « tout faux » Monsieur le Maire. Il s’agit plutôt de « collectivisme ». Et de dérive marxiste. Prendre moins d’argent dans la poche du contribuable et l’inciter à investir pour améliorer le confort de sa maison, la rénover, économiser l’énergie, est le seul chemin possible pour se sortir de l’impasse où vous nous envoyez. Laissons le citoyen consommer plutôt que lui édifier des palais à la Ceausescu. Une liberté confisquée par des élus qui se trompent de siècle, de lieu, d’environnement. Une spoliation.

Sur le parvis, des Cabestanyencs passablement remontés parlaient de monter une association écologiste contre cette construction qui défie tout bon sens. Ce n’est pas la première fois que j’entends ce genre de propos et que rien ne suit. Paroles ! Comme si subir à Cabestany était une fatalité.

Alors je me suis barrée avant la fin des palabres. Je n’ai pas attendu le bouquet final des trois pétards qui doivent nous couter les yeux de la tête. Je suis partie avec le flot de ceux qui regrettaient d’être venus. Tant pis pour le soda pour lequel semblait être uniquement là René qui prenait des notes. Mais peut être qu’à un certain moment de la soirée ce soda prend une couleur jaune et qu’il faut y rajouter cinq volumes d’eau. Je n’en saurai jamais rien.

Nos élus de l’opposition étaient là, stoïques. Mais je n’ai pas vu beaucoup de nos amis de la Droite Républicaine, et je commence à comprendre pourquoi on m’avait envoyé là.

En ce début d’année 2016, j’en ai marre des Taubirades, de la Valssitude, des Cazeneuvaines. Et de ce Président qui s’illusionne s’il croit nous attirer, nous les gens de Droite, dans ses filets par ces changements continuels de cap comme un barreur débutant dans la tempête. Marre de cette « gauche de la gauche » qui a fait main basse, tel l’histoire du  « cheval de Troie », sur notre nouvelle région et qui nous promet encore et toujours, comme à Cabestany, des lendemains qui chantent : «passes moi ta montre, je te donnerai l’heure ». Et qui ne songe qu’à siphonner notre dernier euro. Marre de ces belles phrases, de ces belles paroles qui finissent pas se télescoper aux réalités. Marre de ces grand’ messes comme mardi soir à Cabestany où l’on n’entend que bobards et boniments et où l’on s’aperçoit combien le citoyen est un mouton crédule, qui a perdu tout libre arbitre, et qui n’est prêt qu’à se faire tondre .

Mais bonne année quand même à tous !!!!!!!  Tant qu’on a des proches qui vous aiment, des amis, et la santé !

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