Commémoration du 11 novembre à Cabestany ! : à 11 heures 00 précises, au Monument aux Morts pour la France, à côté du Centre Culturel.

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Le 24 septembre 1915  : le général Joffre, natif de Rivesaltes,  donne à lire une déclaration à tous les soldats :

« Soldats de la République ! Après des mois d’attente qui nous ont permis d’augmenter nos forces et nos ressources, tandis que l’adversaire usait les siennes, l’heure est venue d’attaquer pour vaincre et pour ajouter de nouvelles pages de gloire à celles de la Marne et des Flandres, des Vosges et d’Arras. Derrière l’ouragan de fer et de feu déchaîné grâce au labeur des usines de France, où vos frères ont nuit et jour travaillé pour vous, vous irez à l’assaut tous ensemble, sur tout le front, en étroite union avec les armées des Alliés. Votre élan sera irrésistible. Il vous portera d’un premier effort jusqu’aux batteries de l’adversaire au-delà des lignes fortifiées qu’il nous oppose. Vous ne lui laisserez ni trêve ni repos jusqu’à l’achèvement de la victoire. Allez-y de plein cœur pour la délivrance du sol de la patrie, pour le triomphe du droit et de la liberté. 

Le 8 octobre 1915, soit deux semaines plus tard, l’offensive s’achève sur un échec sanglant. Presque 200 000 français ont été mis hors de combat (plus de 10 000 par jour). La seconde bataille de Champagne a fait 70 000 tués ou disparus, 100 000 blessés, 20 000 prisonniers, si l’on comptabilise le seul côté français

Le 11 novembre 1915, l’Etat Major, en raison des pertes abyssales est obligé de dissoudre des régiments, d’en créer ou d’en reconstituer d’autres en regroupant les rares rescapés de tous les régiments qui ont disparu sous le déluge de feu.

A Paris, les journaux se remplissent de caricatures triomphantes où l’on montre l’ennemi à genoux. A Perpignan, on croit que la victoire est une question de jours et que les poilus seront rentrés pour ce  Noël 1915 et l’on peste contre la Poste, car on lui attribue le fait que les fils, les frères, les maris, les pères n’envoient plus de leurs nouvelles.  

Que de souffrances sont encore à venir !

-o-

1915 en Champagne-o-

Mercredi 11 novembre 2015 à Cabestany

11 h oo :  Cérémonie au Monument aux Morts pour la France, de Cabestany, à côté du Centre Culturel.

Un moment de citoyenneté où tous sont les bienvenus.

-o-

Et pour conclure, il y a cette histoire qu’on raconte à la veillée, trouvée dans les almanachs de l’époque, mais est elle vraie ?

«  » Jean et Jacques, deux frères âgés à peine d’une vingtaine d’années, chasseurs le dimanche, exploitent avec leur maman une petite ferme du côté de Muret depuis que leur père a disparu.

Les gendarmes viennent les chercher tous les deux pour les envoyer au front et les conduisent à la gare de Toulouse. Le trajet pour rejoindre les combats dure plus de 24 heures, et Jean, antimilitariste explique durant tout le voyage à son frère Jacques, qui suit en tous points – sans se poser de questions –  ce que lui dit son ainé, que les jeunes français n’ont aucune envie de tirer sur de jeunes allemands et que la réciproque est vraie. Et il a sans doute raison.

En arrivant c’est à Jacques qu’on demande de monter sur l’échafaudage qui se trouve dans la tranchée pour surveiller l’ennemi. Jean, l’ainé, dit à son frère : « laisses ton fusil en bas de l’échelle et en arrivant la haut tu passes la tête et tu cries « Camarade ! ». Et Jacques qui obéit à son frère tombe foudroyé.

Jean monte à l’échelle après avoir ramassé le fusil de son frère. Il attend patiemment et lorsqu’il voie la tête d’un allemand, il lui met une balle entre les deux yeux. «  »

-o-

RAJOUT d’un internaute qui vient de lire notre article : « le département des Pyrénées Orientales était un département peu peuplé au début du 20ème siècle. Ailleurs, on faisait travailler les femmes dans les usines mais on avait conservé une petite proportion d’hommes pour entretenir les machines. Chez nous, la population était composée essentiellement de paysans, vignerons, pêcheurs. Les historiens en sont encore à refaire leurs comptes, mais en pourcentage, notre département pourrait être celui qui a été le plus impacté par les pertes humaines de la Grande Guerre, auxquelles il faut rajouter une non moins fameuse épidémie d’une certaine grippe…. Cordialement »

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