« Du bonheur d’être Réac »….. et fiers de l’être : à Cabestany !

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« Apologie de la liberté »

L’Édito de Gersende.

« Du bonheur d’être réac » est le dernier ouvrage de Denis Tillinac. Un essai de 100 pages qui se lit d’un trait. Lorsqu’on l’a pris en main, on ne peut plus le poser : jubilatoire.

Chez Blog-Cabestany, nous n’allons pas nous lancer dans un nouveau genre épistolaire : la critique littéraire. Nous n’avons pas pris le parti de vous raconter ce qu’il y a dans cet ouvrage que vous achèterez, ou non. Nous pouvons, par bien des côtés, nous identifier à la pensée de l’auteur mais nous le ferons avec des mots à nous. Nos mots. Et l’exercice est plaisant. Qu’importe si c’est de façon maladroite. Mais nous n’aurons pas recours au copier-coller, car c’est tout le livre qu’on aurait envie de recopier.

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Denis Tillinac n’est pas un « réac », du moins dans l’acception du mot que la plupart d’entre nous lui donnent. L’auteur le conteste et s’en défend mais il explique par quelle logique on en arrive, en 2015, à se faire traiter de réac. Quand Denis Tillinac dit qu’il a voté Hollande mais qu’il s’en mord les doigts, c’est pire que s’il avait dit qu’il était un terroriste. Dès qu’un homme « supposé » appartenir à la droite, même modérée, ouvre la bouche, il se trouve une quantité de gens pour vouloir le faire taire. Des bien-pensants de gauche, ce qui est d’ailleurs devenu un pléonasme.

Des bien-pensants à l’intelligence limitée, au vocabulaire réduit, à la pensée étriquée, incapables d’argumenter et de défendre leurs convictions (mais en ont ils vraiment?), mais juste capables de vous traiter de …. réac, en désespoir de cause. Vous traiter de réac est pour eux, l’arme suprême, qu’on dégaine sans vraiment savoir ce que cela veut dire,  persuadés de vous anéantir pour avoir le dernier mot. On a de la peine pour eux.

Mais « réactionnaire ». Quelqu’un sait il ce que cela veut dire à la base ? L’Académie Française, nous explique que ce terme, inconnu jusqu’alors, et donc un néologisme, est apparu en 1789. Réactionnaire voulait dire, s’appliquant à de petites gens de la France d’en-bas, sans pouvoir, sans importance,  qu’ils étaient plutôt circonspects face aux idées de la Révolution Française, et surtout déboussolés de crainte que tout ce charivari ne bouscule leurs petites habitudes. Rien de bien méchant. On n’avait pas affaire à des individus bien dangereux pour l’ordre public.  Pourtant, ces réactionnaires, il fallait leur  faire comprendre qu’ils avaient tort de ne pas s’exalter pour la folie du moment. Et on avait trouvé une singulière méthode : pour mieux leur faire rentrer les idées nouvelles dans le crane, ….. on leur coupait la tête !?

Le terme aura été repris un siècle plus tard par Karl Marx dans son « Manifeste du Parti Communiste », pour désigner ceux qui étaient hostiles à l’abolition des valeurs traditionnelles : la famille, la propriété, la liberté de penser. Et là encore que de violence. Que des communistes l’utilisent encore de nos jours, ce qui serait le signe qu’ils n’ont pas évolué depuis la révolution russe de 1917, on pourrait le comprendre sans pour autant l’admettre. Mais les autres ? Utiliser des termes dont on ne connaît même pas la signification reste l’apanage des ânes.

Si être réac veut dire que l’on n’adhère pas à cet environnement nauséabond dans lequel certains iraient jusqu’à nous demander de renier nos racines, notre terroir, notre clocher, et de nous laisser submerger par d’autres cultures qui deviendraient dominantes, alors on veut bien, comme l’auteur de ce livre, et uniquement dans ce contexte, se dire réac. Et on en est fiers.

J’ai entendu « il y a pire qu’être Européen, c’est être Français, pire qu’être Français,  être un de ces faux Catalans…. des P.O « .  Le temps est il venu de prendre la route de l’exil ? Non, il  existe une meilleure solution :  demander l’asile !

Mais de nos jours, ne pas s’extasier devant le dernier film à la mode, devant des objets bizarres exposés au Château de Versailles ou ailleurs qu’on nous présente comme de l’art, est suffisant pour être considéré comme un réac. Préférer la blanquette de veau à la cuisine moléculaire, et écouter du Brel dans son fauteuil plutôt que de se précipiter au Festival d’Avignon (ou au Centre Cultu’ Jean Ferrat) et on est catalogué. Et il y a pire : trouver que la cellule familiale, avec mari et enfants,  est l’endroit où l’on se sent le mieux frise la provocation.

Et rester dans son coin, sans rien faire, sans rien dire, est interdit, car suspect. Ne pas dire qu’on adhère à la chienlit ambiante fait de vous un « super » réac !

Depuis que la  gauche a abandonné l’utopie révolutionnaire (tout le monde ?) , elle s’est réfugiée sur un frêle esquif sans rames, sans voiles, sans compas. La gauche flotte comme une coquille de noix au sommet d’une vague, qui la ballote et s’appelle la «nouvelle civilisation sociétale ». Sans gouvernail, la gauche se laisse emporter là où les courants et les vents l’entraînent, mais elle nous expliquera que c’est elle qui a choisi sa route et qu’elle garde le cap. Pauvres fous.

Il est autorisé d’injurier une ex-ministre, mais dès qu’on ouvre la bouche à droite, on se fait traiter de facho, raciste, extrémiste, et autres noms d’oiseaux. Vous trouverez bien sur internet, le nom de la personne qui a déclaré avec mépris pour parler de l’un de ses compatriotes : « celui là suinte le français de souche ». C’est tout juste si pour ce motif,  on ne voudrait pas nous envoyer en prison….. ou peut être pire encore.

En France, l’Histoire nous aura appris qu’à défaut de trouver des arguments pour convaincre, la guillotine était l’ultime moyen utilisé pour imposer des idées. Comme le goulag, ici. La rééducation en camp de concentration, là. La France aura toujours su, avec classe, délicatesse et discernement montrer le bon exemple aux autres en matière de décapitation !!! On donne même à des rues le nom honni de Robespierre. Quelle chance que l’on en soit pas arrivés jusque là chez Air France.

Le 6 et le 13 décembre, soyons « réacs » et fiers de l’être. Derrière Dominique Reynié, ne laissons pas passer notre chance de renvoyer à la maison ces élus régionaux de gauche, spécialistes de la pensée étroite, et qui nous stigmatisent. Ils dirigent notre région depuis trop d’années de façon tellement déplorable !

Bon week end à tous

-o-

NB : texte original de Gersende écrit spécialement pour Blog-Cabestany. Il se peut que vous retrouviez tout ou partie de son texte ailleurs, mais ce sera postérieur à notre mise en ligne. C’est à dire plus tard.

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Une Réponse to “« Du bonheur d’être Réac »….. et fiers de l’être : à Cabestany !”

  1. Berthet Says:

    Denis Tilinac sauf erreur de ma part n’a pas voté Hollande !
    Réponse de la rédaction : un article du 9 octobre écrit par « Gersende », une « blogueuse associée », (bourse privée d’échange d’articles sur internet) qui n’appartient pas au collectif de rédaction qui écrit sous le nom de POSTMASTER, sur un auteur que nous ne connaissions pas plus que cela, et qu’on aura aimé en découvrant ce livre mais mieux vaut tard que jamais. Un article qui nous aura valu « un » commentaire positif, un seul, nous aiguillant vers un/une interview fort intéressant/e de Denis Tillinac par le magistrat Philippe Bilger. Alors que nous aurons eu droit à de très nombreux commentaires pour nous dire qu’on aurait du écrire en ce qui nous concernait « du bonheur d’être de gros fachos, et de gros c ….  ». Avec les fautes d’orthographe qui vont avec. Mais ça c’est Cabestany et son intolérance crasse. Merci pour votre commentaire.

    GERSENDE précise : En 2014, à quelques étudiants d’une école de journalistes avec lesquels il discute, mais plusieurs sont entrés depuis dans le métier, l’auteur leur reproche de façon toute paternelle de sortir de leurs études en étant tous formatés à gauche. Leur disant que c’est ainsi que les médias, tous orientés du même bord, finissent par fausser le jugement du citoyen et lui ôter tout esprit critique. Un élève lui demande alors pour qui il a voté en 2012, et l’écrivain aurait répondu en substance  : «  moi aussi j’ai été influencé par une certaine dynamique ambiante et j’avoue que j’ai voté hollande en 2012, et je le regrette. Quant aujourd’hui on ne trouve plus personne pour reconnaitre l’avoir fait ce qui est quand même bizarre. Sauf Bayrou mais moi ça n’a rien à voir et ce n’est pas du tout la même chose. » Les étudiants comprennent tous, à tort ou à raison, qu’il s’agit du deuxième tour de la présidentielle. L’auteur poursuit : « Mais si j’ai voté pour Hollande c’est avant tout parce qu’il est corrézien comme moi plus que pour ses idées. Pour les mêmes raisons qui hier me faisaient voter Chirac car lui aussi est corrézien. Des choses qui peuvent tout à fait se comprendre entre copains, car sur le plan des idées, Hollande c’est comme Chirac, ils sont tous deux de centre-gauche et pas moi. Mais en 2017 s’il y avait le FN contre Hollande au deuxième tour, je persévérerai dans mon erreur . »
    Interrogé peu après, Denis Tillinac dira que s’il s’est laissé aller à déclarer avoir voté pour Hollande, il ne parlait – peut être – que de la primaire du PS. Sans démentir. Et disant qu’il n’est pas du genre à renier ses amis pour des idées. Concluant, que de toutes les façons personne ne saura jamais ce qu’il a fait dans l’isoloir. Des propos rapportés par des gens dignes de foi. Chacun se fera son idée. Des propos qui ne retirent rien à ses écrits et qui ne justifient pas vraiment une polémique. Cordialement

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