Pour une fois que ce n’est pas la faute de la « Bettencourt », à Cabestany !

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 liberte d'expression

L’EDITO POLITIQUE DE GERSENDE

Sur mon transat, aux Voiles Blanches, à Canet,  je lisais cette semaine dans l’Indép un article qui aura retenu mon attention. Un article de la sympathique et dynamique  Laure Moysset. Un article qui pourrait bien me servir de support, cet hiver, à un débat avec mes élèves de l’I.E.P. (Sciences Po).

Un article dans lequel les communistes de la mairie, à Cabestany, s’insurgent de l’envahissement d’un terrain communal par des caravanes de gens du voyage. Ce n’est  d’ailleurs pas la première fois que cela se produit. Et aux dires des Cabestanyencs, il y aurait eu jusqu’alors – « c’est vous qui le dites » – une certaine complaisance de la mairie. Complaisance que je ne reprendrai pas à mon compte, car cela pourrait être considéré comme diffamatoire. Mais le citoyen, lui, a le droit de penser ce qu’il à envie de penser. De dire ce qu’il a envie de dire. Et moi de l’écouter.

Et la mairie de s’en prendre, non pas comme à l’habitude quand quelque chose n’est pas à son goût, au « Baron Seillères » ou à la « Bettencourt », mais cette fois ci à l’agglo, et surtout et assez curieusement à Madame la Préfète des Pyrénées Orientales. C’est le changement.

La mairie va jusqu’à dire qu’une certaine loi votée par Sarkozy (qui est surement une de ses idoles) ne serait pas appliquée. Saint Nicolas, priez pour nous.

Personne ne peut se satisfaire d’une telle situation engendrée par « des » gens du voyage. Et quand je dis « des »,  je sais parfaitement ce que je veux dire.

Car ils a ceux qui coupent les chaines des stades avec des cisailles, font des branchements sauvages sur l’EDF au point de couper l’alimentation d’un quartier entier comme récemment à Perpignan, n’aiment que le gazon bien vert d’un stade dans lequel avec une pelle ils enterrent leurs excréments avec la délectation de cette provocation gratuite, un esprit revanchard contre la société, une haine du citoyen qui ne vit pas comme eux. Mais c’est surement nous qui sommes les racistes.

Et puis ils y a ceux, toujours français comme vous ou moi, qui vivent avec discrétion dans l’appartement au dessous de chez vous toute l’année, payent leur impôts, votent, et qui en été durant leur congés prennent leur caravane pour rejoindre leurs amis d’une communauté évangélique. Ils sont prêts à payer l’occupation d’un terrain, apportent leur groupe électrogène, mettent les ordures dans les containers qu’on leur loue, et ramassent les papiers avant de partir en faisant attention de ne pas labourer le sol.

Le comportement des uns nuit à la réputation de tous. Qu’importe si ma démonstration parait par trop binaire à d’aucuns.

Qu’on ne soit pas capable de mettre à disposition des « gentils » des terrains est sans doute une erreur. Qu’on ne soit pas capable de sanctionner les « méchants » fait partie du laxisme ambiant qui a encore empiré depuis l’arrivée de ce  gouvernement socialo empêtré dans ses contradictions.

A quelle catégorie font partie ceux qui sont installés sans autorisation à Cabestany ? Je n’en sais rien, je ne veux d’ailleurs pas le savoir, et je me garderai bien de prendre partie ou position. Mais quand je lis qu’à Cabestany on leur a envoyé la force de frappe de la Police Municipale (deux fonctionnaires au demeurant sympathiques), je suis pliée de rire. Cabestany se serait donc dotée de sa propre force de dissuasion ?  « Commoveatur homines modicae fidei » *

La récupération politique qu’en fait la mairie de Cabestany en s’en prenant à Madame la Préfète des Pyrénées Orientales n’est que de la langue de bois politicienne. De quoi faire la joie de mes élèves dans lesquels il y aura peut être le Président de la République… en 2057.

Pourquoi cette réaction de ma part ?   Je lis, aussi,  les « bonne feuilles » des communistes sur Internet. Il y a quelques mois,  je suis tombée sur l’un de ces sites « marxiste léniniste » à l’emblème de la faucille et du marteau. Le PCF nous dira, certes,  qu’il a abandonné ce sigle, mais ne s’agit il pas là, d’une posture ? On ne l’entend pas vraiment se démarquer de ceux qui prétendent parler de façon universelle au nom de tous les communistes.

Que pouvait on y lire ?  On y fustigeait une certaine « Mamie Thérèse » !?   Dans mon imaginaire, j’entrevois une petite veuve d’environ 90 ans qui vivrait d’une maigre pension de réversion dans une banlieue du 9.3. et vote peut être à droite pour qu’on s’en prenne autant à elle. Une pauvre femme, que j’imagine monter au 9ème ou 10ème étage à pied car son ascenseur est en panne depuis deux ans. Qui se prive peut être de tout, par dignité,  pour pouvoir honorer son loyer et vit au milieu de ses bibelots et souvenirs des temps heureux qui ne reviendront plus jamais. Du moins c’est l’image que je m’en fais.  Mais voilà, cette Mamie Thérèse, comme on nous l’expliquait, depuis qu’elle avait perdu son compagnon de toute une vie, s’entêtait à vouloir continuer d’habiter son  « grand » appartement HLM avec deux chambres.   Quoi, deux chambres pour elle toute seule… et un vieux chien !!!  Cela mérite sans doute le goulag aux yeux de ces communistes. Et le rédacteur de ce Blog ou de ce site communiste de nous dire que si cette – réelle ou inventée – Mamie Thérèse n’était pas une « mauvaise citoyenne », elle montrerait l’exemple – à défaut de libérer les lieux – en donnant sa deuxième chambre à des migrants et partagerait sa maigre pitance avec eux plutôt qu’avec son « clébard ».  Quelle honte !  Mais cela fait aussi partie de la liberté d’expression que nous défendons !

Si les communistes étaient au pouvoir en France, je ne me fais guère d’illusion. On ne demanderait sans doute pas  son avis à Mamie Thérèse et on lui collerait – de force – une famille de soudanais dans sa deuxième chambre…… et même une autre dans son salon. Et je me retiens d’imaginer encore pire.

Alors, lorsque ce sont ces mêmes « cocos », ou du moins leurs semblables, qui font tant d’histoires dans l’Indép et s’en prennent à « Madame la Préfète des P.O. », pour quelques caravanes qui ne devraient pas en effet être là où elles sont,  permettez moi, quand même, de désespérer parfois de certains qui, en politique,  s’arrogent le droit de se comporter en donneurs de leçons !

* citation latine : « tremblez, hommes de peu de foi »

Gersende de Guermonprez

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