Journée de la Femme, aujourd’hui 8 mars, à Cabestany !

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journée de la femme

Dimanche matin : un internaute nous écrit « vous n’avez pas annoncé la Journée de la Femme, aujourd’hui »

Postmaster :

Il existe en effet une Journée Internationale de la Femme, aujourd’hui, décrétée sous l’égide des Nations Unies en 1977, et qui puiserait son origine dans une Journée que Staline avait instaurée pour remercier les femmes d’avoir remplacé les hommes, dans les usines, pendant que ceux ci se battaient courageusement à Stalingrad. Aujourd’hui, on aurait tort de croire qu’il y a encore un rapport avec le Soviétisme, sauf dans l’esprit de quelques archaïques. Et les femmes remplaçaient déjà les hommes durant la grande guerre, chez nous, il y a un siècle. Cette journée, nous apprécions qu’elle existe dans certaines contrées du monde, aujourd’hui, en espérant qu’elle est utile. En France ?

Il se trouve que le planning m’a désignée, chez Blog-Cabestany, comme rédactrice de garde. Une rédactrice qui appartient à un collectif anonyme de personnes qui se sont choisies entre elles, qui écrivent sous le vocable unique et anonyme de Postmaster, où chacun écrit, sans contrôle, s’il le veut, ce qu’il veut, sur le sujet qui l’inspire, sous réserves de respecter une certaine éthique. Une liberté éditoriale rarissime, mais pluraliste et démocratique.

Je suis une femme et pour parler de la Journée de la Femme, je ne suis peut être pas la mieux qualifiée. Car pour annoncer une Journée Gadget, du moins en France, qui range la femme aux rangs de ces minorités que l’on devrait traiter avec condescendance aujourd’hui, merci. C’est ma façon de penser que je n’impose à personne.

Il y a 365 jours dans l’année, et ce n’est pas encore assez pour que l’on ait « la journée de ceci ou cela » chaque jour que Dieu fait. Que l’on fête les grand-mères, c’est bien, et cela sert à ne pas oublier d’aller les voir, un jour par an, et en coup de vent aux Camélias.

Dans la vie de tous les jours, et dans la civilisation et la culture que nous défendons et qu’il n’est pas question que l’on déprécie sous prétexte de multiculturalisme, selon moi, la femme tient toute sa place et peut la tenir si elle le veut, si elle en a vraiment la volonté.

Rien ne l’oblige à se soumettre, sous des prétextes culturels ou religieux, qui ne sont qu’une invention des hommes, il y a bien longtemps. Qu’il n’y ait pas de femme prêtre dans ma religion chrétienne en est un exemple. Pour les autres religions et les autres cultures qui ne sont pas les miennes et que personne ne saurait m’imposer, sans rien rogner de mes libertés, et pour commencer par ma liberté d’expression, vous jugerez vous mêmes.

La femme pourra se considérer l’égale de l’homme (mais de façon complémentaire aussi car pour moi une famille cela reste un papa et une maman) lorsqu’elle arrêtera de subir, de se lamenter, de se soumettre aux lois de certains. Elle tient son destin entre ses mains. Alors ne m’offrez pas des fleurs aujourd’hui (peut être demain) sous prétexte que vous n’avez pas oublié « ma » fête. Vous les prendriez sur la tête !

Dans ces prochains élections de la fin du mois, la femme aura la parité, et je m’en félicite.

Mais c’est à elle, dans la vie de tous les jours, de ne pas se laisser faire, ne pas se laisser maltraiter dans son couple, ne pas se laisser discriminer à son travail, ne pas céder – à la condition de rester correcte – à ceux qui voudraient lui imposer une tenue vestimentaire sous de vains prétextes. A elle de défendre sa famille, sa culture, ses traditions, comme un homme, si elle veut se considérer comme son égale.

J’apprends à mes filles à ne pas se laisser dominer dans la cour de récréation. Lorsque mes filles (je n’ai que des filles) me ramènent leurs petits copines, un soir, à la maison, pour le gouter, elles sont les bienvenues à la condition de ne pas faire de réflexion sur la nourriture. Lorsque mes filles vont chez elles, elles se comportent poliment. Lorsqu’elles viennent chez moi, qu’elles ne se retranchent pas derrière les boniments de parents qui leur ont monté la tête ou alors qu’elle restent chez elles.

Le futur de notre civilisation est sans aucun doute entre les mains des femmes, à la condition qu’elles ne faiblissent pas.

Elles auront gagné leur égalité pour elles mêmes, par elles mêmes. Mais aussi pour tous !

George Sand, écrivait dans une lettre à Flaubert :

Un homme et une femme, c’est si bien la même chose, que l’on ne comprend guère les tas de distinctions et raisonnements subtils dont se sont nourries les sociétés sur ce chapitre-là.

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