les Cabestanyencs ont la parole : aujourd’hui, c’est « Catherine » qui est la rédactrice du jour !

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Un texte de « Catherine », une Cabestanyenque qui nous écrit au moins une fois par semaine et ne pratique pas la langue de bois. Une simple citoyenne comme elle se présente elle même. Pas suffisamment politisée pour adhérer à un mouvement ou un parti. Mais qui se sent responsable, dit elle, du monde qu’elle laissera à ses enfants.  Elle sera notre rédactrice aujourd’hui et peut être…. un autre jour.

Elle a accepté de faire quelques petites corrections à son texte, pour en faire un écrit « politiquement correct », qui corresponde à notre éthique. C’était pour nous incontournable. Mais cela vous donnera peut être l’envie de faire comme Catherine, et d’être publié.

Ses idées valaient bien ce léger sacrifice. Catherine qui nous dit : « je ne vais pas à la messe tous les dimanches. Je ne suis pas une militante de la Manif pour tous. Mais que l’on nous foute la paix. Que ces « médiocres » qui nous gouvernent s’occupent de l’économie et pas de vouloir refaire la société à leur image. Une bien triste image. Ce ne sont que des hypocrites et des menteurs »

SON TEXTE :   « UNE HISTOIRE DE « GROSSES » CLOCHES »

« Il y a de cela 18 mois déjà, se produisait à Paris un événement qui n’aura guère changé la face du monde. Une demi-douzaine de jeunes filles – peut être une ou deux de plus ? – faisaient irruption, dépoitraillées, durant un office religieux, dans la nef de Notre Dame. Elles hurlaient,  en plusieurs langues,  quelque chose du genre : « enf …. de pape, [Benoît] vas te faire aimer chez les Grecs ». Pardon pour nos amis Hellènes !

Elles avaient ramassé des bouts de bois sur un chantier voisin, pour frapper le sol et faire du bruit. mais il prend à certaines l’idée saugrenue d’aller frapper sur des cloches, stockées dans la nef, en attente de leur installation dans le clocher. Et ce malgré l’interposition d’agents de sécurité qui n’auraient pas été des « anges ». D’où de grosses éraflures sur les toutes les « cloches ». Celles de l’église et celles qui y étaient rentrées….. « à poil ».

La réparation de ces cloches est chiffrée alors à 7 000.euros. Les cloches fonctionneront de la même façon mais elle sont griffées, rayées, abimées, au grand désespoir des fidèles qui se sont cotisés et ne comprennent pas ce saccage gratuit.   Une somme qu’on ne peut pas sortir du budget de la cathédrale ou redemander aux donateurs et qui fait que les cloches resteront en l’état et que l’évêché demandera à la justice qu’on lui obtienne une réparation strictement financière du préjudice, à hauteur du montant exact du devis.  Mais, surprise,  ce sont les jeunes femmes qui portent plainte pour agression. Le monde à l’envers ?  Ainsi en est il dans notre beau pays.

Embarquées dans le panier à salade, c’est l’émoi dans les plus hautes sphères du pouvoir. Une rumeur a laissé penser qu’il y aurait des personnes médiatico-politiques dans le groupe. Une journaliste, une comédienne, une secrétaire d’état ? Il n’en est rien. Elles seront relâchées aussitôt. Avoir profané un lieu saint et dégradé le bourdon de Notre dame est infiniment moins grave que de porter dans la rue – sans rien dire – un tee-shirt de « la manif pour tous ». (Un millier de citoyens en garde à vue !!!)

L’enquête : il semble impossible de trouver un seul témoin « de bonne foi » ?! Et on vous fera grâce de ces histoires de dépositions adressées par fax, mais illisibles, car transmises par de vieux appareils à papier chimique qu’on croyait avoir été mis au rebut depuis des lustres.

La presse est discrète. Quelques voix s’élèvent pour condamner l’incident de Notre dame. Mais à gauche, des hommes (ou femmes) politiques de premier plan, de tout premier plan, nous laissent entendre – avec leurs mots – que cet acte admirable à Notre Dame est quasiment de l’héroïsme.

  L’affaire arrivait au début de ce mois de septembre 2014 devant les tribunaux.

La France n’est pas le pays de Poutine. Personne ne demandait d’embastiller ou de clouer ses jeunes femmes au pilori. On ne demandait pas de les condamner à des travaux d’intérêt général qu’un condamné sur deux – paraît il – n’accomplit jamais. Ni même de leur mettre un bracelet électronique, dont le système est constamment en panne. On attendait simplement de la justice le remboursement des dégâts. Comme on demanderait à son voisin de payer le carreau que son fils aurait cassé en jouant au ballon.

On retrouve subitement des témoins ! Pour dire quasiment que cette histoire est une fable. Les prévenues sortent complètement libres sans avoir un seul euro à rembourser !  Les agents de sécurité seront moins chanceux et condamnés. Ils auraient eu l’eau bénite un peu lourde. Mais ne mélangeons pas tout. On notera quand même que l’une de ces Femen, d’origine marocaine,  aura intégré le Conseil National du PS en 2013, quelques mois après son exploit à Notre Dame.  Une belle promotion ! La promotion « bénitier » ?

Et à l’issue du procès, il se trouvera des hommes politiques de gauche – éminemment connus – pour clamer que la justice est indépendante et qu’ils ne sont pas intervenus. Personne n’a dit le contraire. Alors pourquoi ces dénégations ? Mais ils estiment que justice a été rendue et bien rendue !

Nos gouvernants nous parlent de laïcité. Ils en ont plein la bouche. Ils assurent que c’est le mode de société propre à assurer le plus, la tranquillité dans notre pays. Si la majorité des français est d’accord, pourquoi pas ? Mais la laïcité sous entend elle de s’attaquer à une religion ?

Comment les croire ces mêmes gouvernants qui nous assurent être les garants de ces mêmes valeurs, et nous garantissent de leur impartialité, de leur neutralité.  Jamais, nous disent ils, au grand jamais, pas plus hier qu’aujourd’hui, ils ne défendraient un acte qui s’en prendrait aux Catholiques ! Des hypocrites et des menteurs.

J’ai envie de leur hurler, sans me déshabiller pour autant : « Allez vous faire voir à Mikonos ».

Catherine

-o-

Merci, Catherine. Et bon week-end à tous.

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