Archive for août 2014

L’interview de Philippe Gleizes, conseiller municipal d’opposition, par Blog-Cabestany !

31 août 2014

 

Philippe Gleizes aux côtés de Colette Appert durant la campagne 2014

Philippe Gleizes aux côtés de Colette Appert durant la campagne 2014

BLOG-CABESTANY : Phil, vous avez vécu une certaine soirée de l’automne 2010, durant laquelle Jean Vila a théâtralisé la dissolution de son conseil municipal, principalement pour des raisons d’égo personnel, et cela vous a passablement révolté. Vous vous êtes alors engagé, à nos côtés, dans l’équipe de la Droite Républicaine, plus pour des raisons citoyennes que politiques. Et on ne le regrettera pas.
Vous connaissez aujourd’hui tous les dossiers municipaux et les problèmes de notre ville, mais reconnaissons que vous y avez consacré beaucoup de votre temps et de votre énergie. Vous avez soutenu avec beaucoup d’implication la liste de Colette Appert aux dernières municipales et il est tout à fait normal que vous fassiez partie, aujourd’hui, des 4 élus qui nous représentent au Conseil Municipal. Commerçant, vous défendez le commerce de proximité, car vous avez l’approche et l’écoute faciles avec le consommateur. Mais vous n’êtes ni dogmatique, ni sectaire, et surement pas « poujadiste ». Pour vous, il n’est pas question de mener la croisade du « petit » commerce contre la « grande surface ». Mais il est essentiel de préserver des équilibres lorsque l’on sait qu’il y a en France, en 2014, selon des études on ne peut plus sérieuses, 2 millions de mètres carrés en trop de commerces divers, localisés essentiellement dans des Centres commerciaux comme celui que notre maire nous concocte à Cabestany au Mas Guerido 5 ou celui de la ville de Perpignan avec le Carré d’Or en face du magasin Carrefour de Château Roussillon.
Mais si on vous donnait la parole …. .

Phil :  « Récemment, au Carré d’Or, les élus d’opposition de Cabestany étaient en effet présents aux côtés des commerçants de Perpignan et de quelques-uns du Mas Guérido, et il ne s’agissait nullement d’une énième – soit disant – exposition médiatique mais la continuité de leur combat contre l’escalade d’un développement anarchique de zones d’activités en périphérie des villages. On se poserait plutôt la question de savoir pourquoi aucun élu communiste ou socialiste n’était là pour combattre ce projet qui pourrait nuire au développement de la nouvelle zone de Mas Guérido 5 qui peine déjà à trouver des entreprises, sans parler du futur projet des Colomines. Mais peut-être que ces élus ne souhaitent pas que l’on vienne leur mettre des bâtons dans les roues en ce qui concerne leurs futurs projets. Y aurait-il de petits arrangements entre amis ???
A l’heure où l’on nous parle de communauté d’agglo, nous préférons parler de développement économique intelligent. Pourquoi notre si belle région, au climat que tout le monde envie, n’arrive-t-elle pas à attirer des entreprises à forte valeur ajoutée. Des entreprises qui seraient capables d’amener de la richesse et de créer des emplois. Qui donc, s’est rapproché de ces entreprises pour savoir quels étaient leur besoins,
La fibre optique bien sûr est un premier élément et on est loin d’être efficace en la matière.
Certains politiques préfèreront développer leur zone d’activité avec leur dixième coiffeur, leur sixième supérette, leur douzième boulangerie, etc…
Il est inutile d’être un expert en la matière pour réaliser que le nombre de commerces a augmenté plus vite, en proportion, que la population, pendant qu’en même temps le pouvoir d’achat diminuait.
Essayez de couper un gâteau de huit parts en douze parts !
Certes on nous répondra : « c’est la concurrence ». Et avec cet argument on arrive aux tristes records que possède notre département : à savoir, d’une part, le plus grand nombre de créations d’entreprises, et d’autre part, le plus grand nombre de cessations d’activités et l’un des plus forts taux de chômage. Rien que ces chiffres montrent que nos politiques en matière de développement économiques ne fonctionnent pas.

BLOG-CABESTANY : Merci Phil . Nous avons comme l’impression qu’il s’agit d’un sujet dont nous allons bientôt avoir à reparler.

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Serait ce déjà la rentrée, à Cabestany ?

29 août 2014

c'est la rentrée à Cabestany

Sachons le reconnaître, chez Blog-Cabestany, cet été, on aura juste assuré le « service minimum ». Et plusieurs des rédacteurs de notre collectif ne sont pas encore rentrés : de vacances, de formation, de voyages en famille, de voyages professionnels ou pour tout autre motif.

Mais il y aura toujours eu quelqu’un de permanence pour transmettre vos mails à nos élus de l’opposition municipale, et en particulier à Colette Appert, et on sait qu’elle et qu’ils, vous ont répondu. Des mails sans doute moins nombreux qu’en dehors de la période estivale. Mais certains étaient porteurs d’un véritable contenu, posaient de vrais problèmes, de vraies questions. En vacances vous avez sans doute plus de temps pour nous écrire, et la période n’empêche pas que vos préoccupations soient bien réelles et parfaitement justifiées.

Nos élus auront été beaucoup vus  sur le terrain tout l’été. Ils auront reçu ceux d’entre vous qui souhaitaient les rencontrer. Ils vous auront rendu visite sur votre lieu de travail, dans votre commerce ou chez vous. Et ils auront beaucoup travaillé sur un certain nombre de dossiers municipaux.

On  aura vu aussi nos élus, à ce rassemblement pacifique devant le « carré d’or », ce centre commercial prévu à Château Roussillon en face du magasin « Carrefour ». Avec les commerçants de Perpignan, de Cabestany, mais de bien d’autres villes avoisinantes qui s’inquiètent, à juste titre, de cette prolifération de surfaces commerciales qui ne rime à rien. Et à les entendre, on aura vite compris et on aura été convaincu, si on ne l’était pas déjà, qu’il ne s’agissait en rien d’une manifestation « corporatiste » mais bien « citoyenne ».
Que les « petits » commerçants s’inquiètent :  on le comprend aisément et on partage leur inquiétude. Nous nous  raisonnons en consommateurs et leur combat est le nôtre car nous ne voulons pas  perdre notre tissu de commerces de proximité qui souffre et qui est mal en point. Il est des équilibres qu’il faut préserver. On vous communiquera bientôt la position de « nos élus », qui vous représentent et défendent vos intérêts.

Mais n’est ce pas « aussi » au citoyen de s’inquiéter et de réagir ?

Car on a l’expérience de ce genre de centres commerciaux. On a connu cela par le passé à Rosny, Vélizy, Parly, ou Evry en région parisienne. Et dans d’autres villes de province. Ce sont les « petits commerces » des villes environnantes qui ont été laminés obligeant le citoyen à faire des kilomètres pour acheter son pain ou son journal. Et il est trop facile de dire que c’est parce que les commerçants manquent de dynamisme ou d’autres qualités, qu’ils souffrent. Ils se sont regroupés dans des associations, ils ont su se remettre en question par rapport à une époque où les choses étaient plus faciles et savent « balayer devant leur porte » quand c’est nécessaire.

Il est certain que dans ces « méga » centres commerciaux, il y a de l’animation, de la musique, des fleurs, du décor et on peut imaginer que certains y trouvent de l’intérêt à s’y promener,  ce qui induit le chaland à consommer. Tout est d’ailleurs fait pour cela. Ce qui nous fait dire en passant  : « Mais qui donc aurait envie de se balader au Mas Guerido ? »

Le citoyen qui va aujourd’hui chercher son pain, à pied, au centre de sa ville, a t’il envie de devoir sortir demain sa voiture et d’aller chercher sa baguette au Carré d’Or ? Et comment feront les gens âgés ? A moins que d’ici là, on puisse commander son pain chez « Amazon » qui vous le livrerait par drone ? Soyons sérieux. C’est le citoyen qui est concerné au premier chef et qu’il regarde cela de loin, en spectateur et non en acteur, est selon nous une grave erreur.
Mais il n’est pas trop tard pour qu’il réagisse et se fasse entendre. Nous, les politiques, sommes au cœur du combat, mais nous nous sentons un peu seuls. On attend vos réactions.

Et puis certains d’entre vous nous font part des dernières rumeurs qui courent à Cabestany.

« Les finances de notre ville seraient plutôt à plat ». Contrairement aux belles déclarations de notre maire qui se glorifiait il y a seulement quelques mois lors des municipales de finances abondantes au point de vouloir se lancer encore dans le bétonnage à côté du Centre Culturel. Les caisses seraient  donc vides ?  Info ou intox ! Ceux qui sont généralement bien informés le prétendent.  Mais ce qui nous perturbe beaucoup plus c’est que ce sont des personnes apparemment bien placées au cœur du système municipal et pas vraiment de notre bord, qui nous en font la confidence. En nous demandant de ne surtout pas en parler ! Quelle galéjade ! De toute évidence, c’est bien avec l’ espoir que justement on en parle !   Il est des moments où l’on ne comprend pas toujours tout.

Et cette autre rumeur qui voudrait que notre maire se retire très bientôt de la vie municipale. Ce n’est pas la première fois qu’on entend ce son de cloche. Nous, on se gardera bien de faire tout  pronostic. Mais que faut il en penser ?  Y aurait il une relation de cause à effet entre le fait que les caisses de Cabestany « seraient » vides et que l’on doive s’attendre à des augmentations d’impôts dont Monsieur le Maire ne voudrait pas être le grand ordonnateur. Quoi qu’il en soit, ses propres « amis », dans la rue de Cabestany, mais par derrière, ne se cachent même plus pour dire qu’il n’est plus dans le coup et qu’ils sont fatigués d’attendre son départ qui leur tarde !  Plus que ses opposants ! Par devant, ces ingrats, sortiront leur mouchoir. On n’est jamais aussi bien trahi que par ses amis. Pour Montebourg, cela s’appelle de la « sincérité ».

Car en 2014, ce sont 53% des français qui ne payent pas l’impôt (sans doute ont ils bien d’autres soucis). Ils étaient 48% au début du quinquennat, il y a à peine deux ans. Soit 10% d’écart  : si, si, le calcul est celui d’un prof de maths !

Il n’est pas dans nos propos de dresser une partie des français contre une autre. Mais quand le poids de la fiscalité augmente, et que le nombre de ceux qui doivent la supporter diminue, comment pourrait on s’étonner qu’ils soient en colère. Il y a bien des raisons à cette diminution des «nantis», comme on l’explique à la Mairie. Chômage, crise, mais n’y aurait il pas également des calculs démagogiques et électoralistes. Et ceux qui payent et qui sont de plus en plus ponctionnés sont au bord de l’écœurement. Surtout quand on leur fait, en plus,  des leçons de morale et qu’on leur demande d’avoir « l’esprit de solidarité ». Foutaises ! Le français paye ce qu’on lui demande mais il n’aime pas qu’on le prenne pour un imbécile.
On connait plusieurs de nos amis, salariés ou retraités, qui ne seront pas partis en vacances cette année. Pour la première fois. Qu’on arrête de nous bassiner avec l’agglo, l’état qui a diminué les transferts, et les autres impostures de nos dirigeants qui continuent à bétonner « à crédit », sur notre dos.

Marcelle nous écrit : « je me suis privée de faire édifier dans le jardin de ma modeste maison, un petit auvent dont j’aurais pu profiter tout l’été. Pour épargner de quoi essayer de payer mes impôts communaux. Pour que la Mairie les dilapide pour en faire encore un machin où je ne mettrai jamais les pieds……… »  : C’est vous qui le dites !

Le ras le bol augmente et quand le citoyen se mettra vraiment en colère !!!

Et puis vous nous reprochez, chez Blog-Cabestany, de ne pas nous intéresser à la politique au plan national. C’est faux car on s’y intéresse, comme vous, à titre privé. Mais pour nous c’est « Cabestany d’abord ».  A moins que l’un d’entre nous, à la rédaction, ne se sente la fibre pour cela ?????   Mais tout ce qui se passe dans le département, dans la région, à Paris, au gouvernement ou à l’assemblée, et même à l’UMP nous interpelle. Mais nous ne sommes pas déjà en campagne, comme de nombreux politiques, qui, à peine une élection vient elle de se terminer  ne songent déjà qu’à la prochaine. Pour quoi y faire ? Sans doute faudrait il commencer par élaborer un programme.

Laissez nous le temps de nous réinstaller. Mais on est là et bien là !

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Et n’oubliez pas VISA POUR L’IMAGE à Perpignan : Le 26e festival international de photojournalisme. Un événement qui chaque année nous tient à cœur.

L’hommage de François Calvet à Christian Bourquin, à Cabestany !

26 août 2014

Relayé par Ouillade.eu : cliquez sur le titre ci-dessous


l’hommage de François Calvet à Christian Bourquin

Le « Bataillon Catalan » ou une histoire de la France Libre…. à Cabestany !

22 août 2014
La médaille de la France Libre

La médaille de la France Libre


A la demande de nos internautes, nous avons « ressorti » un article que nous avions mis en ligne en mai 2011, dans nos colonnes.

La contribution de l’un d’entre nous : une compilation des souvenirs, tels que racontés par un ancien, et des recherches dans divers documents  ou  des ouvrages historiques, avec l’aide de « Richard », prof  à la retraite au Chesnay.

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LE RECIT

« Aux lendemains de la libération de notre ville de Perpignan, les 19 et 20 août 1944, il y est formé un bataillon de volontaires, venant de couches sociales et d’horizons les plus divers, anciens militaires, résistants, militants de divers mouvements, mais la plupart viennent à peine d’atteindre l’âge de porter les armes. (et pour certains sans doute pas encore mais personne n’a envie de le vérifier et ils ont tellement d’ardeur)

Tous ces Catalans ne veulent qu’une chose : participer à la victoire finale.

Ils sont envoyés, car on leur dit que cela leur servira en même temps d’entraînement, surveiller la frontière espagnole au dessus de Montlouis. Mais on n’a pas d’armes à leur confier. Et ils courent après les chèvres pour faire de l’exercice. Ils ont l’impression qu’on a pas besoin d’eux ou qu’on ne sait quoi en faire. Certains songent même à rentrer à la maison. Quelques uns, heureusement rares,  le feront.

Tout le monde prédisait la fin de la guerre pour la fin de l’année 1944, mais les nazis défendent leur sol avec acharnement. Début 1945, le bataillon rejoint le théâtre des opérations dans le nord-est de la France, et il y participe activement à la libération de notre territoire sans se retrouver toutefois en première ligne.

En avril 1945, tout change : le bataillon est intégré à une unité de Français Libres qui se bat depuis 1940 et dont la plupart, des soldats de métier, ont l’expérience de durs combats en Syrie, en Libye, en Norvège. Beaucoup ont affronté les troupes d’élite de Rommel dans les sables de Tobrouk.

Il est assigné à cette unité composite, constituée pour l’occasion, la mission de réduire une poche allemande, une des toutes dernières sur le sol français, dans les alpes du sud à la frontière italienne au dessus de Nice. Le terrain est escarpé, encore en partie enneigé, et à plus de 1500 mètres d’altitude d’où ce choix d’intégrer des pyrénéens, auxquels on prête des qualités de montagnards – même s’ils sont Salanquais – au milieu de ces vétérans du désert. Au dire des Catalans, dans ce terrain pentu, même un mulet n’y serait pas monté. Les allemands sont retranchés dans plusieurs fortins ou casemates, avec vivres et munitions, et protégés par leurs murs de béton. Ils ont décidés de ne pas se rendre et de faire payer cher quiconque voudrait les déloger. En face d’eux, pour les Français, il n’y a nul monticule, ou rocher pour se protéger. Ils faut donner l’assaut, à découvert. Il faudra s’y reprendre à plusieurs fois, et principalement de nuit, les affrontements durant presque une semaine.

Les combats seront d’une rare violence, les pertes extrêmement lourdes – plusieurs centaines – dans les deux camps, avant que les français ne finissent par venir à bout des allemands.  Ceux ci, des fanatiques qui quelques jours avant, défendaient une enclave en Italie du Nord et sont particulièrement aguerris, s’accrochent. Ils auront tenu leur dérisoire promesse. Les français auront payés un lourd tribut en attaquant – à découvert et sans armes lourdes – les bastions occupés par les nazis. Bien des Catalans ne reverront jamais Perpignan alors que dans moins d’un mois, les armes se seront tues définitivement, et qu’on dansera sur la place de Catalogne.

Il sera accordé au « Bataillon Catalan des Français Libres » une citation qui leur donnera le droit de porter le brassard à « croix de lorraine », en hommage à leur courage et à leur sacrifice.

Peu après la libération, le bataillon Catalan sera dissous. Certains accepteront la proposition d’intégrer l’armée française, et s’y distingueront sous d’autres cieux. Mais la plupart de ces catalans préférera retourner s’occuper des vignes, et de retrouver une vie normale, en héros anonymes. De grands blessés, lourdement handicapés,  ne reverront leurs terres du Roussillon qu’à la Noël 1945.

Rares « seraient » ceux du « Bataillon Catalan » a être encore parmi nous, mais en cette année 2014, nous aurons une pensée pour eux, et pour leurs camarades disparus en avril 45, ou depuis.

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Rajouté suite à l’intervention par mail de l’un de nos lecteurs en 2011 juste après la parution de notre article dans Blog-Cabestany :  « une compagnie du « Bataillon Catalan », qui faisait partie  du « 24ème régiment d’Infanterie Coloniale »  sera sélectionnée pour faire partie d’une revue militaire, à Paris, le 18 juin 1945. Les catalans auront l’insigne honneur de défiler devant le Général de Gaulle avec d’autres troupes dont la particularité était de s’être vaillamment comportées ». Dont acte.

Nous aurons reçu d’autres interventions d’internautes, toutes éminemment sympathiques. Merci pour votre participation, votre aide, et  l’intérêt que vous portez à notre Blog.

Insigne du 24ème R.I.C.

Insigne du 24ème R.I.C.

Nos aînés, à Cabestany, se souviennent et racontent !

19 août 2014

La Résistance entre en jeu le 18 août 1944. Beaucoup y laisseront la vie.

Le 19 août, les troupes de l’envahisseur détruisent les quais à Port-Vendres. Il faudra presque une année pour les reconstruire ! Les soldats de l’envahisseur réquisitionnent partout dans le département des véhicules pour entasser armes et bagages. Mais rien ne se passera sans qu’aient lieu de violents combats.

Le 20 août, on peut déclarer que Perpignan est libre.

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Le mardi 19 août 2014, le maire de Perpignan déposera à 18 h 45, une gerbe au monument à côté du Palais des Congrès, square Bir Hakeim. Plusieurs de nos anciens, de Cabestany, y seront. Nous les accompagnerons.

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Images prises en août 2012

« Amère Méditerranée » : selon nos anciens….. à Cabestany !

15 août 2014

15 août 2014-o-

Tel est le titre d’un livre – sorti de sa bibliothèque – que l’un de nos anciens, à Cabestany, nous avait prêté il y a déjà quelques temps.

L’auteur, Jean de la Guérivière, nous narre dans son ouvrage «Amère Méditerranée»,  qu’il y avait là, prêts à débarquer en Provence, 230.000 Maghrébins et Africains ainsi que 176.000 «Français d’Afrique du Nord pur jus», car on compte un très fort contingent de Français au Maroc et d’Algérie qui se sont engagés pour la durée de la guerre – certains n’ont pas encore 18 ans – avec pour unique objectif : celui de libérer le sol de leur patrie.

Le 15 août, cette force, rassemblée depuis Naples, Tarente, Malte et Oran, se prépare à libérer la Provence. Au large, 2.200 navires et péniches accompagnées de 500 navires de guerre, dont 40 bâtiments français, progressent vers les côtes françaises de Méditerranée,  depuis quelques jours.

La suite appartient à l’Histoire !

Mais on en profitera pour les saluer, « NOS » anciens. Déjà ceux de Cabestany ! De Cabestany, ou d’ailleurs !

« Nous sommes tous des chrétiens d’Orient », …. à Cabestany !

12 août 2014

Chrétiens d'orient

En cette torpeur estivale, vous êtes quand même un certain nombre à suivre l’actualité. Et vous vous inquiétez de ce qui se passe en Irak, et du sort des chrétiens d’Orient. Vous vous sentez concernés. Vous vous sentez solidaires. Vous nous le dites ou nous l’écrivez. Et nous sommes entièrement d’accord avec vous !

Nous ne reprendrons pas le commentaire de tel (ou telle) qui trouve que l’on parle trop de Gaza et pas assez de l’Irak. Et la Syrie, on l’oublie ? N’opposons pas une tragédie à une autre tragédie. Et ne faisons pas de classement sélectif en quantifiant le nombre de victimes. Ce serait proprement indécent.

Nous sommes d’accord avec Paul qui nous dit que cela fait des décennies que l’on aurait du reconnaître le Kurdistan, cet état sans existence légale, à cheval sur la Turquie, la Syrie, l’Irak, mais l’Europe n’ose pas froisser les Turcs. Tout comme on la boucle en ce qui concerne le génocide Arménien, certains pensant encore que la Turquie aurait sa place dans l’Europe. Les kurdes, tout comme les Palestiniens, et d’autres…  ont droit à un état. Et l’un ne saurait aller sans l’autre, conclut Paul.

Sans doute, Paul, sauf que le Kurdistan n’est pas et n’a jamais été, à proprement parler,  la terre des chrétiens d’Orient, même si les Kurdes défendent les chrétiens en défendant avant tout leur propre territoire. Les chrétiens d’Orient ne réclament aucune terre et aucun état. Et en cela peut être ont ils tort ? Mais ces Mésopotamiens se sont répandus depuis 2000 ans dans les Balkans, au Maghreb, en Égypte, en Perse et dans tout le moyen orient. Et ils ne demandent qu’une chose : qu’on les laisse vivre en paix.

NOUS SOMMES TOUS DES CHRÉTIENS D’ORIENT !

Nous n’avons aucun à priori, à l’égard des uns ou des autres. Mais admettons simplement que ces débordements pour Gaza dans les rues de nos villes, loin d’attirer la sympathie du citoyen, n’auront réussi qu’à provoquer une réaction de rejet du même citoyen (voire d’amalgame) desservant ainsi la cause des Palestiniens. Et en cela les partis politiques de la gauche de la gauche portent une lourde responsabilité et sont dans l’erreur politique, faisant plus de mal que de bien à ceux qu’ils s’imaginent aider.

MAIS NE MÉLANGEONS PAS TOUT !

Cet autre de nos amis nous rappelle que la Syrie fut un pays francophile mais également francophone sous protectorat de la France de 1920 à 1946. Durant la seconde guerre mondiale, beaucoup de chrétiens de Syrie, du Liban ou d’Irak s’enrôlèrent sous les couleurs de la France Libre du Général de Gaulle, combattirent pour notre Liberté à Bir Hakeim ou ailleurs, donnant leur sang pour notre patrie. Ils débarquèrent, pour ceux qui en avaient réchappé, en Provence, en aout 44, avec de Lattre. Mais ils repartirent aussitôt, car depuis la nuit des temps c’est chez eux qu’ils veulent vivre et pas s’incruster chez les autres même si on est prêt à les accueillir.

RIEN QUE CELA NOUS OBLIGE !

Nous n’avons pas fait la seconde guerre d’Irak derrière les américains et nous avons eu mille fois raison. Notre camp, la Droite Républicaine, était divisé pour l’intervention en Libye. Nous faisons partie de ceux qui pensent que c’était une erreur de s’y engager militairement, mais seule, l’Histoire, en jugera.

Mais nous nous sentons solidaires, aujourd’hui, des chrétiens d’Orient. La France, l’Europe doivent prendre rapidement des décisions énergiques. Comme le disait –  en substance –  l’un de nos illustres contemporains de l’autre côté du channel : « n’ajoutons pas la lâcheté au déshonneur ».