La réforme « pour rien » ou la réforme inutile, écrit « Jean » à Cabestany !

by

Démocratie

« Jean », qui écrit pour d’autres blogs plus consultés que le nôtre, nous offre ce texte « en primeur ».

-o-

La réforme inutile

Je vous parle bien de la réforme des régions, un projet qui est « spectaculaire » car le pouvoir l’aura souhaité ainsi, en utilisant le poids des médias qui ont l’impression de traiter pour une fois un grand sujet. Un projet qui aux yeux des français se doit d’apparaître comme une « grande réforme » mais qui ne touchera que quelques baronnies d’élus. Et plus les élus hurleront, et se sentiront « humiliés », plus le citoyen, amusé ou abusé, s’imaginera qu’on a taillé dans le vif. Du trompe l’œil ou du trompe « couillon » ?

Car il s’agit là d’une réforme à minima, la moins importante que l’on pouvait imaginer et faire quand la situation est tellement dégradée mais que l’on a pas l’envie de s’en occuper. Et qu’on préfère mettre la poussière sous le tapis plutôt que se sortir l’aspirateur du placard. Un tour d’illusionniste qui n’apportera rien à personne, sinon faire couler de la salive. Et n’aura aucun effet sur les finances publiques, ou si peu. Mais entre Toulouse et Montpellier,  on imagine déjà le bordel !

Car elle est à l’envers cette réforme. Il fallait d’abord travailler sur « qui fait quoi ».  Partir du bas. Évaluer les besoins. Faut il regrouper, à l’arrière, les états majors des généraux sous la même tente ou plutôt veiller à ce que les soldats qui sont en première ligne aient de bonnes chaussures et des munitions, et leur déterminer clairement leur mission. Au Mali, il se dit que le marché des amulettes et des gri gri n’a jamais aussi bien marché, et pas que chez nos ennemis.

Est il vraiment nécessaire que dans une certaine région (qui n’est pas les P.O. mais est ce si différent chez nous ?) entre les Agences, Organismes, Structures diverses, Services Ministériels, Régionaux, Départementaux, Locaux, on puisse trouver ONZE organisations qui s’occupent de l’EAU (approvisionnement, ressources, qualité,….). Quand tous ces fonctionnaires, dans leur coin, et qui font sans doute correctement leur boulot, n’ont aucun lien entre eux. Quand deux services ou plus travaillent sur le même projet sans le savoir et sans se concerter. Quand ils se servent de logiciels différents, incompatibles, sur des critères différents. Quand le ministre, bousculé par son emploi du temps, et qui un matin se retrouve pressé de prendre une décision, au lieu de consulter les rapports de ses services, fait appel, dans l’urgence, moyennant finances sonnantes et trébuchante, à un Cabinet de Consultants Privés qui lui sort un rapport dans la précipitation. Mais cela m’aura permis de vivre et même bien vivre. Le même ministre, au moment de prendre sa décision finale, s’en remettra finalement à une directive Européenne.
Tout cela ne donne aux fonctionnaires sous ses ordres, que le sentiment de faire un boulot inutile, de ne pas être pris en compte, et de les démotiver.

Dans une autre région, NEUF structures traitent de l’Environnement ? (ensuite 15 ou 20? après la fusion des régions) Et on pourrait continuer comme cela jusqu’à demain.

Faut il sabrer dans les effectifs des fonctionnaires ? Quand on sait que d’ici 10 ans, classe d’age oblige, 30% des agents auront demandé leur retraite. Et qu’il faudra bien en remplacer ne serait ce qu’une partie. Mais en les recrutant selon leurs compétences, et non en faisant abstraction du « profil », simplement pour faire baisser les chiffres du chômage !  Que l’on a pas trop d’infirmières. Et qu’il faudrait davantage de juges, de policiers. Tout cela est le merveilleux prétexte d’un débat stérile et purement abstrait entre nos politiciens.

Et les municipalités, au fur et à mesure qu’elles se voyaient retirer des compétences par les agglos, étaient elles obligées d’embaucher autant, sinon plus, de leur côté, que ces mêmes agglos ?
Si ce n’est pas là du clientélisme ? De toute façon le citoyen passera à la caisse et on lui racontera des bobards dont il se dépêchera de convaincre lui même son voisin pour se sentir moins seul. Je ne vise personne ! Suivez mon regard.

Faut il, délocaliser les fonctionnaires, les faire déménager eux et leurs familles, les regrouper quelque part dans une grande tour, quand DEJA avec les réseaux électroniques, on pourrait travailler depuis chez soi.

Pourquoi ne pas agir avec bon sens ? Il serait si simple de redéfinir la mission de chacun, lui redonner l’initiative, le responsabiliser. La majorité des fonctionnaires ne demande que cela !

ON PEUT REFORMER LA FRANCE EN PROFONDEUR ET EN DOUCEUR, sans opposer les uns aux autres, sans martyriser les uns ou les autres, en asservissant la technologie à l’humain. Sinon à quoi tout cela servirait il ?

A la seule condition d’envoyer nos hauts fonctionnaires jouer au golf l’après midi, demander aux organisations syndicales de ne pas s’opposer pour le principe et se montrer incontournables par peur d’inutilité et à nos élus de la fermer quand ils n’y connaissent rien et ne raisonnent qu’en fonction de leur ego. Mais est ce finalement le citoyen qui bloque le système ou celui qui prétend savoir ce qui est bon pour lui ? Quelle condescendance ou quel mépris, au choix, pour celui qui paye et n’a d’autre droit que de la fermer.

Mais réformer, en bien, est il vraiment possible dans cette France qui se complait dans son bocal de formol ? Changer ce qui va bien est tellement plus simple. Quand tous ceux qui pourraient améliorer les choses, traînent les pieds, font de l’immobilisme et ne pensent qu’à leur petit pouvoir (ou réélection). On n’est jamais trahi que par les siens. Notre Président ne fera pas mentir cet adage dans cette réforme à l’envers qui lui permettra de se gargariser, de se mettre en valeur, et de nous prendre un peu plus pour des imbéciles !
-o-

POSTMASTER : « Jean », ancien Consultant chez A…….., nous avait déjà envoyé un commentaire sur la réforme de « la Poste » en 2010. Un sujet sur lequel il avait travaillé, beaucoup et en pure perte, disait il,  en se montrant intarissable. On doit bien l’avoir archivé quelque part « in the cloud » et on le ressortira bien à l’occasion. Et : « C’est vous qui le dites ! »

Étiquettes : , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.


%d blogueurs aiment cette page :