« Habemus Papam »*, à Cabestany ! Enfin, disons plutôt que nous avons un maire.

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* La phrase rituelle qu’on prononce à Rome, à l’issue du concile des cardinaux, pour annoncer qu’ils ont désigné leur nouveau pontife. Ce qu’ont fait les conseillers municipaux vendredi soir à Cabestany, sauf que notre pontife à nous, n’est pas vraiment un inconnu.

* Il s’agit d’humour, sous notre plume, que nous ne prétendons pas être toujours du meilleur aloi, mais dans ce domaine nous avons des fans que nous n’avons pas le droit de décevoir ! Et si nous pouvons être caustique, nous ne sommes jamais méchants quand nous faisons de l’humour ! Alors mieux vaut nous laisser poursuivre dans ce registre.

Pour en revenir à Vendredi, pourquoi cette analogie avec une élection au Vatican ? En raison de cette fumée blanche, aperçue vendredi soir, au dessus du Centre Culturel, dont on a pris la photo…. mais renseignements pris, il ne s’agirait que d’une  simple  mais « sombre » affaire d’éclairage à la bougie !?

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Vendredi soir, c’est donc sans surprise, que Jean Vila est devenu notre « nouveau » Maire.

Son discours l’était moins, car il ne lui aura pas fallu longtemps pour attaquer, bille en tête. On se serait cru, revenus en arrière, au « bon vieux temps », lorsqu’il fustigeait notre majorité de droite à l’assemblée, et nous déclamait sa prose sur la « Bettencourt ». Nostalgie, quand tu nous tiens  !!!    Sauf que cette fois nous n’étions pas sa cible !!!!    Il s’en prenait avec virulence aux socialistes, critiquant avec véhémence le gouvernement et nous ne savions pas, en voyant la tête de certains conseillers élus sous la bannière socialiste, s’il fallait les plaindre ou plutôt se dire qu’ils avaient bien cherché ce qui leur arrive, et qu’ils auraient du …….. tout simplement nous écouter, avant de se réengager dans une alliance plus qu’improbable.

Mais, de la part du maire, c’était sans doute pour montrer aux nouveaux élus, dès le premier jour, et pour le cas où ils se seraient fait quelques illusions, que comme à Malakoff ou au Kremlin (Bicêtre), dans les années 60, c’est le « centralisme démocratique », cher à Georges Marchais, qui prévaut à Kabestany.

C’est sur que la coalition « Hollando, Verdatro, Bolchevik » – pour reprendre une expression largement galvaudée et empruntée à d’autres – vit des moments bien difficiles.
Là où nous sommes moins d’accord avec Monsieur le Maire, c’est lorsqu’il laisse sous entendre que les électeurs socialistes n’auraient pas joué le jeu quand il s’agissait d’apporter leurs voix à une alliance municipale PC-PS. On ne va certes pas les défendre mais juste rétablir la vérité.

Car, à supposer, que notre maire n’ait pas vu les mêmes sondages que nous, il est plus qu’improbable qu’il n’en ait pas vu de très similaires. Des sondages, certes officieux, réalisés il y a déjà un mois, qui analysaient les intentions de vote des électeurs en banlieue parisienne, et plus particulièrement dans certaines villes du 93, lorsqu’il y avait une liste PC-PS ou PS-PC. Des sondages qui le contredisent de façon formelle.

Et que disaient ces sondages : que dans une liste de coalition de gauche, lorsque la tête de la liste était PC, les électeurs verts et socialistes disaient avoir la ferme intention de se déplacer au bureau de vote. Par contre, lorsque la tête de liste était Verte ou PS, les électeurs se réclamant du PC semblaient très attirés par l’abstention, ou le vote blanc.

On ne prétendra nullement que ces sondages sont irréfutables. Ou encore que les intentions des électeurs ont été suivies de faits. Et qu’on peut les transposer pour ce qui concerne notre département. (Si ce n’est pas de la langue de bois ?) Mais notre conviction est en béton. Et il n’y avait qu’à laisser trainer une oreille à la sortie du Conseil et écouter ce que disaient certains socialistes, en parlant de la mésaventure de leur chef à Perpignan, et regrettant que notre maire soit si prompt à inverser les rôles. Ajoutant quand même, pour se consoler, mais avec ce qui ressemblait à une certaine jubilation que certains anciens élus du PC qui ont abandonné Cabestany pour aller « à la grande ville » sont aujourd’hui le bec dans l’eau.

Et nous pourrions citer le nom de plusieurs maires socialistes, qui n’ont pas été réélus au premier tour comme en 2008, mais ne s’en sont pas étonnés et en rejettent publiquement la faute sur leurs propres amis du gouvernement. Peut être seront ils élus au deuxième tour car à l’heure où nous écrivons ces lignes nous n’avons pas encore analysé les résultats. Mais il y a aussi tellement d’autres facteurs qui entrent en ligne de compte dans un paysage politique qui a beaucoup changé depuis 2008.

Nous, à droite, à Cabestany, nous avions délibérement choisi de faire une campagne locale, peu politisée, sans jouer sur le rejet des citoyens à l’encontre de cette politique de Gribouille que mène ce gouvernement. C’est sans regrets et on ne refera pas le match. Et nous jouerons notre rôle au sein du Conseil Municipal.

Pour ne pas décevoir et pour représenter comme il se doit ceux qui ont voté pour nous.

 Cela porte un nom : SERVIR.

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