« seul, l’esclave dit toujours « oui », selon Violaine…. à Cabestany

by

Tout d’abord, MERCI à tous ceux qui nous ont envoyé des textes sur : la Poste, la Délinquance et la Justice (ou « Taubirance » pour un internaute),  l’Écologie,  mais aussi … la Germanor (et là on ne va se faire que des amis), mais on aura vite fait de les épuiser, alors à vos plumes.

-oOo-

Violaine, ancienne prof d’économie,  qui nous dit avoir eu au nombre de ses élèves, plusieurs de nos « têtes pensantes » ?!, nous a envoyé un long mail qui nous aura donné la migraine. Entre les données brutes, nettes, avant ou après transfert aux collectivités territoriales, comment s’y retrouver dans les comptes de l’état ?

A la veille de ratifier – sans doute – ce traité Européen, sans référendum, mais pour une fois que la gauche et la droite sont du même avis, et d’inscrire « dans le marbre » cette réduction des déficits dont on nous parle comme d’une bouée de sauvetage, le français moyen sait il au moins de quoi on lui parle, demande Violaine ?

Car on mélange tout : d’un côté il y a les recettes de l’état qui proviennent de l’impôt sur le revenu, de la TVA, de la taxe sur les produits pétroliers, de l’impôt sur les bénéfices des société et quantités d’autres ponctions fiscales de toute nature.

De l’autre côté, les dépenses de l’état, et là il n’est pas besoin de rentrer dans les explications.

L’état dépensant plus que ce qui rentre dans ses caisses, on parle de déficit. Mais là au lieu de parler d’un pourcentage de déficit par rapport à ses recettes, on noie le poisson, en parlant de déficit par rapport au PIB (Produit Intérieur Brut) qui est la richesse nationale du pays mais qui appartient aux français – à nous ! – et pas à l’Etat. On nous parle comme d’une victoire de pouvoir limiter le déficit de l’état à 3% du PIB. Qu’est ce que cela veut bien dire ?

Pour faire court, c’est comme si, non contente de dépenser chaque année 3% de plus que ma retraite, je dilapidais en plus, 3% de la valeur de ma maison, 3% de la valeur de mes meubles, de ma voiture, de mon piano ….. et de mon chien ! J’aurais vite fait de coucher sous les ponts. Comme la plupart des pays de l’OCDE, la France dépense grosso modo, chaque année entre 25% à 35% de plus que ses recettes.  Mais alors, c’est quoi, ces 3% qui ont perdu un zéro au passage ?  :  il s’agit d’une fable pour citoyens demeurés !   L’emprunt, le report de nos dettes sur nos enfants, la planche à billets et bien d’autres mécanismes complexes que je vous épargnerai permettent qu’on paye – encore pour ce mois ci – nos retraites, et une partie de nos médicaments.

Du 1er octobre au 31 décembre, l’État (incluant la Sécu et les collectivités) n’a plus un sou et vit à crédit. Sinon il ne pourrait plus payer ni  les retraites, ni  les fonctionnaires, ni  les infirmières… Un trimestre entier, sur l’année, pour nos énarques c’est :   3%  !

Et à chaque seconde, l’État emprunte le montant d’une grosse voiture de luxe. Plus de 80 000 BMW, Mercedes, Ferrari, et Rolls  : à garer chaque soir ?

L’austérité, que la plupart de nous tous, réclamons à cor et à cris, en s’imaginant que cela touchera seulement son voisin et pas nous-mêmes, est une imbécillité. Faire des économies est possible et souhaitable. Mais pas vraiment le remède magique à nos maux.

Relancer la dynamique du pays – de façon durable – est seule porteuse d’avenir pour nous et nos enfants. Ce n’est pas la réduction d’un déficit par rapport au PIB qu’il faut avant tout rechercher. C’est tout simplement le PIB qu’il faut augmenter en réindustrialisant, en exportant, en réduisant le chômage. Et ça porte un nom : c’est « la croissance ».

Les « cocos » vont voter contre le Traité Européen : mais dans la leur vie auront ils jamais voté « pour » quelque chose ?  les Écolos vont également voter contre et là c’est déjà plus grave car leur dogme est qu’on ne peut courir après la croissance comme une fuite en avant, et qu’il faut envisager un jour la « décroissance ».

Sauf que depuis 37 ans (1974)  les déficits abyssaux de l’État n’ont pas servi a construire des centrales nucléaires, des routes et des ponts (ou si peu) mais seulement à financer le « social » :  les indemnités chômage, les retraites, la santé. Les Écolos seraient ils demandeurs de régression sociale, de régression de l’espérance de vie : c’est « leur » paradoxe !   Mais pour beaucoup d’entre nous qui demandons qu’on taille dans les déficits, c’est aussi le « nôtre » car nous ne sommes pas préparés à en supporter les conséquences sur nous mêmes !

Malraux disait : « Seul, l’esclave dit toujours « oui ».  Ne soyons pas les esclaves de nos dirigeants et ne buvons pas leurs paroles comme argent comptant, prêts à nous flageller, et à rentrer dans notre coquille après qu’ils nous auront plumés.

Si nos dirigeants ne savent pas gouverner le navire, passons les par dessus bord !

-oOo-

POSTMASTER :  merci à vous Violaine, dont on aura peu raccourci le texte, mais surtout supprimé tous les tableaux, par manque de place. On aura quand même noté que la dette de la France, aujourd’hui, convertie en billets de 500 euros (et nous on ne sait pas même pas à quoi peut  ressembler un tel billet) ferait un tas qui serait égal au volume de  l’Arc de Triomphe !

Convertie en billets de 500 euros, la dette de la France représenterait un tas de billets d’un volume égal à l’Arc de Triomphe !

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.


%d blogueurs aiment cette page :